‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 19 sur 434 · MORÉE FRANCE. MORÉE · texte numérisé non relu

MORÉE FRANCE. MORÉE

personne ne se présentait , la souveraineté appartiendrait à Geoffroy et à sa postérité. Cet arrangement ayant été fait par écrit et juré, Guillaume partit fVMjrla France.

Huit mois s'étant écoulés, il céda la souveraineté de l'Achaïe à un de ses cousins nommé Robert, qui se mit aussitôt en route pour aller en prendre possession. Mais Villehardouin , d'accord avec Pierre Zani . doge de Venise, trouva moyen d'entraver sa navigation et de l'arrêter à Corfou , pu;s dans divers endroits de la Morée; et, lorsqu 'enfin il ne put éviter de le recevoir a Nicli , il déclara qu'il était prêt à remplir ses engagements , ainsi qu'il serait reconnu par rassemblée des prélats et feudataîres. Ceux - ci décidèrent que le terme stipulé pour la remise de la souveraineté étant écoulé depuis quinz** jours , Geoffroy de Villehardouin était seul souverain du pays.

11 combla alors Robert de Champlitte de présents, puis le renvoya en France, et lui-même changea son titre de bailli en celui de prince souverain d'Achaïe.

A sa mort, arrivée après 1223, il transmit la principauté a Geoffroy //, son fils aîné , Guillaume, le cadet, obtint Calamata; le troisième, nommé aussi Geoffroy, fut baron de Caritena.

Agnès, Tune des filles de Pierre de Courtenav, empereur de Constantinopic, qui la destinait au roi d'Aragon , ayant abordé dans un port de la Morée, Geoffroy II l'épousa sans demander te consentement de son beau-père. Celuici ressentît vivement cet outrage : mais Geoffroy l'apaisa en se reconnaissant son vassal et en lui prêtant hommage lige. Ce fut alors qu'à la demande de l'empereur, les assises de Jérusalem furent introduites dans la principauté d* Achaje.

Guillaume de Calamata succéda à son frère. Projetant la conquête dé Connthe, N a poli de Romanie, IN'apoli de Malvoisie et Argos, qui lui manquaient encore pour être maître de tout le pays, il conclut avec la république de Venu un traité d'alliance, par lequel il tlit reconnu prince de toute la Morée, à l'exception de Coron et de Modon qu'il céda d la Seigneurie. Il donna ensuite *apoli de Romanie et Argos au seigneur

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d'Athènes en récompense du secours qu'il lui prêta pour la prise deCorinthe. Après la conquête de Malvoisie, qui se défendit pendant trois ans, il construisit Misthradans la proximité de Sparte, ainsi que le fort de Magne ou Maïna ; enfin , il accorda aux Maïnotes , habitants de cette contrée.leur indépendance ou plutôt leur immédiateté, de manière que le prince ne pût jamais disposer de leurs terres à titre de fiefs; et telle fut l'origine de cette espèce de liberté que les Maïnotes conservèrent jusqu'à nos jours.

Il avait épousé Anne Ange Cornnène, soeur de Michel Anjte Comnène II, despote d'Epire, nommé aussi prince d'Arta , du nom de sa capitale , et cette alliance l'impliqua, en 1259, dans une guerre qui lui devint funeste. Ayant marche au secours du despote contre l'empereur Michel VIII Paléologue , dont ce prince refusait de reconnaître la suzeraineté, il fut abandonné dans le moment du danger par son allié qui était secrètement d'accord avec le chef de l'armée impériale, et, défait dans une grande bataille , il tomba , avec le baron de Caritena son neveu , au pouvoir du vainqueur. Après trois années de captivité , Guillaume acheta sa liberté moyennant la cession des trois places de Napoli de M «Ivoisie, de Maïna et de Misthra. Il se reconnut vassal de l'empereur, et, comme marque de sujétion , il accepta la dignité de grand domestique. Cette convention fut sanctifiée par un lien spirituel : il servit de parrain à un enfant de Michel VIII.

A peine Guillaume fut-il de retour en Morée que la guerre se renouvela , soit qu'il se fût fait dégager de son serment par le pape , soit par suite d'un faux rapport qui fût fait a l'empereur. Elle fut plus heureuse pour le prince de Morée que la campa* gne de 1259 : un vieux guerrier, Jean de Catava, remporta avec 312 hommes, a Prinitza, sur l'armée impériale commandée par le frère de Michel, une victoire si décisive, qu'on ne crut devoir l'expliquer que par un miracle. Les Grecs n'eurent pas plus de succès dam»

la suite de la guerre. Abandonnés par un corps de Turcs qu'ils avaient pris à leur solde et qui passa du côté des

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Français, ils furent défaits à Véligasti par Anceau de Toncy , lieutenant de Guillaume. Le frère de l'empereur fut fait prisonnier, et Guillaume réduisit ensuite de nouveau à l'obéissance les districts-de la Morée qui s'étaient déclarés pour les Grecs.

