‹ France-Canada (volume 2)Chapitre 8 sur 31 · UN COURS D'HISTOIRE DU CANADA · texte numérisé non relu

UN COURS D'HISTOIRE DU CANADA

ouvrira à la Sorbonne, dans l'amphilhéâtre Edgar-Quinet, un cours libre sur l'Histoire du Canada français depuis l'établissement de la domination anglaise jusqu'à nos jours.

Ce n'est pas ici qu'il convient de faire l'éloge de M. Emile Salone. Nous nous bornerons à rappeler que, depuis de très longues années déjà, notre collègue du Comité de direction de Fmnce-Amérùjue et de la Canadienne, s'est voué à l'étude de l'histoire du Canada; il lui a déjà, on le sait, consacré un excellent ouvrage {La Colonisation de la Nouvelle-France). Ce que sera son cours, on peut le pressentir d'après son livre : vivant, attrayant, en même temps que conçu dans l'esprit le plus scientifique, au meilleur sens du mot. Nos amis apprendront btuiucoup en le suivant. Aussi leur Jonnons-nous rendez-vous aux leçons de M. Salone : en y assistant, ils compléteront leur connaissance de l'histoire canadienne et ils témoigneront une fois de plus de leur intérêt pour un peuple qui fut nôtre et qui se souvient.

Henri Fhoidbvaux.

Revue des Périodiques.

Le premier « coureur de.s buis » a di'-jà Ole le héros de bien des études, il a inéinc fourni à M. Bullerfield en 18118, le sujet d'un volume

Néanmoins sa biographie

Les voyages eslloin d'être encore coni-

d'EtienneBrulé plètement étudiée. On le

constatera en lisant le substanlii'l article dans lequel M. Henjainin Suite s'est récemment efforcé de préciser les itinéraires d'Elieune Biulé depuis le 8 septembre 161!) jusqu'au mois de juillet 1018. Comme Français (il était originaire de Champigny près de Paris) et comme collaborateur de Champlaiu, lirulé nous intéresse doublement; il faut dune signaler ici l'étude de M. Suite. On y verra Hrulé parvenant en septembre 101:), avec Champlain, sur les rives du lac Ontario, puis, durant l'hiver suivant, occupé à n découvrir l(> pays, visiter les nations voisines et se lu-onicner le long d'une rivière qui se décharge du cùlé de la Floride, et continuant son chemin le long de ladite rivière jusqu'à la mer " ; on l'y verra regagnant ensuite — après avoir failli être brûlé vif par les Iroquois — le pays des Uurons et tentant enfin en 1017 une première e.Kpéditiou sur les côtes de la Haie Géorgienne. (Bulletin de la Société de Géographie de Québec, 1913, n" 3.)

Tel est le titre d'un article dans le(|uel M. A. Aulard, professeur d'histoire de la Révolution franr-aise à la Sorbonne, a entrepris de faire connaître la « vraie Voltaire et le pensée » de Voltaire sur Canada. la Nouvelle-France. Il commence par montrer que la célèbre expression, toujours citée, des « quelques arpents de neige » ne désigne pas le Canada lui-même; Voltaire a parlé de '< quelques arpents de neige vers le Canada », c'est-à-dire des territoires contestés entre Français et Anglais aux abords de l'Acadii' et dans la région de l'Ohio. Poussant ensuite plus loin ses investigations, M. .Vulard indique qui' la politique coloniale do Voltaire << éUiil défavorable aux colonies improductives ", et qu'il tenait la Nouvelle France pour telle; « il considérait le Canada comme une colonie improductive, coûteuse, par conséquent inutile, tandis qu'il considérait la Louisiane comme une colonie utile par ses richesses ». Enlîn (écrit M. Aulard dont il faut citer expressément encore les paroles), -( Voltaire fut très frappé de l'attitude des colons français qui restèrent au Canada et acceptèrent aisément la domination anglaise " (La Révolution française, la janvier 1913, p. 53-56). Qui compare

ces appréciations à la réalité des faits, tels i seté, comme aussi de la légèreté, pour ne pas qu'on pouvait les connaître au l^nps même de dire plus, avec laquelle elles ont été formulées Voltaire, ne peut qu'être frappé de leur faus- ' par le célèbre écrivain. F. de N'oirmont.

