‹ France Dictionnaire encyclopédique (volume 2)Chapitre 8 sur 97 · TA RI · texte numérisé non relu

TA RI

Cours de dessin linéaire à Alby» Castras et LsTaor. «âair»8T*o*e«»«a.

grataila dedeuin h MontaaiMw.

VAVChUSf.

Coara dadescia linéaire k ATigi^m.

riEwiïs.

Écoles de dessin et d'architecture à Poitiara. *

TijtHMK (eAtrra-).

Éaaia gtalaila da daiehi k Uasafea.

vosact.

* de dessin linéaire et de sculpture pvaliaue à ' épinal. tri

Écoles d%ydrogr€tphUu Voy. Hy- DBOOBiPHiE et Marine marchande.

Jicoles ecclésiastiques. Voy. i>siilitAimn et Manécantebies.

É€ok8 militaires. — École de Saint- Cyr. La première idée d'une école de ce genre dont notre histoire offre la trace, ne remonte qu'a la ï\ti du seizième sièele : oa la doit à on auteur appelé Delanoue Bras de Fer qui écrivait en 1587. La première tentative d'i xéctition ne fui faite qu'à la tin du dixseptième î le collège Mazarin , fondé eo 1688, par une disposition teetamentairp du cardinal, cfevait, suivant son vœu, être constitué militairement. De là vient que d'abord oa y eo^eigoa )m

BGOLBS

L'UNIVERS

BOOUES

mathématiques, qui n'avaient de chaire i>uile part, et quelques exercices plutôt gymnastiques que militaires toutefois, car le rudiment de l'art militaire n'existait pas encore. Mais hientôt l'université réussit a eu taire un collège comme un autre, si ce n^est que l'enseignement des mathématiques y subsista, pour être peu apiès introduit dans les autres collèges.

Louvois eut aussi l'intention de fonder une école militaire, gui aurait été établie aux Invalides. On ignore quelles causes empêchèrent la réalisation de ce projet, dont néanmoins l'établissement oes cadeis genMUhommes fîit une suite.

En 17J4, le fameux financier Pâris- Duverney conçut le vaste projet d'une école 'qui eût été plus semblable à l'école polytechnique actuelle qu^aux écoles militaires proprement dites, car toutes les sciences devaient y être eoseii^nées, même la jurisprudence et la théologie.

Les mémoires sur l'organisation de cet établissement étaient rédigés, le plan de l'édifice à construire était adopte, et la plaine de Billancourt choisie pour eim)lacement, lorsque le projet avorta.

Un frère de Pâris-Dnvemeyie reprit en 1751 , sur une échelle moins vaste. Il le fît goiUcr à madame de Pompadour, qui le mit sous les yeux de Louis XV, et provoqua l edit de 1751 , qui institua la première école militaire qtie la France ait possédée. Pendant la construction du somptueux édifice destiné à la recevoir, et que l'on voit encore sur la rive gauche de la Seine, au-delà deslovalim, à l'extrémité du Champ de Mars, les élèves turent plarés «à Vincennes. Ils revinrent a Pans dès que redilice fut achevé. L'école comptait alors cinq cents élèves. C'étaient des orphelins d'officiers, ou dos enfants de famille dont les parents avaient peu de fortune; on admettait aussi ceux dont les aieux, sinon le père, avaient porté les armes; mais de tous on exigeait quatre générations de noblesse. À dix huit ou vingt ans, les élèves |)assaient officiers; toutefois, l'âge militaire légal datait de l'entrée à Técole.

Vers la même époque, une annexe à l'école militaire fui fondée à la Flèche : c'était un pensionnat préparatoire, admettant dieux cent cinquante élèves»

d'où ceux qui paraissaient avoir des dispositions pour le métier des armes étaient appelés à rétablissement de

Paris.

En 1776, le nombre des élèves de l'école militaire s'élevait à six cents ; mais, au mois de février, TÉtat, dont les finances étaient fort obérées, proje* tant, pour se créer des ressources, de vendre l'hôtel oii Louis XV l'avait établie, ils furent répartis dans douze collèges de province. Ces collèges, qui étaient ceux à''Auxerre, Beainnont, Brienne, Dôle , EJJicU . Pont-à-MouS' son, Pont'le-f oy, Meoais, Sorréze, Ttmrnon, Tyron tt P^endàme , prirent dès lors le titre d'écoles militaires; mais les élèves qui en sortaient ne devaient entrer que comme cadets geniUsàom»' mes dans les régiments.