Pour s'affermir dans sa domination , Guillaume, qui n'avait pas de fils, offrit à Chartes I*r d'Anjou, roi de Naples, la main d'Isabelle, sa fille aînée, pour Philippe, son fils cadet. Cette proposition fut accueillie avec d'autant plus d'empressement que Charles s'était fait céder peu de temps auparavant, par le traité de Viterbe, la principauté de Morée en tant que Baudouin II, empereur détrôné de Constantinople , pouvait la céder, c'est-à-dire tout au plus la suzeraineté de ce pays. Guillaume, pour consommer cette affaire, se rendit luimême à Naples , et fit hommage de la Morée à Charles Ier ; puis, celui-ci lui abandonna un corps de troupes commandé par Galeran de Briennc.

Mais bientôt Charles Vr eut besoin de réclamer lui-même l'assistance de son vassal contre Conradin qui marchait à la conquête de son patrimoine; et ce fut surtout aux conseils de Guillaume qu'il dut la victoire qu'il remporta à Scurcola, le 23 août 1268.

Isabelle et Philippeson époux succédèrent à Guillaume dans le titre de princes d'Achaïe; mais le gouvernement fut exercé .pendant quelque temps au nom du suzerain, le roi Charles Ier, par son lieutenant ou bailli, Rousseau de Sol. Philippe étant mort fort jeune, en 1277, Isabelle se remaria d'abord à Florent de Hainmtt, seigneur de Braine, fils de Jean d'Avesnes, comte de Hainaut , et après la mort de celui-ci , à Philippe de Savn1eyfi\s aîné de Thomas III, prince de Piémont, qui fut investi en 1S01 de la principauté d'Achaïe par Charles II, roi de Naples. Mais celui-ci transporta, en 1294, la souveraineté de la principauté d'Achaïe à son quatrième fils Philippe, prince de Tarente, connu ensuite sous le titre d'empereur de Constantinople, qu'il portait du droit de sa seconde épouse, Catherine de Valois. Il joignit la propriété à la suzeraineté par un traité qu'en 1307 il conclut avec Philippe de Savoie et Isabelle

de Villehardouin : ce couple lui vendit alors la principauté d'Achaïe contre de l'argent et contre d'autres terres.

Cependant il existait une fille de la même Isabelle et de Florent de ltatnaut; elle se nommait Mathilde ou Mahant. Cette princesse, fiancée à Louis, fils cadet de Robert II , duc de Bourgogne, éleva des prétentions à la principauté d'Achaïe. Comme Louis faisait aussi valoir une ancienne promesse de mariage qui lui donnait des droits sur la main de Catherine de Valois et qui entravait son mariage avec Philippe de Tarente, toutes ces prétentions contradictoires furent arrangées par un traité conclu au Louvre, le C avril 1313, par lequel le prince de Tarente céda la principauté d'Achaïe et ses prétentions au royaume de Thessalonique à Mathilde de Hainaut et à son futur époux, Louis de Bourgogne, en se réservant toutefois la suzeraineté de l'AchaïV, et à sa future épouse celle de la Thessalonique.

Louis de Bourgogne eut cependant un concurrent à combattre. Isabelle de Villehardouin qui avait été tour à tour princesse de Tarente, dame de Braine et comtesse do Savoie , avait une sœur cadette nommée Marguerite, qui avait eu , pour sa part de I héritage de Guillaume , prince d'Achaïe , son père , le comté de Matagriffon on Péloponèse.

La comtesse de Matagriffon avait épousé le comte d'Andria, de la famille de Baux, dont elle avait eu une fille nommée Isabelle, qui, en 1314, fut mariée à Ferdinand, fils puîné du roi de Majorque.

Il naquit de cette alliance un fils, rinfant Jayme, qui fut depuis roi de Majorque. Isabelle mourut en couche. L'infant Ferdinand réclama alors, au nom de son fils, non-seulement le comté do Matagriffon, mais toute la principauté d'Achaïe. Il en résulta une guerre civile, qui ne fut terminée qu'en I3ff>, par une bataille où périt l'infant Ferdinand.

