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Embftin 1 Ebrodimum, ville de Pancien Daupiuiié, aujourd'hui chet-lieude sous - préfecture du département des Hautes-Alpes. Pop. 3.000 hab.
C'était, avant l'époque romaine, une des urincipales villes des Caturiges } elle oevint, sous les Romains, un poste militaire que sa situation rendit trèsimportant. Néron lui accorda les privilèges des colonies latines, et Galba ceux des cités alliées des Romains; Adrien lui donna le titre de métropole des Alpes maritimes, et plus t ird l'en^pereur Conrad II accorda à ses archevêques les droits régaliens. A cause de sa forte position , Embrun a été exposée à de grands désastres. Elle fut saccagée tour a tour par les Vandales , les Huns et les Saxons. Les iMaures s'en emparèrent en 966 , la pillèrent , et en externiinèrcnt la population. Elle fut encore pillée et incendiée , en 1573 , par les grandes bandes (voy. Bandes militai- Bss), puis rançonnée par Lesdiguières.
En 1G92, elle tut dévastée par le duc de Savoie , qui , trois semaines après, fut obligé de l'abandonner. C'est à Embrun que se tint le concile provincial qui fut assemblé en 1737. (Voyo:
Conciles.)
Embrun était autrefois chef - lieu d'une petite contrée à laquelle elle donnait son nom. C'était le siège d'un archevêché et d'un bailliage; elle possède aujourd bui un tribunal de première instance et un collège communal. On y compte 3,000 hab. G*e8t la patrie de Fantiu Desodoard.
Embbun (monnaie de). 11 existe , au cabinet des antiques de la bibliothèque du roi , un tiers de sou méro? iogieo.
sur lequel on lit eberdvnofit, antotir d*un proAl droit, et aohabicvs mvni, autour d'une croix accostée du chiffre VIT, qui veut dire que ce triens était censé contenir 7 siiiques, ou 28 grains d*or , quoiqu*il n'en pèse réeUpment que 22. Ce triens est-il d'Fmbrun ? estil d'iverdun ? La question n'est pas encore décidée. On sait ijue ces deux endroits portaient le nom Ebrodunum, Quoi qu'il en soit , plus tard , Fmhriin eut certainement un atelier monétaire.
Dans le onzième siècle , lempereur Conrad ni accorda à son archevêque, Guillaume de Champsaur , le droit de battre monnaie. Ce privilège , qui est daté de l'année 1147. fut confirmé par Rodolphe en 1376. Mais on n*a encore retrouvé aucune espèce qu'on puisse faire remonter à une époque aussi reculée ; les seules qui nous restent appartiennent à Tarchevéque Raymond Robaudi , qui vivait vers l'an 1306; l'une est un hl.tnc sjir lequel on voit, d'un côté, une croix fleuronnec (elle n'a qu'un fleuron dans Duby , mais c'est évidemment une erreur), et de l'autre, un buste d'évêqiie de profil, tourné à droite; les Icficndes portent
il ABGHIEPS— E BREDVNENSTS. '
Embaunois , pagus Ebrodunensis , ancien canton du Dauphiné , dont le chef-lieu était Embrun. (Voy. ce mot.) Ce canton , qui fait aujourd'hui partie du département des Hautes- Alpes, portait le titre de comté. Borné au nord et à l'est par le Briançonnais , au sud
{)ar la vallée de Barcelonnette , et à 'ouest par le Gapençais et leGrésivandan, il avait 40 kilom. de longueur sur 24 de largeur.
Émébiau (le comte Maurice-Julien), vice-amiral, né à Garhaix, en 1768, s'embarqua fort jeune , comme volontaire d'honneur, sur l' Intrépide , l'un des bâtiments de la flotte du comte d'Orvilliers. Lors de la prise de la Grenade, par le comte d'Estain^, il fut du nombre des officiers français qui enlevèrent à l'assaut le morne'de l'Hdpital, et rentra à bord assez à temps pour së trouver au combat que l'amiral d'Estaing livra, après la prise de l'île , à l'escadre anglaise. Lorsque ce même amiral fit le siège de Savaiiah, Émérlau demanda l'honneur d'y être employé.