Cependant rhôtel de Paris ne se ven* dit pas, et en juillet 1777, un corps de cadets y fut établi de nouveau : il se recrutait, annuellement et par voie de concours, des sujets les plus distingués des écoles militaires provinciales. Les cadets payaient deux mille livres de

Sension, et sortaient avec le grade d'ofciers.

En 1787, les motifs qui avaient dé*

terminé la suppression de 1776 se reproduisirent : les élevés, au nombre de sept cents, furent de nouveau répartis d^ns les douze collèges de province.

Enfin, par deux décrets de 1793, tous les biens de l'hôtel et des collèges ou prj^tanées furent vendus, et les écoles militaires elles-mêmes supprimées.

L'école de Mars (voyez ce mot), établie l'année suivante , subsista peu de temps; mais en 1802, Napoléon,

f premier consul, reconstitua l'école niiitaire sur des bases nouvelles, la plaça à Fontainebleau, eHorsqu'il fut deveim empereur, la transféra à Saiut-Cyr.

Elle y est encore, et, depuis, son régime intérieur a peu varie. Seulement, a là restauration, Louis XVIII, par une ordonnance du 28 juillet 1814, remit en vigueur le règlement de Louis XV relatif aux quartiers de noblesse; mais cette partie de Tordonnance tarda peu à être rapportée.

L'école de Saint-Cvr est sous la direction du ministre de la guerre; elle compte ordinairement trois cents élèves

KGOLES FR.

dont le séjour y est de deux ans. L*âge d'admission est de dix-huitans au moins et de vingt ans au plus : toutefois « les militaires qai ont passé deux ans dans un régiment y sont admis jusqu'à vingtcinq ans. Tous les élèves, en entrant à récoie, signent un engagement volontaire pour on des corps de l'armée. Le programme de Texamen d'admission exige des candidats, outre les mathématiques élémentaires, la connaissance du français, du latin, des principes de l'allemand et de Thistoire ancienne.

Après l'examen qui termine les deux années d'études, une liste des élèves est dressée par ordre de mérite : les quinze on vingt premiers numéros sont aptes à entrer à l'école d'état-major, mais après avoir subi un nouvel examen en concurrence avec tous les sous-lieutenants de l'armée qui se présentent; les dix ou douze numéros suivants sont placés dans la cavalerie, et vont passer deux ans à l'école de Saumur; les autres reçoivent des sous-lieutenances dans l'infanterie.

Xes trois écoles militaires dont il nous reste à parler, Vécole de Saumur, \ école de Metz et Vécole d état-major ^ sont des éeol» ^t^ftpHeaUoni, ^esu à-dire que les élèves qui y sont admis sortent de l'école polytechnique, de Saint-Cyr ou d'un régiment, et ne possédant- encore que des connaissances théoriques et générales, y vont étudier la théorie spéciale et la pratique des différentes parties de l'art militaire.

Avant d'exposer Tetat actuel de ces trois écoles , BOUS allons tracer pour diactme, comme nous l'avons fait pour Saint- Cyr, une courte esquisse oe leur histoire.

I. École de .Vatimiir. -^L'institution des premières écoles de cavalerie est due

en France au duc de Choiseul. il fit signer à Louis XV, le IM aoiU 17G4, une ordonnance portant création de quatre écolei d'éguUttttm, qui furent placées à Metz y Douai y Besançon et Angers, Une école centrale, placée à Paris, devait recevoir après un temps déterminé d'instruetton les meilleurs élèves des quatre établissements secondaires. Les premiers essais forent si malheureux, que dès l'année 1767 ces écoles avaient presque cessé d'exister. £a 1771 . on fit

scE. lâcoLEfl sr

une nouvelle tentative, et l'on créa l'école de Saumur, qui reçut les débris de celles qui avaient été 'établies sept ans auparavant. Chaque colonel de i»- Valérie y envoyait quatre officiers et quatre sous of liciers. Mais en 1790, les fonds destines annuellement a l'entretien de l'éoole furent supprimés i et cet utile établissement sombra encore.

