OURTHE
se trouva former Pavant-garde, et le Saint-Esprit fut exposé, à demi-portée de canon , au premier feu des Anglais.
Voici les termes dans lesquels le ministre de la marine s'exprimait sur ce combat, dans son rapport : « M. d'Orvilliers a donné des preuves de la plus
§rande habileté; M. le duc de Chartres, 'un courage froid et tranquille et d'une présence d'esprit étonnante. Sept gros vaisseaux, dont un à trois ponts, ont successivement combattu celui de M. le duc de Chartres ? qui a répondu avec la plus giande vigueur, quoique privé de sa batterie basse ; un vaisseau de notre armée a dégagé le Saint-Esprit dans le moment le plus vif, et a essuyé un feu si terrible qu'il a été absolument désemparé et obligé de se retirer. * La flotte étant rentrée à Brest, le duc de Chartres vint à Paris et à Versailles, et il y fut reçu avec enthousiasme. La bataille d'Ouessant, en effet , relevait la gloire navale de la France, si tristement flétrie durant la guerre de sept ans.
Le 12 décembre 1781 , les parages d'Ouessant furent témoins d'un second combat naval. L'amiral anglais Kernpenfeld y rencontra un convoi chargé de troupes et de munitions, escorté par le comte de Guichen. Ce général , qui ne reconnut pas le danger, continua sa route vent arrière, laissant derrière lui plusieurs bâtiments de transport, qu'il ne put secourir lorsqu'ils furent attaqués. Quinze vaisseaux de son convoi lurent pris sous ses yeux.
Ourthe (département de I'). Réuni à la France par le traité de Lunéville, avec les autres départements formés dans les Pays-Bas autrichiens , et com-
{>renant le Limbourg et une partie de 'évêché de Liège, ce département était borné au nord, par ceux de la Meuse- Inférieure et de la Roer ; à Test, par celui de la Sarre; au sud, par ceux des Forêts et de Sambre-et-Meuse; à I l'ouest, enfin, par celui de la Dyle. L'Ourthe, l'un des affluents de la Meuse, dans laquelle elle se jette à Liège , lui donnait son nom. Il était divisé en trois arrondissements, dont les chefs-lieux étalent Liège ( chef-lieu du dép.), Malmédi et Huy. Enlevé à la France en 1814, il fait maintenant partie du royaume de Belgique,
Ou vbabd (Gabriel -Julien) , né en 1770 , près de Clisson. Homme d'esprit ? spéculateur habile et heureux , mumtionnaire général des armées françaises sous la république, sous l'empire et enûn sous la restauration , M.
Ouvrard doit surtout sa célébrité aux démêlés qu'il a soutenus avec ces divers gouvernements. Si M. Ouvrard a eu à subir bien des attaques , il a trouvé aussi des admirateurs de son génie financier et de son caractère.
On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages , dont nous ne citerons que les suivants : Mémoire sur les finances, adressé au gouvernement, 1814 ; Observations sur les finances de la France, 1818; Mémoire sur le crédit administratif, 1819; Sur f administration, 1824.
Ouvriers d'artillerie ( compagnies d'). Depuis l'institution des armées permanentes , et pendant une partie du rèçjne de Louis XIV, les officiers d'artillerie employèrent des ouvriers civils pour 1 exécution des travaux manuels de cette arme. En 1671, on organisa militairement deux compagnies d'ouvriers en bois et eu fer, et on les incorpora dans le régiment des fusiliers du roi, spécialement créé, à la même date, pour la garde de l'artillerie. L'utilité de ces compagnies en fit successivement augmenter le nombre, qui, sous l'empire, s éleva jusqu'à 20, y compris celle de la garde. Ces compagnies sont aujourd'hui réduites à 12: chacune d'elles se compose de4 officiers; de 100 sous-officiers et' soldats sur le pied de guerre , et de 70 seulement sur le pied de paix.
Ouvriers du génie (compagnies d'). L'origine de ces compagnies est toute moderne. Depuis longtemps le service du génie réclamait des hommes spéciaux pour être employés dans les arsenaux. Ce fut pour satisfaire à ce besoin qu'un décret de 1811 créa la première compagnie du génie. Une seconde compagnie a été organisée par ordonnance du \9' février 1841.
Le nombre des officiers qui entrent dans la composition de chacune de ces compagnies est de quatre ; celui des sous - officiers et soldats est indéterminé.
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En 1855, on institua, pour l'attacher à l'arsenal de Metz, une escouade d'ouvriers d'état , composée d'un chef, on sous-chef et 4 ouvriers.
11 existe en outre , pour le service de l'armée de terre, trois compagnies d'ouvriers du train des équipages militaires, lesquelles ont été créées en 1807, 1812 et 1853; des compagnies d'oùvriers d'administration , et des compagnies d'ouvriers des subsistances militaires.
Oybubs, voy. Cuisiiiibbs.
Oxibii (monnaie des). Il existe une petite monnaie gauloise en argent, imitée des drachmes massaliotes , et présentant d'un côté une téte de Diane, et de l'autre un lion, avec la légende otoixvo. On a cru devoir l'attribuer à une petite peuplade qui habitait la Provence , les Ligures Oxibii, dont la vilie principale répond, selon M. Walckenaer, à la petite localité d'Oppio,près Grasse. Quoi qu'il en soit de cette attribution, on ne peut nier que cette pièce ne soit provençale.
Ozanam ( Jacques ) , né en 1640 , à Bou ligneux , dans la principauté de Dombes, s'adonna de bonne heure, malgré son pére , à l'étude des mathématiques. Il vivait à Lyon du produit de quelques leçons , et aussi un peu, à ce qu'il parait,' de celui du jeu, lorsque le chancelier d'Aguesseau l'invita à venir se fixer à Pans, où il devait trouver plus de facilités de tout genre. Il y vint en effet, et se livra dès Tors tout entier aux mathématiques, dans lesquelles il se fit une réputation distinguée. Il fut admis à l'Académie des sciences en 1702, et mourut en 1717. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : Méthode générale pour tracer les cadrans, 1685. — Traité des lignes de premier genre , de la construction des équations, etc., 1687.
— Usage du compas de proportion expliqué, etc., 1688. — Récréations mathématiques et physiques, 1694. — Nouveaux éléments d algèbre, Amsterdam, 1705. Leibnitz faisait grand cas %de ce dernier ouvrage.