I.égion qui siiyvés l'éteriltl etlendard
Et qui, dans re. prand opuTre, eiisirs *.i grande pari , Célébrés, avec moi, \h KiiiTritTe liouloiir.
Faites prendre à ma voix l'iclulde la truiniielU,
sprit, dÏMtusés mon projet»
Kt rciidéî mou baleine ëpale à mon sujet. «•
KscbaufTùs mon esprit, di»pusés mon projei
La mission que Chapelain reçut en lG(i2 de Colbert, de dresser la li^te des savants et des littérateurs, tant étrangers que nationaux, qui devaient avoir part aux libéralités nu roi , augmenta le nombre de ses ennemis. A i'upjjui
de sa liste , il présenta à eoa Uéccnc
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de curieuses notices, oui aous ont été conservées dans un volume de Mékm»
gêt de littérature tirés de ses lettres manuscrites , et publié en 1726. Corneille y obtient quelques éloges entre Scadén et Cassaigne ! Quant aux faveurs dont il jouissait lui-même, elles lui avalent été accordées comme « au « plus grand poète qui eût Jamais été, « et du plus solide jugement. » Cha-
rslain joi.i^nait, chose assez étrange, un grand fonds d'obligeanccun amour excessif de l'argent. On le voyait, pour cacher le mauvais état de son habit , porter on manteau au cœur de Tété.
Il mourut en 1674, à l'âge de soixante et dix-neuf ans , d'une oppression de poitrine, suite d'un refroidissement.
On trouva entassés chez lui cinquante mille écus. Aux ouvrages que nous avons indiqués , il faut ajouter quelques odes et une paraphrase du Mise' rere imprimée en 1636.
Chapelet. — Suivant VHîstoire ecclésiastique àe Fleury, les moines furent, au onzième siècle, les inventeurs du cliapelet..' Lorsqu'on attacha des frères lais ou laïques au servicedes maisons religieuses, on les assujettit à réciter, à chacune des heures canonieales , un certain nombre de pa~ ter. Pour qu'ils s'en souvinssent, on imagina de leur faire porter une suite de grains enfilés qui devaient leurraupeler ce devoir, et le nombre de fois quMIs avaient à le remplir dans la jour* née. Cette origine du chapelet n'est pas cependant tellement admise, que d'autres écrivains ne l'attribuent au célèhtt Pierre l'Hermite , prédicateur de la première croisade. Quoi qu'il en soit de ces deux versions, il est de fait que l'usage de porter et de réciter le âiapelet, dont les hommes d'église furent certainement les auteurs et qu'ils empruntèrent peut-être à l'Orient, passa de ceux-ci aux gens du monde , et donna naissance à la profession des patenôfriers ^ qu'Étienne Boileau soumit à des rèfçlements. Les uns et les autres portaient leurs chapelets pendus à la ceinture. Ceux des religieux étaient simples , ceux des personnes du monde étaient d'or, d'argent , de
corail, de perles, de jais, etc. , ce que le j^rédicateur Olivier Maillard censurait amèrement, ( omnie chose de luxe bien plus que de dévotion. Les prostituées portaient elles-mêmes des chapelets de prix , que les agents du prévôt de Paris ne manquaient pas de leur snisir, nvec les ceintures auxquelles ils étaient suspendus, quand celles-ci étaient dorées, argentées ou brodées, en infraction aaz ordonnances. En 1450 , on saisit sur une femme publique d'extraction noble, avec un Jgnxis Dei d'argent et heures à femmes^ un Pater noster (un chapelet) en corail. I
A partir de la réforme, le chapelet devint le signe de recuunaissance des catholiques. Dans le temps de la ligue, les jésuites de la rue Saint- Jacques à Paris, qui en étaient les partisans les plus zélés, avaient fait de leur maison un foyer de fanatisme et de sédition, et y attiraient les hommes crédules et ignorants, dont ils faisaient des instruments de trouble.
