VERS. BRI
Le nom de brigade est fort ancien, on s'en servait sous Louis XIII, en 1635, dans la gendarmerie; mais ce n'est que plus tard qu'on l'employa pour désigner des portions d'armée.
Turenne, à qui l'on doit d'ailleurs la plus grande partie des perfectionnements introduits de son temps dans notre système militaire, fut le premier à reconnaître les avantages qui résulteraient de la réunion de plusieurs régiments sous le commandement d'un même chef. Ce fut sur sa proposition que Louis XIV institua, en 1665, le grade de brigadier des armées dans la cavalerie; le même grade fut établi quelques années après dans l'infanterie. On avait en effet remarqué que lorsqu'un nombre assez considérable de bataillons était réuni, il devenait impossible ou du moins fort difficile à un seul chef de les commander immédiatement. L'ordre de plus en plus mince que l'on adopta #après la mort de Turenne ne donna que plus de poids à cette observation, et la brigade devint ce qu'elle a toujours été depuis, l'un des éléments essentiels de la grande tactique.
Le nom de brigade sert, en outre, de nos jours , à désigner les subdivisions des compagnies de gendarmerie.
Ces brigades, composées de quatre ou cinq hommes, soit à pied, soit à cheval, sous les ordres d'un sous-officier qu'on appelle brigadier, sont réparties dans les différentes communes du royaume pour y faire le service de la police de sûreté.
Brigadier des armées du roi.
On appelait ainsi l'officier qui commandait une brigade d'infanterie ou de cavalerie. Il marchait après le maréchal de camp et avant le colonel.
Les brigadiers n'étaient officiers généraux que dans leur corps , c'est-àdire, qu'ils n'avaient de commandement
Sarticulier que sur un certain nombre e troupes du corps auquel ils appartenaient.
Ils commandaient aux colonels et obéissaient aux officiers généraux de l'armée. Ils n'avaient point d'aides de