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Juillet. 1
Fructidor. |
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Nombre de jours
CAL L'UmVERS. CAf.
Cales (G. M. ), avocat de Toulouse, représenta le departeuieut de la ll,iiite- Garonne à l'Assemblée législative et à b Convention, qui renvoya, en 179S, près l'année des Ardennes. Membre du Conseil des Cin(j-Cents jusqu'en 1798 , il fut envoyé à la cbainbre des représentiints, en 1815. Mais comnit 0 avait voté ia mort de Louis, XVI lans appel et sans sursis, la loi d'am-
Siatie dî» 1816 le força de s'exiler ea uisse.
Galbtbs , ou CakH, peuplade celtique, dont le territoire était borné au N. par l'Océan, au S. par les f elocoiset, au JN. E. par les Anibiaiii, et •a S. O. par les UxaHL ^uUobonaf aujourd'hui Litteboone, en était la capitale.
CALiGNOa (Soft'rey de).. né à Saintlean-ée-Veiffu, prèa de Grenoble, en 1660, fotd*abord secrétaire de Lesdiguiè^es, puis chanceli«'r de Navarre, tout Henri IV, (|ui l'employa souvent 'dans les négofliations les plus difficiles. 11 travailla avec de Thou à l*édit de Nantes. « Soffrey Calignon , dit le 9^ Journal de Henri If^, excellent en K tout, mourut protestant à cinquante* « six ans et quelques mois, à Paris ^ «au mois de septembre, en 1606.»
On a de lui : Journal des guerres faites par François de Bonne ^ duc de Lesdiguiéres, *depuis fan i5SSjuS' qu'en 1597 , manuscrit ÎD-folio conserve à la bihiiotlièque royale; le Mépris des Dames, satire imprimée dans n Bibliothèque de DutenBêre. On à •ttritmé àTalignon V Histoire des choses remarquables et admirables advenues en ce royaume de France, ès cmnées dernières tàS7, 1688, iô89, par S. C; 1590,Jn-4*.
Calixte II appartenait par sa naissance à l'une des plus illustres familles féodales du moyen fige. Fils de GuillAume TSte hardie,, comte de Bour- * gogoe, il était parent de l'empereur, mi roi de France, de celui d'Angleterre; enfin, il était oncle d'Adélaïde le Savoie , femme de Louis le Gros.
Il était né vers le milieu du onzième siècle, dans la petite ville de Quiiigey;
nom de Gui de Bourgogne. Il était ar- ' chevêque de Vieniie depuis 1088, lorsque Gélase Xi, chassé de Rome, vint mourir à Cu'ny. Gui de Bourgogne fut élu aussitôt par les cardinaux qui avaient suivi le pape exilé. C'était en 1 119. Le nouveau pape essaya de s'entendre avec l'empereur Henri V, qui avait été couronné par Tantipape Maurice Bourdin, dit Grégoire VIII.
Un concile fut convoqué à Reims k cet effet; lAais ce ne (ut qu*en 1123, à la diète de Wurtsbourg, que Paooond fut conclu, et que finit la longue querelle des investitures, qui troublait depuis cinquante ans le monde chrétien»
L*empereur conserva le droit de faife faire les élections en sa présence, et d*investir Télu des régales par le sceptre; le pape eut pour $a prérogative Tinvettiture par la crosse et ranneaii.
Tous les domaines confisqués sur l'église devaient être restitués; et les deux parties s*étant promis une solennelle réconciliation , l'empereur communia des mains de Tévéque d*Ostie, et celui-ci , représentant de la papauté, lui donna le baiser de paix. Des l'année 1123, Calixte était entré à Rome, et y avait rétabli la véritable autorité pontificale, entreprise où il avait été efficacement secondé par les Normands de la Pouille. Ce n'était point assez d*avoir chassé Bourdin de Rome; laii> serdanslesein'de l'Église tous ceux qu*)r avait introduits l'antipape, c'eût été une grossière faute de politique. Calixte tint un concile général , le neuvième œcuménique dont l'histoire fasse mentiotti et le premier de Lalran; et là furent annulées toutes les ordinations faites par Bourdin, avec défenses à l'antipaue d*usurper désormais les biens de Tbglise, sous peine d anathème. Dans le même concile, le pape fit décréter €||u'on enverrait des secours aux chrétiens d'Asie; et lui-mtoie il paya k rançon du roi de JérusalcfliyBaudouki II, et fit la plus grande J)artle des frais de l'armement de la flotte vénitienne qui alla porter des secours à ce monargue. Après avoir terminé quelques différenas avec Roger, roi de Si-
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paix dans les États de l'Église; il dé- Irulsit la puissance que s'étaient arro*
gée, à la laveur des troubles, quelques vassaux du saint-sié^e, et délivra le peuple de leur tyrannie : il institua uue police plos régulière dans Rome, y répara ou construisit un certain nombre de monuments, et mourut à la fin de l'année 1124, universellement regretté, surtout des Romains qu'avaient charmés son a£fabilité et la douceur de sou caractère. On trouve un certain nombre de sermons et d autres opuscules du pape Calixte |I dans divers recueils religieux.