A cet efifet, ils avaient institué une confrérie ou congrégation , dont cha* que nflilié était tenu de réciter journellement les prières indiquées par son chapelet , et de le porter au cou* Ce signe extérieur servait aux confrères à se reconnaître. Tous les dimanches, les. seize chefs de quartier qui
Souvemaient alors Paris , l'ambassaeur d'Espagne , le légat du pape , les curés et les religieux les plus exaltés, se réunissaient, dans une chapelle haute de la maison des jésuites, aux hommes du peuple qu*ils avaient séduits ; là , il se prononçait un discours dans lequel était accumule tout ce qui pouvait avoir pour résultat de maintenir le public dans un état d'exaltation fanatique. Après ce discours, le peuple était congédié, et les chefs, parmi lesquels était le curé François Pigenat, qui , le 14 février 1589 , figura dans une procession tout nu , et sans autre voile qu'une guilbe (guimpe) de toile blanche , discutaient les affaires de la sainte ligue.
Le pape prodigua aux confrères du chapelet les trésors inépuisables dont
Dlgitlzed by Gopgle
CHA
îl dispose ; il les gratifia de neuf vingt mille ans et neuf vingt ynille quaranr taines d'indulgences , et de la rémii'* sion de tous leurs péchés au moment de la mort. Tout bon ligueur devait être de cette confrérie » et porter ostensiblement son chapelet en guise de collier, témoin ces deux vers da temps :
Qui n*a ^Bfwiatf m coo Mérita 4*7 avirfr u IIcob.
Henri III et ses mignons , afin de
prouver ostensiblement leur attneheinent à la véritable doctrine, portaient i la ceinture des chapelets ornés dé petites têtes de mort sculptées en ivoire. Le (iiinanclic 2fi septembre 1621 , des protestants qui revenaient de Cbarenton , où ils avaient été assister au prêche , furent assaillis, sous prétexte de reliijion, par une troupe de vagabonds et de voleurs armes, qui, dépouillant violemment les hommes de leurs manteaux , sous prétexte de s'assurer s'ils portaient des chapelets et étaient catholiques , leur enlevaient leurs bourses. La même année, un nommé Fontenay, pendant une guerre contre les protestants,
Î)roposa à Louis XIII un moven inàiliible, selon lui, de prendre les places de la Rochelle et Montaoban , que ceux-ci possédaient. Ce moyen consistait à affilier toute l'arniée royale à la confrérie du Rosaire, à obliger chaque officier et diaque soldat de porter un chapelet bénit par un religieux jacobin, et d'en réciter les prières. L'auteur de cette belle invention, dont jamais général d'armée ne s'était avisé jusque - là , voulait que les chapelets des officiers fussent plus riches que ceux des soldats ; à tout sci!j;neur , tout honneur; « il seroît à propos, di» « sait-il, que Votre Majesté fît donner « à chaque soldat un chapelet de deux « sous, enfilé de fil ciré ou de corde à « boyau ; et aux chefs et qualifiés , « Votre Majesté en donneroit de sa « propre main qui seroient de plus « haut prix. » Jamais on ne croirait à une pandlie extravagance , si elle n'avait été imprimée sous le titre de :
Aéoit au roi pour /acUemenê preih
dre Montauban^ la Rochelle et autrti villes, Paris, 1622, pag. 10.
L'usage de porter des chapelets se perdit insensiblement chez les laïques; mais il se maintint rhez les religieux. Les sœurs de cliariié et les membres de quel(]ues congrégations de femmes le portent encore aujourd'hui. Les gens de la eampagne, particulièrement les feuunes et les vieillards, ont aussi constamment un chapelet dans leur poche, a6n d*en réciter les prières à l'église, quand ils ne savent pas lire, ou le long de leur chemin , lorsqu'ils font seuls, à pied, unemardie de quel« que durée, us appellent encore cette occupation pieuse , dire ses patenôtrès. Lorsque le pape Pie V U vint à Paris en 1803 pour sacrer Tempereur Napoléon, un homme bien avisé acheta à bas prix tous les chapelets qui étaient alors relégués dans les greniers des marchands bimbelotiers , et les revendit ensuite aux dévots, avec un grand bénéfice, comme ayant été bénits par le saint-père. Le chapelet entoure encore l'écusson de plusieurs prélats et gens d'Église, comme signe de leur dignité.
Il existe encore dans quelques villages des confréries du chapelet ; mais elles n*ont plus le caractère séditieux des confréries de la ligue, car les temps ont changé et les jésuites ne les pré* sident plus.
Chapelisb (voy. lbChapxuvb).