Une nouvelle école d'équitation fut instituée à f ersailles. le 2 septembre 1796, sous le titre êéeok naiUmale étiiutruction des troupes à cheval, et un arrêté du 9 septembre 1799 créa sous la même dénomination deux autres écoles à LunéviUe et à Angers.

La seule école de Versailles subsistait encore en 1809 : un décret impérial du 8 mars vint, en la supprimant, créer sur ses débris l'école spéciale de cavalerie de Salnt-Germain en Laye; mais on n'admit dans cette dernière que les élèves sortant de l'école militaire de Saint-Cyr; fes officiers et sous officiers des ré^jiments s'en virent exclus. L'école de Samt-Germain subsista jusqu'à la restauration; supprimée à son tour par une ordonnance du 30 juillet 1814, elle fut remplacée par l'école de Saumur,

aui , sous le titre d'école d'instroetfoii es troupes à cheval, fut destinée, comme la première, à recevoir les officiers et sous-officiers appartenant aux divers corps de cavalerie. Cette école obtenait déjà de brillants succès , lorsque la conspiration ix)napartiste qui éclata à Saumur en 1822 en fit prononcer la dissolution.

Rétablie de nouveau à f^enaUles, le 5 novembre 1823, dans le bâtiment des écuries d'Artois, elle n'admit plus, comme celle de Saint-Germain sous l'empire, que ceux des élèves sortant de Saint-Cyr qui se destinaient au service des troupes à cheval. Mais cette nouvelle organisation n'était pas en harmonie avec les besoins de Tarniée; l'espérienoe démontrait combien la formation de bons sous-officiers était indispensable. Aussi on donna bientôt

f)lus d'extension à l'établissement, et on 'organisa sur des boses beaucoup plus larges. Transféré de Versailles à Saumur par ordonnance du 11 novembre 1824, il prit, le 10 mars 1825, le nom à' école royale de cavalerie , et eut dès lors la

mewm

L*l]NIVERS. MO!.*!!

destination déformer pour cette arme:

1* des ofBciers; 2" des ofUciers et sousoflidefs initructtuN. En coaséquimce, l'école de Saoïmir admet aujourd'hui trois catégories d'élèves: 1° les jeunes gens sortis deSaint-(>r qui se destinent à l'arme de la tavalerie; 2" un lieuteteiiaot ou un soas«lieatenant par chaque régiment de cavalerie; idem, d'artillerie, et par chaque escadron au train et des équipages militaires; Z** de jeunes soldats eardlée volontaires ou api clés. Les élèves de ces deux dernières catégories ont un examen d'admission à subir.

Tous fKisscnt deux ans n Técolp. Ceux de la première y ont le titre ù'ojjkiers ilèem de eavakrtê, et sortent ôifflciers de Parme; ceux de la seconde, le titre de lieutenants d'instruction , et sortent officiers instructeurs; ceux de la troisième, le titre de eavaUers élêve$ £mt/ructetars, et sortent sous officiers d*iiis* truction. A l'établissement de Samnur sont annexées une école de maréchalei ie et une école de trompettes. Dans Tune sont admis des enrM volontaires et des appelés; dans l'autre, des jeunes gens ae quatorze à dix -huit ans, et plus spécialement des enfants de troupe.

II. Ecole de Metz. — L'institution' d'une école d'artillrrie n (-hâtons en 1790 , et d'une école de génie à JHézières en 1791 , fut une des œuvres de l'Assemblée constituante. Les admissions nV vaient lieu tous les ans qu'à la suite d'examens qui servaient à déterminer le numéro de classement des élèves. Pour passer de ces écoles dans les deux corps de rortillerieet du génie, les élèves subissaient un nouvel examen qu'on appelait examen de sortie. Avant la création de ces écoles, les officiers de ces deux armes se recrutaient par la promo> tion des sous-officiers , et par les admissîons annuelles àesiospiraïUsqtn avaient satisfait aux examens.

