‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 4)Chapitre 72 sur 96 · BUY · texte numérisé non relu

BUY

Buybr (Barthélémy), conseiller de ville à Lyon, sa patrie, y établit, vers 1472, la première imprimerie, en faisant venir et en logeant dans sa maison, avec ses presses, un ouvrier nommé Guillaume Régis ou le Roy. De cet atelier sortit, en 1473, le Compendium du cardinal Lothaire, imprimé, d'après la souscription, à la requête et aux frais de Barthélémy Buyer ; en 1476, ia Légende dorée; en 1477, le Spéculum vilae humanm et la traduction française de cet ouvrage ;tx\ 1478, le Livre de Beaudouyn, comte de Flandres ;en 1479, le Miroir historial ; en 1780, le Mande ville. C'est à tort qu'on a présenté Buyer comme le premier imprimeur de Lyon ; il ne fit qu encourager et soutenir de ses fonds cet art naissant, comme le firent Faust a Mayence, et les de Maximisa Rome. Le nom de Buyer cesse de paraître après 1480, quoique son associé figure encore parmi les imprimeurs lyonnais en 1488.

Buysteb (Philippe de), sculpteur, né à Bruxelles ou à Anvers, en 1595, étudia les premiers principes de son art en Flandre, et vint à Paris, en 1635, pour se former et améliorer sa fortune. On a supposé méchamment

Î|ue c'était pour se débarrasser de sa emme ! Il commença , à son arrivée dans la capitale, par orner de sculptures, suivant la mode de cette époque, les carrosses des gens de qualité. Mais son premier ouvrage câpital fut un bas-relief de l'Annonciation qu'il sculpta au fronton des Jacobins de la rue Saint-Honoré. Les sculptures dont il orna le portail de l'église des Feuillants de la même rue, le firent admettre dans le corps de la maîtrise. II fut ensuite employé aux ouvrages du roi, et travailla comme praticien sous la direction de Sarrazin, aux sculptures du pavillon du Louvre. C'est lui qui a exécuté, sur les modèles de cet artiste, les deux groupes de caryatides de droite. U travailla aussi aux Tuileries. Sa réputation commençait alors à s'établir. Le président de Maisons lui fit faire les sculptures de son château de Maisons ; le surintendant de Bull ion l'employa ensuite dans son château de

Videuille, où Ton remarquait surtout un groupe représentant deux enfants jouant avec une chèvre. Le fermier général Bordier le fit aussi travailler au Rincy. Dès la fondation de l'Académie, Buyster en fit partie, en qualité d'ancien ; puis il s'en retira et n'y rentra que le 2 septembre 1651. Voué tout entier à son art, il a exécuté un nombre considérable d'ouvrages. Après avoir travaillé pourdi verses maisons religieuses de Paris, il fut employé par Anne d'Autriche, à la construction au Val-de- Grâce : il y exécuta toute la sculpture d'ornements à l'extérieur du dôme et dans l'intérieur de l'église; les grands travaux avaient été confiés à Anguier.

L'ouvrage le plus important de Buyster est Te mausolée du cardinal de la Rochefoucauld, abbé de Sainte-Geneviève. Ce tombeau, en marbre noir, supporte la statue du cardinal, en marbre blanc. Le prélat est représenté à genoux et vêtu d'une robe dont la queue est portée par le génie de la douleur. Buyster travailla aussi à Versailles : il y fit, en 1665, le Poème satirique et deux hamadryades; un Neptune, une Cérès, un Bacchus et un faune, qui fut son dernier ouvrage.

Son style est celui de l'école flamande, lourd, rendant bien les chairs, mais peu noble et peu élevé. Ses productions sont cependant remarquables malgré leurs défauts. Il cessa de travaiher en 1678; mais il ne mourut qu'en 1688, à l'âge de 93 ans. Nous ne croyons pas qu'il ait formé d'élèves.

Buzànçois , Buzentiacum , petite ville de l'ancienne province de Èerri, à vingt kilomètres de Châteauroux (département de l'Indre), d'une population de quatre mille quatre cent seize habitants.

La seigneurie de Buzançois était

Eossédée, dès le douzième siècle, par t maison de Prie ; elle fut vendue , vers 1527 , par René de Prie, pannetier du roi, à Philippe Chabot, amiral de France , en faveur duquel elle fut érigée en comté, en 1533.

Buzancy, ancienne baronnie de Champagne (aujourd'hui du département des Ardennes) , à douze kilome

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FRANCE. BYR

très de Stenay, érigée en marquisat en 1658.

Buzot (François-Léonard-Nicolas), né à Évreux , en 1760 , exerçait dans cette ville la profession d'avocat lorsqu'il fut nommé député du tiers aux états généraux. Des les premières séances, it s'éleva contre les prétentions des deux ordres privilégies , et tous ses votes furent pour la liberté.

Nommé, en 1791 , vice-président du tribunal criminel de Pans, il rencontra chez Roland, alors ministre, Brissot, Pétion et les autres députés qui, plus tard, formèrent le parti girondin; ce fut sa perte. Envoyé en 1792 à la Convention par le département de l'Eure, il y attaqua la Montagne, dont il ne comprenait pas le patriotisme. Violent et orgueilleux , il affectait de mépriser ses adversaires; républicain sincère, il ne ménagea pas plus la royauté et vota la mort de Louis XVI. Décrété d'accusation , il s'enfuit avec ses collègues à Évreux, y forma le criminel projet de renverser la Convention, et leva quelques troupes qui furent battues et dispersées à Vernon. Alors Buzot se réfugia à Quimper et de là à Bordeaux , d'où il sortit pour ne pas compromettre l'hôte qui lui donnait asile. Mais bientôt, dégoûté de la vie errante à laquelle il était condamné , il s'empoisonna à l'âge de trente-quatre ans , avec Pétion, dans les bois de Saint-Émilien.

Buzot fut un ardent réformateur ; on ne peut douter qu'il n'ait eu en vue le bonheur de sa patrie ; mais , plein d'orgueil , il crut voir des traîtres dans tous ceux qui ne partageaient pas ses idées. Apres avoir appelé sur les émigrés et sur les révoltés de la Vendée toute la sévérité de la nation, il se laissa entraîner à commettre le même crime, et à mériter le châtiment qu'il avait demandé pour eux.

Buzotins, lom donné, pendant la révolution , aux partisans du conventionnel Buzot.

Byb-el-Babb (combat de). — Les Français poursuivaient avec ardeur leurs succès sur les beys de la haute Êgypte , lorsqu'au mois de mars 1799, Desaix , marchant au travers des déserts, rencontra les Mamelucks près de Byr-el-Barr. L'adjudant généra) Rabasse , commandant l'avant-garde, s'avance pour soutenir les éclaireurs.

Accablé par le nombre , renversé de cheval , il se retire sur le corps de bataille. Alors Desaix donne l'ordre de commencer l'attaque. Mais la mort du chef de brigade Duplessis , qui tomba victime de son impatiente valeur , jeta quelque désordre dans les rangs. Enlin , le général Davoust fait avancer la ligne des dragons , et ces braves chargent si impétueusement les Mamelucks , qu'ils les obligent de se retirer en désordre , abandonnant le champ de bataille.

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