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plushautdegrélaconfiancedeM.Royer- rend , résultat d'une contusion de
Collard ; et II, Cousin, dans ses Frag- mots, avait momentanément altéré
ments philosophiques , le cite , avec ses relations avec l'évêque et une par-
MM. Jouffroy et Damiron , au nom- tiedu clergé de Strasbourg; mais cette
bre des élèves les plus distingués qui épreuve n a fait que mettre plus en
aient suivi ses conférences. Nommé lumière sa soumission à l'autorité du
à vingt ans professeur de philoso- saint-siége. Aussi le souverain pon-
phie au collège royal de Strasbourg, tîfe , Grégoire XVI, lui a-t-il faitpar-
M. Bautain fut bientôt après chargé de venir plus d'une fois des témoignages
faire le même cours à l'académie. L'é- de son affection. L'abbé Bautain a pu-
clat de son talent, la vivacité et l'é- blié plusieurs écrits qui sont le reflet
nergie de sa parole , la variété de ses de son enseignement : la Thèse sur la
formes oratoires , le mouvement et vie, la Morale de l'Évangile compa-
l'action puissantede son enseignement, rée à celle des philosophes , la Philo-
groupèrent autour de lui un nombreux sophie du Christianisme , la Réfuta-
auditoire. M. Bautain se faisait alors tion des Paroles d'un Croyant, la
remarquer par le libéralisme de ses Psychologie expérimentale , sont au-
opinions ; plus d'une fois même , son tant de monuments élevés à la science
opposition aux idées de la restaura- chrétienne. Exposer la doctrine déve-
tion lui attira les persécutions du loppée et la méthode suivie dans ces
pouvoir. Cependant, il paraît nue ses écrits, serait excéder les bornes pres-
opinions n'étaient point arrêtées, et crites à cet article. Pour apprécier
qu'il n'avait pas de convictions iné- les œuvres de l'abbé Bautain , il faut
branlables. Ii parcourut l'Allemagne, les lire, et quiconque les lira avec le
cherchant partout la vérité , interro- goût du vrai, en deviendra plus éclairé
gea ses docteurs, dévora leurs livres ; et meilleur.
mais n'v trouvant point ce qu'il cher- Beaujeu (Anne de). Voyez Anne. j
chait, if se jeta, au retour de ce pèle- BEAUVOiR(Claudede). Voyez Chas-
rinage scientifique , dans une voie telux.
différente. Dès lors (premier mois de Béfobt ou Belfort , petite ville 1830), son cours de pliilosophie fut je du département du Haut-Rnin, cédée développement de la doctrine de J'É- à la France par le traité de Munster, vangile ; il la présenta dans ses appli- Le château , appelé la Roche de Béfort, cations à la nature de l'homme et du et fortifié par Vauban, est bâti sur un monde : il chercha à la justifier par rocher, et date de 1228. Il a été pris l'observation et l'expérience des phé- et repris plusieurs fois. Le comte de nomènes intérieurs et extérieurs de Suze s'en empara en 1636; mais il ne l'humanité , par l'exposition des lois put s'y maintenir longtemps. Béfort universelles de la création. Le philo- est la patrie du lieutenant général sophe chrétien alors , pour ouvrir un Boyer et de l'abbé de- la Porte. Pour la champ plus vaste aux applications de conjuration de Béfort, voyez à l'aria science, se livra aux études anato- ticle Colmab . iniques et médicales. Bientôt après, il Bellangé (Jos.-L.-Hip.), né à Pafut ordonné prêtre par l'évêque de ris en 1800, est élèvé de Gros, et Strasbourg ; et , entouré de quelques l'un de nos peintres de batailles les plus jeunes gens distingués, hommes du distingués; il a exposé, depuis 1822, un monde , Israélites , protestants , qu'il grand nombre de tableaux fort remaravait ramenés dans le sein de l'Église, quables. Nous citerons entre autres . il commença dans la chaire chrétienne la Bataille de la Moskowa (1822) ; la une suite de prédications qui eurent Reddition du fort d'Aboukir et le Pasle plus grand succès. Strasbourg , sage du pont d! Arcole (1824) ; une Colmar , Nancy, Paris , ont entendu Charge de cuirassiers (1827) ; Napotour à tour la parole puissante de léon rencontrant Lannes blessé wio?'l'abbé Bautain. Un malheureux diffé- tellement dans Me de Lobau (1831) ;
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L'UNIVERS
le Retour de Me oVElbe et la Prise de la lunette Saint-Laurent (183 1) ; Y Entrée des Français à Mons en 1792; la Bataille de Fleur us ; le Passage du Mincio, en 1800, et le Combat de Landsberg en 1805 (1836) ; la Bataille de IVagram (1837) ; un Combat sous Charleroy, en ,1794 ; la Bataille de Loano , et un Épisode de la bataille de Friedland (1838); la Bataille de Hondschoote (1839) ; enfin la Bataille d'Altenkirchen (1840). La plupart de ces tableaux se trouvent maintenant dans les galeries de Versailles. M. Beilangé , sans marcher sur les traces de Vander-Meulen , comprend comme lui qu'une bataille est un sujet d'ensemble, et doit être traité en conséquence. Il ne se contente pas d'exposer des épisodes . qui ne peuvent donner aucune idée de l'action ; il fait assister le spectateur au drame tout entier.