• Louis de Bourgogne mourut bientôt après sans enfants, et laissa la principauté d'Achaïe à son frère le duc rudes. qui, en 1320, la vendit à Louis, comte de Clermont, sire de Iîourbon, et, probablement parce qu'il se trouva quelque irrégularité dans ce traité, en 1321 , à

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Philippe, prince de Ta rente. D'un autre mandie, mort en 1564 , fut admis en esté, MathiWe deHainaut, veuve de 1549, dans la corporation des impri- Loujs de Bourgogne, épousa yea»,comte meurs de Paris, et reçut le brevet de dide Gravira, autre fils du roi Charles II, recteur de l'imprimerie rovale en 1555. p se mit en possession de la princi- On connaît de lui plusieurs bonnes édipaotedAchaie, et la troqua en 1332 tions, enrichies de notes, et de variantes -outre le duché de Duras avec Robert , tirées des meilleurs manuscrits. Il pufcs de Philippe de Tarente , qui porta , blia , en 1544. un commentaire sur le ■mm son père, le titre <f empereur traité de Cicéron, de Finibus, et, avec ie urutantmople. Jacq. Bogard, quatre ans après, une

Ce [Mince mourut le 10 septembre édition des Institutions oratoires de 1364, laissant la principauté de Tarente Quintilien, à laquelle il ajouta des no- 4 le titre d'empereur à son frère pufné, tes.

Eh principauté d'Achaïe à l'impéra- Morbl (Frédéric) , dit l'Ancien, imiriu Marie de Bourbon, son épouse, qui primeur du roi et savant helléniste, né -i jouit jusqu'à sa mort en 1387. Elle en Î523 dans la Champagne, mort en Jleçoa à Louis, duc de Bourbon, son 1683. Maittaire a donné le Catalogue ■*mi; mais il s'éleva alors une foule des éditions de Frédéric Morel, parmi le prétendants , dont Amé de Savait , lesquelles on doit distinguer celle des innée de Piémont, et Jacques de Baux* Déclamations de Quintilien, 1563, pnetendu empereur de Constantinople, in-4°, et surtout celle de VArchitec- 'omit les principaux. Aucun d'eux ne ture de Philib. de Lorme. Parmi ses oupal se maintenir dans la principauté , vrages, nous nous contenterons de citer ^ fat démembrée. ISério ou Renier trois traités de saint Chrvsostome : de Aceiacoli, d'une famille de Florence, la Providence , de l Ame . de Vllumi- MCwinthe; les paléologues se main- Mé, traduits en français, 1557, in-16°.

irentdans la possession du duehé de Frédéric U Morel, fils aîné du présparte, des villes cédées en 1262 par cèdent, néà Paris en 1558, mort en 1630. paillaume de Villehardouin , et de Pa- doyen des imprimeurs et des profestas? les Méiissènes , descendants d'A- seûrs du roi , et avec la réputation d'un fcis-Stratégonal , conquérant de Cons- des plussavantshellénistesdesontcmps, Wmople, devinrent seigneurs de Mes- fut nommé imprimeur du roi en 1581 , '«aie; enfin, les Centurioni ouZacharie et, quatre ans après, professeur d'éloge Gênes prirent l'rtlide et le titre de quence au collège royal. Outre les nom- Mec d'Achaïe (*). tireuses éditions qu'il a publiées, on a

Mobil ( Rustache) , dit Deschamps, de ,ui : des n°te* ^ Strahon , Catulle , f<*te français et- huissier d'armes de Tibulleet Propercc, lesSyloesde Stace, ijBrtes VI , né en Flandre au quator^ ,es oeuvres de Dion-Chrysostome, etc. ; *i«ne siècle. Le recueil de ses OEuvres ^lexander Severus , Tragœdia top conservé parmi les manuscrits de la 9afa> 1600 i in- 8° ; Discours des Pères ^iotheqne royale, sous le n° 7219. On P»i traduit en français, 1004 , in 8°. ^troovedes ballades, des chants ro vaux, Claude MoreL son frère, né en 1574. ^moralités, etc. Morel est regardé ,T10rt en *626, fut admis en 159V dans ^nme l'inventeur de la Chanson à ,a corporation des imprimeurs de Paris,

et nommé imprimeur du roi en 1623.

Mobkl ( Gtiillairme) , savant impri- Parmi ,es belleséditions qu'il a publiées, né en 1505 , au Tilleul , en INor- on c,*e celles des «M»r« de saint Basile, de saint Cyrille , de saint Grégoire

H Voyez les an. Onèce et Rupire latiit; £e Nazianze , etc., d'Arehimède, de '«♦wanui dans la Revue indépendante (nn- Philostrate, etc. , etc. **»duî5 juillet 1843), un savant article Mo h EL (Hyacinthe), littérateur et wnofc: Êtabfiistmmt féodal de la prind- poète provençal, néà Avignon, en 1759,

TlL'?"™" * Morée* F* M- Buchon • fit de l)0nnM études dans sa ville natale.