En 1794, l'école du génie fut transférée de Mézières à Metz^ et ie nombre des élèves en fut fixé à trente. Réorganisée en 1799, elle ne reçut pins que vingt élèves. En 1802, un arrêté des consuls prescrivit la r^nion de Técolo d'artillerie de Châlons à celle du génie de Metz pour former V école d'application de i'artUlerie et du génie. Les

ordonnances postérieures, de 1821, 1898 et 1831 , n'ont apporté que de légères modifications à l'organisation fmamièit de cet utile établissement. Les élèves de

récole polytechnique qui se destinent à l'artillerie ou au génie sont seuls admis à l'écoîe de Metz. I^e nombre en est actuellement fixé par le ministre de la guerre d'après les besoins présumés du service. Les élèves reçoivent le brevet de sous-lieutenant lors de leur admission , et portent les marques distinotives de leur grade. Ils sont pourvus du brevet de lieutenant lors de leur classement dans leurs armes respectives après avoir satisfait aux examens de sortie.

La durée des études est de deux ans.

Les élèves sont classés en deux divisions, dont line est renouvelée chaque aiuiee par les élèves qui arrivent de l'école polytechnique.

m. Éede d^ état-major. «~ Avant que tons les officiers attachés aux étatsmajors de l'armée, et remplissant les fonctions d'aides de camp , eussent été réunis en un corps spécial sous le nom de corps royal d'état-major, ces officiers étaient ('lioisis parmi ceux des troupes, et rentraient souvent à leurs corps après la campagne, ou bien après la mort ou la retraite des généraux auxquels ils servaient d'.iides de camp. La création du eor[)S roval d'etat-niaior devait nécessairement enlruîner la formation d*nne école spéciale. En effet, une ordonnance du C mai 1818 créa a Paris V école d'application du corps royal d'état-major. Les élevés sont au nombre de cinqiKinte, dont vingt-cinq sont remplacés annuellement, et pris, trois parmi les élèves sortant de l'école polytechni(jue , vinut-deux parmi les trente premiers élèves de l'école de Saint-Çyr, et iMrmi trente sous-Meute* nants en activité qui ont au moins un an de irrade, mais qui ne dépassent pas vinst-cinq ans d'âge. Ces soixante officiers concourent ensemble par voie d*examefl pour l'admission à Técole ; ils sont ensuite classés par ordre de mérite, et les vingt-deux [)reiniers sont admis avec les trois élevés de 1 école polytechnique.

Les élèves qui apiès deux ans d'élQdes sont reconnus admissibles au corps royal d état-niajor, y vont reoiplir 4«i»

. ij i^ud by Googl

Tordre d|e Unr auméro de sortie remploi de lieutenant , et reroiveiit le brevet de ce grade. A leur sortie de l'école, les lieutenants d'état-major sont détachés pencfant deui ans dans un régiment d*infanteFie« et pendant deux autres années dans un régiiiimt de cavalerie.

Ils servent dans les compagnies ou escatli'ons pendaiil la preunère moitié du temps qu'ils doivent passer dans cliacune de ces armes , et concourent pendant la seconde au service des adjudants-majors. Une partie de ces officiers^ soiYant les besoins du service, est attachée immédiatement aux travaux de opnfection de la carte de France.

La création du corps royal d'étatroayor a comblé une lacune importante; on en jugera par le sommaire des connaissances théoriques et pratiques enseignées à l'école d'application : la géométrie descriptive, l'astronomie, la topographie et la géodésie, la statiisti* que, la fortification, l'artillerie, les manœuvres; enfin l'administration, la législation et la justice militaires.

une loi de vendéminire an vr avait i nstitué une écoie danplieaiion pour Im ingénieurs géographes. Les élèves an nombre de vingt sortaient de l'école polytechnique. £lle subsista jusqu'en 1831 , et fut alors confondue avec Técole d*état-major.

