‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 32 sur 97 · ÉMIGRATION · texte numérisé non relu

ÉMIGRATION

1833 , 2 vol. in-S" ; f 'ttlcam ; rechef' chesaur ce dieu, etc., Paris» 1838, in-8'; et Neptune, etc., Paris, 1889, ifi-8«.

Éiiieric*David est mort eo 1889, à Tâge

de 84 ans.

Émébigon (Balthasar -Marie), savent jurisconsulte et avocat, né à Aix, a publié des ouvrages estimés, qui, avec ceux de Valin et d'un étranger, M. Cesaresi, composaient avant la collection des lois 7naritimes publiée par M. Pardessus, toute la bibliothèque utile du droit maritime, des consuls, des négociants, des armateurs et des magistrats. En 1780, parurent à Marseille ses Mémoires ei recherches sur les contestations maritimes, avec un Commentaire sur l'ordonnance du mois d'août 1681 , 2 vol. in-12. L'année suivante, il publia le grand ouvrage qui l'a immortalisé, son Traité des assU' rances maritimes et des contrats à la grosse, 2 vol. in-4*'. Éméri^oo est mort eu I78&; il était âgé de soixante ans.

ÉMKBiixoic. — Les artilleurs du temps passé désignaient par ce mot une espèce de canon médiocre dont la longueur était de trente-sept calibres , qui tirait dix onces de fer ou quinze onces de plomb , et se chargeait de quinze onces de poudre fine. L'émeriHon bâtard avait trente-deux calibres et tirait douze onces; rémerilloD extraordinaire, avait quarante-cinq calibres, et tirnit tme demi-livre de plomb avec autant de poudre.

ÉHBBY (Michel Particellf, seigneur

d'). - Cet Italiem',*) , créature dévouée de Mazarin, fut élevé en 1644 au poste d'intendant général des finances. C était un homme habile, mais dur et impitoyable, qui ne visait qu'à satisfaire son protecteur en lui procurant de l'argent. Ce fut lui qui imagina l'édit du ioisé ( voyez Édit ) , et cette foule d'édits bursaux dont renregistrement provoqua une si vive opposition dans le parlement et excita les troubles de la Fronde. D*Êmery fiit éloigné de ses fonctions après le lit de justice du mois de juillet 1648.

ÉMIGRATION C**).— Ce fut deuxjours

(*) n était originaire de Lnoques.

(*•) Nous ne parlons (îans ccl article que de réoiigraiion qi^i cooimeuça en 1789. Il

après la prise de la Bastille que commença l'émigration, cette fuite imprudente de la noblesse, qui, en privant le trône d'un de ses appuis naturels, nrréléra In chute de la monarchie. Le 16 juillet 1789, le eotnte d'Artois et sa famille, le prince de Condé, le duc de Bourbon , le duc et la duchesse de Po* lîgnac, la duchrsse de Guiche, la comtesse Diane de Polignac, le maréchal de Broglie, le maréchal de Castries, l'abbé de âilièvre, et un grand non)bre d*aao très personnages de la cour, rraifrnant la colère du peuple, qu'ils avaient excitée par leurs intrigues contre-révolutionnaires, quittèrent précipitamment la France. Tel fut le commencement de l'émigration, qui bientôt devint de mode à la cour.

A peine les premiers émigrés eurentils touché la terre étrangère , quMIs 8*occnpè ent avant tout de susciter des ennemis à leur patrie, en clierchant à effrayer les souverains et les princes de TAIIemagne sur les conséquences que pourrnit avoir pour eux la révolution française. Leurs sacrilèges menées ne tardèrent point à éveiller en France les inquiétudes du parti national. L'Assem- !)!ép nationale décréta, le 28 janvier 17Û0, malgré un rapport de Mirabeau, que l'on terait des préparatifs militaires ; et le gouvernement ne parvint à calmer l'agitation des esprits qu'en dorinnnt PnsJîurance qu'un sriil décret du Corps i(^islatif pouvait mettre sur pied trois cent mille bomnries de garde nationale.

L'émigration continuait cependant; les tantes du roi lui déclarèrent qu'elles ne pouvaient plus vivre dans un pays où le culte du vrai Dieu n'était ni orthodoxe, ni romain, et se préparèrent à quitter la France. Ce fut en vain que de nombreuses députations des dames de la Iialle allèrent les sup^iw de ne point sortir du royaume, rien ne put changer leur résolution ; elles se mirent en route le 19 février 1791, furent arrêtées à

est encore fait mention dans notre liistoîn* , d'une autre ^'anile émigration; c'est colle qui eut lieu à la suite de la révocation de lédit de Nantes. Nous en avous parlé ailleurs. Toyet BuiiiL el tnm naLATin *uji

ftlPORMÉS.

