SCÈNE III
BENVENUTO, FRANCE, R AIMBAUT, puis DAME ANDRÉE.
FRANCE
Mon père!...
Ah ! tenez, j’avais peur de ne plus vous trouver ;
Mon bonheur est si grand que j’avais cru rêver f Songeant à votre entrée, hier, dans le salon sombre,
Je me dis ce matin : Oh 1 c’est sans doute une ombre; Mon père est mort, son âme aura quitté le ciel - Un instant pour me voir. Même au pied de l’autel.
Où j'ai, seule avec Dieu, passé la matinée.
Je n'ai pu surmonter cette crainte obstinée !...
Enfin je n'ai plus peur... ici !
(a Raimbaut.)
Soyez jaloux.
Monsieur, car j’aimerai mon père plus que vous !
C’est juste, il faut payer les dettes de l’absence :
Pauvre père, on lui doit quinze ans d’obéissance.
De respect, de tendresse...
BENVENUTO, bas, montrant Raimbaut.
Assez... il songe au sien!...
FRANCE, S Raimbaut.
Pardonnez... .. ;
(Lui tondant la main et prenant celte de Benvenuto.)
Tous les deux je vous aimerai bien!...
RAIMBAUT
Et pour que rien ne trouble une aussi belle fête,
France, vous me ferez confidence complète.