FRANCE. CHA M
dans les statuts de cette corporation
3ue Ton trouve la première mention u chef-^OBvnre Imposé à l'apprenti pour passer à la maîtrise , bien que probablement les cliaj)uiseurs n'aient pas été les premiers ni les seuls soumis à cette coutume , introduite plus tard dans toutes les corporations:
« Se li aprentis, dit le livre d'Étienne « Boileau , set faire un chief-d'œvre, « tout sus, ses mestres puet prendre « j autre aprentiz , pour la reson de « ce que quant j aprentis set faire son « chief-d'œvre , il est reson qu'il se « tiegne au mestier, et soit en Tou- « vroir , et est reson que on Toneure n et déporte plus que celui qui ne le « set faire, si que ses mestres ne l'en- « voit mie en la vile quère son pain « et son vin ausi comme j garçon, etc.»
Les ehapuiseurs, comme les divers métiers qui employaient le cuir, reconnaissaient pour chef le cordouo' nier du roy. On volt par le rôle de la taille de Paris, sous Philippe le Rel, en 1292, qu'il y avait à cette époque à Pans douze cbapuiseurs. Ce métior dut , plus tard , se fondre dans celui des selliers; mais nous ignorons à quelle époque se fit cette fusion.
CHAAAS(Moîse), né <î LJzès, en 1618, étudia la chimie à Orange , vint ensuite à Paris , et fut nommé bientôt après démonstrateur de chimie au Jardin du roi. Mais son attacliement pour la religion réformée loi fit quitter cet emploi ; et, peu de temps avant la révocation de l'édit de Nantes, il abandonna la France pour se retirer en Angleterre, où le roi raocneillit avec bonté. Il se rendit ensuite en Hollande , et exerça la médecine à Amsterdam avec tant de succès , que renvo^fé d*Esjpacne le sollicita de se rendre à Madrid pour y donner ses soins au roi Cbaries II, dont la santé était depuis longtemps chancelante.
Charas craignant l'inquisition , s'y refusa d*ab0Td ; il céda ensuite. Mais ses craintes ne tardèrent pas à se réaliser : les médecins de la cour , jaloux de ses succès, le dénoMiniil à es terrible tribunal , et raoooiàrait d'a-
T« XT« 88* lioredam^ (Dicr. bnctglop., btc)
Ypi^ /aii sar jet Tîpères un travail qui
itvait détruit une croyance 8U|mti« tieuse des habitants de Tolède ; ces patheureux s'étaient jusqu'alors exposés Totontaireroent a la morsure de ces reptiles, parce qu'un de leurs archevêques leur avait assuré que dans une étendue de douze lieues autour de leijil' ville, les vipères qui atiraient une fois jeté leur venin en seraient privées
i>our toiljours. Chnras fut donc enerine , et il eût été condamné a être ^^rûté'vif, si, au tiout de quatre mois, il n'eât abjuré le protestantisme. II revint alors en France, et Louis XIV, pour lui témoigner la satisfaction que lui causait sa conversion , agréa , en 1683, sa nomination à l'Académie des sciences. Cliaras mourut le 17 janvier Î698 , âgé de quatre - vingts ans. Il a laissé plusieurs ouvrages estimés.
Chabbonnel (J. C. J.)i lieutenant général d'artillerie , né à Dijon , en 1776 , fit ses premières armes aux sièges de Lyon et de Toulon, et gagna, ilevant cette dernière place, le grade ^e capitaine. Cité avec éloges pour les services qu'il avait rendus à la prise de Lu,\einijourg, il assista ensuite au siège (TEbrenbreitstein , puis au pas* Sage du Rhin , qui s'effectua près de îïeuwied , et il fut désigné pour faire partie de rexpédition d'Egypte. U fut Mil chef de.bataillon sur Te champ de bataille des Pyramides , et charge du commandement de l'artillerie du Caire.
Après avoir armé le château , et mis en état de défense les bouches du Nili Charbonnel fut atttint, à Rosette, d'une ophthalmie qui l'obligea de revenir en Kurone. Dans la traversée, i( liit pris et eoDOuit à Janina, dont Tair «aluDre lui fendit bientôt l'usage de la vue. Le fameux AH voulut le retenir à son service, et s'aida de ses lumières dans deux expéditions; mais Charbonnel trouva le moyen de s'évader, et aborda à Corfou. Malheureusement il ne put échapper à la surveillance du aouverneur turc. Il fut arrêté et mené è CSoiista0tin*ple , d'où il regagna la mnee, après quatre moisde détention.
Il fax nommé , presque aussitôtaprès
son retour^éolonél do 6'régiiiientd'ar*
iillerie légère , et assista aux diverses affaires de In caiiipa^rne de 1805. Il
Narrew et du Bug. En Prusse, en Pologne, en l'^pagne, en Russie, partout enfin où il rat appelé , il donna dies preuves de courage et d'habileté# Pyominé général de division à la suite des sages mesures qu'il sut prendre après la désastreuse retraite de Moscou, il prit part aux batailles de Lutzen, de Bautzen, et combattit sur la Rober, à Gorlitz et à Leipzig. Il fit ensuite la campagne de France, et, à ravénemen( des Bourbons , il devint inspecteur général d'artillerie. Il figure aujourd'hui parmi les membres du comité de l'artillerie.