914 teoiuTiosr L*UNiVERS. iananATioir

Arnay-le Duc, et obtinrent de TAssemb1^ la permission de oontinoer leur voyage. Le surlendemain, le bruit se répandit dans Paris que !SIonsieur devait aller aussi rejoindre les émigrés qui se rassemblaient sur le Rhin. Cette nouvelle donna lieu à une sorte d*émeute; des rnssemblements considérables se réunirent dans le voisinage du Luxembourg. Le prince fut obligé de •te montrer et de donner à la foule Tas- ' surance qu'il était ré^iolu à ne point se séparer du roi.

Six jours après, T Assemblée nationale, obéissant enfin au cri général de Topinion publique, s'occupa de l'émigration; un décret fut proposé pour la prohiber et la punir. Mirabeau s'opposa vivement à ce décret : « Si vous faites « une loi contre les émigrants, s'écriao t-li, je jure de n'y obéir jamais. « Il ne réussit cependant qu a faire ajourner la proposition.

Après cette séance, Mirabeau, vendu à la cour, voulut engager le roi à se retirer à Lyon, et à s v poser comme un inlermémaire entre I émigration et TAfr semblée. Mais la mort du grand orateur enipi^cha de donner suite a cette proposition, et Louis XVI reprit son projet de fuite à l'étranger. On sait comment échoua sa tentative, connue dans l'histoire sous le nom de ! oyage de f arennes (voyez ce mot), en s'arrétant dans cette ville pour dîner. Son frère,

Î[ui avait pris une autre route que lui, ut plus heureux, et parvint à gagner la frontière (*).

Quelque temps auparavant, le 11

(*) Monsieur, depuis Loiiîs XVIII , a écril le récit de son évasion; ce livre, pabité en xSaS , tous le titre de Relation itun Doyagt' à Bnirellcx et à (^nnd ( on X791), În-S" de 120 })ages, a eu un u esgrand nombre d*4hiitiom. Toici le jugement que Ton en a porté , jngemeut auquel, pour noire part , nous snnsrrivons pleinement : « £11 proie a son a|>{)eti< gloiitoD, Louis n'a « de chaleur que pour décrire les bons repas « qu'il a fiiits, et peindre avec causticité et «' amertume ceu& que le« localités ne permi- « rent pas d'élever au niveau de ses désirs. « Ce livre «ierait UB eioellent guide pour le « voyageur friand qui voudrait parcourir les « mêmes contrées. » Voy. Quérard , France iHtérairt, t. Y, p. 369.

juin, TAsseinhlee avait voté deux décrets, dont l'un fiijo lignait au prince de Condé de rentrer en France, sous peine d'être mis hors la loi , et de voir sps propriétés confisquées; l'autre prescrivait des mesures sévères contre les embaucheurs à l'étranger. Ces mesures avaient étc provo(piées par l'entrevue que le coitite d'Artois avait eue à iMauioue avec fempereur, et dans laquelle il avait été décidé que trente-cinq mille Autrichiens entrer.iipnt en Flnndre et quinze mille en Alsace, pendant que trente mille Piémontais se porteraient sur Lvon , et vingt mille Espagnols sur les Pyrénées.

L'attitude de plus en plus hostile que prenaient les puissances étrangères nécessita bientôt de la part de TAsseniblée des mesures plus éncrjîiiiups encore; le 9 juin, le décret suivant fut adctpte :

« Tout Français ahsent du rovaume m est tenu d*y rentrer dans le délai de « deux mois, sous peine de payer, par • « forme d'indemnité du service "person- « uel que chaqtie citoveu duit à Fiiltat, « une triple contribution; se réservant, « au surplus, PAsseniblée nationale, de « prononcer telle peine contre les ré- «iractaires, en cas d'invasion hostile a sur les terres de France.

Aucun Français ne pourra sortir « <\u rov.uime snns avoir satisfait aux « lormaiités qui seront pr&scrites. »

Le délai de deux mois, accordé par ce décret aux ânigrés, fut réduit à un* mois, par un décret du 17 aoiU. Les émigrés redoublèrent alors de sollicitations auprès de Léopold et de Frédéric, et ces piinces conclu rent eiifiu à Pilnitz une ronvention dans hicpielle ils menaçaient d'envahir la France, si Louis XVI n'était immédiatement rendu à la liberté, si l'Assemblée n'était dissoute, les éni libres reintéizrés dans leurs bienS et honneurs, etc. , etc.

Cette convention n'eut pour résultat

Sue d'exaspérer la nation; elle acheva, e perdre a jamais les (Mnii:rés. TVé.uimoins, l'Assemblée nationale voulut, * av;inl de clore sa cession, faire une tentative de réconciliation. Le 14 septembre, sur la motion de la Fayette, elle prononça l'abolition de toutes les procédures'instruites sur le tait de la révolution, ^t rapporta son décret du 17

FRAJKZ.

