‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 59 sur 97 · iTAHras L'UNIVERS. *TA»Bi · texte numérisé non relu

iTAHras L'UNIVERS. *TA»Bi

dau et la grande rue d'Étampes, était sur un tertre élevé Tancien cnâteau de cette ville, qui a été démanlelé par llonri IV. Il n'en reste plus qu'une tour i'orl liaute, appelée la tour de Guinette. A ee oliâteaB se rattachent d'intéM* sants souvenirs historiques. Il a soutenu , en 141 1 , un siège iaïueus contre les Bourguignons.

« Le due Jean sans Peur, pour fiîrê faire au duc de Guienne ses premières armes, résolut de le mener, avec les Anglais et les Parisiens , assiéger £tanipe^ lift vUie se rendit sur-le-champ ; Biaîs le château était très-fort, assis sm le roc, Pi le vulgaire regardait comme impossible de le miner. Un chevalier d'Auvergne, nommé le sire du Bosredon(*), serviteur du duc de Berri et fort aiiiu! de ce prince, .s'y était enfermé; il refusa de rendre sa forteresse, et le nom du duc de Guienne ne lui •embla pas le dégager du sermént qu'il avait fait à son maître. On fit venir de /^raiulos înat liines de Paris et Ton força le cliiUeau; mais le chevalier se réfugia dans une tour si haute et si solidéf qu'elle bravait tous les efforts des assaillants. Les dnniea qui s'y étaient réfugiées se montraient sur le haut du rempart; pour railler les Bourguignons, elles tendaient leurs tabliers comme pouf recevoir les pierres que lançaient machines,, et qui ne pouvaient atteindre jusqu'à la ftauteur de la muraille. On était prêt à renoncer à l'entreprise, lorsqu 'il) l ourgeois de Paris, nommé Pierre Ixoussel, aitqu li voulait empêcher que le fils du roi ne reçiU un tel affront à son premier fait d'armes. #11 construisit au pied de la tour un réduit avec des poutres de chêne qui résistaient aux pierres que faisaient rouler les assiégés. Les ouvriers ainsi garantis' travaillèrent à démolir la muraille; elle avait di-\ pieds d'épaisseur ; on creusa dessous eu la soutenant avec des pans de bois. Il ne restait plus qu'à y mettrele feu, et la tour se serait écroulée. Le sire de Bosredon se rendit alors. Le duc de Guienne, touché de sa valeur, lui lit srâçe de la vie. La garnison lut prise à discrétion, et on la fit promener, les

C) Jiivéual des Umna i« uoiume Louis de

mains liées derrière le dos, dans les mes de Paris. »

Suivant le Journal dun bourgeois dû Paris, le vaillant Bosredon « fut niesné en prinson en Flandres, et depuis ot sa paix. » Il gardait la porte Saint-Martin, en février 1413, quand le duc de Bour-

fogne essaya vainement d'entrer dans aris. Quatre ans plus tard , il paya de sa vie Thonneur d'être on de passer pour être amant de la reine. « Par le commandement du roy feust questionue, puis feust mis en un sacq de cuir et jetté en Seine, sliir lequel on avoit escript : Laissezptuser ta Justice du roy (*). »

—En 1589, Henri III, nrarehant vers i^ontoise, au-devant des Suisses que lui amenait Saney, prit et pilla Étampes, qui tenait pour la ligue. Le baron de Saint-Germain, qui y fut arrêté, eut la tête tranchée plusieurs magistrats furent pendus, he rc^ venait d'agir aveo la riK'ine cruauté à Gergeau , à Pithivier* et dans toutes les places les plus faibles, dont la prise ne lui avait pas codté un seul homme.

— En IG52, la ville d'Étampes fut livrée par trahison à l'armée des princes , forte de plus de huit mille hommes. Turenne vint presque aussitét Tassiégier, mais sans sooees. U fui obligé de lever le siège, pour ne pas se trouver serré entre les frondeurs et le duc de Lorraine, qui accourait à leur seooms avec soii armée.

Ktampes, autrefois Estampes, seigneurie de l'ancien Berri , qui a donné son nom à une des plus illustres famiUes de cette province. Cette famille qui, s'était divisée en plusieurs branches , s'illustra par ses grandes alliances, par les dignités éminentes auxquelles acs membres parvinrent , et par les persminajies distingués qu'elle fournit àl'ÉtAty à l'Église et à l'ordre de Malte.

Robert c/'ëst am F£S, prem ier du nom, seigneur de Sallebris, des Roobes, d* Ardelou et de la Fertinau , vivait au commencement du quinzième siècle; il fut conseiller de Jean de France, duc de Berri. Bon fils, Robert II ^ seigneur d* Valençai, de la Farté* Imbaut, êtc,

{*) Baranle, Histoire des ducs de fioun-

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