Châbbonubbib. (Voyez Gabbo*
NARI).
Chabbonnieb (Louis), lieutenant générai, né à Clamecv en 17ô4. entra au service, comme simple soldat, en 1780. Il fit sous Dumouriez les campagnes de Belgique , et commanda er\ chef, en 1793, l'armée des Ardennes.
La fortune , ^i lui avait été fkvorabla à Bossut et à Aussoy, sembla l'abant donner sur les bords de la Sambre ; mais il répara ses échecs sous les mors de Cbarlero);. Néanmoins Chai^ bonnier, qui n'avait guère d'autre mérite qu'un ardent patriotisme et une valeur à toute épreuve , resta depuis dans une espèce de disgrâce. îl obtinf seulement quelques commandements de places, entre autres celui de]\Iaës- Viciit, où il se trouvait encore ea 1814. Mis à la retraite à la restaura* tion, il se retira à Givet, où il mourut quelques années avant la révolution de juillet.
Chabbonniebs. tia corporation des charbonniers jouissait autrefois de privilèges assez remarquables, qui dataient peut-être de l'aventure si connue de François I"" égaré a la chasse. À une ^>oque où la monarchie ne donnait pas souvent la main au prolétaire» les cbarbonaiers parla-
Sis
geaieiU avec les dames delà hailc l'avantage d'être Admis à la cour, jpour y préMnter leurs félicitations et leurs
harangues, lors des mariages ou des naissances des princes de la famille royale. Bien que la reslauration ait essayé dans deux ou trois ciroonstan*
ces de ressusciter cet antique usajîe , il n'a jamais repris faveur , et il a disparu sans doute pour toujours, depuis les événements de juillet 1830.
Avecles représentations gratuites des théâtres, a encore disparu un autre privilège des charbonniers, celui d'y occuper avec les poissardes les deux grandes loges de Tavant-soène dites du roi et de la reine.
Parmi les charbonniers , les uns étaient maîtres créés en. titre d'office, et ainsi officiers de ville ; les autres servaient sous eux comme valets, et étaient appelés plumets ou garçons de ia pelle.
Ghaxcot (Hippolyte), né à Virieuxle-Grand , dép. de l'Ain, en 1702, entra en 1812 comme volontaire dans le 96* régiment d'inianterie de ligne. Dès 1814, Charcot était sous-lieutenant, et il faisait partie, en 1815, de la garnison de Metz. Le conseil de défense de celte place forma alors unecompagnie d'éclaireurs composée des hommesae la garnison les j)lus renommés pour leur bravoure et pour leur sang-froid. Le oommandement de cette élite de braves iïit donné au capitaine Métivier , auquel on adjoignit le lieutenant Hacmil et le suus-iieutenant Charcot.
Parmi les traits d'une audacieuse intrépidité par lesquels se signala cette compagnie, nous citerons le suivant :
le 7 juillet, à neuf heures du soir, le capitaine Alétivier reçut l'ordre de sortir de la place, et de pousser une reconnaissance jusqu'au village de Gravelotte , où cinquante dragons russes s'étaient établis depuis quelques jours.
liC capitaine Métivier partit avec qualante-cinq hommes, parmi lesquels se tiouvaient Hacmil et Charcot. La marche fut rapide ; mais, arrivée près du village, la petite trouve apnrit que qùatr^vingtB cavaliefs, detacnes d'une
brigade qui bivouaquait à peu de distance, étaient venus renforcer le poste qu'elle allait attaquer. Ce surcroît n ennemis n'intiuiicla point ces intrépides soldats; ils s'avancèrent avec auuace contre des forces trois fois plus nombreuses , et qui pouvaient augmenter encore d'un moment à l'autre, cl cause de la proximité des bivouacs. Ils étaient à peine à une portée de fusil du village, que les vedettes ennemies les ayant reconnus, firent feu sur eux et donnèrent l'alarme. Les eclaireurs, leurs oflîciers en téte, s'élaneent aussitôt , la baïonnette en avant , entrent dans le village au pas de course , se précipitent sur un piquet de dragons , le culbutent , le dispersent, et tuent le commandant.
Les autres cavaliers russes, rassemblés dans une écurie, s'apprêtent à venir au secours de leurs camarades ; mais à leur sortie ils sont accueillis par une fusillade meurtrière.
Le combat s'engage avec acharnement.