Les faits du mois au Canada.

2 Novembre. — Un nouveau steamer a été construit pour le compte du gouvernement dans les chantiers de Sorel (Québecl nu prix de 30.000 livres, et a été transporté sur le lac \Vinnipeg (Manitoba) Il est destiné à la surveillance de la pèche et au service des phares.

3 Novembre. — On a trouvé pr^-s de Calgary (Alberta) le squelette d'un jeune « Dinosaure» Il a fallu cinq caisses pour envoyer ces ossements pétrifiés à la Société d'histoire naturelle et l'ensemble pesait 2.900 livres.

A Terre-Neuve le gouvernement Morris a remporté une victoire aux élections après une lutte très chaude à laquelle avait pris activement part l'Union des pêcheurs.

A Montréal le colonel Sam Hughes, chef de la milice et l'honorable L. Coderre, représentant le gouvernement, ont posé la première pierre angulaire du nouvel arsenal.

5 Novembre. — Sur la demande du commandant des pompiers de Montréal. M. Tremblay, la ville va être pourvue de pompes à incendie automobiles.

8 Novembre. — M. R. B. Angus quitte la présidence de la Banque de Montréal qu'il a longtemps et brillamment dirigée. M. H. .Meredith lui succède à la présidence et Sir Frédéric William TayJor devient le directeur général de la banque.

10 Novembre. — Une tempête de neige s'est abattue sur les grands lacs. Plus de cinquante navires ont été jetés à la cote. 11 y a dix pouces de neige sur le sol et jamais une tempête n'avait été plus violente depuis 1886.

14 Novembre. — Le parlement de la Province de Québec commence la deuxième session de la 13« législature. L'ouverture s'est faite engrande pompe dans la salle du Conseil législatif. Son Honneur Sir François Langelier est arrivé escorté d'un détachement de cavalerie. A la porte du palais étaient des détachements des régiments réguliers de la citadelle La fanfare de l'Etat jouait le Godsaie the King et 0 Canada, l'hymne national. Sir "\V. Laurier et Lady Laurier assistaient comme invités à la séance que présidait l'honorable M. Delage. Sir Lomer Gouin, chef du gouvernement, présenta les nouveaux députés et l'on constitua les comités permanents. Le diner d'Etat eut lieu à Spencer Wood, la résidence du gouverneur.

15 Novembre. — Lady .^trathcona vient de mourir. On sait le rôle joué par son mari. Lord Strathcona, dont le nom symbolise tout l'effort colonisateur du Canada à la fin dusis^ siècle. Lady Strathcona était née eu 1825. Elle était la fille de M. Hardisty, représentant général de la Uudson Bay Co.

22 Novembre. — Les plans pour la construction d'un temple Mormon ont été acceptés par la municipalité de Cardston (Alberta). Ce temple coûtera 300.000 dollars.

25 Novembre, — Quarante wagons d'arbres de >"oèl ont été chargés ù Brome (Québec) pour la Pennsylvanie.

27 Novembre. — Un contrat de cinq millions de dollars a été passé par le gouvernement pour l'outillage du port de Halifax.

29 Novembre. — Sir R. L. Borden et Lady Bor.!en ont été reçus par le président des Etats- Unis et par M. TafI à Washington et ont assisté aux fêtes officielles.

30 Novembre. — Un incendie a dtHruit le village de Sainte-Marie de Beauce (Province de Québec).

ouvrages déposés aux Bureaux du Comité,

{Il sera rendu compte dans Frâiice-Arai'ri(|iii> de tout ouvrage dont deux exemplaires auront été déposés aux Bureaux du Comité).

jEAN-CnAnLEMAG.NF. Bracq. — Praïicc unili'i- tlif IIcjiiiIjHc. — N'i'W-Yoïk, Charles Scribner's Sdiis, 1010, in-8" de .\ii-:}7() pajïcs.

