CAI. FRANCE.' CAL
de faire un dictionnaire. Ce savaot Calltette (L.-P.), curé de Gré-
inourut à Paris en 1799. court, près de Uam, déparleuient de
Calletot (Guillaume), chantre à la Somme, mourut vers la fin do dix-
déchant de la chapelle de Charles V, huitième siècle. Il a publié : Histoire
vers 1364. « Ce chantre, dit M. Fétis, de la vie, du martyre et des miracles
était un de ceux qui, dans la chapelle de saint Quentin, Saint- Quentin,
du roi, improTisaient l'espècede contre* 1767, in-l S ; et des Ménuàre$poiitr ser»
point simple qu'on appelait chant sur vir à thistoire ecclésiastique, civile et ,
le livre. C'est ce qu'indique son titre militaire de la province de rerman- '
de chantre à déchant. Les appointe- dois. Cambrai, 1771*72, 3 vol. in-4''.
ments de Calletot, ainsi que ceux de Caxugbaphbs. — Ce mot, formé
ses collègues, étaient de quatre emu des deux roots grecs, xo^ô;, beau, et
par jour.» TP"^"» j'écris, désignait jadis les per-
Calliàn , petite ville de rancienne sonnes chargées de déchiffrer et de
ProTence, aujourd'hui dénanemeiit du mettre au net les notes tachygraphi-
Var, à fiost-neuf kilomètres de Dra* ques recueillies dans les assemblées
guignan, fut réduite en cendres , en publiques. On donna aussi plus tard ce
1391 1 par Raymond de Turenne, et nom aux copistes du moyen âge. Les
rebâtie sur une éminenee où se trou- calligraphes des livres ainsi que ceux
vait un hameau fortifié , qui , avec des chancelleries cherchèrent de bonne
d'autres forts, avait servi à la dé- heure à embellir leur écriture. L'u-
fense de l'ancienne ville. La poçula- sage du cinabre leur était venu des
tion de Callian est aujourd'hui de Romains, qui s'en servaient pour les
deux mille deux cents habitants. On rubriques (voyez ce mot) de leurs li-
y voit des restes d'antiquités romaines, vres, et ils remployaient pour orner
Callièrbs (Fr.de), fils de Jacques leurs manuscrits, soit en marquant de Callières, naquit en 1646 à Tbori- de traits rouges les premières lettres gny, Tille de la basse Normandie, si- des périodes et des paragraphes, soit gna comme ministre plénipotentiaire, en traçant entièrement ces lettres avec en 1698, le traité de Ryswick,puis de l'encre rouge. Ce fut en Grèce devint secrétaire du roi , et remplaça que Ton commença à changer les Quinault à l'Académie française en lettres rouges en lettres d'or et d*ar- 1683. On a de lui entre autres ouvra- gent. Les rois francs adoptèrent égales : Des mots à la inode. 1692 , lement dans leurs manuscrits ce luxe, m'i2\ Traité du bon et du mauvais qui, sous les Carlovingiens , prit vsaaede^exprimerf et des façons de de très -grands développements, et parler bourgeoises.\^Z^\n'\2\ Delà dont les différentes bibliothèques de manière de négocier avec les souve- l'Europe , et en particulier la bibliorains. 17 iQjm-l2\ Histoire poétique thèque royale de Paris, conservent de la guerre nouvellement déclarée plusieurs échantillons remarquables. entre les anciens et les modernes, mus citerons entre autres, dans ce Paris, 1688, in-12: Panégyrique his- dernier dépôt, la fameuse Bible dite torique durai Louis XI y. Pans, 1688, de Charles le Chauve, in-^. François de Callières mourut Ges travaux disaient habituellemeiit en 1717. roocnpation des moines, ainsi que le
CALLitBES (Tacqties de), maréchal prouvent les suscriptions d'un assez
de bataille des armées du roi , avait grand nombre de manuscrits. Mais les
publié plusieurs ouvrages, entre au- calligraphes de France, tant réguliers
très, une Histoire de Jacquet de Ma- que séculiers , n'ont que rarement mis
