LES CAPITAUX ÉTRANGERS
Mentionnerai-je, au nombre des causes générales qui déterminent la mise en
commencement d'exploitation. expliquée et, se passe de corn-
Tn p^ereligne vient. — ~C££2B S—"^ eière pour 9.300.000.000 de francs l**^ ^ ^ francs; la Belgique: 2.062.ouûûû0 francs; 1 ^agne . ioC » m rihoM partiedeces
58 million, de francs, et la Hollande : 8 m 1 »^ ™gj^ et Jovinciaux, par les capitaux ont été empruntés par ^.^^^l^^gL^ grandes compagnies de chemins de ter le mile es co p ^^
Mais laissez-moi émettre une opinion P^™*^ de nos industries cana-
ïos études d'abord el engagez ensuite vos capitaux.
Monsieur le Président.
rai terminé l'étude bien incomplète des causes générales de la mise en plus-value du sol au Canada et des villes canadiennes. des capitaux étrangers au
"oui plus-value : le prlucip. de IV*. « de *«-«£ .offre ; k. brus .. N,„„ ,»ouS le sol el les nehesses naturelles ^ 'J ' , ^ ;. „ ' immig„.
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FRANCE-CANADA i 1
chez nous créé et résolu le problème si délicat de l'enlente cordiale entre la race anglo-saxonne et la race latine.
Dans la deuxième partie de son discours, M. Pli. Roy examine les causes locales quiont favorise le développement des villes comme Québec, Montréal, Toronto, Port-William, Fort-Arthur, Win~. nipeg, Edmonton, Vancouver, Prince-Rupert. Parmi ces causes, la plus importante c>l pour chacune d'elles sa situation géographique qui lui permet de cent ni User le commerce de toute une région. M. Ph. Roy, après avoir donné les raisons de l'expansion de ces grandesvilles, termine son discours en prédisant que le jeune peuple eau ha une place importante dans le concert des
nations et en rappelant que ce peuple compte près de trois millions de Canadiens français.
licttfe du Canada.
Les ventes en France de machines agricoles de l'Ontario.
Toronto, novembre 1912.
L'agent consulaire de France à Toronto, M. Rochereau de la Sablière, a pris, en février dernier, la fort heureuse initiative de collectionner les doubles des certili d'origine qui lui sont demandés par les industriels d'Ontario exportant en France.
Cette collection permet dès maintenant d'apprécier la presque inévitable insullisance de nos statistiques douanières ; elle restitue leur véritable origine — l'Ontario — à une foule de marchandises classées à l'arrivée sous le chef de leur port d'embarquement : New-York. Elles révèlent ainsi, ehose nouvelle et surprenante, la grosse part prise par les produits manufacturés dans les exportations de ce pays neuf, l'Ontario, vers ce pays d'une civilisation si ancienne, la France.
Un article surtout ligure dans cette précieuse collection presque quotidiennement et pour d'importantes sommes : la machine agricole. Pendant le seul mois de mars 1912, l'usine de MM. X... et X... à Toronto, a expédié par New-York sur Dunkerque, Le Havre, Bordeaux ou Marseille pour 'il. 136 dollars de lieuseset faucheuse» : 12 wagons pour la seule journée du 12 mars. En avril, la valeur des exportations en France de cette usine descend à 10.201 dollars; mais elle remonte à 33.77!) dollars en mai, se maintient à 19.570 en juin, à 36.963 en juillet. En août, nous ne trouvons que 4.681 dollars, dont plus de 4.000 dollars de pièces de rechange, en septembre, 7.972 dollars. D'autres fabricants de la région, sans atteindre les chiffres de cette fabrique, lui font pourtant une rude concurrence. Sans doute, ce sont des moulins à vent que telle maison envoie en Algérie, des compresseurs à foin que telle autre maison dirige sur cette France africaine; mais ce sont des types semblables aux fameuses « M. 11. » que telle soeiété de llamilton embarque à New-York pour Bordeaux ou Dunkerque (9. 880 dollars en août, 6.243 en septembre , et que telle autre d'Ingersoll fait vendre rue d'Allemagne, à Paris, par une maison de Francfort.
Commeut ces usines peuvent-elles ezpoi ter à de si longues distance-- des produits aussi lourds et aussi encombrants! Comment peuvent-elles supporter les charges du railroad américain, du transbordement à New- York, el d'un fret maritime oscillant autour de 2 ou :> dollars la tonne l Questions, au premier abord, d'autant plus embarrassantes que la main-d'œuvre canadienne est notoirement chère : un bon « inerha-
nie » gagnant au moins ses 4 dollars par journée de huit heures. Voici les trois raisons qui me semblent les plus satisfaisantes :
l°Bon marché delà matière première : charbon de Pensylvanie, minerais du Lac Supérieur, économiquement amenés sur la rive onlarienne par les longs chalands des lacs.
2° Intensité de la production. Le marché canadien absorbe déjà une telle quantité de machines agricoles que l'usine M. H., occupant plus de 4.000 ouvriers, employant l'outillage le plus moderne, se trouverait en mesure d'exporter à perte en cas de besoin. Les prix actuels qu'elle fait à ses clients de France — clients de gros, naturellement, agents même le plus souvent — sont environ de 100 dollars pour UDe lieuse et de 33 dollars pour une faucheuse.
3° Ne faudrait-il pas ajouter à ces deux facteurs un troisième, peut-être le plus important : la routine de notre industrie française, sa crainte, sinon de l'innovation, au moins de la spécialisation ?