L(>s lecleurs de Franrc-Amériquc n'uni i>as perdu le souvenir des articles dans les(|uels M. Emile Fapuct discutait nafîuère un certain nombre des opinions émises par M. Barrelt- Weiulell sur noire pays dans sa France d'aujourd'hui (F. A., 1. I, 1910, p. 38"!, 3iG, 658); le livre [lulilii' eu l'.llO par M. Jeau-(;iiarleuiaf.'ue Bracq, professeur de langues romanes au collège Vassar, sur la France sous la troisième liépublique mèvilt-inil un examen el une discussion du même genre. Quel sujet complexe et diflicile que celui qu'a choisi M. Bracq! Un Français oserait-il l'aborder? Sans doute craindrait-il de s'exposer à de sanglants reproches, à d'aiiirMcs conlroverses, ou à d'indiscrets applaudissement, tant sont délic.iles les questions qu'il déviait aborder. .M. Hiacii n'a pas eu de semblables craintes, et avec un front serein, n'a pas hésilé à s'atlaqui'r ;iiix points les plus controversés <le notre histoire contemporaine; ou en jugera [lar la simpb' riniiiiiMalion des dilîérents iliapitres de France under tlie Hepublic. I,'(puvre de recoustruclion polilicpie aprrs 1870, la transformation el l'expansion de la France, b' di'vidiqipenient du conimeice et de la lichcsse, l'éducation nouvelle dans la vie

nouvelle, lis 1 lilicalions introduites d.ins la liltér.ilure, les arts et la philosophie, l'acli-

vili" noiivi'lli- iliiiis les domaines historique et scicntilique, la réforme sociale et la phihinthi'opie, les leuvres sociales et la moialilé, je diuile religieux et la religion, le Français conteiu[ior;iiu dans la vie nouvelle, l'iuslruclioii morale dans les écoles de France, la dispei-sion lies cougii-g.itinns non autorisées, la séparation de l'Eglise et (b> l'Etal, l.i crise de la sépalation, le piiilestaulismi' français contemporain, voilà les dilléienls pi.inis succi'ssivemeni traités par .M. Braci] dans France under tlie Repuhlic.

Traités, el même, le [dus souvent, très bien traités ce qui ne veut nullement dire ipie nous pensiiiiis toujouis comme M. Bracq", de manière sereine, à l'aide de faits, di- chillres, de raisiMinements sérieux. Proteslaiil eniivaineu, M. Bracq s'est efîoicé, dans l'examen ib-s sujets abordés par lui. de se monlrei ini|i,ii li.il : il n'y est pas constamment parvenu, mais il a toujours tenté de lèlie. et on rixeuse \ (dunliers en constatant (|U il n'a pas, malgré ses ell'orts, su toujours se lenseigm^r aux niei||eui-es snunc-s. 1,'auteui- de France under tlie Hepublic, nous a aussi paifcds déconcerli> pai- son exiréme oiiliniisme, comme par cert;iinc-s de ses appri'cialions; enlin il n'esl pas toujours conqdel .lucune mention du muséi' (juidé. par

exeiMpli' el iilui'ux sout les n<ims piopres orthographiés dans son livre de défeclueuse

MiMMÎrie. Tnuleli.is. France undcrthe Hepublic est un ouvrage très intéressant et liés instructif; même à un l-'raricais renseigm-. \e ré|ieiloiie que le livre constitue est susceplible cle)rendre bien des services.

IIk.MU FllolIlKVAI X.

It Ai'iiAKi. AuuiLAR V SaXTILLLA.n. — Mcmorias ij rcrisia de la Sociedail Cienlifica. » .\ntonio .M/a le .. Tdine 30. N"» 1 à 12, en 3 volumes in-8» de 2:;o.80 el 112 pages. Imprenta del Gobierno- Federal. .Mexico. Juillet et décembre l'.lll.

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Comité de Patronage

MM

Raymond Poincaré. de l'Académie fran- Vaisp, président de la République française .

Le Ministre des Affaires étrangères.

Le Ministre du Commerce.

Le Ministre de l'Instruction publique.

Le Ministre des Colonies.

L Ambassadeur de France aux Etals-Unis.

Les Ministres de France dans les Hépuldi- (lues ainêi'iraiiu's.