tignon, maréchal de France, et de leurs noms à leurs ouvrages. Les co-
ce qtù s'est passé depuis la moi^t de pistes du précieux Codex evangelio-
François I^' {IS47) Jusquà celle de rum. qui était jadis à Saint-Denis, et
ee maréchal (1607). Paris» in-fol., qui doit être maintenant à Saio^£m-
1861 • meran de Batisbonne, étaient deux re-
' T.JT» 3* JUmiinm. (DiGT. BlffCTCL., BTG.) S
lé CfL L'UI^I
itgieux da neuvième siècle nommés
Beringar et Luithard; et le calligraphe du beau Codex bibl. , qui fut présenté à Cbarleinagne lors de son séjour à iPavM, s'appelait Ingobert Des religieuses ont aussi perpétué le soUTvnîr de leurs travaux calligraphiques en y inscrivant leurs noms, tin France, saint Gésaire (voy. CAsàibb [saint) ), qui, vers la fin du cinquième siècle, fonda à Arles un couvent de femmes, prescrivit à ces religieuses de s'occuper, pendant certaines heures, à copier des livres,, et saint Féréol Tordonna aussi, am sixième siècle, à ses moines d'Usez.
A l'époque de Tiovention de l'imprimerie, les calligraphes, pour obtràir une forme égale d*éeriture, furent obligés d'employer une méthode, fort ancienne il est vrai , mais nouvelle par Tappiication qu'on en fit Elle consistait dans l'emploi de lames de laiton; de cuivre ou de fer blanc , découpées; et Ton faisait ainsi des livres entiers, travail pénible et fastidieux qui ne pouvait guère convenir qu'à des religieux. Ce genre frécrilure fut principalement employé pour les grands livres de plain-<'.hant, ainsi que cela se
Sratiquait encore il y a une vingtaine 'années dans quelques couvents d'Allemagne. T>es Français parvinrent dans ce nouvel art à un assez grand degré de perfection^ ooat dterm, entre autres , un moine de la Trappe nommé Deschamps qui vivait au dix -septième siècle. (Voyez Mamuscbits, AÎufiA-
TUBBS, COFISTfiS.) . ^
Aujourd'hui fie mot eatligraphe sert
à désigner les personnes qui ont une écriture belle et régulière. Cet art est malheureusement très-rare en France, tandis qu*aa contraire en Angleterre, en Allemagne et en Amérique, rien n'est plus commun que ce que l'on appelle vulgairement une belle main^ Callot (Jacques), graveur, naquit à Kancy en 1593, de parents nobles, qui s'opposèrent à ce qu'il cultivât les arts pour lesquels il montrait un goût décidé. Il quitta à douze ans la maison paternelle, se joignit à des Bohémiens avec lesquels il se rendit en Italie.
Peut-être est-ce aux souvenirs des
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aventures dont H fiit alors le témoin
obligé, qu'il dut la verve et la gaieté énergique de quelques - unes de ses compositions. Un officier du duc de Toscane , qu'il rencontra à Florence, le délivra de ses compagnons, et lé pinça chez un peintre célèbre, Rémigio Canta-GaUina, Callot se livra alON à rétude avec on tète tnllitigable. Mais ce fut surtout à Rome qu'il étudia l'antiquité et îa gravure sous Ph. Thomassin. De retour à Florence, H se Ka àvée I. Stella , de Lyon , et lut employé par Cdme II à retracer les fêtes données à l'occasion du mariage de Ferdinand. 11 revmtà Nancy en 4 620, et la plupart des grands personnages du temps le chargèrent de reproduire leurs actions. (Test ainsi qu'il grava, pour Spinola, la prise de Breda, poiir Louis XIII , la prise de la Rochelle; mais quand ce princé lui ordonna de graver la prise de Nancy, il refusa fièrement de faire queU que chose contre Thormeur de sa patrie. CaHoi reproduisit , au moyen de la gravure n l'eau -forte, toutes les créations de sa poétique imagination.
