RS. BON DB L'BSTOILB
jc^èbre du douEÎème siècle étaii iifi
gentilhomme du pays de Loudéac, qui rêva, un beau jour, qu'il était lelilsde Dieu appelé pour juger les vivants et les morts , et pour épureir la terre par le feu. A l'entendre, cette formule liturgique : Per eum (*) qui venturus est Jlualcare, etc., s'appliquait évidemment à lui. Il était depuis des siècles désigné par les saintes Ecritures pour remplir cette terrible mission. Sa uMie fut contagieuse. On racontait que le saint personnage s'entourait des prestiges les plus étonnants; qu'il faisait paraître subitement dès tables bien garnies , et
âue quiconque v touchait était saisi 'une fureur divine. Éon parcourut diverses provinces, augmentant sans eesse le nombre de ses prosélytes; mais sa fortune l'abandonna eu Chainpagne. lia concile s^étalt assemblé à Rein», en 1148, sous la présidence d'Eugène III, dans le but de rétablir la paix de l'Église. Le 22 mars , notre fou se vit arrêté et conduit devant les prélats. Il se tenait appuyé sur un bâton fourchu. On lui demanda ce que signifiait ce support : « ÇTest un grand mystère , réjiondit « Eon ; lorsque je tiens ce bflton les « pointes en l'air. Dieu a en sa puia- « sauce les deux tiers du monde , et « m'en abandonne l'autre; mais si je « renverse ces deux pointes, alors , plus « riche que mon père, je commande aux « deux tiers du monde, et Dieu n'a plus « que l'autre tiers. » A ce propos , on comprit que l'homme au bftton fourchu ne méritait d'autre ehfltiment que la prison. Mais il mourut peu de jours apre^^ des suites des mauvais traitements que lui tirent éprouver ses gardes. Le concile ne fut pas aussi indul^t envers ses disciples. Ils furent tous d'abord exorcises par précaution, puis livrés aux llammes. Tandis qu'on les conduisait an supplice, ils essayèrent de eomniaiider aux ele'Miipnts, car l^on leur avait persuadé qu'Us en avaient le pouvoir, et ils ne purent contenir leur surprise en voyant que les éléments ne leur obéissaient pas. Ces disciples avaient reçu du maître de très - beaux noms , tels que la Sagesse, la Terreur , le JU" gement, etc.
(*) Eum te prononçait alon de la mtee manière que Mon,
BFAVLBfTE FRAMCË. AfAULVTTB 4ÊÊ
ÉPABGNB. Od appelait autrefois
ainsi le trésor royal, le lieu où l'on
i)ortait Tarifent du roi et toutes les inanCes du royaume. Il y avait trois trésoriers de l'épargne.
ÉPARGNE (caissesd*)- Voy. Caissbs.
ÉPAULETiERS, Hom SOUS lequc! on désigna, en 1793, des factieux de l'armée févolutîdnnaire, qui, tors de la détention de Ronsin et ae Vincent, oherchèrent à soulever les sections en faveur de ces généraux. On leur donna èe nom , parce qu'ils se înontrflfîent partout avec des epaulettes de lai no. Ils furent un moment redoutés à Paris.
Épaulette. Cet ornement, dont on fait remonter l'origine , soit à la courroie qui servait à attacher sur Tépauie les différentes pièces de Tarmure , soit au petit sac rempli de son, sur lequel le soldat appuyait le lourd canon de son mousauet, lorsque le mousquet fut devenu l'arme ordinaire de l'infanterie, n'est devenu la marque di«itinctive du grade que depuis le ministère du maréchal de Bene-Isle. Une ordonnancé de ITôî) prescrivit le port de l'épaulette connue une partie essentielle de l'uniforme; mais il en fallut deux autres, en 1767 et en 1799 , pour déterminer, d'une manière bien précise , la forme que l'on devait donner à cet ornement pour les différents grades de l'armée.
■ViDiei un réramé des priçicriptions de la' dernière de ces ordonnances :
Brigadier des armées , deux épaulettes de tresse pleine, ornée de franges ililes à graine'dî'épinardi et à eond àjnUttf avec une étoile brodée en or et en argent, suivant que le fond de Té»
paulette était en argent ou en or.
' Mestre de camp colonel commandant, deux épaulettes semblables, mais ians étoile.
Meslre de camp colonel en second, deux épaulettes semblables à celles du précédent, mais traveraées, dans la longueur de la patte, pardeux raies en soie couleur de feu.
LieutenatU-colonelichei de bataillon); tur Tépaule gauche , uneswile épauletts semblable à celles du mestre de camp colonel commandant.
MeyoTy deux épaulettes en or ou en argent , avec fruiges à graine d*é^ iwnto wukttient.
CapIMlnê eoimmandain^y une épaii-
lettc semblable sur l'épaule gauche.
Capitaine en second, aussi sur l'é-
1)auie gauche, uneépaulette qui ne dif^* érait de celte du précédent que parce qu'elle était traversée dans sa longueur par deux cordons de soie couleur de feu.
Lieutenant enpremier, une épanlette dont le fond était une tresse d'or ou
d'argent, losangéë de carreaux de soie couleur de feu, avec franges composées de fils d*or ou d'argent, et de soie couleur de feu , dans Ta itiérae proportion.
Lif idenant en^second, une épanlette semblable, mais traversée dans sa longueur par deux cordons de Soie couleur de feu.
Sous-lieutenajH, uneépaulette à fond de soie , liserée d'or ou d'argent, avec frange assortie.
Jdjudant , une épaulette semblable, traversée dans sa longueur par deux cordons de tresse d'or ou d'argent.
Les ofticiers auxquels le règlement n'accordait qu'Une seule épaulette, portaient , sur l'épaule droite , un corps d'épaulctle sans franges, et qui prit," dans la suite, le nom de cmitre-épaufette. Quant aux soldats , leurs épaules n'étaient ornées que d'une simple ban* delette, d'environ deux centimètres de largeur. .
De nombreux ehangements ont été fefts dei lis dans la iormé des épaulettes, et dans la manière de les port«P» dNous n'en donnerons point ici le détail , qui nous entraînerait beaucoup trop loin; nous nous enntenierons d'indiquer , comme nous l'avons fait pour Tannée 177» , les différentes formes d'épaulettes qui servent aujourd'hui à distinguer les grades.
Mart'clud de France^ deux épaulettes en or, à grosses torsades , avec sept étoiles en argent , sur lesquelles sont fafrodés deux bâtons en croix.
Lieutenant gênerai, deux épaulettes semblables, mais avec trois étoiles seulement, et sans bâtons.
' Maréchal de camp, deux épaulettes semblables, avec deux étoiles stulennent.
Colonel, deux épaulettes à grosses torsades, en or ou en argent, sunrant la douleur des boutons.
404 ÉPAVE L'UI^IVERS.