Le Consul général de France au Canada.

Le Président des Chambres de commerce de Paris, de Lyon, de Marseille, de Bordeaux, du Havre.

MM

Prince d'Arenberg, de l'Institut, président du Comité de l'Afriijue française.

f Aucoc. de l'Institut, président du Conseil d'administration de la C'' des chemins de fer du Miiti.

Appell, de l'instilul, président du Comité de direction du groupement des Universités de France.

f Aynard, d. rinslitut, député.

Ballif. président du Touring-Club.

Prince Roland Bonaparte, de l'Institut, Présidful de la Société de Géographie.

Paul Bourget, de l'Académie française.

Léon Bourgeois, sénateur, ancien ministre des .Art'aires étrangères.

Jules Cambon, ambassadeur de France.

Francis Charmes, de l'Académie française, directeur de la Kevue des Deux Mondes.

G. Clemenceau, sénateur, ancien Président du Conseil.

BarondeCourcel, de l'Institut, ambassadeur de France, sénateur, Président du Conseil d'administration de la C'' d'Orléans.

Baron Denys Cochin. député, de l'Académie française. ., ,. ,

Dervillé, pn-sidenl du Conseil d administration de la C"' Paris-Lyon-Méditerranée.

Deschanel, de l'Académie française, \>rof\ilenl lie U Chamhrt' îles députée.

Doumer, ancien président de la Chambre des députés.

Jean Dupuy, sénateur, président du Syndicat de la Presse parisienne.

Etienne, ancien président du Comité de l'. Asie française, député.

FoDCin. président de Y .Mliance française.

Amiral Fournier.

■;• DeFoville secrétaire perpétuel de 1 .Icr;déinic des .'<cienres morales et politiques.

•[ Frémiet, de l'Institut.

Amiral Gervais. président d'honneur de la Lii/ue nonitime ''ranrnise.

Ch. Gomel, président du Conseil d administration de la C" de l'Est.

C'« d'Haussonville.de l'Académie française.

MM

Hébrard de 'Villeneuve, président de section au ('onseil d'Elal, président de l'Oflice national du Tourisme.

Paul Hervieu, de l'Académie française, ancien président de \aSociété des Auteurs dra)nati(jues.

Herbette, président du Comité de propagande de \' Alliance française.

Frantz Jourdain, président de la Société du

.^aloii d'Automne.

Etienne Lamy. de l'Académie française,

ancien directeur du Correspondant. f Professeur Lannelongue, de l'Institut, sénateur.

Ernest Lavisse, de l'.Académie française,

directeur de la Itecue de Paris.

I A. Leroy-Beaulieu, de 1 Institut, directeur de VL'riile des Sciences politiques. Paul Leroy-Beaulieu, de l'Institut.

Général de Lacroix.

Georges Lecomte. ancien président de la

Société des Cens de Lettres.

■'- Levasseur, de l'Institut, administrateur

du Collèije de France.

Mèziéres, de l'Académie française, sénateur. Président de V.Association des Journalistes parisiens.

7 Massenet, de l'Institut.

Nénot, de l'Institut, ancien président de la

Société des .Artistes français.

Patenôtre, ambassadeur de France.

Louis Renault, de I Inslilul.

Ribot. de r.\cadémie française, sénateur, ancien ministre des Alfaires étrangère».

Comte de Rochambeau.

Auguste Rodin Roll, président de la Sucirte nationale des

/lenux-Arts.

Baron Edmond de Rothschild, de l'Institut. Baron Edouard de Rothschild Président du Conseil d'administration de la C'' du \ord.

Roujon. de l'Académie française, secrétaire perpétuel de \ .Académie des Beaux-Arts. Saint-Saëns, de l'Institut.

Teissier, président du Conseil d'adminis- I ration de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi.

Yiial de la Blache, de l'Institut.

Marquis de 'Vogué, de l'Académie française, président de la Société des .Agricuiicurs de Francr. ;- Vicomte de Vogiié, dr l'Académie française, vice-i)rési(h'nt du Comité de r A fri(jue française.

Baron de Zuylen, président de Y Automobile- Club.

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