Chapeliebs de' feutre. — Quand l'Assemblée constituante abolit les jurandes et les maîtrises, la communauté des chapeliers de feutre , ou simplement des chapeliers , datait déjà de 1578. Ses statuts furent plusieurs fois modifies ; et , au moment de la révolution , elle était gouvernée par quatre jurés. Pour être admis à la maîtrise, il fallait avoir fait cinq ans d'apprentissage , quatre ans de compagnonage , et présenter un chef-d'œuvre , rormalité dont les fils de maître étaient seuls exempts. Les chapeliers se divisaient à Paris en quatre classes . ne formant toutefois qu'une seule corporation, et vivant 80U8 le même régime. Ces quatre das-
ses étaient celles des maîtres fabricants , des mnîtres teinturiers , des maîtres marchands en neuf , et des maîtres marchands en ▼ienx. Quand f usage des chapeaux fut général, la chapellerie devint une branche d'industrie et de commerce fort importante, notamment à Paris et à Lyon.
Pour en fiiToriser l'aoeroîssement , et en tirer quelque revenu dont profitât le trésor royal , un arrêt du conseil , en date du 18 avril 1784, fixa un droit d'entrée sur les chapeaux venant de l'étranger, et un droit de sortie pour les chapeaux de fabrique française.
Aujourd'hui la profession de chapelier est libre comme toutes les autres, et elle se divise encore en quatre branches , qui sont à peu de chose près celles d'autrefois.
Chapelle do boi. Depuis la fin de la première race, les rois de France ont toujours eu auprès de leur personne des. ecclésiastiques chargés de célébrer pour eux Toffice divin. Ces eo* désiastiques portaient le titre de chapelains , et comnosaient ce qu'on appelait la chapelle du roi. Sous la deuxième race , leur clief prit le titre d'arehidiapelain ; son autorité était la même , pour le spirituel , que celle du comte du palais pour le temporel ; et Ton peut juger de l'importance de cette charge par le rang des personnages qui l'occupèrent. Rien n'est pins ordinaire que de voir dans des chartes ou des diplômes du commencement dé la troisième race , le noni de l'archirhapclain du roi parmi ceux des
Ëlus grands seigneurs du royaume, ^ans un étut de la maison de Philippe le Bel , de Tan 1386 , les chapelains sont compris , avec le grand maître d'hotel , le maître de la chambre aux deniers, le confesseur et l'aumônier, au nombre des grands officiers qui avaient droità un logement dans l'hôtel du roi.
Au temps où les rois de France se bornaient a entendre , les jours ordinaires , une messe basse dans leur oratoire , ils ne manquaient jamais d'assister, les dimanches et les fêtes ,
& roffice divin que Ton célébndt dans
leur chapelle. Pour donner à la célé bration de cet ofUce plus de pompe et de majesté , François I'"' établit , en 1548, un corps de musiaue et un corps de plain-diant, placés cnaoun sous un chef différent , appelé , le premier , maître de la chapelle-musique , et le second , maître de la chapelle-plain* chant. Ce dernier ayant été supprimé en 1585 par le roi Henri III, le corps de plain-chant fut réuni au corps de musique , qui , par là , se trouva comosé des chantres, de*; musiciens , et es ecclésiastiques destinés à célébrer Tofûce ou à servir à l'autel. La charge de maître de la chapelle - musique ayant été pareillement supprimée pat éclit du mois d'août 17G1 , tous les chantres et musicit^ns furent mis- sous les ordres des premiers gentilshommes de la chambre , et assimilés ainsi aux comédiens. Quant aux ecclésiastiques destinés à célébrer l'office ou à servir à l'autel, ils passèrent sous ceux du grand aumônier, qui eut , de plus, autorité sur les chantres et musiciens, les jours que l'on appelait de grande chapelle, c'est-à-dire, les jours où Toffloe auquel le roi assistait était chanté en musique.
Cette institution éprouva encore dans la suite plusieurs modifications ; enfin , en 1772, la chapelle du roi se composait du ^rand aumônier de France qui en était le chef, de huit aumôniers de quartier, d'un auinôni<!r ordinaire, de huit chapelains de quar tier, d'un chapelain ordinaire, de huit clercs de chapelle par quartier, et d'un clerc de chapelle ordinaire. Louis X\l réduisit , par esprit d'économie , la nombre de ces officiers , qui forent enfin supprimés à la révolution avcc le reste de la maison du roi.
Wapoléon , devenu empereur , se créa aussi une chapelle; mais les officiers qui la composaient étaient en petit nombre : c'étaient le grand aumônier , six aumôniers ordinaires , dont un portait le titre de premier aumônier, deux chapelains et un maître de cérémonies. Louis XVIII rendit à la chapelle du roi son ancienne
nplendetif I il la rtconstitua telle qu'elle
CHA FRATïCË.