Écoles normales primaires et Écoks primaires. Voyez lMSTBUcxioi«i phi-

Eeolei rigbnmtaires. ^ On donne

ce nom à des écoles établies près des différents corps de Tarmée, ou dans les corps eux-mêmes , pour commencer ou développer Tinstruction des hommes qui appartiennent à ces corps. Toutes n'ont pas une destination semblable; aussi les ranee-t-on en trois classes : éeolBf d*«flt«éfie, dcofea du génie et éeoleêprtauHtfêt.

Sous Louis XIV, l'artillerie fran- ^8c ne se composait que du régiment roffoi' artillerie. Ce régiment fat porté, en 1720 , à cinq hatail* Ions , qui furent placés à la Fère, Metz, Perpignan, Grenoble et Strasbourg. £n même temus, on institua dans ehaeone de ces villte des écoles de théorie et de pratique. L'instruetion tlWirkiuffi était diOf*pfip aux fiaBitaiims en

seeond, am lieutenants, sevs-lleute^

nants, cadets, et à un iirand nombre d'ofliciers d'artillerie entretenus à chacune des cinq écoles. Les sous-ofliciers canonnière et bombanUera ne lecevaient que rinstraction pratique.

Depuis cette époque, l'organisation de l'artillerie française a pris des développements successifs qui ont dd modifier le nombre et la constitution dee écoles réghnrnfaires. î/é -ole de Perpilînan fut transférée à Besançon; puis on en créa trois nouvelles, à Âuxonne, à Toul et à Toulouse. Sous la république, récole de Toul fut transférée à Rennes, et celle de Besançon ^ Douai.

Une ordonnance royale du'l2 mai 1814 supprima l'école de la Fère et en rétablit une à Besançon. Ainsi, lors de la première restauration , le nombre des écoles régîmentaires d'artillerie était 4e huit.

Après les eent jours, les éooles de

Besançon et de Grenoble fturent trans»

féréps a la FèVe et à Valence , et Ton en créa une a Vincennes pour l'artillerie de la garde rovale. Enfin le nouveau remplacetnent de l'école d'Auxonne par

celle de Besançon, la suppression de celle de Valence, et en dernier lieu la création de celle de Lyon , portèrent le nombre des écoles régimentair^ «Kirtillerie à neuf, qui sont établies à Besançon, Douai , la Fère ^ Lyon, Metz, Hennés, Strasbourg, Toulouse et f^incennet.

Une «rdonnance royale du 19 ma!

1824 |)rescrivit la création, près de t'r- Cide rétiimentaire de Meîz, dune école de pyrotechnie destinée à former des artificiers militaires. Chaque année, les divers régiments d'artillerie envoient à \' école pyrotech ni(jiif' trois élèves choisis parmi les canon mers intelligents, les artificiers ou brigadiers, et les maréchaux des logis nouvelleflfient promus.

L'instruction théori({ne comprend dans cette école l'écriture et l'arithmétique, la pyrot^hnie proprement dite et les éléments de Ja chimie. En fait iTînstruction pratique , les élèves sont successivement exercés à la confection de toutes les espèces d'artifice de guerre* Après deuil ans d'études , ils retournent à leurs régiments respectifs.

Lonque les treupes du génie fiûsaieiit

icOLES L*UNIV£KS. ÉCOU8

partie du corps de rartîllerie, elles recevaient dans les écoles régimentaires de cette arme Tinstruction spéciale qui leur ^ît nécessaire; mais, lors de la séparation des deux armes et de la er^ tion des bataillons de sapeurs, trois écoles régimentaires du génie furent établies à Arras , Metz, Montpelliei'.

Elles aubsiatent encore. Les aous-oifi* ciers sapeurs ou ininnirs peuvent recevoir à ces écoles le degré d'instruction nécessaire pour subir les examens d*admission à récole poljrtpchnique, où ils peuvent se pnteenter jusqu'à vingt-cinq ans.

L'article 62 de la loi du 5 septembre 1798 prescrivait la formation, dans tous les corps de Tarmée , dès que les circonstnnces le permettraient, d'écoles (tiiistruction pour les officiers, sous-olticiers, soldats et enfants de troupe.

