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la Vierge , d'après Prud'hon (1839); la Vierge et Jésus, entourés d'un concert d'anges ( 1832, donné au roi de Naples). M. Béranger exécute en ce moment un grand vitrail de sa composition, représentant la Vierge de douleur , et destiné à la chapelle de Dreux. Il a en outre exposé aux salons divers tableaux de genre, entre autres:
V Aumône, la Séduction , l'Abandon, la Leçon de musique, le Sommeil de Jésus, les Suites d'une faute, etc. Ce dernier tableau lui a valu une médaille d'or.
Bebbueb (P.), sculpteur, reçu membre de l'Académie en 1770, et professeur en 1785, est auteur d'un assez grand nombre d'ouvrages de mérite.
Il exposa , en 1771 , une statue de la Fidélité, sainte Hélène, pour l'église de Montreuil-lez-Versailles, et le projet du mausolée du comte de Harcourt; en 1773, le modèle du bas-relief de l'école de médecine, pour la façade de la place ; ce beau morceau exécuté par Berruer, de 1773 à 1775 , représente la chirurgie, sous l'emblème de la Santé, accompagnée de la Prudence, de la Vigilance et d'un Génie qui présente à Louis XV le plan du nouveau bâtiment. Auprès du roi se tiennent Minerve et la Générosité; le reste du bas-relief est rempli par des groupes de malades et de blessés. Le bas-relief de la façade sur la cour, représentant la Théorie et la Pratique qui se jurent d'être inséparables, est aussi de Ber* ruer. Cet artiste exposa en outre, en 1775, trois statues représentant Mçlpomène, Polymnie et Therpsicore, pour le théâtre de Bordeaux, et le buste de Roettiers ; en 1779, la statue de d'Aguesseau; en 1781, la Force, statue colossale pour le Palais de Justice; et le buste de Destouches pour la Comédie-Française; en 1785, le projet d'un cénotaphe élevé par une société de patriotes aux officiers français morts pendant la guerre d'Amérique , et le buste du peintre de Machi ; en 1 787, les bustes de Hue et de Gresset; en 1 789 , la Foi et la Charité, bas-relief pour la façade de l'église de Saint- Barthélemy ; en 1793, un monument
destiné à rappeler les premières expériences aérostatiques , et qui devait être placé aux Tuileries. Les auteurs de la Biographie universelle, si prodigues de détails pour certains hommes de peu de valeur, n'ont point consacré d'article à Berruer, qui fut cependant l'un de nos artistes les plus distingués dans le siècle dernier.
Bertin (Fr. Édouard), peintre de paysages , né à Paris en 1797; il a exposé , en 1827, un paysage qui représentait Cimabué trouvant Giotto occupé à dessiner les chèvres qu'il garde; en 1831, une vue de Civitella et de Terni; en 1833, une vue de la forêt de Nettuno; en 1836 , deux vues prises du mont Lavernia ; en 1837, le Christ au mont des Oliviers, et une vue de Viterbe; en 1839, uuc vue des carrières de la Cervara.
Bertin (Jean-Victor), peintre de paysages historiques, né à Paris le 20 mars 1775. Cet artiste habile, élève de Valenciennes, est aujourd'hui le chef de notre école de paysages ; parmi ses élèves , nous nommerons Michallon , Témouf, Cognet, Boisselier, etc. Il a commencé à exposer en 1798. Il mit au salon , cette année , Aristide recevant les députât ions de la Grèce.
Parmi ses nombreuses productions qui ont enrichi tous nos salons depuis cette époque , nous citerons : Une Fête au dieu Pan; une Offrande à Vénus; la Vue de la ville de Phénéos et du temple de Minerve, qui a obtenu un prix d'encouragement; Y Arrivée de Napoléon à Etlingen et sa réception par le prince de Bade ; Cicéron à son retour d'exil, accueilli par tous les habitants des lieux où il passe, et une Vue de Nèpi, sur la route de Home, qui décore le palais de Trianon; enfin , un grand nombre de vues des environs de Rome, de Naples et de Florence, de Grèce, de Suisse, d'Espagne, de Judée, toutes enrichies de ligures rappelant des traits d'histoire ou de mythologie.