£nûn , après une lutte acharnée , les Russes sont enfoncés, et se réfugient dans l'écurie , oiî ils se disposent à faire une vigoureuse défense. Le capitaine Métivier et le sous-lieutenant Charcot, suivis seulement de quelques éclaireurs , enfoncent la porte , et se précipitent dans l'intérieur le sabre à la main. La mêlée devient terrible, le carnage est effroyable. Bientôt cinquante dragons ont succombé, les autres mettent bas les armes et se rendent à discrétion. Plusieurs détachements russes, accourus au secours du poste de Gravelotte , essayent vainement de couper la retraite à nos intrépides éclaireurs, ceux-ci renversent tout ce qui s'oppose à leur passage , et rentrent triomphants dans Metzî avec vingt-sept prisonniers et trentedeux chevaux. Le sous - lieutenant Charcot se distingua surtout dans cette brillante affaire. H reçut les élo- ,
f;es du lieutenant général comte Beliart, commandant en chef l'armée de la Moselle ; son nom fut proclamé dans un ordre du Jour dè l'armée , et la crok de la légion iTbonneut fîit
616 CHA LUNIVEaS. CHA
demandé pour lui. Mail les désastres leur fut confirmé par les statuts que du mont Saint -Jean retardèrent le leur donna Henri III. Toutefois, ils moment de la justice , et Charcot ne l'abandonnèrent ensuite peu à peu , reçut que longtemps après l'étoile et enfin des lettres patentes , publiées des braves qu'il aTait si bien méri- en 1705 , attribuèrent exclusivement tce. aux charcutiers le droit de vendre la
Licencié en 1815, Charcot fit ensuite chair du porc, quel que fût le degré de partie de la légion du Cantal, et passa préparation qu'elle eût subi. Quant en 1820 dans le 8e régiment dinfin- aox saucisses , que depuis longtemps terie de ligne. Il est aujourd'hui ca- ils pouvaient seuls débiter, la vente pitaine de grenadiers dans ce régi* leur en fut interdite depuis le carême
roeot. jusqu'au lâ septembre, parce qu'en
Ghabchtisiis (corporation dés). — été la chaleur aurait pà les corrom-
Le débit de la chair de porc fut long- pre.
temps, ainsi que celui des grosses vian- La communauté des charcutiers, des, entre les mains des bouchers, qui supprimée , avec quelques autres cor* h vendaient fraîche ou salée , maïs ftoratlons , vers le milieu du dix*lioi* toujours crue. Lorsque les rôtisseurs tième siècle , fut rétablie par un édit furent établis en communauté , ils en du mois d'août 1776; et elle reçut, le étalèrent aussi chez eux , mais ils ne 26 août 178^, les nouveaux règlements la vendaient que rôtie. Enfin quelques- par lesquels elle était gouvernée à rétines de ces personnes dont ia profes- poque de Tabolition des jurandes et sion est de donner à boire et a man- des maîtrises, ger , s'avisèrent , pour la plus grande Aujourd'hui la profession de char* commodité du pubKc , de vendre dn entier , sans être limitée comme auporecuit, et de joindre à ce petit com- trefois , est soumise , dans chaque lo« merce celui des saucisses toutes fai- calité, ainsi que celles des bouchers et tes. Le débit de ces deux articles les des boulangers, à des règlements ëmafit nommer chaircuUiers ou sauds- nés de l'autorité municipale , et dont j|0r«. Bientôt cette profession devint le but est de prévenir les falsifications si lucrative, et il y eut tant de gens et les fraudes dont l'effet pourrait qui l'embrassèrent ou la cumulèrent être nuisible à la santé publique. Suiavec la leur , que le parlement fut vant un relevé fait par Lavoisier , il obligé de limiter le nombre de ceux était entré à Paris, en 1789 , 36,000 qui pouvaient l'exercer. Il l'interdit porcs. Il en est entré 87,000 en 1885. en eliet, par un règlement de 1419, Le nombre des charcutiers de Pnrîs, aux chandeliers et aux corroyeurs, qui s'accroît ré^lièrement de deux ou dont le métier n'était pas assez pro* trois par an, était de 384 au oommenpre pour qu'ils pussent y joindre le oement de 183G. commerce des comestibles. Enfin, en Chabdin (Jean) , célèbre voyageur, 1475, les charcutiers furent réunis en était fils d'un bijoutier protestant de communauté , et ils reçurent des mains Paris. Il naquit le 18 novembre 1648, du prcvot de Paris des statuts qui fu- et n'avait que vingt-deux ans , lorsque rent conlirmés par un édit du roi. Par son père l'envoya dans les Indes orieiices statuts , ia vente du porc cuit leur taies, pour quelques opérations reiati* fut attribuée; mais cette vente devait ves au oommeree des diamants. Il se cesser pendant le carême , et alors ils rendit à Surate, en traversant la Perse.
Êouvaient la remplacer par celle du Mais son séjour y fut de courte durée,
areng salé et du poisson de mer. On et il revint bientôt après à Ispaban, où
Jeor permit en outre, en 1518, de ven- il demeura six ans. Nommé marehand
dre du porc frais \ mais les bouchers du sbah, il se trouva en relation avec
continuèrent à jouir « concurrem- les hommes les plus puissants du pays
ment avec eux, de ce privilège, qui çt profita de cet avantage pour recueil*
GHA FRi
Hr une foule de renseignements sur le gouvernement , les mcBun et les
usages de la Perse.
