‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 57 sur 96 · BRI FRAI · texte numérisé non relu

BRI FRAI

camp pour transmettre leurs ordres , mais on leur adjoignait un major de brigade , qui les faisait exécuter dans l'étendue de leur commandement.

Avant l'époque où les brigadiers furent brevetés , les brigades étaient commandées par des colonels et des mestres de camp, qui n'avaient qu'une commission temporaire pour exercer les fonctions de brigadier. Mais ce mode de nomination avait de graves inconvénients, car les colonels et mestres de camp prenant rang entre eux, non par l'ancienneté de leur nomination à ce crade, mais par celle de leur régiment, il s'ensuivait que souvent le plus jeune colonel ou mestre de camp commandait aux plus anciens. Ces ^inconvénients, et les motifs que nous avons exposés à l'article Brigade , déterminèrent Louis XIV à ordonner que les brigades eussent des commandants fixes pendant la guerre. On choisit donc des colonels et mestres de camp d'une ex-

{>érience démontrée, qui conservaient e commandement de leurs régiments et auxquels on donna en outre , par commission, le titre de brigadiers. Satisfait des services qu'ils avaient rendus pendant les guerres précédentes , le roi donna des brevets à ceux de la cavalerie, en 16G5. Les brigadiers d'infanterie ne furent brevetés que le 30 mars 1668 : ceux des dragons le furent seulement le 30 juillet 1695.

Une ordonnance du 10 mars 1673 régla que le brigadier qui aurait reçu des lettres de service , aurait le commandement sur tous les colonels et mestres de camp d'infanterie et de cavalerie, et que si deux brigadiers d'infanterie et de cavalerie se trouvaient ensemble, avec lettres de service, le brigadier d'infanterie , si c'était dans une place fermée, commanderait à celui de cavalerie; mais que dans un lieu ouvert et en campagne, le commandement appartiendrait à celui de cavalerie , quelle que fût d'ailleurs l'ancienneté dans l'un ou l'autre cas.

Néanmoins, le brevet que ces officiers recevaient ne leur donnait aucune autorité particulière; ce n'était que par les lettres de service qui leur étaient

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