Lorsqu'on voit ses Batailles de fVagram et de Hondschoote, on croit assister réellement à ces triomphes de nos armées. M. Beilangé sait en outre donner aux détails une vérité , une expression qui émeuvent profondément. Nous ne connaissons rien, dans ce genre, qui soit au-dessus du Retour de l'ile dElbe. M. Beilangé est l'un des artistes les plus remar-
Suables de notre école nationale (voy.
ieaux-Abts et Peinture.) Belle (N. Sim.) , peintre de portraits, né en 1674, fut reçu membre de l'Académie de peinture en 1703, et mourut en 1734.
Clém. -L.-Marianne Belle, son fils, naquit à Paris en 1722, et mourut en 1806. Il fut l'élève de Lemoyne, alla passer deux années en Italie , et fut reçu , à son retour, en 1761 , membre de l'Académie de peinture , sur son tableau d1 Ulysse reconnu par sa nourrice. Il devint ensuite professeur et recteur de cette académie. Il exposa en 1767 t: Archange Michel vainqueur des anges rebelles ; en 1771, le Combat de saint Michel; Psyché et l'Amour endormis. On a encore de lui un Christ, qu'il avait fait pour le parlement de Dijon , et la Réparation des saintes hosties, qui se trouve à
Saint-Méry. En 1755, il fut nommé inspecteur de la manufacture des Gobehns , dont il dirigea les travaux pendant cinquante et un ans.
Son fils et son élève , Aug. Belle, né à Paris en 1757 , lui fut associé comme inspecteur des Gobelins, et lui succéda en 1806. Pendant la révolution, il sauva cette manufacture, en empêchant d'abord qu'on ne la supprimât, et ensuite en retenant les artistes qui voulaient la quitter, parce qu'ils étaient mal payés. M. Belle est auteur de plusieurs tableaux justement estimés. Nous citerons entre autres : Tobie béni par son père ?* le Mariage de Ruth et Booz ; Thésée retrouvant les armes de son père; Périclès et Anaxagoi'e (à la chambre des députés); la Paix (au musée de Rouen) ; Agar dans le désert (au musée de Tours) ; Diogène donnant dis leçons de philosophie sur une place d'Athènes.
Béranger (Ant.), peintre sur porcelaine et sur verre, est né à Paris en 1785. Élève de l'école spéciaje de peinture , M. Béranger s'est formé par l'étude de la nature, de l'antique, et surtout des œuvres de David. Attaché en 1807 à la manufacture de Sèvres, il peignit sur porcelaine, en 1813, un grand vase sur lequel règne une frise représentant l'Entrée au Musée des objets d'art amenés rf'/tolie y d'après le dessin de Valois; en 1826 , une Copie du portrait de Richar dot, d'après Rubens; en 1832, un grand vase dont la frise représente YÈducation physique des anciens Grecs (de sa composition) ; en 1834 , la Maîtresse du Titien; en 1840, un service dit le service des potiers cèlebres; sur le plateau , l'artiste a peint Agathocle donnant un festin. Toutes ces compositions sont remarquables par la sagesse et la pureté du dessin. On doit aussi à M. Béranger plusieurs vitraux , parmi lesquels nous citerons un saint Marc et une Allocution de sainte Thérèse à son père (1829) ; un grand vitrail pour la chapelle du château de Compiègne, d'après le carton de M. Ziegler (1837) ; V Assomption de