11 revint à Paris , en 1670, avec l'intention de s'y Gxer ; mais il reconnut bientôt que sa religion, à laquelle il ne voulait pas renoncer, l'exposerait à des persécutions , et il repartit , en 1671 , pour la Perse et les Indes , où il séjourna encore dix ans. Il en revint en 1G81 par le cap de Bonne- Kspérnnce ; et , après avoir abordé en ]r rance , mais sans s'y arrêter , il alla se fixer à Londres, ou il épousa bientôt après une Française , que sa religion avait égalemeni forcée de quitter sa patrie.
Chardin travailla ensuite à la relation de ses vovages, et il en publia la première partie en 1686, en 1 vol. intbl. , orné de dix-huit belles gravures, les autres parties allaient suivre celle-ci , lorsqn*il fut nommé plénipotentiaire du roi d'Angleterre, et acjent de la compagnie anglaise des Indes orientales auprès des États de Hollande.
On ne sait pas précisément h quelle époque il revint en Angleterre ; mais ify mourut en 171 3, à l'âge de soixanteneuf ans. Il avait achevé, pendant son séjour en Hollande , la puolication de son voyage , dont deux éditions parurent en 1711.
Chàbdon (chevaliers du).— L'ordre militaire des chevaliers du Chardon fut institué en 1370 , par Louis II, duc de Bourbon , lors ce son mariage avec Anne, fille de Béraud II , eomte de Clermont et dauphin d'Auvergne.
Les insi|5nes de cet ordre étaient une large ceinture de velours bleu, doublée de satin rouge , bordée d'or, et fermant au moyen de boucles et d'ardillons d'or, ébarbillonnés et déchiquetés avec l'émail vert , comme la téted*nn chardon ; les chevaliers portaient , en outre , un manteau de velours bleu céleste , doublé de satin rouge, et un collier d'or, composé de losanges et de demi-losanges ft double orle , émaillées de vert , percées à jour, remplies de fleurs de lis d'or, et où on lisait le mot Espérance, A ce
CE. CBA SIT
éoltler était attaché un médaillon qui
pendait sur la poitrine , et sur lequel' était peinte l'ima-inde la sainte Vierge, entourée d'un soleil d'or et Couronnée de douze étoiles, avec un croissanC sous ses pieds et une téte de chardon émaillée ae vert. Enfin, la coiffure des chevaliers était un bonnet de velours vert, rebrassé de panne cramoisie , et orné d'un écu d'or. Les ducs de Bourbon étaient les chefs de cet ordre, dont les membres devaient être au nombre de vingt -six, tous gentilshommes et sans reproche : mais on croit qu'il ne subsista pas fort longtemps.
Chabdon de la. Rocuette ( Simon), savant philologue et bibliographe, naquit en 1753, dans le firvaiKinn, et se fit remarquer de bonne heure comme habile helléniste. Un voyage qu'il fit, en 1773 , pour visiter les bibliothèques d'Italie, lui valut l'amitié de plusieurs savants étrangers; l'un d'eux même, le célèbre Amaduzzi, lui proposa d*étre Téditeur de deux nouveaux clirmiires de Théophraste qu'il venait de découvrir. Mais Chardon gui venait de se procurer à graud'peme et à grands frais une copie du fameux manuscrit palatin de VJnthologie, ne put acceptci» cette offre, et revint à Paris où il forma , avec d'Ansse de YiUoison, une liaison que la mort put seule interrompre. A l'époque de la révolution , Chardon de la Rochette fut nommé inspecteur des bibliothèques nouvellement créées dans les départements; il devint ensuite l'un des principaux collaborateurs du Magasin * encyclopédique de Millin , et eut quelque part à la publication de la BioHa»
tkéqfie des romans grecs , qui parut en 1797. 11 se disposait, en 1808 , à publier son grand travail sur l'anthologie, travail qui devait former 9 vol.
frand in-8*, et contenir, outre le texte u manuscrit palatin, avec une version latine , de nombreuses notes et variantes , et la bibliographie complète de tons les poètes mentionnés dans ce recueil. Malheureusement cette entreprise fut encore ajournée, et Chardon de la Aocbette mourut en
1814, avant qu'elle eût même reçu un commencementd'exéciition.Il avait publié comineauteur des Mélanges de cri- Ûque etdephilologie,tSii, 8 vol.în-8*; et comme éditeur, 1« une nouvelle édition de Séméliofi , hhioire véritable du marquis de Belle- Isle, lâ07, roman très-licenci'enx; 2« une ttisMre secrète du cardinal de Richelieu, 1808 ; 3° une Histoire de la vie et des ouprages de la Foidaine, par Marais.
Cbanjop de la Rocbette a laissé en outre un grand nombre de roannsr erits.