Calixte 111, qui fut élu pape le 8 avril 145Ô . et qui mourut le 6 août 1458, était encore un Français. Il se nommait Alphonse Borgia , et était né à Valence. On dit qu'il avait extrêmement à cœur les intérêts de la religion; et ses tentatives de croisade sont une prenve au moins de sa bonne volonté.
On lui reproche, peut-être sans fondement, d'avoir aimé trop l'argent, et d*avoir laissé à sa mort un héritage trop peu apostolique. On peut aussi lui reprocher son aveugle prédilection
{)our son neveu y Lenzuoli , leqiuel prit e nom de Borgia, et, plus tard , scandalisa l'univers sous le nom d'Alexandre VI. C'est à Calixte II! que cet infâme dut le commencejfuent de sa haute fortune politique. Mais CaMxte a bien mérité de notre pays par un grand acte de justice que réclamait en vain la conscience du monde chrétien, et qu'il o$a accomplir. Le 14 juillet t46o , Calixte fit prononcer, par une commission ecclésiastique, la réhabilitation de Jeanne d'Arc. 11 fut déclaré, par un arrêt solennel, que Jeanne était morte martyre pour la défense de sa religion , de sa patrie et de son roi. Calixte eût bien voulu la canoniser; mais son courage n'alla pas jusque-là : qu'avait d'aillears besoin Theroîqne victime d'une canonisation pour être à jamais dans sa patrie l'objet d'un culte religieux et d'une sainte admiration?
C\LLAc, seigneurie de Bretapie, à 28 kilomètres de Guimgamp, érigée en baronnie en 1644. Ce lieu tait aujour-
d*hui partie dnd^artementdes Gôtesdu-Nord.
Callamabd ( Charles-Antoine ) , sculpteur, né à Paris, fut élève de Pajou et obtint, en 1797, le premiei^ grand prix de sculpture sur le suiet
Ulysse enlevanl à PhUoctète les fiéches d'Hercule. Il envoya de Rome à l'exposition, en 1810, une statue de marbre représentant V Innocence ré' chauffant un serpent.Vne jeune fille, assise sur un rocher, enveloppe dans sa draperie et réchauffe sur son sein un serpent engourdi. L'expression dé tristesse qu'elle éprouve en voyant la douleur de cet animal est très-belle; l'exécution des pieds et des mains est pleine de délicatesse. Sa statue en mar* bre, représentant Hyacinthe blessé, mit, en 1812, le sceau à sa réputation. Cette belle figure, dont l«s formes sont si élégantes et si pures, a été mise, par quelques personnes, en parallèle avec ce que l'antiquité a produit de plus partait. Ces deux statues sont au mu* Bée do Louvre, galerie d*Angoulême.
La mort qui frappa Callamard, vers 1821, lorsque, jeune encore, il allait donner à son talent tout Tessor dont tl était susceptible, a privé la Fftinei d'un çrand sculpteur. CallamanI a sculpte à Tattique de l'arc du Carroth sel, les armes dltaiie, soutenues par la force et par la sagesse.
Callabd de hk 0CIQUEBIE (Jeau- Ba|)tiste), professeur de médecine à Tuniversité de Caen, et membre de l'académie de cette ville, où il mourut en 1718, à l'âge de 88 ans, a laissés Lexicon medicum etymoloaicum , sive tria etymologiarum miiua quas i»
tcholis publicit medidna alumnot Um po$tiikmte»êU9euU; Caen,ie78, in-19{ cet ouvrage, fort estimé, a été réimprimé plusieurs fois, et la dernière édition contient onze mille étymoloeies; Caialogui jUaniarum êi fsefijMMasis, pratensibusj maritimîs, areno9§$ et syli'esfribus propè Cadomum in Nortmannia nascentiumi Paris, 17 14 :
ce petit livre est rare et peu oomra.