Il s'est placé, par ses originales compositions (ftoi loi donnent «ne certaine ressemblance avec Rabelais , au premier rang des compositeurs et des graveurs de son époque. Il fut le chef de la briNante éCQïle ^ a prodiA les Labelle, tes Dopleufis-^llertanx .
les Boissieu , etc. "Nous citerons parmi ses ouvrages les plus remarquables, les Miièra de' la guerre, les Supplices, la TenMkfnée Mata Antoine^ etc. Son oeuvre se compose de plus de quinze cents pièces. Il mourut à Piancy, le 24 mars 1635.
CAJ.LOTS. On appelait ainsi une race de mendiants valides, qui était fort répandue à Paris dans la première moitié du dix-septième siècle.
Ces mendiants frisaient partie de la rande commimauté de Guenœ, et abitaient la cour des Miracles. Ils prétendaient avoir été guéris de la tei^ après m pèMna^ à MnCe- Beme.
Callsdobf (combat de). Pendant la campagne de lorsqu9 le
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FEAI^CE.
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ptiiioe Eugène, à la tête de Tarmée d'Italie, se porta vers la Honiirip, pour opérer sa jonction avec la grande armée commandée par l'empereur, il laissa en Styrie une division sous les ordres du f^énéra! Broussier. Ce dernier devait prendre position à Gratz , aûn de maintenir linre la route par laquelle devait déboucher le général Marmont à In léte de l'armée de Dalmatie. Pendant que Broussier, établi à Gratz, eu bloquait la citadelle, il apprit que le général autrichieB Gnilay s'avançait vers cette ville, avec un corps considérable, par la route de Marbourg. Bien que les forces du général français ne ae composassent que de deux régiments d'infanterie, il crut devoir prendre l'offensive. En conséuuence , il sortit de la ville le S4 jum 1809 , passa la Mohr et aa porta sur la rive droite de cette rivière, à Gorting. Là, ayant été informé de l'approcbe du corps de Marmont, il se dedda à faire cnavger une avant-garde autrichienne qui se trouvait à Feldkirchen. Cette troupe se retira, en longeant la rivière, vers le village de Gallsdorf , où se trouvait le gros du corps de Guilay, qui cber* cliait à s'y établir. Le général Broussier, quoiqu'il fût alors lîuit heures du soir, ut attaquer sur-le-champ : Callsdon fut emporté à la baïonnette par Je neuvième régiment de ligne, soutenu du quatre-vingt-quatrième. Le premier de ces régiments, maître du village, 8*élança en avant jusqu^à la première ligne ennemie, formée à quelque distance. Cette ligne se débanda , et entraîna daus sa fuite la deuxième et la troisième. En moins d*une demilieure, un corps de vingt mille Autrichiens, soutenu par trente bouches à feu et par deux mille chevaux, fut nus en dâroote par quatre bataillona. Celle affaire si rapide et si glorieuse pour les Français ne leur coûta que quarante morts. Le lendemain , le genéjal Guilay ayant rallié ses troupes, passa la Muhr à Wildon, afin de se j)orter par la rive gauche vers Gratz. La rive droite se trouvant ainsi libre, le corps de Marmoot opéra, le 2G, sa
jonetioii irec odnl da génând Brons^
sier.
C4LMET (dom), Augustin, naquit à Mesnil-la-Horgne, en 1672, se fît bénédictin de Saint- Vannes en 1688, et se livra d'abord avec la plus grande activité à l'étude des langues orientales.
Il fut ensuite chargé d'un cours de philosophie et de théologie. Après quoi, il fut envoyé, en 1704, à l'abbaye de Munster, avec letitrede sousprieur. C'est là qu'il forma une acadé* mie de huit ou oix religieux, exclusivement occupés de l'étude des livres saints. Il y composa en partie ses commentaires , qu'on le décida à publier en français plutôt qu'en italien. Il Ait fait abbé de Saint-Léopold à Nancy, en 1711, et de Senones, en 1728. Il mourut dans cette dernière abbaye en 1767.
