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BCV
dénonça les vexations qu'exerçait en Corse Paoli , l'un de ceux qui avaient provoqué l'accusation de Mirabeau.
En 1791 , il parla contre les membres du département de la Corse , particulièrement contre Salicetti , qui le représentait partout comme un aristocrate, et il fut ensuite accusé luimême d'avoir excité la révolte de la municipalité de Bastia.
Son opposition aveugle contre la révolution acheva de lui aliéner le cœur de ses compatriotes , qui dans beaucoup de villes le pendirent en effigie.
Napoléon lui - même , alors simple lieutenant d'artillerie à Auxonne, écrivit contre lui une épître virulente.
Cette lettre, imprimée à Dole, fut envoyée par le jeune officier au club d'Ajaccio , qui la répandit dans l'île.
Buttafuoco n'en fut pas moins un des signataires des protestations des 12 et 15 septembre 1791 contre les innovations faites par l'Assemblée nationale.
A la fin de la session , il passa à l'étranger avec tous ceux de son parti.
Il revint en Corse, en 1794, au moment où les Anglais venaient d'envahir cette île. Il ternit ainsi lui-même ce qu'il avait pu faire d'utile à sa patrie sous le ministère Choiseul, et autorisa ses ennemis à douter des sentiments qui l'avaient porté du côté de la France.
Le seul qui ait été invariable chez lui, c'est un éloignement invincible pour les Génois. Le 21 janvier 1791, à l'occasion d'une réclamation où la ville de Gênes, cherchait à faire valoir ses anciens droits sur la Corse, il demanda que l'Assemblée rassurât les Corses à cet égard, déclarant qu'ils se livreraient plutôt au diable que de rester sous les Génois. En effet , quand il se fut brouillé avec la France , il préféra l'Angleterre à ces derniers.
Il avait formé une collection complète de mémoires relatifs à la Corse , collection qui fut dispersée en 1768, lors du pillage de sa maison. C'était lui qui , avec l'autorisation de Paoli , avait entretenu avec J.-J. Rousseau une correspondance politique au sujet de la constitution, à donner aux Cor-
ses. Buttafuoco mourut dans l'exil vers l'année 1800.
Butzbach (combat de) .—Le général Jourdan ayant fait passer la Lahn, le 9 juillet 1796, à son aile gauche, commandée par Kléber, s'avança dans le comté de Darmstadt, vers la petite ville de Butzbach. L'adjudant général Nev, avec l'avant-garde de la division Coîaud, se trouva en présence du corps du général autrichien Kray, qui parut vouloir engager une action. Des char-
§es brillantes et opiniâtres furent faites e part et d'autre. Deux fois le village d'Obermerl , occupé par les Français , fut pris et repris. Enfin Ney demeura maître du champ de bataille après s'être battu jusqu'à neuf heures du soir. Championnet de son côté n'avait pas éprouvé moins de difficultés pour vaincre à Camberg , où les Autrichiens avaient couvert la plaine d'une nombreuse cavalerie, et embusqué leur infanterie dans les bois. Toutefois, après un combat long et terrible, les Autrichiens laissèrent le champ de bataille couvert de morts et de blessés, et se déterminèrent à la retraite. Le général Kléber crut alors devoir les forcer dans leur position de Friedberg et ordonner une attaque générale. De son côté, le général Wartrnsleben, pour obéir à une dépêche de l'archiduc, reprit aussi l'offensive. La victoire fut disputée avec acharnement; les Français se virent chassés des positions dont ils s'étaient déjà emparés. Cependant nos divisions ayant opéré leur jonction, les Autrichiens se trouvèrent entre deux feux et furent obligés d'effectuer leur retraite. Les généraux Klein, Richcpanse et ]Ney les poursuivirent chaudement jusqu'à la nuit, et Friedberg fut repris de vive force. Les Allemands eurent dans ces deux journées plus de quinze cents hommes tués ou blessés.
Buvette. Ce mot est synonyme de buffet et signifiait, dans l'origine, une taverne où l'on se rafraîchit. Le Palais avait autrefois sa buvette, témoin ces vers de Racine :
E1U eût du burctitr emporta les sonriettes, Pht»t que de renier an logis les mains mules,