CHA
existait en 1772, et y ajouta nn premier aumônier, un confesseur et deux sacristains. Tout ce personnel se dispersa à la révolution de juillet, et de-
fm'is il ne s'est plus réuni, Lnuis-Phiippe n'ayant point encore Ibrmé de chapelle.
Outre la chapelle du roi , il y avait
encore à la cotir, nvnnt In révolution, une autre chapelle destinée aux ofliciers du palais. Les prêtres qui composaient cette chapelle étaient le confesseur et le prédicateur de la ninison du roi, et les chapelains de Salut - Koch au nombre de quatre, appelés aussi aumôniers du commun.
Ces divers ecclésiastiques étaient payés au moyen d'une retenue faite sur les gages des officiers du palais , et ils a? «lent en outre bouche à la cour. Les charges des chapelains de Saint-Koch étaient vénales ; supprimées à la révolution , elles ne furent point rétablies sous la restaora* tion.
Chapelle la Reine (la), ancienne seigneurie du Gatinais français (au- |oard*hoi département de Seine-et- Marne), à 16 kil.de Fontainebleaa , érigée en marquisat en 1680.
Chapelle ( Claude - Ëramanuei lihuillier) naquit au village de la Cha* pelle Saint-Denis, près Paris, d*où lui vint le surnom qu'il a gardé. C'était le iils naturel de i^rançois Lbuiliier, naître des requêtes à Paris et con<* seiller au parlement de Metz, qui le fit légitimer en 1642, et Péleva comme sou héritier. Gassendi, qui fréquentait la maison du conseiller, donna aa jeune homme des leçons de philoso* phie auxquelles prirent pnrt .Molière et Beraier. A la murt de son père, ar^ rivée en 1062, Chapelle se trouva è la téte d*mn fortune considérable, et se livra sans réserve à son penchant pour le plaisir et l'indépendance, deux passions qui formaient le fond de son caractère. Le grand monde raccueiUit bien, de grands seigneurs le recherchereut; mais il ne put jamais sacrifier à ses engagemeots avec la haute société une heure du plaisir qu'il trouvait arac Mt égtm on lei inférieur».
Vivement pressé par le duc de Brîssac d'aller passer quelque temps avec lui à Brissac, sur les bords de la Loire, ChapeHe y consent, et part avec lui.
En passant à Angers, il va demander a dîner a un chanoine de ses amis. Là, en feuilletant un vieux Plutaraue, il tombe sur un chapitre intitulé : Qui suit irs grands, serf devient. Il court aussitôt chpz le duc de Brissac pour s'excuser de l'accompagner plus loin .
et, mettant Plutarque en avant « il parvient à se dégager sans rompre, lîne autre fois, le prince de Condé l'invite à dîner. £u attendant l'heure du repas. Chapelle fait un tour de promenade et rencontre des joueurs de mail qui le prennent pour arbitre sur un coup douteux. Il prononce, et satisnit tellement loua les joueurs , qu'ils le retiennent et l'invitent à diner. Cette invitation lui fait oublier celle du prince, près duquel il s'excusa ainsi : « Kn « vérité , monseigneur, dit-il , c'étaient « de bien bonnes i;ens , et bien avisés à « vivre, que ceux qui m'ont donné à sou- « |>er. 9 Chapelle fut ami de Racine , à qui il donna plusieurs fois d'excellents conseils. Il le fut aussi de Molière, son ancien condisciple , qu'il aida dans la composition de quelques-unes de ses comédies. Cette collaboration , toutefois, était assez bornée, et ne dura pas longtemps , s'il faut en croire le trait suivant. Molière, pressé pour sa pièce des Fâcheux^ char^iea Chapelle de lui faire la seèiie de Caritidès. Celle
Îu'il apporta était si mauvaise, que lolière le menaça de la montrer k tout le monde, s'il laissait encore croire qu'il travaillait à ses pièces. En effet, la composition d'une scène devait être au-dessus de Chapelle. Un trait joyeux, une situation bouffonne, voilà tout ce qu'il pouvait offrir au ^rand écrivain. Ses qualités propres, il les a réunies dans l'œuvre qu^il a faite avee Bachaumont (voy. ce nom), fils, comme lui, d'un honune de robe ; oeuvre, dit Voltaire, pleine de naturel, de facilite, d'enjouement et d'esprit, Qui du plut diamuiot badiwf*
L'UniVERS. CBA
Entîàrement livré au plaisir, Cba- )>elle ne pouvait traiter la littérature plus sérieusement qu'il ne Ta fait dans son T'oyage. Un jour Boileau, le rencontrant dans la rue, le [)riaitde mettre au moins dans les vers où il chantait le plaisir, du respect humain.
