‹ France-Canada (volume 3)Chapitre 4 sur 39 · LES RICHESSES MINIÈRES · texte numérisé non relu

LES RICHESSES MINIÈRES

Les produits des mines sont en constante progression, sauf pour l'or qui présentait une valeur de 930.614 dollars en 1891, de 24.128.503 dollars en 1901 et qui ne s'est élevé qu'à 9.762.09J dollars, en 1911. Le cuivre, dont l'augmentation en quantité a été de 50 & n'a pas, en raison de la baisse sur ce métal, augmenté en valeur dans la même proportion : 6.096.581 dollars, en 1901 : 6.911.831 dollars, en 1911. Mais, par contre, l'argent a passé de 3.265.354 dollars, en 1901, à 17.452.128 dollars, en 1911. La roue de la fortune a tourné, l'astre doré du Klondyke a un peu baissé et les champs d'argent de Cobalt se sont révélés à l'admiration de ceux qui ont le goût de ces sortes de spéculations.

Dans un ordre d'idées moins aléatoire, la production annuelle du ciment estpassée, pour les mêmes années comparatives, de 660.030 dollars à 7.571.299 dollars ; le charbon, de 6.486.325 tonnes à 11.291.553 tonnes, et le fer en gueuse, l'acier et les produits d'acier dont la statistique suffirait à marquer les progrès de notre état industriel tout entier ont passé de 183.691 tonnes en 1901 à 1.259.372 tonnes, en 1911.

Les exploitations minières et les grands établissements métallurgiques provoquent des groupements de population pour des raisons que tout le monde comprend aisément. Mais au Canada, ces groupements surgissent tout à coup et obtiennent de suite une importance qui, dans des conditions analogues, n'a été acquise en Europe que par des efforts progressifs et une lenteur sage, mais séculaire.

Le Canada est aujourd'hui en tête de tous les pays du monde, en ce qui regarde la production du nickel et de l'amiante.

Page 1