‹ France. Dictionnaire encyclopédique (volume 5)Chapitre 70 sur 86 · CHA L'UN · texte numérisé non relu

CHA L'UN

vint , en peu de temps, non-seulement à pourvoi» à tous les besoins du moment, mais encore à approvisioiiner les arsenaux pour l'avenir. Chaptal fiîîiirn ensuite avec les Monge , les Fourcroy, les Guyton de Morveau . et antres . savants illustres, au nombre des premiers professeurs de Técole polytechnique; puis, il retourna à Montpellier, lorsqu'il pensa que Ton pouvait se passer de ses services à Paris. Mais H revint s'y fixer définitivement vers l'année 1797; et, Tannée suivante, il devint membre de l'Institut.

La carrière politique de Chaptal ne

commença sérietisement qu'après le coup d'fet du 18 brumaire; mais elle fut brillante dès le début. jNommé d*aiiord conseiller d*Êtat, Il fut ensuite appelé au ministère de l'intérienr, que Lucien Bonaparte venait de quitter

Sour se rendre en Espagne en qualité 'ambassadeur. Dans ce poste élevé , qn*il ne conserva que trois ans , le nouveau ministre déploya une activité incroyable. Sous sou administration, l'agriculture, le commeree et l'industrie semblèrent renaître comme par enchantement. 11 serait impossible d'énumérer ici toutes les graudes entreprises auxquelles Chaptal attacha son nom ; qu'il sofilse de relater ici reinbellissement et l'assainissement (le Paris, letablissementdes chambres de conjmerce , les encouragements donnés aux arts et à l'industrie , la multiplication des manufactures, l'extension donnée à la culture de la betterave et du pastel, la création des écoles d'arts el métiers, l'amélioration des hôpitaux , l'enseignement spécial pour les procédés nouveaux ouvert au Conservatoire des arts et métiers, établissement qui dut en outre à Chaptal deprécieusescotlectiône, leperfectionnement des voies de communication, la formation de la société de vaccine , la protection accordée à l'instruction puDitque, etc. Cependant , Chaptal sortit, en 1804, du ministère de l'intérîeur,où il fut remplacé par Champagny.

Sa disgrâce, ou plutôt sa retraite, car l'empereur n'oublia jamais les grau*

des choses qu'il avait faites, fut accompagnée des regrets de toute la France. Depuis ce temps, Chaptal oo> cupa encore de hauts emplois et remplit des fonctions importantes; mais son rdle politique ne fut plus que secondaire.

En 1805 , il fut nommé grand oiBcier de la r.éc^ion d'honneur , puis membre et trésorier du sénat. Quelques années après , il fut créé comte de l'empire , et sa terre de Chanteloup fut érigée en majorât. En 1813 et i 81 1, l'empereur l'envoya à Lyon en qualité de commissaire extraordinaire our y organiser la résistance contre étranger. Pendant les cent jours, Chaptal accepta le ministère du commerce et des manufactures; à cette époque, comme en 179S, Il montra ce que peut la science pour la défense du sol de la patrie. A la seconde restauration , Louis XYIII lui enleva son titre de pair de France , qui lui ht cependant rendu en isio.

Les travaux de Chaptal , comme chimiste, lui ont mérite Testime du monde savant autant que la reconnaissance de ses compatriotes. Avant lui , aucun chimiste n'avait fait une aussi heureuse application de la science à l'industrie. 11 simpliUa les procédés de la fabrication de l'acide sulfurique , et trouva le moyen de composer l'alun artificiel, si répandu aujourd'hui dans le commerce. Il apprit aux ingénieurs à remplacer les pouzzolanes d'Italie par les terres ochreuses calcinées. On lui doit encore l'art de teindre en rouge le cotou d'Andrinople, art jusque-la fort imparfait. Enfin , il a laissé un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels il faut distinguer surtout sa Chimie ap" pliquée auœ ttrts, 1806, 4 vol. in-8*; un Traité sur la culture de la vigne; l'Art de gouverner les vins ; CArt du teinturier; l'Art du dégraisseur ; un Essai sur le blanchimetU; un Essai surleperfeetionnemmUdes arfa chU miquesen France; un c;rand nombre d'articles dans les Annales de chimie , la Bévue enctfclopédique et antres journaux scientifiques ; enfin ,

CBÀ

la Chimie appliquée à ragriculture. son dernier ouvrage , 1823, 2 vol. in-S*.

Noua tnnniiierona cet article en d*

tant un pnssnge du discours qu'il prononça lorsque, après la bataille d'Austertttz, tous les corps de TÉtat TOtè- KDt réreetion de la colonne Vendôme pour consacrer la gloirp de Napoléon.

Ces quelques mots renferment toute la pensée, et on peut dire tout le sys* tème politique de Ghaptal : « Quelques « pénérations se sont à peine écou- « lées, dit-il, et l'herbe a couvert cette « colonne d'Ivry, élevée à la mémoire « tfun monarque vainqueur des dis- « cordes civiles et des ligues étrangè- « res; sa statue ne frappe plus nos re- « garas au sein de nos cités ; tandis « quele'vœa quMl forma pour le la- « l)onrpnr restera éternellement gravé M daus le cœur reconnaissant du peu- « pie français. » Chaptai mourut le 80 juillet 1832.

CuAPtiis (Gabriel), né à Aniboise, en 1546, succéda à Rdleforest dans la place d'historiographe de France , et mourut à Paris vers 1611. Le nombre de ses ouvrages s'élève à près de soixante et quinze : nous citerons seulement les plus importants : Histaire de Primmétm de Grèce, traduit de l'espagnol, Paris, 1Ô72-83, in-8"; yimadis de Goule, traduit aussi de l'espagnol, Lyon, 1676'81 , 21 vol.

in-16; leM Mondes célestes, terrestres et inferîiaux , etc.,... augmentés du Monde des cornus , etc. Lyon, 1683, in-8^

CHAFViSBims (Corporation des).-^ On appelait autrefois chapiàs (*) la charpente en bois des bâts ou des selles ^ui étaient alors si lourdes et si massiTes. Les cfaapuiseurs , comme nous l'apprend le Registre des métiers (titre LXXIX), façonnaient donc ou charpentaient les chapuis, que les btaskmikrs ou hUssomiders recou- Traient eiism'te avec dn cuir. Cest

Le mot capuza est encore m usage ~" le pltoii du Bfidi pour sigoiHer déir un moiceaa de bois.

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