. Charente. — Ce fleuve, qui donne son nom à deux départements , prend 9a source dans |e département de la Haute- Vienne, au petit bourg de Chéronnac , arrondissement de Rocliechouart. Apres avoir suivi d'abord une ligne parallèle au cours de la Vienne, il se (iiriiie du sud au nord vers la I.oire, tii;ii.s :i (>ivray [département de la Vieuuc) un plateau élevé le force à irétrograder. Après un cours de 80,00Q mètres dans le département de la Vienne, il entre dans celui de la Charente , et coule du nord au sutji jusque près d'Angouléme. Là , il &it un coude vers l'ouest, traverse la Saintonge et l'Aunis , et se jette dans la mer à 12 kil. au-dessous de Rochefort. Dans une longueur totale de S84 kil. il arrose quatre départements, savoir ceux de la Haute-Vienne, de la Vienne , de la Charente et de la Charente-Inférieure. La marée sV fait sentir jusqu'à Saintes* c'est-à-dire , ^ 48,000 mètres de la mer. De Cognac à la mer, la Charente est naturellement navigable, et, au moyen de quelques travaux reclamés par Turgot en 177G, sa navigation s'est étendue jusqu'à Montignac, au-dessus d'Angouléme.
CsAfiBNTE (département de la). — Ce département , formé de l'ancien Angoumois , d'une partie de la Saintonge et du Limousin, et d'une faible portion du Poitou , est situé dans la région occidentale de la France. Il est borné au nord par 's département de la Vienne, au nord-ouest par celui des Deux-Sèvres , à l'ouest par la Cha- )Nsnte-}{)fefieure, ai| sud et au su4-ef t
par la Dordogne, à l'est par la Hautes Vienne. Son territoire est inégal, entrecoupé de collines élevées, couvertes ei| partie de bois de châtaigniers. Le sol en est , en général , sec et aride; Sa superficie totale est de 602,849 hect., dont près de la moitié est en terres labourables; les vicies ^n ooow»ent un siiième, les prairies un' neoTieme, ainsi que les bois.
La principale richesse du départefnent consiste dans le produit des vignobles , dont la plus grande partie est convertie en eaux-de-vie. On y cultive d'ailleurs avec succès les céréales de toutes sortes ^ la navette , le colza, le chanvre, le lin , le safran , etc.. .; enfin, l'on y trouve du minerai de fer d'excellente qualité et des truffièr09 assez abondantes.
La distillation des eaux-de-vie oc?
cupe le premier rang dans Tindustrie locale; mais après les distilleries , les établissements métallurgiques occupent le premier rang parmi les établissements industriels. Le revenu territorial est évalué à 1 7,900,000 fr.^ les contributions directes se sont élevées, en 1S39, à 2,298,299 fir.
La Charente est navigable deimis Anîioulême; outre cette voie de communication, le départen^ent pqssède encore 5 routes royales et 9 routes départementales. Le parcours des prcr mières est de 349,614 mètres , cc^ui des secondes, de 246,387 mètres.
La Charente est divisée en 5 arrondissements communaux dont les chef^ lieux sont, Angouléme, chef-lieu du département, Barbezieux , Çognac, Confolens et Ruffec ; on y compte 29 cantons et 46A communes. D'après 10 dernier recensement officiel , la population est de 36â,126 individus, dont 2,616 électeurs, représentés à la chambre par 5 députés. Le département fait partie de la 11* division militaire (Bordeaux) et de la 20'" conservation forestière (iNiort). Il est compris dans te ressort de la cour rovale et de Tacndéuîie universitaire de Bordeaux.
Angoulénie est le siège d'un évéché suffragant de l'archevêché de Bordeaux.
(Ml FBi
Pinai les personnages célèbres nés dms ce département, on peut citer François rs INTarsînprite de Valois, Balzac, ïnn de nos premiers prosateurs, la Rochefoucauld , Fauteur des Maximes , la marquise de Uontetpnn, la Quintinie, Legonidec, etc. . .
CHABENTE-lNFBRiRUfiB (département de la ). — Ce département, l'un des pluf importants de la région da Bud-ouest de la France, est baigné au couchant par l'Atlantique , et au sudouest par la Gironde. Il a pour limites, au Bod le département de la Gironde, au sud-est celui de In Dordogne , à Test celui de la Charente, au nordest celui' des Deux-Sèvres, et au nord celui de la Vendée. Il est formé d'une
f partie de la Saintonge et de la tota* ité du petit pays d'Aunis.
Ce département a une étendue superfidelle de 684,686 beetares; sa surface ne présente aueane ipontagne proprement dite. La ('hnrente, qui lui donne son nom , en traverse la partie centrale du sud-est au nordH>ue8t, et va se jeter dans rOcéan, après avoir baigné Saintes etRochefort, et y avoir reçu par ladroitelaBoutonne,et par la gauche la Seugne. Au sud de la Gha^nte, entre ce fleuve et la Gironde, la seule rivière notable est laSeudre, qui porte aussi ses eaux à la mer. Un sixième tnf! ron du territoire de ce département était autrefois occupé par des marais , qui y causaient de nombreuses maladies , et qui , desséchés aujourd'hui, sont comptés au nombrtf des terrains les plus productifs de la France. Ces marais, situés au-dessous du niveau des hautes mers , se divisent en marais salants et en marais desséchés. Les digues et les canaui des derniers sont l'objet des travaux de 114 associations particulières. La moitié du sol est consacrée à la culture des céréales, et le tiers de l'autre moitié à celle de la vigne. Environ 79,000 hectares sur 664,000 sont couverts de bois; une étendue à peu près égale est consacrée aux pâtura* rages, et 14,000 seulement sont en landes incultes.
