‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 15 sur 96 · LOS · texte numérisé non relu

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tour de Bonaparte, il fut nommé dépu té au champ de mai; et lorsque l'armée française se retira derrière la Loire, il fut chargé d'y conduire tous les dépôts et magasins, qu'il réussit ainsi à conserve! pour la France. Resté sans fonctions après le licenciement, il rentra dans la vie privée , et mourut en septembre 1830.

Bonahy [François) , recteur de l'université de Nantes , membre associé de l'Académie des sciences, naquit à Nantes en 1710 , et y mourut en 1786.

Outre plusieurs travaux estimables, publiés dans l'ancien journal de médecine, on a de lui un ouvrage intitulé : Florœ nantietensh prodromus, 2 vol.

in-12, 1782 et 1785. C'est le premier travail qui ait été publié sur les plantes de cette partie de la Bretagne. Bonamy était en correspondance avec Antoine et Bernard de Jussieu, Réaumur et Duhamel du Monceau.

Bonamy (Pierre-Nicolas), bibliothécaire et historiographe de la ville de Paris, naquit à Louvres en Parisis, en IG94. Il fut reçu, en 1727, à l'Académie des inscriptions et belles - lettres , et inséra , dans le recueil de cette société savante , un grand nombre de mémoires fort savants sur les antiquités de Paris et sur l'histoire ancienne de la Gaule. Il mourut à Paris le 8 juillet 1770. Depuis 1749, il était chargé de la rédaction du journal de Verdun.

Il avait rassemblé de nombreux matériaux pour composer une histoire de l'hôtel de ville.

Bon apabte (maison des). — Le nom de cette famille s'écrivait indifféremment Buonaparte ou Bonaparte. C'est Napoléon qui en a fixé l'orthographe, en signant invariablement Bonaparte, depuis sa nomination au crade de général en chef de l'armée d Italie.

Les Bonaparte jouent un rôle distingué dans les annales de l'Italie.

A Trévise et à Florence, ils furent longtemps puissants; dans cette dernière ville, de vieux palais portent encore leurs écussons. L'un des portraits de la galerie des Mcdicis représente une demoiselle Bonaparte mariée à un membre de cette famille. La mère de

Nicolas V ou de Paul V était une Bonaparte. C'est un membre de cette famille qui rédigea le traité par lequel Livourne fut échangée contre Sarzana.

Un autre, Nicolas Buonaparte , publia en 1592 une comédie intéressante intitulée la Veuve, et dont le manuscrit et un exemplaire imprimé se trouvent à la bibliothèque royale. Enfin un autre encore , Jacques Buonaparte , est auteur d'une histoire fort remarquable de la prise et du sac de Borne par le connétable de Botirbon, imprimée en italien, à Cologne, en 1756, in-4°, traduite en français par le prince Napoléon Louis , fils aîne de l'ex-roi de Hollande, et réimprimée en 1830.

Cette famille eut beaucoup à souffrir des révolutions qui agitèrent l'Italie aux quinzième et seizième siècles. Exilés de Florence, ses membres se dispersèrent dans différentes villes de la Toscane; l'un d'eux se retira à Sarzana, puis de là en Corse, où il s'établit.

C'est de lui que descendait Charles Bonaparte, le père de Napoléon.

Charles Bonaparte, après avoir étudié à Rome dans sa première jeunesse, était allé ensuite à 1 université de Pise apprendre la science des lois. A son retour, il fut nommé assesseur à la juridiction d'Ajacrio, et y épousa, en 17G7, Lictitia Ramo|ino. Compagnon d'armes de Paoli, il voulut le suivre dans son exil , après la conquête de son pays par les généraux de Louis XV.

Mais l'archidiacre Lucien Bonaparte, son oncle, personnage très-vénéré, qui exerçait beaucoup d'empire sur toutes les personnes qui l'entouraient, l'empêcha de quitter la Corse. Il fut nommé en 1779 président d'une députation envoyée à Paris par la noblesse de la Corse. Les deux généraux qui commandaient alors dans cette île vivaient dans une grande mésintelligence; leurs démêlés avaient fait naître deux partis , qui témoignaient aussi l'un pour l'autre Une grande aversion. Charles Bonaparte, interrogé par la cour, eut occasion de rendre justice à M. de Marbeuf , dont le caractère humain et populaire, et le gouvernement deux et modéré, contrastaient fortement avec la coiw

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duite dure et hautaine de l'autre général , M. de Narbonne-Pelet. Celui-ci fut rappelé. M. de Marbeuf se montra reconnaissant de ce service, et ce fut peut-être au crédit de ce puissant protecteur que Charles Bonaparte dut l'admission de deux de ses entants dans les écoles du gouvernement. Atteint depuis longtemps d'un squirre à l'estomac, il fit à Paris un second voyage pour consulter les habiles médecins !jue renfermait alors cette capitale. Il éprouva d'abord une apparence de guérison ; mais à son retour à Montpellier, dont on lui avait recommandé le climat, il succomba à une seconde attaque. Il n'était âgé que de trente ans.

De son mariage avec Laetitia Ramolino étaient nés cinq fils et trois filles, savoir : Joseph en 1767, Napoléon en 1760, Marie-Anne-Élisa en 1773 ou 1774, Lucien en 1775, Louis en 1778, Marie-Pauline en 1781, Marie-Annonciade-Caroline en 1782, et Jérôme en 1784.

