‹ France de Simiers drame en cinq actes en versChapitre 32 sur 88 · AS CA N · texte numérisé non relu

AS CA N

Je sais, quand il le faut, me servir d’une épée.

Maître, et je suis discret.

BENVENUTO

La mienne est bien trempée, Agile et courte ; j’ai mon poignard, mon haubert,

De mailles sur les bras solidement couvert.

Va, je n’ai pas besoin qu’on me prête main-forte.

Et puis, d’ailleurs, j’oublie, en franchissant ma porte, La gloire et le travail, la haine et la faveur.

Un roi qui chez moi vient avec un empereur.

Mon orgueil qui s’accroît encor plus que l’envie,

Les dangers qui souvent, ont menacé ma vie !

Je n’ai plus qu’un devoir, qu’un intérêt sacré.

Que l’espoir d’un bonheur ardemment désiré.

Je n’ai plus qu’une image et plus qu’un nom dans lame.

ASCANIO

Ah ! c’est bien pis alors, s’il s’agit d’une femme I

BENVENUTO

Oui, d’un ange !

ASCANIO

On voit, grâce à ces anges si beaux.

Les amours trop souvent finir par des couteaux.

BENVENUTO, souriant.

Tu me crois amoureux ?

ASCANIO

Comment ne pas le croire?

BENVENUTO

Tu te trompes, ami... C’est une étrange histoire l Je me trouve à la fois plus heureux et meilleur,

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