« J*ai résolu de me corriger, dit Cha- « pelle; je sais la force de vos raisons; « pour achever de me persuader , en- « trons ici , vous me parleras plus à « votre aise. » Il le fait en même temps entrer dans un cabaret , demande une bouteille de vin , puis une autre, et Boileau , toujours prédiant , toujoun buvant , finit par s^enivrer lui-même.
Au reste, la çrande affaire pour Chapelle fut de bien vivre ; et il a donné assez bien Vidée et Texemple de son genre de talent dans ces petits vers adressés par lui à Boileau, qui lui avait reproché sa négligence :
Tout bon fainéant du Marais Fait dts vert qui ne eoâtcnt goèn.
Four oMi c'est «{1111 qu j*«n faist Bt fi j« les Toalais mWx faire, Je les ferais bi«n plus naiiTato»
Mais pour notre ami DeayféaiHi Il en compose des pin» bcMut.
Il mourut à Paris en 1686, âgé d'environ 70 ans. Ses poésies ont été recueillies avec celles de Bachaumont.
Chapbbon, vêtement et coi£furo.
La partie supérieure de la chape se composait, dans l'origine, d'un capuchon qu'on rabattait pour se garantir du froid ou de l'hunudité. Plus tard, on diminua de beaucoup la largeur et Tampleur du manteau auquel était attaché le chaperon , et on en fit un vêtement distinct de la chape, destiné à couvrir la tête et les épaules. Plus tard encore, on retmnrha du chaperon ce qu'on y avait laissé de la chape, et on M réduisit à ne plus être qu'une coiffure, que dans la suite on appela cba* peau. Après sa première transformation, ce vêtement était de velours ou de drap , suivant les conditions. Le chaperon des personnes titrées était lar^T , garni de fourrures et orné de broderies; celui que portaient les gens du peuple était étroit, sans fourrures et sans broderies. La couleur et les ornements servaient, en temps de
commotions populaires , à distinguer les partis. ÇSoy. Capuciès et Cha.- PBBONS BLAiNcs). Quelquefois cette coiffure était de couleurs variées. On lit dans Pasquier,que «Charles V, pen- « dantla prison du roi Jean, son père, « étant régent sur la France, eut peine « à se garantir de la fureur des Pari- « siens, pour un décrit des monnaies « qu'il avait fait faire , et qu'il eust « esté en très-grand danger de sa |}er<* « sonne, sans un chapcroa mi-parti de « pers et rouge que INtarcel, lors prevost a des marchands, lui mit sur la teste.» Le chaperon, défenduen 14l5eten 1410 aux femmes de mauvaise vie, continua à être en usage jusqu'au temps de Charles VIL Ce prince ayant, en 1449, repris la ville de Rouen sur les Anglais, ordonna que les hommes de tou* tes classes portassent sur la robe ou le chaperon , la croix blanche qu'il avait tait récemment broder sur ses enseignes. Les grands seigneurs et le peuple portaient alors des chaperons à longue queue , semblables à ceux que l'on vit jusqu'à la révolution de 1789 dans les cliHtres , et tels que les aumusses dont les ecclésiastiques se revêtent encore de nos jours dans quel-
3ues cérémonies religieuses. Cepen* ant rusa(;e des bonnets et des chapeaux, qui devint insensiblement plus général, fit enfin disparaître le chaperon ; et l'on ne conserva de cette coiffure que la queue, qui se jetait sur les épaules, que Ton quittaitet reprenait à volonté, et qui lons:;temps garda mal à propos son ancien nom. Du temps de Pasquier, les gens du palais et les ma^ très es arts portaient, avec leurs bonnets ronds sur la tête, le nouveau chaperon sur les épaules. Ils l'ont quitté depuis , et il n'est plus question nuUe part aujourd'hui de ce vêtement , qui date de si loin, et qui a eu tant de fortunes diverses.