« Charles Bonaparte, esprit vif et distingué parmi ses compatriotes, s'était fait autour de lui une réputation de poète auxiliaire de Paoli dans la guerre de l'indépendance; il épancha sa verve patriotique dans quelques chants nationaux et guerriers qui se répandirent dans les pièves et dans les montagnes; il hasarda, dit-on, des poésies d'un autre genre, d'une allure assez fringante, et sentant son dixhuitième siècle. La causticité qui assaisonne ces badinages compromet un peu le descendant des Guelfes, et aurait bien pu faire perdre au poète, quelques siècles auparavant, le surnom religieux de Buonaparte (bon parti (*)). »

BoNAPABTE.Voy. Caroline, Elisa, Jérôme, Joseph, L/Etitia, Lucien, Napoléon, Pauline.

Bonapartistes. — C'est le nom que, sous la restauration, les royalistes donnaient aux partisans de Napoléon , qu'ils désignaient, avec une intention injurieuse, par son nom de Bonaparte. Cette dénomination est

(*) Amétlée Renée, Les Bonaparte littérateurs, extrait de la Revue de Paris , livrai- •on du ix octobre 1840.

appliquée, de nos jours, aux partisans peu nombreux des descendants du grand homme.

Bonardi (Jean-Baptiste), né à Aix à la fin du dix-septième siècle , mort à Paris en 1756, bibliothécaire du cardinal de Nouilles. Il a laissé en manuscrits , 1° Histoire des écrivains de la faculté de théologie de Paris ; 2a Bibliothèque des écrivains de Florence ; 3° Dictionnaire des écrivains anonymes et pseudonymes.

Bon aventure de Saint-Amablb (le P.), carme déchaussé de la province d'Aquitaine, se livra, vers la fin du dix-septième siècle, à de pénibles recherches sur l'histoire du Limousin. Son ouvrage est intitulé : Vie de saint Martial, ou Défense de l apostolat de saint Martial et autres, contre les critiques de ce temps, 3 vol. in-fol. On sait que les Limousins regardent Martial comme leur premier evêque.

Dans son premier volume, qui parut à Clermont. en 1676, le P. Bonaventure donne Y Histoire de saint Martial et des autres saints du Limousin. Les 2e et 3e volumes furent imprimés à Limoges en 1683 et 1685. Ce dernier est celui qui offre le plus d'intérêt ; il contient , outre une Introduction concernant tétai des Gaules et du Limousin, depuis Jules -César jusgu'aux temps modernes, Y Histoire du Limousin y les Annales de la ville de Limoges, et de nombreuses notices sur les Antiquités de la province.

Bonaventure (le P.), cupucin (Ifi Sisteron , a publié une Histoire de la ville et principauté d'Orange, Avignon, 1741, in-4°.

Boncenne (Pierre), né à Poitiers en 1774 , a d'abord exercé les fonctions de professeur suppléant à la faculté de droit, et d'avocat à la cour royale de cette ville. En 1813, il fut nommé conseiller de préfecture de la Vienne, et, au mois de mai suivant, élu dépoté du même département à la chambre des représentants. Il y défendit avec zèle l'institution du jury , la liberté de la presse et la liberté individuelle, et prit part à la discussion du projet de déclaration des droits et des

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devoirs, présenté le 5 juillet par Garât. Au mois d'août , le collège d'arrondissement de Poitiers nomma M. Boncennecandidatàlachambredesdéputés.

En 1822, il obtint au concours la chaire de procédure civile à la faculté de droit de Poitiers , et fut chargé de la défense du colonel Alix dans le procès de Berton. On lui doit un Mémoire estimé sur la navigation du Clain, etc., in-8°, et un savant traité sur la Théorie de la procédure civile. Il est mort à Poitiers en 1839.

Bonchamp ( Charles -Melchior-Artus de), né dans la province d'Anjou , en 1759, servit avec distinction dans la guerre d'Amérique. Il était capitaine au régiment d'Aquitaine lorsque la révolution, qu'il désapprouvait, lui fit quitter cette place. Il se retira alors dans un château situé près de Saint- Florent ; c'est là que les insurgés de la Vendée vinrent le chercher pour le placer à leur tête. Général prudent et habile, il battit quelquefois les troupes républicaines, et fut souvent accusé par ses collègues d'indécision et de tiédeur. Il est permis de croire que Bonchamp, quoique royaliste, désapprouvait intérieurement cette guerre sacrilège, et que c'est à la haine que lui portaient ses collègues qu'il faut attribuer une partie des revers qu'il éprouva. Blesse à mort devant Chollet , Bonchamp honora sa dernière heure par un acte admirable de générosité :

les Vendéens, furieux de leur défaite, voulaient tuer cinq mille prisonniers républicains. Averti par leurs clameurs, le général royaliste se fait porter au milieu d'eux, en disant d'une voix mourante : Grâce aux prisonniers , Bonchamp le veut, Bonchamp l'ordonne; et les républicains furent sauvés. Bonchamp est du petit nombre des généraux vendéens qui furent constamment entourés de l'estime de leurs ennemis. Aussi un artiste, dont la religion politique est précisément opposée à l'opinion pour laquelle Bonchamp se fit tuer, n'a pas cru profaner son ciseau patriotique, en l'employant à reproduire les traits de ce chef de rebelles. Il a cru que les der-

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