Callas, petite ville de rancienoe Provence, aujourd'hui départementdu Var, à 8 iLilometres de Dragvignani
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donna, en 1536, un grand exemple de patriotistne. Cbarles-Quint traversait IM Alpes, et FlrançoisI*' n'afait point d'armée à loi (qiposer; le gouveniear de la Provence résolut de le repousser oar d'autres moyens, et de le forcer a se retirer, en faisant uo désert deTant ]ui. Il ordonna, en oonsé*
3uenre, aux habitants de se retirer ans des lieux sûrs, et de brûler et dévaster tout ce qu'ils ne pourraient
Sas emporter. Les habitants de Callas onnèrent Pcxemple du dévouement et mirent eux-mêmes le feu à leurs maisons, et, de proche en proche, toutes les villes, boargs et villages de la Provence les imitèrent. La population de Callas est aujourd'bui de 2,268 habitants.
Gallb (la). Ville de l'Algérie, dans h province de Bone, sur le bord de la mer, à 6o kil. à l'ouest de Bone. Cette ville, cédée à la France par le traité du Bastion de France (voyez Concesfiom) en 1694, était d'une grande importance sous le rapport cotnmercial. La garnison française qui y était établie, veillait, avec celle du bastion, sur les navires qui se livraient h la pèche du corail. (Voyez ce mot.) Cëtlt ville a été brûlée, en 1027, par les troupes du dey d'Alger.
• Callvt (Antoine-François), peintre d'histoire, né à Paris, en 1741, fut reçu à l'Académie en 1780. Dans l'histoire de la peinture française, il se place à o6té de Suvée, de Brenet, de le Barbier, de Vincent et de Peyron, c'est-à-dire, parmi les artistes de cette école dont Vien est le représentant le
S lus célèbre, et qui, en retirant Tart 6 la fausse voie où Boucher l'entrât* naît, préparèrent l'époque de David.
Callet dessinait assez correctement, mais composait lourdement : son coloris n'est pas fava, mais il n'a au- . «une Qualité supérieure. Tels sont, au reste, les caractères de l'école à laquelle il appartenait. Cependant, quelque faibles que soient lèsceuvresdeoesartistes, comparées à celles de David, de Gros et de Gérard, on les trouvera remarquables à côté de celles de Lancret, de natteau et de Loutherbourg. C'est en
effet une gloire pour Callet et ceux que nous avons cités avec lui, d'avoir va le mal et essayé de Uen faire. Les principales productions de Callet sont :
Curtius se dévouant pour sa patrie; Fénus blesséepar DUmède; V Automne et les Satwrnales ; Achille traînant le eoqu Hector autour de Troie; la Frànce sauvée y allégorie sur le vaisseau de l'État, sauvé, suivant Callet, au 18 brumaire ; ^bataille de Marenao ; Ventrée du premierconndà Lyon, Te mariage de Napoléon et de Marie»
Louise; le traité de Presbourg; Érîgone; un Ganymède; une allégorie sur u naitsanee au roi de Rome ; la red»
dUiondCUlm (1812), à Versailles ; Ventrée de Napoléon à Farsovie; Achille à la cour de Nicomède; enfin les portraits de ImU XV m et du comte aArtoU. Callet est mort en 1828 C).
Callet ( Jean - François ) , savant mathématicien, né à Versailles en 1744, vint s'établir à Paris en 1768, el y forma, pour l'école du génie , un grand nombre d'élèves distingués. Il remporta , en 1779, le prix proposé
i)ar la société des arts de Genève sur es échappements. Il termina, en 178S, son édition des Tables de Gardiner^ iii-8",où Ton trouve les logarithmes des nombres jusqu'à 102,900. U fut nommé professeur d^hydrographie à Vannes, en 1788, et, peu de temps après, à Dunkerque. jkevenu ensuite à Paris, il fut professeur des ingénieurs-géographes au dépdt de la guerre pen* dont environ quatre ans. Il publia,en 1795, la nouvelle édition stéréotype des Tables de logarithmes, considérablement augmentée (jusqu'à 108,000), avec des tables de logarithmes des sinus pour la division décimale du cercle, et présenta à l'Institut, vers la fin de 1797, Tidée d'un nouveau téléraphe et d'une langue télégraphique ont les signes s'adaptaient , par une combinaison mathématique , a douze mille mots français dont il proposait
(*) Callet a peint en outre au Luxembourg un phfiDiid repréaantant la lt»er de tauton.
C'est par erreur que les biographes disent que cet artiste remporta en 1759 le premier graud prix de peinture.