Chapebon (Nicolas), peintre et graveur, né à Châteaudun en 1596, étudia d'abord la peinture, dans l'atelier de Vouet, puis se livra à la pratique de la gravure et se rendit à Rome, oii il grava et publia, sous le titre de Bille de Rf^ihaa, les lo«es du Vati-
CUA FRANC£i
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ttn. S'il ne sut point donner à ses figures toute la beauté qu'on remarque dans les originaux , il mérita d\i moins Testime des connaisseurs par un grand travail, une belle exécution et un dessin assez correct.
De retour à Paris, Chaperon continua à se livrer à la pratique de son art, et il publia suecessivement plusieurs izravuresquî sont justement appréciées des connaisseurs. Il mourut a Paris en
Chapbbons blancs.— Le chape*
ron blanc était re^^ardé, nu quatorzième siècle, ainsi que le fut, à la (in du dixhuitième, le bonnet rouge, comme un ^mbole d'affranchissement. Les Flamands, révoltés contre leur comte, avaient adopté cette coiffure pour 9i^ne de ralliement. Aussi sont-ils or- .tinairenient désignés chez les histo* riens du temps, ::uxquels nous devons le récit de la guerre qu'ils soutinrent pour le maintien de leur indépendance, par l'expression de blancs chaperons.
Les Parisiens les imitèrent lorsqu'ils se soulevèrent, en 1382, pour résister aux exactions des oncles de Charles VI ; et Ton a aussi donné quelquefois le nom de chaperons blancs à ceux qui prirent part à ce soulèvement. Mais la dénomination de maillotins est celle sous laquelle ils sont le plus généralement connus. (Voyez Maillotins.)
Knfin , on a encore désigné quelquefois par l'expression de chaperons blancs la faction des cabockkns ou des Bourguignons, qui fut toute-puissante à Paris pendant la démence de Charles VI. Les membres de cette faction portaient en effet, comme signe de ralliemont , l'ancien symbole de la liberté, le chaperon blanc, dont ils revêtirent le roi lui-même, le 18 mai 1413, pendant une procession qu'il avait ordonnée, pour le rétablissement de sa sai»té, durant un de ces intervalles lucides que lui laissait quelquefois sa folie.
Les co?rfrèresde la paix, dont nous avons parlé h l'article Caplciès, et qui, vers 1182, formèrent en Auvergne une association qui avait pour but de s'opposer aux horribles brigandages
exercés par les routiers dans le Midi de la France, sont quelquefois appelés chaperons blancs, parce qu'ils portaient sur leurs vêtements un large surtout blanc , taillé à la façon des seapulaires des moines, et auquel on donnait indifféremment les noms de capuee ou chaperon.
Chapitbb , capUuhan. — Ce nom , qui a plusieurs acceptions , ne peut être considéré ici (jtie sous une seule, celle OÙ il signifie 1 assemblée des différents membres d'une congrégation ou d'un ordre religieux. Ces assemblées sont ou temporaires ou permanentes; dans la première de ces deux catégories , se placent naturellement les ehapitres des différents ordres monastiques, lesquels se réunissent périodiquement et à des époques plus ou moins rapprochées, pour traiter de leurs affaires les plus importantes, et procéder à l'élection de leurs principaux dignitaires. Ces assemblées , qui étaient assez fréguentes avant la révolution, et qui , a cause du grand nombre des personnes qui y assistaient, étaient toujours un événement important, sont rares aujourd'hui , et n*exettent plus l'attention publique.
Les chapitres permanents sont ceux des églises cathédrales et collégiales, et leurs membres sont connus sous le nom de chanoines. Il fallait autrefois réunir certaines conditions pour être admis dans ces chapitres ; et l'on ne pouvait être reçu dans quelques-uns sans faire preuve d'une noblesse trèsancienne; tels étaient ceux de Strasbourg et de Lyon.
Tous ces chapitres furent supprimés par la constitution civile du clergé; et lors de la réorganisation du culte catholique en France , on ne rétablit que les chapitres des oathédralM pour la splendeur du culte et pour le gouvernement des diocèses, pendant la vacance du siège épiscopal.
Quant aux chapitres des églises collégiales , dont Boileau disait, au siècie de Louis XIV ,
Cm pieas raloéMU bÎMicnt chanter maliaes* VallaiMt à bim dtiMr, et hiwaifiit m Un lira A «bt duuMm figéi teMiaSt ycinr IHMt .