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août. Cette tentative Ait inutile. Ce fut en vain que le 14 oetobre, le roi , dans

une prorl.nnnfion aux éniiurrs , proclamation que du re>te il démentait probablement eu secret, protesta de sa profonde adhésion à Pacte constitutiotinei, pt enî.iiîen tous les Français a s'y rallier; les nipuées, au lieu de cej>ser, n'en devinrent que plus actives.

Le 28 octobre, un décret de TAssemblée léi:;islative enjoignit à Monsieur" de rentrer en France d ms le dcl.ii de deux mois, sous peine d'être déchu de sou droit éventuel à la régence.

On a peine à concevoir IVsprit de folie et de vertige qui insfiirait alors les journaux rovalistes. Un ne ueut voir, sans un prorond étonnetnent , rimpndeur avec laquelle, dans le calcul au'ils font des forc^^s de leur parti, ils enunièrent complaisamment les deux mille ofliciers qui avaient abandonné l'armée, les quinze mille gentiisbommes rassemblés ;i Coblentz, et prêts à porter les armes contre leur patrie; enfin le grand nombre des troupes étrangères qui devaient les soutenir.

Le 0 novembre, un nouveau décret relatif aux émigrés fut voté à une forte majorité. Il frappait de séquestre les biens des princes réfugiés à l'étranger, déclarait coupables de coti^piration les Français rassemblés au <iela des frontières, s*ils ne rentraient avant le janvier 1793, prononçait contre eux la peine de mort, et ortionnait qu'ils fussent immédiatement poursuivis ; tout oflicier qui aurait abandonné ses fonctions, sans avoir donné sa démission, devait être pourstn'vi comme déserteur, et des mesures devaient être prises à l'égard des puissances voisii;es qui urotégeraient les rassemblements des émigrés.

Le roi sanctionna le décret du 28 octobre; mais il apposa son veto sur le second, et, pour atténuer Teflèt de cé refus, il adressa aux émigrés une nou* ve!l(^ proclamation pour les inviter à revenir en France. Mais le peuple ne se trompa pas sur les conséquences du veto royal. ^ En refusant, dit Camille Des- « moulins, de sanctionner le décret « contre les émigrants, leroi sanctionne « leurs criminels pro;etSr.« Avant peu, « la nation se trouvera placée entre la

« nécessité de se laisser égorger ou celle « de désobéir, c*est-à-dire, entre la ser- « vitiidc cl. l'insurrection. La prétendue « sinccrité du roi est une dérision. »

Le 1" janvier 1792. conformément au décret adopté précédemment , \ex frères du roi et quelques cbcfs d'cmiizrfs furent déclarés en état d'accusation, et la baute cour nationale fut mise en demeure de statuer sur leur trahison. Le 9 février, une loi votée presqu'à l'unnnimitc fra(>pa de séquestre les pr(»pr iel( s des émigrés: enlin, le 30 du mois suivant, ces biens furent affectés au payement de rindemnité qui était due a la nation.

Le 20 avril, la guerre fut déclarée au roi de Hongrie. Cette guerre, qui ne tarda pas à devenir générale, et qui avait éti' le but et le désir le plus ardent des émijgres, leur enleva cej[)endant les folles illusions dont ils s'étaient si longtemps bercés, et entraîna leur ruine complète. Mais avant de nous arrêter sur ce sujet, il n'est pas inutile de donner tel un tableau de Témigration telle qu'elle s*était constituée sur les bords du Rbin.

Un homme qui en Ut partie, le comte de IjSS Cases, en'a Jédigé pour Napoléon, à Sainte-Hélène, un précis historique. Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs, en leur donnant un extrait de. ce travail qui renferme de curieux détails.

« l.p premier rns<;emblpmpnt se fit à Worms sous le prifi< e de Conde. Le plus fameux fut à Coblentz, sous les deux frères du roi , dont l'un vint dltalie, oij il avait d'abord pris asile auprès du roi de Sardaigne, son beau-père, et l'autre arriva par Bruxelles, en échappant à la crise qui fit Louis XVI captif à Varennes.

