III. — L'Union nationale française
L'Union nationale française — œuvre franco-canadienne — a été créée dans le but de grouperles efforts charitables de la colonie française de Montréal et des personnes de nationalité étrangère qui lui sont sympathiques, en vue de secourir avec la plus grande efficacité possible les Français qui se trouvent dans le besoin.
A cet effet, et dans la mesure juslitiée par ses ressources, elle entrelient une maison de refuge, distribue des secours à domicile, rapatrie gratuitement les indigents, pourvoit à l'inhumation de ses membres. C'est, dit fort bien M. Brisset des Nos, le distingué président deVUnion, une « œuvre de solidarité française i>.
Pendant la guerre, r^ju'û^ nationale française a hospitalisé les mobilisés, depuis leur arrivée à Montréal jusqu'à leur embarquement pour la France, accueilli et secouru les Français sans fortune, distribué de nombreux secours aux familles des mobilisés, opéré plusieurs rapatriements. Elle a, de plus, mis généreusement son spacieux immeuble de la rue Viger à la disposition des œuvres de secours, telles que le Comité franco-belge et le sous-comité des Dames visiteuses. Elle constitue un centre vivant d'action patriotique. Elle a, avant la guerre, dépensé au delà de $ 4.0tJ0 pour les rapatriements, près de $ 2.500 pour frais de funérailles, et distribué $ 30.000 aux nécessiteux. Depuis la guerre, avec les $ 10.000 qu'elle a reçus, du 1" août 1914 au 1" mars 1916, elle a secouru lit4 familles et hospitalisé 1.449 personnes, qui ont
séjourné 5.8i't nuits et pris 18.822 repas. Ajoutons, pour rendre pleine justice à son initiative, qu'elle avait déjà recueilli, grâce à ses intelligents efforts, une première souscription de $ 10.000 pour venir en aide aux familles des mobilisés, et cela dès le début de la guerre. Plus tard cette somme fut versée au Fonds patriotique.