Ia disUiiatioQ des eaux-de-vie, .
ICB. MA •!•
^exploitation des marais salants, celle des parcs d'buttres vertes, ét là péché
de la sardine , occupent le premier rang dans l'industrie du département, qui compte d'ailleurs 757 mar nofectures, fabriques et usines de toute espèce. Son revenu territorial est évalué à 22,637,000 fr. Il a pavé à l'État, en 1830, 3,126,840 fr. d-e coqr tri butions directes.
Le département de la Ciîarente-Iriférieure est essentiellement maritime; la beauté de ses rades et de ses ports, les cours de la Gironde , de la Charente et de la Boutonne , les îles de Ré, d'Oleron et d'Aix , lui donnent une grande importance sous le rap^ port commercial. Outre plusieurs ca»
naux destinés à Tassalnissement étf parties marécageuses, il possède deut canaux navigatiles, celui de Brouace, dans le sud, et celui de Niort à la Rochelle , dans le nord : ce dernier est en construction. Il a en outre 28
Srandes routes , dont 9 royales et 14 éfiartenientales. Le parcoqrsdespnh mières est de 439,361 mètres, etec^ lui des secondes de 408,737.
Le clieMieu du département est la Rochelle ; les arrondissements librt^ au nombre de six , savoir : la Kochelle, Jonzac, Marennes , Rochefort, Saintes et Saint- Jèan d'Angely; ils se divisent en 40 cantons , et reAftiv ment 481 communes. La populatioii était, lors du dernier recensement officiel , de 449,649 hab.. dont 3,90]| électeurs , représentés a la chambré par 7 députés.
Le département de la Charente-Inférieure fait partie de la U" division (Bordeaux), du 4e arrondissement maritime (Rociiefort) et de la 26* conservation forestière (Niort); il est compris dans le ressort de la cpuf royale et de l'académie aniversitaird de Poitiers. L*évéché de la Rochelié est suffragant de rarcherêcbé de Bor^ deaux.
On peut citer, parmi les homme|i célèbres nés ilnns ce département , les
savants J. T. Désaguliers et Réaumur ; les marins et navigateurs BarriU) marquis de la Galissonuièrc , Du-
L'UNIVERS
au
{>erré, Baudin, etc. ; les historiens oa îttérateurs Tallemant des Réaux , B. Nougaret, Desforges, Maillard , les deux Dupaty, etc.
Chabbnton , bourg de llle de France , auj. chef-lieu de canton du dép. de la Seine, à 8 kil. de Paris, est divisé en deux communes , dont l'une
f)orte Dom de Charente-le-Pont , et 'autre celui de Charenton-Saint-Mauxice. La populatioa totale est de 3,450 hab.
Chetrmkm4e'PatU doit bod Dom à un poot dont il est question très-anciennement, et qui est désigné, dans la vie de saint Merry (huitième siècle), sous le nom de Pons CarankmU. Ce n*était alors qu'un pont de bois; mais sa position fut de bonne heure regardée coixime très^iniportante. Les JSormands 8*en emparèrent et le ronopflent en 865. Plus tard , on y établit un fort. Les Anglais , qui s'en étaient rendus maîtres en 1436, en furent chassés en 1487. En 1590 , il tomba au pouvoir de Henri IV, qui ne put toutefois le garder jusqu'à la fin de Tannée. Lors des guerres de la fronde, en 1649 , le prince de Condé 8*en empara. Le 30 mars 1814, les aUiés attaquèrent ce pont, qui n'était prdé que par une compagnie de vétérans, un bataillon des élèves de Técole vétérinaire d'Alfort, et quelques canonniers pointeurs. Malgré une vive résistance, les colonnes austro-wurtembergeoises s'en emparèrent et forcèrent les défenseurs à repasser la Marne.
Ce pont a été rebâti plusieurs fois :
sa dernière reconstruction date de 17 14. Il se compose de dix arches, dont six sont en pierre, et quatre en bois. Le nom de Charenton se rencontre souvent dans notre histoire. La situation de ce hourg avait séduit les rois de France, qui y avaient établi leur séjour dans une maison qu'on appelait encore, en 1578, le Séjour du roi. Ce fut à Charenton que Charles V, régent de France, campa, le 30 juin 1368, à la téte de trente mille hommes , pendant que Paris était au pouvoir du roi de Navarre. En 1418, la peste régnant à Paris, des ooofémices eurent lieu à
Charenton , entre le duc de Bourgogne
et le dauphin , mais ils se séparèrent sans avoir pu s'accorder. En 1420, Henri Y , roi d Angleterre , allant à Troyes pour y épouser Catherine de France , s'arrêta en passant , à Charenton, où la ville de Paris lui fit \)Té' senter quatre charretées de m oult bon vin, Cnaienton renferme aujourd'hui de nombreuses fabriques de produits chimiques , des forges , et une manufacture de porcelaine.