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il assista aa combat d'Ouessant, où cet
amiral soutint si glorien'spinpnt Phonneur du pavillon franrnis. S.i belle conduite lui valut la décoration de Cincinnatns. Il prit ensuite une part aettve au combat mémorable que Lamotle- Pi(|tief soutint a l'ouverture de la baie du Fort-Royal, ù la Martinicjue, contre une escadre aogialae , et qui sauva un convoi précieux [)0ursuivi parreimemi.
•Il se distingua encore dans plusieurs autres rencontres , passa ensuite aux Indes, revint en Amérique, et fut nommé, en 1792 , lieutenant de vaisseau sur la frégate /« Fm^,avecla- (luelle il se signala dans les combats qui turent livrés aux noirs insiurgés de Saint-Dominpue. Deki, il se rendit aux États-Unis d'Amérique, avec un ronvoi précieux, dont l'esiorte était commandée par Tamiral .de Sercey. Presque toute l'escadre était insurgée contre les officiers-, le vai^^seau seul du lieutenant Émeriau était tranquille. L'ascendant qu*il avait su prendre sur les marins qu*it commandait te fit choisir pouf transmettre aux équipages, qui refusaient d'obéir , les décisions d'un conseil général. Son énergie et sa fermeté d*âme contribuèrent puissamment à ramener Tordre et la subordination. Au départ de l'amiral , il fut chargé du eominaudement de toutes les forces navales de France aux États-Unis , et de veiller à la conservation d'un convoi précieux. Il revint en France avec ce même convoi , sous les ordres du contre-amiral Vanstabel, protégea Taiie îiauche pendant toute la traversée, et enleva plusieurs bâtiipents aux ennemis.
A peine arrivé à Brest« Ëmériau, qui
avait été nommé rapitMine, reçut l'ordre de remettre sous voile dans'ies quarante-huit heures, et d'aller, avec une division de frégates , reconnaître Tennemi ; il s'acquitta avec succès de cette mission, fit un grand iiombre de prises, et, chargé de seconder avec sa division et d*autres bâtiments de guerre les opérations de l'arniép «les Pyrénées-Occidentales, il eut une part glorieuse à la reddition de Guataria , et fut ensuite nommé chef de file de Tarmée navale, et commandant de la division d'avantgarde dans la campagne d'Égypte. li
protégea le débarquement de Tarmée, en prenant position très-près du fort Marabouk. Il fit de«î prodiges de valeur à la bataille d Aboukir. résista pendant longtemf» à quatre vaisseaux ennemis, et eut la irloire de désfmparcr le vaisseau le / angardy monte par l'amiral ISelsun. Quoiqu'il edt eu , dans cette journée , le bras droit cassé et rsrtère ouverte, il resta sur le pont , continua de donner ses ordres, et ne cessa de résister à l'ennemi que lorsque son vaisseau, auquel le feu avait pris deux fois, fut criblé de !)0ulets, eut ses mâts entièrement coupés , et neuf pieds dVau dans la cale. Le gênerai Bonaparte lui écrivit après le combat : « J*ai apprit « avec beaucoup de rei;ret. mon cher « commandant, que dans le fiuieste et « terrible combat d' Aboukir vous aviez « eu le bras droit fracassé; ce (]ui \)mt « vous consoler, c'est que cet accident « vous est arrivé en remplissant glo- « rieuseinent votre devoir. »
Êmériau était chef militaire à Toulon lorsque !e premier consul l'éleva au prade de contre-amiral , et lui confia le commandement d'une division de vaisseaux qui portait des troupes à Saint- Domingue. Il rétablit les communications dans toutt^ la bande du sud de l'ile, et sauva la ville du Port-au-Prince, assiégée par les insurgés. De retour en France, il fut appelé au commandement en chef de l'aile droite de la llottille à Ostende, accéléra les constructions , et fit de nombreux armements. Il prit, quelque temps après, le commandement d'une division de vaisseaux et de frégates qu'on armait à Lorient, trompa la surveillance des ennemis, dont les forces étaient bien supérieures aux siennes , sortit du port , et opéra heureusement sa jonction avec l'amiral Villeneuve. Apres avoir commandé l'es* cadre de Rochefort, il fut nommé préfet maritime à Toulon, où, pendant les huit années de son administration, il fit construire, armer et équiper 15 vaisseaux et 8 frégates.
Nommé, en 1811 , commandant de l'escadre réunie dans ce port , il eut , avec une escadre anglaise , plus forte que la sienne, divers engauements dont les résultats furent honorables pour lui, protégea eûicacemeot la navigation du