« Je fus de l'origine du rassemblement de Worms. Quand j'y arrivai, on était à peiné encore cinquante auprès du prince. Dans toute renervescence de la jeimesse , j'aecournîs dans la plus ignorante simplicité du cœur... Je m'attendais , en attei^^nant Worms , à être tout au moins saisi, embrassé par autant de frères d'armes; mais, à ma grande surprise, au lieu de ce tendre accueil, moi et un compagnon, noui nous trouvâmes tout d*abora qocstioii»

916 XHIGKATIOH LWIVERS. BHMSBATIOH

nés et observés pour s'assurer que nous n^étions |khi des eipioDs; ensuite, nottS fûmes soigneusement étudiés sur Tin* térêt, les vues et les prétentions qui pouvaient nous avoir amenés; enûn on

Îirit grand'peine de nous prouver et de àire pressentir au prince, ainsi qu'on le renouvelait pour chaque arrivant, que notre nombre s'accroissait beaucoup , et dépassait s;)ns doute déjà les places et les faveurs qu'il pouvait accorder. IMon compagnon était si choqué,

3tj'il nie proposait de repartir imméiatement pour Paris... Nous avons pu entendre , à la table du prince de Gonoè , des convives dire et redire au prince que nous n'étions déjà que trop pour entrer en France ; que son nom et un mouelioir blanc suffisaient; que Tétoile des Condé allait enfin reparnîtrr ; que l'occasion était unique, qu'il fallait la saisir; et ie ne garantirais pas qu'on ne fût venu a bout de suggérer auprhieê des mes personnelles t rès- élevées {*).

« Worms , par la nature de son rassemblement et le caractère de son chef, montra toujours plus de régularité,

1)li)s d^austérité, de discipline, que Co- »lei)tz, où se faisait remarquer plus de mouvement, de luxe et de plaisir; aussi Worms fbt*il appelé le camp, et Coblctz la ville ou la cour.

u L'émigration avait pris un grand

(•) En quoi consistaient ces rues personiielicsP une phrase d« la Aoiice sut Carrel, publiée par M. Uttré , dam h» NttÛomiU dn 19 octobre iS^f», pourra l'expliquer : «Les « émigrés, tout en parlant de la maison de « Bourbon, tenaient en réserve des projels de démembranent. m II est à remarquer d'ailleun» que ces projets étaient parfaitement conformes aux traditions de la famille dv prinee qui s*étatt rois i la téte de rémigration nnnéc. Rendre à Ye'toile des Condé •on ancien éclat , ne pouvait être pour hii qu'imiter les plus illustres de ses ancêtres. Lotus r', qui mourut à Jarnac, en combattant, à la lèto des liuguenots, l'armée du roi et de la France ; Laiùs JI, qui pour relever la féodalité, abattue par Riehelieu , le fit le chef de In fronde, puis passa dans les rangs des cU-augcrs, et porta pendant huit ans les armes contre son pays, Voyei d'ailleurs sur les projels de ce pnnce , les mémoires de son confident, Jean de Coligny. publiés par I^moiitey, dans les pièces justificatives de sa ManmrtMt de Uhu XIV.

caractère, grâce aux soins employés pour la propager. Des agents avaient parcouru les provinces, des avis avaient

circulé dans les châteaux , sommant tout gentiihonnne d'aller se joindre aux princes , pour concourir avec eux au salut de l'autel et du trône, venger

leur honneur et recouvrer leurs droits.

Oo avait urêché une véritable croisade, et avec d'autant plus de fruit qu'elle avait frappé sur des esprits disposés à Tentendre. Parmi tous les nobles et les privilégiés, il n'en était pas tm seul qui ne se sentit vivement blessé par les décrets de l'Assemblée. Tous y avaient perdu ee à quoi ils tenaient davantage, depuis celui (|ui oreupait le plus haut rang jusqu'au plus petit hobereau ; car au premier on avait enlevé son titre et ses vnssniix , et le dernier avait vu insulter sa tourelle, son |)igeonnier ; on avait tiré sur ses lièvres. Aussi ie mouvement fut aussitôt universel pour se mettre en route ; on n'y pouvait nion-

Jjuer sous peine de déshonneur, et les èmmes furent dirigées à envoyer des fuseaui à ceux qui demeureraient incertains , ou se montraient trop lents. Soit donc colère , pusillanimité ou point d'honneur, l'émigration devint une véritable maladie; l'on se précipita avec fureur hors des frontières; et ce qui ne contribua pas peu à l'accroître, c'est que les meneurs de la révolution y poussaient en secret... Les ofRciers croyaient faire merveille que de s'esquiver (te leurs régiments, tnndis que les meneurs, de leur coté, faisaient révoller les soldats pour les y coiitraiudre.

« Il arriva donc que Coblents , en peu de temps, réunit tout ce que la cour en Fratice avait d'illustre , et ce que les provinces renfermaient de riche et de distingué. Nous étions des milliers de toutes armes , de tous uniformes , de tôus rangs; nous peuplions la ville el avions envahi le palais, r^os réunions de chaque jour auprès des princes setiibinient autant de fctes splendides : c'était la cour la plus brillante ; nos princes en étaient les vrais souverains , si bien que le pauvre électeur, fort éclipsé, ry trouvait perdu au milieu de notis ; ce qui porta quelqu'un à lui dire un jour, fort plaisamment * soit naïveté , ou finesse d'esprit,

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