Chetrenton - SaM - Maurice de* vint célèbre au commencement du dix - septième siècle , parce que ce fut l'endroit que Henri IV assigna aux protestants, le l*' aodt lOOBy'pour les cérémonies de leur culte. Ils y tinrent leur première assemblée, au nombre de 3,000, dès le dimanche 27 du même mois. Plus tard, ils y firent bâtir, sur les dessins de Jacques de Brosse , un temple qui pouvait contenir plus de 14,000 personnes. Ce fut dans ce temple que se tinrent les synodes nationaux de 16S8, 1632 et 1844. Quelques catholiques essayèrent un« nuit d'y mettre le feu, au mots d'août 1671; les réformés en portèrent plainte «t parlement, et une information fut commencée; mais après la révocation de l'édit de JNantes, on ordonna la démolition de cet édifice. On se mit à Touvrage le mardi 93 octobre 1585, et, bien que les murs fussent épais de près d un mètre 50 centimètres, tout fut détruit en moins de cinq jours. Les matériaux furent abandonnés à Thd" pital général de Paris, et la place resta vide pendant seize ans, après quoi on y bâtit un couvent destiné aux religieux du Saint- Sacrement. Ce couvent, depuis la révolution , a été détruit et vendu en plusieurs lots avec ses dépendances.
C'est à Charenton -Saint -Maurice qu'est situé le célèbre établissement des aliénés. Cet établissement, fondé en 1644 par Sébastin le Blanc, ne fut d'abord qu'un hospice peu considérable qui ne contenait qu'une douzaine de lits, et n'était point spécialement affecté à un genre particulier de ma-
ludie. Quelquefois mène on ^vk
▼ail eoMma d'une prifon. Cette maison devint , en 1792 , une propriété
nationale; une partie de ses biens furent vendus, et l'établissement était à peu prèa anéanti , loraqn'an 1797, Faobé Decoulmiers, ancien membre de l'Assemblée constituante , en fut pommé directeur. £njin , un décret, daté de Tan x de la république , Tat fecta spécialement au traitement det aliénés. Depuis ce temps, ces malheureux sont la seule classe de malades
Si*OQ y admette. Mais Napoléon, dès consulat, en fit en outre une prison d'État, où il envoya plus d'une fois, sansjugemént, lés écrivains qui osaient raamfester des opinions en ot)positioR avec ses idées. IJn homme tristement célèbre, le marquis de Sade, qui déjà V avait été emprisonné avant 1789, y fiit de noQf eau enfermé sous le consulat, et y mourut en 1814. Maintenant Charenton n'est point un hôpital proprement dit, c'est bien plutôt une maison de santé, où l*on n'est reçu qtt*à titra de pensioimaire, et moyennant une pension , qui varie de 800 à 1,500 fr. Cette maison contient environ 500 malades; et ordinairement on y reçoit un peu plus de femmes que d'hommes. Les recettes ont été , en 1833, d'environ 4â0,û00 fir., et les dépenses de 412,000 fr.
Chaibhton, ancieane seigneurie du Berry, dont le possesseur avait droit de battre monnaie. Une ordonnance donnée à Lagny-sur-Marne , en 13lâ, oblige, en effet, le comte de Charenton a faire ses deniers à G grains de loi argent le roi (c'est-à-dire, que sur douze parties, il devait y en avoir trois et demie d'argent fin), et à la taille de 210 au marc ; les 15 deniers valant 12 deniers tournois , monnoie le roi. Ce texte curieux est le seul document que nous connaissions sur cette monnaie, ui existait déjà au moins depuis le onzième siècle, ainsi que le prouve un denier frappé par Renaud de Montfaucon , seigneur de Charenton , qui vivait vers I an 1171. Ce dernier, qui porte pour légende : Renavdvs dns CAii£i>iiuJNis , est marqué d'un côté
d'une croix à Iwaïuto ^les, et de
rentre d'une fiiudlle et d'une étoile
qu*on remarque aussi sur les monnaies de Bourbon et de Nevers. [Voy.
ri B VERS (monnaie de)]. Cette pièce et edles qui portent les armes de Louis H (1326-1346) sont les seules monnaies que l'on connaisse de cette localité.
