PAPIER-MONNAIE L'UNIVERS. PAPIER-MONNAIE
100, 250 et 500 francs : ils étaient destinés à rembourser les assignats , et à avoir cours de monnaie dans toute Tétendue delà république. Ils emportaient avec eux hypothèque, privilège et délégation spéciale sur tous les domaines nationaux.
million 500 mille livres... Le trésor public devait 63 millions en numéraire , et 3 milliards 600 millions en papier. »
Les conseils et le Directoire, qui connaissaient cet affligeant état des choses, cherchèrent à y remédier en faisant disparaître l'idée accréditée d'une nou- —
velle émission d'assignats. En consé- Sur ces 2 milliards 400 millions de auence une loi du 10 pluviôse , et un mandats , il devait en être employé une arrêté du Directoire, du 26 du même quantiténécessaire pour retirera raison mois, ordonnèrent la destruction de de 30 capitaux pour un , tous les assitouslesmatériauxquijusqu'alorsavaient gjiats restant en c.rcu atioiu Sur le surservi à en fabriquer. On y procéda so- plus on devait remettre 600 millions à Irnnellement le30 pluviôse, sur la place la trésorerie, et le restant devait être dé - Vendôme en présence des commissai- posé dans la caisse. Ainsi pour 30 mille
res de la trésorerie , des commissaires du Directoire et autres fonctionnaires délégués à cet effet; on y brûla publiquement les poinçons , matrices , timbres, etc.
Le préambule du procès-verbal de cette opération fait connaître :
1° Que la quantité d'assignats fabriqués et émis depuis leur création jusqu'au S nivose an iv iîUiléc. I7»f>), élait de 83,430,481,623 liv.
2° Qu'il «*n avait été versé a la trésorerie nationale pour la somme de 29,264,871,818
39 Que, déduction faite dts asMgnals brûlés , annulés et démonétisés à la même époque, s'élevant a 6,681,166,190
La somme existant en cir- —
culation n'était plus que.. 23,673,405,428
Qu'ainsi, pour compléter les 40 milliards , autant que les différentes coupures avaient pu le permettre , le»
commissaires , en exécution des divers arrêtés du Directoire, avaient fait fabriquer. 16,326,640,000
Laquelle somme, réunie à celle que nous avons mentionné.- ci-dessus, formait ■
Un total de 39,9»9,9i 6.428 Uv.
Cette somme complétée et versée à
livres d'assignats, on avait 1000 livres de mandats; mais comme 30 mille livres d'assignats ne produisaient que 120 liv., 1000 liv. de mandats ne valaient également que 120 liv. en numéraire.
Les porteurs d'assignats pouvaient les échanger contre des mandats , trois mois après la promulgation de la loi.
Les coupures d'assignats de 30 sous et au-dessous pouvaient être échangées successivement contre la monnaie de cuivre , au dixième de leur valeur nominale.
En attendant la fabrication des mandats, la trésorerie nationale fut autorisée à donner des promesses de *nandat , ayant cours comme les mandats , mais à "la charge d'être endossées par ceux qui les mettaient en circulatioo.
Les billets ou promesses de mandat furent seuls mis en circulation j te prompt discrédit du nouveau papiermonnaie n'ayant pas permis de réaliser les promesses du gouvernement.
Le tableau des domaines nationaux , destinés au gage des mandats , et qui fut annexé à la loi du 28 ventôse an iv.
la trésorerie nationale, les travaux de représentait cependant une valeur de la fabrication se trouvaient entière- 8 milliards 785 millious 27,
ment clos.
Le louis d'or coûtait à la bourse de Paris, le I* janvier 1796, 4,600 fr.
en assignats, le 1" février 5,300 fr.; enfin, le 1er mars 7,200 fr.
Aux assignats succédèrent les mandats territoriaux, autre papier-monnaie qui ne trouva pas plus de crédit que le premier. La loi du 28 ventôse an iv ( 18 mars 1796) portait création de 2 milliards 400 millions de ces mandats , répartis en coupons de 15, 25,
,929 livres ;
savoir :
ESTIMATION ■ ■ viL«n« mnuiQVi.
capiUL
I* En biens de I" origine, autres que
ceux delà liste civile. 49,460,916 1,689,471,4»
2" En biens provenant de la liste civile et des ci-devant prin-
3° En biens nationaux de V origiue. .
Total général. ■ ■ H2,&ti-i,2K7 3