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LUMVERS. NOREA»
ÏOust, la Vilaine et l'Àuray, qui se perd dans la baie du Morbihan. 1) possède en outre deux canaux , celui du BUvet et le canal de Nantes à Brest. Ses grandes routes sont au, nombre de vingt et une, dont sept royales et quatorze départe* mentales. Ses priucipaux ports sur l'Oeéau sout Lorient, Port-Louis, Auray et Vannes.
Il est divisé en quatre arrondissements, qui ont pour chels-lieux : Vannes, chef-lieu du département, Lorient, Ploërmel et Pontivy. 11 renferme 27 ?anto««s et 228 communes. Su population est de 449,742 habit. , parmi lesquels on compte. 1,452 électeurs qui envoient à la chambre 6 députes.
(> département forme le diocèse de ï'évéche de Vannes, suffragant de farine véché de Tours. Il est compris dans !e ressort de la cour royale de Rennes et de l'académie de la même ville. Il fait partie de la 13* division militaire, dont Hennés est aussi le chef-lieu , et de la ?6* conservation forestière.
M on eau ( Jean- Michel ), né à Paris en 1741 , s'appliqua dès son enfance à Vétude du dessin. Le Lorrain, son maître, nommé directeur de l'académie de $aint-Peterbourg , l'emmena avec lui en Russie. Quand il revint en France , il se trouva presque sans ressource, et ne dut qu'a sa passion pour les arts de pouvoir étudier la gravure sous Lehas ; Bientôt habile graveur à l'eau-forte, et dessinateur non moins habile, il vit son nom se répandre , sa réputation se former, et presque seul , il se trouva chargé de la composition des estampes destinées à orner les plus belles éditions du siècle dernier. Cochin, dessinateur des Menus- Plaisirs du roi , quitta sa place eu 1770, et le désigna comme son successeur. A la même époque, Moreau composait les dessins des fêtes du mariage et du sacre de Louis XVI. La gravure de ce dernier morceau lui ouvrit les portes de l'Académie , ei lui mérita la place de dessinateur du cabinet du roi , avee une pension et un logement au Louvre.
En 1785, il alla visiter l'Italie, et les grands modèles qu'il y admira eurent une influence immense sur son talent; car, a dater de son retour, ses compositions ont un caractère plus grand
et plus noble; sa manière même est plus franche et plus décidée. Il lit partie en 1793 de la commission temporaire des arts, et fut nommé en 1 797 professeur aux écoles centrales de Paris. L'œuvre de Moreau contient plus de deux mille pièces composées pour les œuvres de Voltaire . Molière , Racine .
Montesquieu , la Fontaine , Reguard , Delille, Raynal , etc. Dans un nombre aussi considérable de sujets souvent analogues, on admire avec quelle adresse le génie de l'artiste a su se modifier et se varier à l'infini. Moreau mourut le 30 novembre 1814. Sa fille, madame Carie Vemet, offrit en 1819, au cabinet particulier de Louis XV 111, dix-neuf de ses dessins originaux ; le roi en fit l'acquisition.
Moreau (Jean-Victor), l'un des plus illustres généraux de la république française, naquit à Morlaix le 11 août 1763. Fils d'un avocat, et ayant parcouru avec éclat la carrière des études scolaires, il fut destiné au barreau. Mais l'étude des lois avait pour lui peu d'attraits ; une sorte de pressentiment de sa grandeur future le poussait vers l'état militaire. A l'âge de dix -sept ans il s'enrôla; mais ses p;irents parvinrent sans-pt ine à faire casser un engagement contracté sans leur consentement, et Moreau, rejeté malgré lui dans la science des Cujas, y fit de rapides progrès.
Nomme prévôt de l'école de droit de Renues en 1787, il soutint avec énergie les privilèges des parlements menacés par le ministie de Krienne, et reçut des vieux conseillers, dont il était à la fois et le protège et le protecteur, le surnom de général du fortement. Après un tel début et de tels encouragements, il est probable que, sans ta révolution, Moreau eut poursuivi la carrière judiciaire. La convocation des états généraux, qu'il regardait comme le remède tout-puissant aux maux qui désolaient la patrie, la résistance des parlements aux réformes dont les premiers ils avaient donné le signal , réveillèrent dans le cœur du jeune homme le» dispositions martiales que n'avaient pu étouffer en lui ni l'aride étude du droit, ni les despotiques volontés de sa famille. En 1789 , on le voit à la tête de réunions armées., luttant contre la noblesse bretonne et les
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parlements dont il a abandonné le parti tn 1790, une confédération générale de la jeu ne>se bretonne et angevine s'etani formée à Pontivy, Moreau en fut nommé président, poste difficile et dangereux dont il sut se montrer digne.