Bïagrasso ( affaire de ). — Après le mauvais succès du blocus de Milan en 1523, l'amiral Bounivet, forcé de prendre ses quartiers d'hiver, envoya son ar-
tillerie de l'autre côté du Tésin, son infanterie en Piémont et jusqu'en Provence, et concentra le reste de l'armée dans Biagrasso, où il résolut d'attendre les troupes fraîches qui devaient lui arriver de France.
Sur ces entrefaites, Prosper Colonne, vieillard infirme, qui commandait l'armée ennemie, mourut et fut remplacé par Lannoy, vice-roi de Naplcs , sous les ordres duquel vinrent se ranger le connétable de Bourbon, Pescaire, et François Sforza, duc de Milan.
ïandisqueBonnivetenyoyaitBayard occuper Rebecco (févrièr 1524), et s'exposait ainsi à éprouver un échec que de meilleures dispositions auraient pu éviter, les alliés recevaient des renforts considérables, et prenaient la résolution de passer le Tésin pour s'emparer des places situées au delà de ce Oeuve, couper les vivres aux Français, et les enfermer entre le Tésin et Milan. Ils effectuèrent en effet ce mouvement (2 mars 1524), et s'emparèrent de Gambalo. L'amiral craignit alors de perdre Vigevano et le reste de la Lomeline; il passa aussi à la hâte le Tésin , plaça son avant-garde autour de Vigevano et son corps de bataille à Mortaro. Ce poste était encore avantageux, et l'armée pouvait s'y maintenir quelque temps sans courir le danger d'être affamée; les vivres lui arrivaient du Montferrat, du Vercellois et du Novarèse, pays avec lesquels elle avait conservé des communications.
Mais , au lieu d'accepter la bataille que Bonnivet leur présenta sans succès deux jours de suite, les alliés s'emparèrent de Sartino , vers le confluent du Pô et de la Sésia, puis remontant cette rivière , ils se rendirent n>aîtres de Vercelli. Les Français se trouvèrent alors réduits aux vivres que leur fournissait le Novarèse , pays épuisé de-
{)uis longtemps, et les chemins par esguelsilspouvaientrega^nerlaFrance étaient à peu près coupes. Il restait cependant encore une espérance à l'a- - mirai : six mille Suisses , soutenus par quatre cents hommes d'armes, arrivaient du côté d'Ivrée. Ils devaient
passer la Sésia au-dessus de Vercelli , et joindre Boniîivet à Novarre. Six mille Grisons s'avançaient d'un autre côté vers le Bereamasque, et devaient opérer à Lodi leur jonction avec le prince Bozzolo qui les y attendait.
De là ils devaient faire une diversion au delà de Milan , pour y faire revenir les confédérés, tandis que Bonnivet, renforcé par les Suisses, reprendrait l'offensive.
Les confédérés , instruits de la inarche des Suisses et des Grisons, s'attachèrent à entraver leur jonction ; leur armée se plaça entre Novarre et la Sésia , et se tint prête à en disputer le passage aux Suisses , tandis qu'un détachement considérable, traversant le Tésin, allait harceler les Grisons, et les forçait à regagner leurs montagnes.
Ce résultat obtenu , Jean de Médicis, qui commandait ce détachement , revint sur le Tésin, et réussit à détruire le pont de bateaux que Bonnivet avait fait établir près de Buffarola. Les alliés s'emparèrent alors de Biagrasso ; mais ils y trouvèrent la peste qui avait commencé à s'y manifester, et qui, portée par eux à Milan , y fit périr en moins d'un mois plus de cinquante mille habitants.
Le camp français ne fut pas à l'abri de ce fléau, qui vint aggraver de la manière la plus lâcheuse la déplorable situation de l'armée qui commençait à souffrir cruellement de la famine ; et, d'un autre côté, le débordement de la Sésia sur la rive où se trouvaient les Suisses, fournit à ces derniers un prétexte pour ne point passer la rivière. S'ils n'avaient pu, en se joignant à Bonnivet, le mettre enétatdese maintenirdans le Milanais, ils auraient du moins assuré la retraite de l'armée. Mais en vain l'amiral les sollicita-t-il de passer la rivière; ils prétendirent qu'en ne leur envoyant pas à Ivrée les hommes d'armes* qui devaient les soutenir, il les avait dégagés de toute obligation, et ils se retirèrent.Ce malheur en amena un autre; lorsque les Suisses qui étaient dans le camp français virent leurs compatriotes s'éloigner, ils se débandèrent et coururent les rejoindre.