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PARU

bu moment même où son plénipotentiaire au congrès de Vienne, M. de Talieyrand, lui écrivait une lettre pour le féliciter de sa bonne contenance et de sa persistance à ne pas quitter sa capi- taie. Le 20 mars 1815, à neuf heures du soir, Napoléon rentrait aux Tuileries.

Les cent jours passèrent rapidement , et le gouvernement provisoire, ou plutôt Fouché, prépara , dans ce palais même, la chute de celui qui y régnait encore, peu d'instants auparavant- Chassé lui-même par les baïonnettes prussiennés , ce gouvernement céda la place à Louis XVIII, qui vint, pour la deuxième fois , reprendre possession des Tuileries où Pavaient précédé ses protecteurs les alliés. Plus tranquille alors, ce palais rit se succéder, pendant quinze ans, les fêtes de la restauration; puis éclatèrent les trois journées, et il tomba, le 39 juillet 1830, au pouvoir de la population parisienne. Quelque temps après, Louis-Philippe Ier quittait le Palais-Royal pour y venir établir sa demeure.

Jardin. Sous le règne de Louis XIII, une rue, qui portait le nom de me des Tuileries ? séparait le jardin du palais. Ce jardin contenait une volière, un étang, une ménagerie, une orangerie, une garenne, l'hôtel de mademoiselle de Guise et uu jardin public qui servait de rendez-vous aux seigneurs de la cour. Une forte muraille, un fossé et un bastion, qui en embrassait toute la largeur, lui servaient de limites. Vers 1665, Louis XIV chargea Lenôtre de le disposer sur un nouveau plan, et cet habile artiste en fit, à peu de chose près, le jardin que nous avons aujourd hui.

Ce jardin tut alors réuni au palais; une vaste esplanade s'étendait devant le château, sur l'emplacement de l'ancienne rue; puis venaient des parterres, au milieu desquels étaient creusés trois bassins. Au delà, un bois de marronniers offrait un épais ombrage; il était séparé dans le milieu par la grande allée qui fait face à la porte principale du château; à l'extrémité du bois et de cette allée, fut creusé un immense bassin ; deux terrasses encadrèrent le jardin, et, se contournant aux extrémités, vinrent s'abaisser par des pentes douces jusqu'au-devant du bassin. L'espace

laissé entre les deux terrasses fut fermé par une grille, oui laissa apercevoir la longue avenue des Champs- Élysées.

L'absence de la cour fit ensuite négliger les Tuileries. Cependant, au commencement du règne de Louis XV, on jeta sur le fossé d'enceinte un pont tournant, qui a laissé son nom au pont de pierre qui l'a remplacé. Mais lorsque Louis XVI vint prendre possession des Tuileries, il trouva des allées mal entretenues, des bassins souvent à sec; et de tous côtés des mares d'eau sans écoulement , qui arrêtaient les pas des promeneurs. Sous la Convention, le jardin des Tuileries reçut de nouveaux embellissements. Les vieux tilleuls du bord de l'eau furent remplaces, la grande allée fut élargie, et la terrasse des Feuillants replantée et bordée d'une rampe en fer. A l'extrémité occidentale du jardin , Lenôtre avait laissé de chaque côté, en dehors de son plan, un espace occupe par l'orangerie et par d'autres bâtiments. Sur ce double espace, Napoléon fit prolonger les terrasses, qui se terminèrent alors aux fossés; enfin, la muraille, qui existait encore le long de la terrasse des Feuillants, fut démolie, et une grille en fer permit de voir la rue de Rivoli, qui s'élevait alors sur les ruines du manège de la cour et de l'enclos des Capucins. Napoléon, qui se souvenait du 10 août, avait, en prenant possession des Tuileries, isolé le pal lis, en déblayant la place du Carrousel. On prétend que c'est le souvenir des journées de juillet qui a engagé Louis-Philippe à faire isoler le palais du jardin, en établissant sous les fenêtres du château des parterres que termine un fossé de 6 pieds de profondeur avec un grillage à hauteur d'ap; pui. Quoi qu'il en soit, on a regrette qu'on n'ait pas laissé dans sa belle nudité la terrasse qui se trouvait au-devant du château; le monument en recevait un certain air de grandeur et de majesté, que lui ont ravi ces P'^* bandes , uu peu bourgeoises malgré le Laocoon et les autres statues dont on les a décorées. , ,

Le jardin des Tuileries sert d'asile a une foulede morceaux de sculpture, don plusieurs sont d'un grand mérite, cojsevoix, Lepautre, Coustou, Marsy, w

PAHIS

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