Parti en 1792 comme chef du premier bataillon de volontaires qui s'organisa dans le département du Morbihan, il fut nomme en 1793 générai de brigade, et en 1794 général de division. Il avait servi d'abord sous Dumouriez ; S servit ensuite sous Pichegru. Ce fut ce dernier, juste appréciateur des talents du jeune homme , qui lui fit successivement obtenir ces deux grades. Moreau se montra diçne et reconnaissant de ce choix ; charge d'un coin mandement séparé en Belgique, il s'empara d'un grand nombre de places, entre autres du fort de r£duse, et seconda puissamment Pichegru dans la campagnes de 1794, sur les glaces de la Hollande. Il lui succéda ensuite dans le commandement de l'armée du Nord , qu'il quitta bientôt après pour aller prendre celui de l'armée de Rhin - et - Moselle , avec laquelle il ouvrit, en juin 1796, cette campagne qui devint le fondement de sa gloire militaire. Après avoir forcé TVurmser à la retraite, culbuté I- s troupes des Cercles, défait l'armée du prince 5e ('onde , battu l'archiduc Charles , le plus habile des généraux autrichiens, à Rastadt, à Ettlingen, à Pfortziieim, à Stutteardt, à Canstadt, à Berg, à Bingen . à Constance, et l'armée autrichienne de Latour à Frieberg , il se disposait à franchir le Danube, lorsqu'il apprit la défaite que Jourdan, accablé sous le poids de forces supérieures, venait d'éprouver à Wurtzbourg. Privée d'appui et en présence de forces triples, l'armée du Rliin était en péril et devait à son tour se retirer. Alors commença cette belle retraite, i suffirait pour immortaliser le nom Moreau. Il traversa plus de cent ùeoes de terrain, en présence d'une armée formidable , au milieu de populations ennemies, et repassa le Rhin sans s'être une seule fois laissé entamer; tout le contraire, après avoir tenu consternaient tète à l'ennemi , l'avoir battu toutes les fois qu'il en avait été pressé irop vivement , et notamment à Bibe-
rach , dans les montagnes Noires , où il défit complètement les troupes autrichiennes, il leur prit des régiments entiers et plusieurs canons.
L'année suivante, Moreau réorganisa l'armée de Sambre-et -Meuse , dont il laissa bientôt le commandement à Hoche. Revenu sur le Rhin, il passa le fleuve en présenee des ennemis rangés en bataille sur la rive opposée , près de Guembsheim ; il les battit, leur lit 4,000 prisonniers , leur enleva 20 canons et leur reprit le fort de Kehl. Les préliminaires de Léoben arrêtèrent ces premiers succès. Soupçonné alors d'entretenir des intelligences avec Pichegru, Moreau fui disgracie par le Directoire. Mais, des
1798, il fut rappelé, nommé inspecteur général et membre de la commission chargée de préparer la campagne de
1799. Envoyé en Italie, après la défaite de Schérer à Vérone, il sauva l'armée d'une totale destruction , et battit 1 2 000 Russes de l'armée de Souwarof a Bas»ignano. « Jamais, dit un historien, Moreau ne déploya plus de talents, oe montra plus de sang-froid , de présence d'esprit et de force d âme, que dans la situation terrible où limpéritie de son prédécesseur avait jeté l'armée. Avec 20,000 hommes seulement contre 90,000, il ne se laissa pas un instant ébranler. Ce calme était bien autrement méritoire que celui qu'il déploya lorsqu'il revint d'Allemagne avec une armée de 60,000 hommes victorieux , et pourtant il a été beaucoup moins célèbre ; tant les passions influent sur les jugements contemporains! » Rappelé au commandement de l'armée du Rhin, Moreau remit à Joubert celui de l'armée de l'Italie ; mais avant de se rendre à son poste, il assista comme simple volontaire a la désastreuse bataille de Novi , où périt Joubert. Il se remit alors à la téte ils l'année vaincue, et opéra une si belle, une si savante retraite, qu'il rendit presque stérile la victoire de l'ennemi.
Quand Moreau passa a Paris pour se rendre sur le Rhin, Bonaparte était de retour d'Égypte et travaillait a renverser le Directoire. Moreau contribua au succès de la journée du 18 brumaire , et le premier consul lui confia le commandement des années du Danube et du Rhin, pendant que lui-même allait preu-