Cha.E£Ttk de LA.C0ISTEBIE (Fran-
g>is-Athanase), l'un des chefs les plus meux de Tinsurrection vendéenne, naquit à Couffé, près d'Ancenis , en 1763. A l'âge de 16 ans, il entra dans la marine, et s'y distingua ; mais ayant épousé, en 1790, une de ses parentes qui lui donna de la fortune, il quitta le service et se retira dans ses terres. Quelque temps anrès, il alla rejoindre les émigrés à Coolentz. Mais il y fht mal accueilli par la noblesse, revint à Paris, se battit au 10 août pour la monarchie , et se retira ensuite à son ébflteau de Fonteclause. La Vendée venait de se soulever. Charette, pressé de se joindre aux rebelles , s'y refusa d*abord, et ee ne fîit qu'après y avoir été contraint par les {laysans*, qu'il consentit à se mettre a leur tête. Il éprouva d'abord quelques échecs ; mais il les répara bientôt, et remporta, à Machecoul , sur les républicains , une victoire assez importante. Après des alternatives de défaites et de victoires, les royalistes étaient parvenus à s'emparer de Saumur; ils étaient maîtres des deux rives de la Loire; ils se réunirent, et Cathelineau, générai en chef,
{proposa à Charette de se concerter avec ni pour l'attaque de IVantes. On sait que cette entreprise échoua , et que Cathelineau y perdit la vie. Charette, qui espérait le remplacer dans le commandement en chef, fut écarté par la jalousie des antres généraux; il fut olessé de ce nianqtie de confiance, mais il n'en seconda pas moins les mouvements de la grande armée, qui fut cependant battue à Flines, à Vihiers, à Chantonay et à Lucon. Charette se sépara alors de ses collègues , et se retira à Madiecoul,oùles royalistes rae> cusent d'avoir passé dans les plaisirs et la débauche un temps qu'il eilt pu employer plus utilement dans l'intérêt de leur cause. Mais bientôt la ganii*
ou
son de Mayence asii^a dans la Teodée, Jmin ipfèa. €harette ne fut pas on de
èt les chefs des rebelles comprirent ces royalistes enthousiastes qui com-
qu'ils avaient besoin , pour résister à battaient pour Dieu et pour le roi :
ces troiipes aguerries , d'agir avec le Tamour d« la guerre et le désir de
fiius gi*and concert. Ils réunirent donc commander furent ses principaux mo-
outes leurs forces, et remportèrent biles. Il méprisait la plupart des chefs
les victoires de Torfou et de Montai- de son parti, et plusieurs fois il parla
eu y auxquelles la bravoure et les ta- avec dâain de la famille royale. 11
lents de Charette eurent la plus grande n'en fîit que plus coupable : car pour
part. Les batailles où Charette se si- lever contre sa patrie Tétendard de Ki
§nala seront racontées en détail dans révolte, il n'eut pas même l'espèce es articles spéciaux, et elles sont trop d'excuse que les autres pouvaient tirer nombreuses pour que nous les men- de leurs oonTfetions. Son excessiveamtionnions toutes ici. Contentons-nous bition le poussa d'ailleurs à commettre de dire qu'agissant, tantôt de concert contre ses compagnons d'armes des avec les autres dieis royalistes, tantôt crimes dont ses partisans ne peuseul, il montra dans toute oeeasion vent Texeuser eux-mêmes. Liassesline bravoure à toute épreuve et une sinat de Marigny sera pour sa mé-
activile surprenante ; ses efforts ne purent cependant rétablir les affaires (tu parti royaliste. La division régnait entre tous les nobles, qui se battaient bien plutôt popr leur intérêt personnel que pour la cause royale. Aussi Cfaiarefte fut-il enfin amené à signer, avec les plénipotentiaires de la Convention, un traité par lequel il s'engageait à reconnaître Tautorité de cette assemblée et à déposer les armes; Il offrit même de réduire Stofflet, son ancien collègue, qui continuait à se battre. Conformément au traité, il ût dans la ville de Nantes une espèce d'entrée triomphale; mais les couleurs du royalisme, qu'il portait, furent insultées par le peuple; le lendemain, il retourqa h son quartier générai, re* oommença la guerre, et obtint d'abord quelques* succès ; mais la défaite de Quiberon , et surtout la faiblesse du comte d*Artois , qui n'osa pas effectuer la promesse qu-il avait faite aux insurjîés , de débarquer sur les côtes du Poitou , et de venir se mettre à leur tête, lui ôtèrent tout espoir de .réussir. Dès lors il ne chercha plus qu'à mourir glorieusement; cerné à la Preulère, il se défendit avec courage, fut blessé à la téte et à la main , et . parvint cependant à s'échapper dans la forêt de la Chabotière, où il fut arrêté le 25 mars 1796, conduit à Angers, puis 4 Nantes; il y fut traduit devant •im pçoisil gueoe, et fiisillé qoatM
moire une tache éternelle aux yeux de tous les partis.
. CHAneis soBDT]ii8.<-On appelait
indifféremment charges tordides ou extraordinaires, les contributions imprévues q|ii n'étaient pas de nature à être comprises dans le GAwoif (voyez ce mot), et que des circonstances particulières rendaient nécessaires. Lorsqu'on n'avait pas pu prévoir ces cir* eonstances, et que le besoin était preà» sant, le préfet du prétoire était eA droit d'en faire l'indiction de sa seule autorité; hors de là, il fallait qu'elle émanflt de l'autorité du prince. JSn grand nemhra de fiiits nous apprennent que les charges sordides étaient des redevances personnelles. Les gouverneurs de province écrivaient de leur propre main à quel travail devaient être employés les contribuables, et combien de journées d'hommes, de voitures ou de chevaux étaient néces« saires. Ce tableau général était remis au juge, qui dressait l'état de tous ceux qui devaient acquitter la contribution, en commençant par les plus aisés et les plus notahles, et en exemptant les clercs , les magistrats et les décurions. C'était un crime capital de comprendre dans cet état les laboureurs au moment oà ils étaient occupés à ensemencer la terre ou à er) recueillir les fruits. Parmi ceuxqui n'appartenaient pas à l'une des trois classes privilégiées doDl neui venons ds