Ses vertus ne le* cédaient point à sa vaste édition , et il était si peu ambitieux , qu'il refusa le titre d'évéque inparfibus, que lui offrit fieooît XIIL Quoique livre constamment à l'étude, nne négligea point l'administration da temporel de son abbaye. Il y Ht des augmentations et embellissements, et surtout en enrichit coosidérablemeut la bibliothèque.
Le nombre des ouvrages publiés par ce savant est considérable; on pourrait les évaluer à soixante-dix volumes in-4**. lies principaux sont un Commeniairé littéral sur tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament^ ouvrage très-savant , mais où l'on aimerait cependant à voir résoudre les difficultés élevées par les pliilosophes contre beaucoup de passages des livres saints; 2° les dissertcUkm et les pr^aces des comntentaires avec dix-neuf ditsertations nouvelles-; 3* CHistoire de V/1ncien et du Nouveau Testament^ j)0ur servir d'introduction a l'histoire ecclésiastique deFleury; 4** leDiction' naire critique , historique et chrono»
logique de la Blble^ avec des Jigures : c'est le Commentaire réduit a Tordre alphabétique; 5° l'Histoire ecclésias»
tique et civile de la Lorraine, la meilleure qu'on ait publiée de cette province ; 6° Bibliothèque des écrU vains de Lorraine : V Histoire Knt-
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LUNIVERS. CAl
verselle sacrée et profane ; 8» Dissertation sur les apparitions des anges, de» démon» et de» eeprli» , et sur les revenants et vampires de Hongrie; 9" Commentaire littéral historique et moral sur la régie de Saint- Benoit, ouvrage qui renferme des détails curieux.
Calonnb (Charles- Alexandre de) naquit à Douai en 1734, d'une famille distinguée dans la magistrature. Une grande vivacité d'esprit, jointe à beaucoup d'ambition , des manières élégantes, le goOt du luxe, une moralité plus que douteuse, une imagination fertile en intrigues et en ressources de tout genre, tels sont les principaux traits du caractère de cet homme, dont le passage au ministère a si gravement compromis la royauté.
Ayant embrassé la carrière du barreau , il fut d'abord avocat général au conseil principal d'Artois, puis ensuite procureur général au parlement de Douaif et ne tarda pas à devenir maître des requf'tes, ce qui lui donna entrée au conseil. 11 débuta d'une manière peu honorable dans la carrière de Tadministration. Les querelles entre les parlements et le clergé avaient été, en Bretagne , plus vives que partout ailleurs. Les jésuites, soutenus par le gouverneur de cette province, le duc d'Aiguillon , avaient conjuré la perte du procureur général la Cbalotais. Ils l'accusèrent de vouloir détruire les antiques bases de la monarchie pour y substituer la démocratie. Des lettres anonymes, injurieuses à la majesté du trône , tombèrent entre les mains du Toi , qui chargea la Vrillière de pren* dre des informations sur ces lettres.
Ce secrétaire d'État , qui était parent du duc d'Aiguillon, les ayant montrées j comme par hasard, à Galonné, celui-ci s'écria aussitôt : « Voici l'écriture de M. de la Cbalotais. » Cette scène, concertée entre eux, eut pour résultat ranmtation de la Cbalotais; mais le complot tourna à la confusion de ses auteurs : après bien des efforts pour réunir les éléments d'une accusation positive contre cet estimable ma* gistrat, on fut obligé de le remettre
en liberté, et Calonne n'y gagna que la -réputation d'un audacieux intrigant.