L*ori;anisation de ces écoles devait ért réglée par un? loi spéciale; mais ni le directoire, ni le consulat, ni l'empire ne s'en occupèrent. Ce rte fut qu'en 1818 que le maréchal Gouvion Saint- Cyr, ministre de la guerre, mû par cette sollicitude dont il a donné tint de preuves à l'armée, organisa les écoles primaires. Lecture, écriture, arithmétique, tel y est le programme de renseignement.

École$ secondaires. Voyez Unitbb-

SITÉ.

Écoks vétérinaires, — Ces établissements, destinés à former des vétérinaires, sont en France au nombre de trois ; ils sont situés à Âl/ort y. à Lyon et à Toulouse, Le premier, beaucoup plus ancien et plus important que les deux autres , fut fondé en 1767, d'après le plan de Bourgelot. Tous les sujets de seize à vingt-cinq ans peuvent être admis dans les trois écoles | mais les uns y sont entretenus aux Irais de leurs parents, les autres, en totalité ou en partie, aux frais de l'état. La pension est de trois cent cinquante francs paya< bles d'avance. Les élèves sont tous soumis au même régime, habillés de même, et ils reçoivent la même instruction. Nul ne peut suivre les cours que d'après une autonsation du ministre de l'agriculture et du commerce; les sujets autorisés à se présenter ne prennent n^e définitivement rang parmi les

élèves que lorsqu'ils ont prouvé, devant un jury d'examen, qu'ils savent lire et écrire d'une façon correcte, et qu'ils sont en état de forger en deux chaudes un fer de cheval ou de bœuf. Le gouvernement fait les frais décent vingt bourses, dont une par département, à la nomination du ministre, sur la présentation du préfet, et trente-quatre à la nomination du ministre seul. Ces bourses sont toutes divisées en demibourses. Pour obtenir une demi-bourse, on doit avoir étudié au moins pendant six mois comme élève payant, et s*étre fait remarquer par la régularité de sa conduite et le snrcès de ses études Le titulaire d'une demi bourse peut ensuite en obtenir une seconde, mais toujours comme récompense de sa conduite et de

ses succès.

Le ministre de la guerre entretient à l'école d'Alfort quarante élèves militaires pour le service des troupes à

cheval. Les élèves qui après qnatre ans d'études sont reconnus en état d'exercer l'art vétérinaire, reçoivent un diplôme dont le prix est fixé a cent francs. Enfin les écoles vétérinaires ont des hôpitaux où sont reçus et traités les animaux malades, moyennant une modique rétr bution pavée par les propriétaires.

L'école d^Alfort, qui tire son nom d'un ancien chrlteau où elle fut établie des l'origine, est située dans le département de la Seine, à deux lieues de Paris , presqu'au confluent de la Seine et de la Marne, entre la route de Champagne et la route de Bourgogne. Klle a compté d'illustres professeurs « tels que Vicq-d'Âzir, Danbenton, Fourcroy, Flandrin, Girard, Dupuis. Considérablement agrandie depuis quelques années, elle possède aujourd'hui un jardin botanique, qui est un des \j\us oeaux d'Europe, une collection d'histoire naturelle, un théAtre zoologique, et un cabinet d'anatomie et de pathologie comparées. Une machine hydraulique de Perrier fournit à l'établissement toute l'eau dont il a iiesoiii. On y admire en outre un superbe troupeau de moutons mérinos et de chèvres de Cachemyre.

EcoLBSBUissoNNiiBBS.— Au moyeii

âge chaque écolier fréquentant les petites écoles de Paris, payait une rétrî-

ÉCMJËMn FRANCE. écoLinui et

bution □ son maître qui, à son tour, en payait une au chantre de INotre-Dame.

Quelques iniitituteurs , pour se soustraire à cette redevance, tenaient Leur école dnns les chnmps et les bois qui environuaient la capitale : d'où ces réunions prirent le nom d'éetdes buissonnières. Au seizième siècle on appelait ainsi les écoles que les luthériens tenaient secrètement hors Paris. Elles furent défendues par un arrêt du parlement, daté du 6 août. C'est de la qu'est venu woXreptorerbei faire l'écoiebuiS' soniiiére.

Écoles littékaibes, philosophiques, ABTiSTiQUBS, otc. Voyez LlT-

T˻ATIIXB, PaiLOSOPHIB , BSAUX-

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