PLACES
Place du Carrousel. Nous avons vu ne cette place avait pris son nom d'un ivertissement que Louis XIV y donna le 6 juin 1662. Elle était autrefois trèsirrrgulière, et les maisons qui l'encombraient s'étendaient dans certaines parties jusque près des Tuileries. Bonaparte fit abattre ces maisons , quand il vint fixer sa résidence dans le château, et aujourd'hui on peut faire manœuvrer 15,000 hommes sur cette place. Elle est entourée d'un côté par la grille du châtenu des Tuileries , et de deux autres côtés par les galeries qui réunissent ce palais à celui du Louvre.
Vers le milieu et contre la grille se trouve un ;irc de triomphe élevé, en 1806 , sur les dessins de MM. Percier et Fontaine. Ce monument, construit sur le modèle de l'nrc de triomphe de Septième-Severe à Rome, supporte, sur le front de l'attique et au-dessus des colonnes , des statues en marbre de soldats des différents corps de l'armée impériale. Sur les quatre faces ont été rétablis, en 1830, des bas-reliefs en marbre représentant des événements mémorables de la campagne de 1805. Ces bas-reliefs , qui datent de rérection du monument, avaient été remplacés à la restauration par d'autres bas-reliefs en plâtre. Les étrangers ont repris, en 1815, les chevaux de Saint-Marc qui surmontaient cet arc de triomphe , et on les a remplacés en 1828 par un quadrige de M. Bosio.
Place Vendôme. Elle occupe l'emplacement d'un hôtel et de jardins qui , après avoir appartenu au duc de Kete ,
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passèrent à la maison de Vendôme, el que Louvois acheta en 1685, pour y (aire construire cette place. Mais les travaux commencés alors furent interrompus à la mort du ministre. Pontfcnartrain les reprit en 1698, fit abattre tout ce qui avait été fait, et Mansard fut chargé de donner de nouveaux dessins. Enfin, la ville de Paris , à qui Ton abandonna alors tous les emplacements acquis depuis 1687 et tous les matériaux, se chargea de faire bâtir à ses frais toute la place. Elle fut terminée en 1701.
Nommée d'abord place des Conquêtes, puis place Louis-le- Grand, et pendant la révolution place de Paque-Mais, elle a repris depuis sou ancien nom de place f endôme.
On y avait érigé en 1699 une statue en bronze de Louis XIV, fondue sur les dessins de Girardon. Cette statue, renversée en 1792, a été remplacée en 1806 par la colonne de la grande armée. Le noyau de cette colonne est en pierre de taille , il est revêtu de plaques de bronze ornées de bas-reliefs représentant par ordre chronologique les principaux faits d'armes de la "glorieuse campagne de 1805. Sur la calotte du dôme de cette eolonne était une statue de Napoléon , avec le costume des empereurs romains, exécutée par Chaudet et fondue par Lemot. Cette statue fut abattue en 1816, et remplacée par une énorme fleur de lis à quatre faces, laquelle a, en 1831, cédé la place à une nouvelle statue de Napoléon fondue sur les dessins de M. Seurre aîné.
Place des Victoires. Le maréchal de la Ft uillade, comblé d'honneurs par Louis XIV, voulut, en faisant construire à ces frais cette place, élever au grand roi un monument de sa reconnaissance. Les bâtiments qui forment la place des Victoires sont symétriques et ornés de pilastres d'ordre ionique. Le milieu était, avant la révolution, occupé par une statue pédestre du roi foulant aux pieds Cerbère, symbole de la triple alliance dont il avait triomphé. f)errière était la statue de la Victoire. Aux quatre coins étaient des esclaves enchaînés. Ce monument a été détruit en 1792 ; on voit encore au Louvre quatre
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des bas-reliefs dont il était orné; les esclaves sont aux Invalides.
ï On éleva , en 1793, sur remplacement de ce monument, une pyramide en bois portant les noms des b'ommes tués le 10 août, et la place reçut le nom de place des Wctoires nationales. Bonaparte remplaça la pyramide par une statue de Desaix. Ce monument fut, a son tour, supprimé en 1815, et on y substitua, en 1821, une statue équestre et en bronze de Louis XIV, par M. Bosio.
Place de la Concorde. Cette place, la plus grande de Paris et la plus riche aujourd'hui , a été commencée en 1763 et achevée en 1772. Mais il n'v a que quelques années qu'elle est telfe qu'on la voit maintenant. Elle était autrefois divisée en quatre parties qu'occupaient des pièces de gazon environnées de barrières. Elle est aujourd'hui divisée en neuf parties par des voies nouvelles, ouvertes sur les quatre fossés qui la limitaient, et qui maintenant en forment huit. Au mflieu s'élève un obélisque égyptien. De chaque côté sont deux grandes fontaines à vasmits, décorées de statues. Sur les huit pavillons qui dessinent l'octogone de la place, s'élèvent des statues allégoriques représentant les huit principales villes de France, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes , Lille , Strasbourg , Rouen et Brest. Des colonnes rostrales sont placées de distance en distance- Quoique défectueuse dans ses détails, surtout aux yeux de l'artiste, cette place est d'un ensemble magnifique. D'un côté s'ouvre la longue avenue de Neuilly, encadrée dans les massifs d'arbres des Champs-Élysées et terminée par l'arc de triomphe de l'Étoile. De l'autre côté s'étend la grande avenue des Tuileries.
Au bout du pont de la Concorde qui débouche sur la place, on découvre la colonnade du palais du Corps législatif, et à l'autre, extrémité, entre les monuments de l'ancien Garde Meuble et du Ministère de la marine, on aperçoit le portail de l'église de la Madelaine.
Au milieu de cette place était autrefois une statue équestre de Louis XV.
Aux quatre coins du piédestal étaient représentées la Force, la Prudence, l* Paix et la Justice.
En 1792 , cette statue fut abat