En montant sur le trône, Louis XVI avait choisi Turgot et Necker pour ministres ; mais les courtisans , alarmés des projets de réforme qtie préparaient ces deux hommes d'État , les obligèrent, par leurs cabales, à donner leur démission. Dès lors, tout fut perdu , et la révolution devint imminente. MM. Joly de Fleury et d*Ormesson,qui leur succédèrent, ne purent rétablir l'ordre dans les finances. Galonné , protégé par 1^ comte d'Artois et M. de Vergennes , ministre des affaires étrangères, fut nommé, en 1783, au contrôle général. Si les courtisans avaient eu à redouter la sévère économie de Turgot et de Necker, ils n'eurent qu'à se louer de la facile complaisance du nouveau contrôleur général.
Calonne ne s'étudia qu'à plaire à la cour, et il y réussit, du moms pendant quelque temps. Il donnait dès fêtes , payait les dettes du comte d'Artois , prodiguait l'argent à la reine, donnait des pmsions et des gratifications à ses protégés , soldait l'arriéré , acquittait toutes les dettes, achetait Saint-Cloud et Rambouillet. Lorsque le roi l'interrogeait sur les ressources du trésor, le mmistre lui faisait le tableau le plus séduisant de la situation de la France. Il ajoutait qu'il avait des plans tout prêts, qu'il mettrait au jour quand il serait temps, et dont l'effet serait d'effacer jusqu'aux moindres traces du déficit. Les moyens qu'employait Calonne pour faire face à tant de profusions étaient simples : il empruntait, antici-
fiait, rendait les édits bursnux , proongeait les vingtièmes , imposait des sous additionnels avec une facilité que n'avait jamais montrée aucun de ses prédécesseurs. Le parlement avait beau faire des remontrances toutes les fois qu'on lui présentait des édits, le roi ordonnait d'enregistrer, et on était contraint d*obéir. La détresse du peuple parvint à un point qui ne permît plus de lever de nouveaux impôts ; et, quant au crédit, les nombtèux empntnts du ministre l'avaient épuisé*
'fi
Dans cette situation critique, il ne se laissa point décourager» et trouva de l'argent pour maintenir son luxe et ses énormes dépenses. Enfin, en 1786, il se prépara à mettre à exécution la grande mesure qu*il gardait deptiis si longtemps en réserve : il convoqua une assemblée des notables. Son intention était de demander à cette assemblée régale répartition des impôts, Tanéantissement des privilèges d'État, Tabolition des corvées et de la gabelle.
Cette mesure ne satisfit aucun parti.
La nation, éclairée sur ses propres intérêts , demandait la oon?oeation des états généraux ; et, guant à la noblesse, outre qu'il comptait parmi elle beaucoup d'ennemis qui conjuraient sa ruine avec les parlenlents, elle était trop prévenue contre ses premières opérations pour lui accorder les sacrifices qu'il réclamait d'elle. Ce qui nuisit surtout au projet de Galonné, ce fot la mort de Vergennes, arrivée quelques
iours avant la convocation des nota- »les. Néanmoins , il se présenta avec assurance devant rassemblée, dont l'ouverture eut lieu le 2 février 1787. Il y prononça un discours non moins brillant au'habile , dans lequel il fit le tableau le plus flatteur de l'état de l'industrie et du commerce; cependant il fut forcé de convenir d'un déficit énorme de cent douze millions. Loin d'accueillir les moyens qu'il proposait
f>our rétablir les finances, les notables ui demandèrent des comptes. Obligé de se défendre , mais fort embarrassé de le faire^ Calonne déclare que l'arriéré remontait au ministère de l'abbé Terray; qu*il était alors de quarante millions; que l'administration de Nec* ker en avait joint quarante autres , et qu'il n'avait pu lui-mérae éviter une surcharge de trente-cinq millions. Necker ré[)()ndit en soutenant, comme il l'avait fait dans son compte rendu, que , pendant sa gestion , les recettes excédaient les dépenses de dix millions. Dès lors, les notables, heureux d'avoir un prétexte pour se venger des inquiétudes qu'il leur avait inspirées sur leurs privilèges, ne gardèrent plus de mesure contre lui. La cour, yoyant
bien qu'il ne pourrait plus fournir à ses prodigalités, s'unit aux paiements.