' »ai w numéro d»a5 octobre suivant, du entra ensuite dans la congrégation de la

^ reoinl, YEuai sur ht relations de la doctrine chrétienne et alla professer la

- orée f Orient, par M. Th. Lavallée. rhétorique à Aix pendant plusieurs an-

MORE LLBT L'UNIVERS.

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nées. Revenu à Avignon avant 1800, il y devint secrétaire perpétuel de l'académie de Vaucluse, membre de divers athénées des villes du Midi, et mourut en 1828.

Il a laissé , outre des Poésies et des Essais littéraires en français, un charmant recueil patois, publie par ses amis, après sa mort, sous ce titre : ton Gatoubé dé Jacintou Morel, 1829; ce petit volume se compose de fables , de romances, d'épltres en vers, etc., écrites dans le provençal le plus pur, et joignant la mélodie du style à la finesse des idées. D'ailleurs , tout mérite littéraire mis de côté, cette composition a une valeur incontestable , comme monument de la langue du Comtat au dix- neuvième siècle. L'auteur a su y éviter les deux défauts dans lesquels tombent généralement les amateurs modernes dou gai saber , comme ils s'intitulent euxmêmes ; il n'a pas , comme Coye et Dézauat , francisé son expressioii , et fait du français aveedes désinences patoises, et il a évité le défaut plus grave encore d'accumuler des mots romans inusités aujourd'hui, comme se plaisent à le faire quelques auteurs , qui , en vue de l'intérêt qui en rejaillit sur eux, hérissent leurs productions de termes à la Chatterton, qui ne sont pas plusdu provençal moderne que Berthe la Repentie de Vl. de Balzac n'est du français. Cette dernière remarque n'est pas sans importance en linguistique, et nous l'appliquerons plus particulièrementà M. Diouloufés, dont les poésies peuvent induire en erreur les philologues du Nord, et leur faire croire à l'usage actuel d'un grand nombre de mots que le provençal a rejetés depuis trois siècles. Nous renvoyons d'ailleurs , pour toutes ces considérations, à l'article Langue provençale.

Mobellet ( André ) naquit à Lyon en 1727. La modicité de la fortune de ses parents lui lit embrasser la carrière ecclésiastique. Il se trouva à la Sorbonne avec Turgot et Loménie de Brienne , se lia avec eux, et s'occupa en leur société des questions d'économie politique qui préoccupaient alors les esprits. Chargé, en 1752, de l'éducation du (ils du chantier de Pologne, il Ot avec son élève un voyage en Italie , et à son retour

fut admis dans la société des philosophes et chez madame Geofifrin, qui lui témoigna la plus vive amitié. Palissot ayant publie vers cette époaue sa comédie des Philosophes, Morellet fit paraître la f'ision de Charles Paiissot, écrit mordant qui lui valut deux mois d'emprisonnement à la Bastille. Il en sortit par la protection de la maréchale de Luxembourg, et, en 1766, traduisit, à la prière de Malesherbes, le Traité des Délits et des Peines, de Beccaria. Cette traduction eut un succès prodigieux.

Morellet lit ensuite un voyage à Londres, où il connut Franklin, et, à son retour, fut reçu à l'Académie française en remplacement de l'abbe Millot. II publia , au commencement de la révolution , des Observations sur la forme des États de 1614, et une Réponse au Mémoire des princes. Il était directeur de l'Académie française. , lorsque cette compagnie fut supprimée. Il en emporta chez lui les archives , les registres et le manuscrit du Dictionnaire, dépôt qu'il restitua en 1805.

Nommé membre de l'Institut en 1803 , il fut élu député au Corps législatif en 1807, et mourut en 1819.

Nous ne citerons pas ici tous les ouvrages de Morellet , qui sont très-nombreux; nous indiquerons seulement les principaux : Mémoire sur la situation actuelle de la compagnie des Indes , Paris, 17G9, in -4°; De l'Académie française, ou Réponse à l'écrit de M. Chamfort, qui a pour titre : Des académies , 1791, in-8°; Mélanges de littérature et de philosophie du dixhuitième siècle, 4 vol. in-8° , 1818; Mémoires sur le dix-huitième siecUet sur la révolution . précédés de P filage de C abbé Morellet, par Lemontev.

1821 . 2 vol. in-8°.

Mobébi (Louis), premier auteur du Dictionnaire historique qui porte c* nom, né à Bargemont, en Provence, en 1643, alla étudier la théologie a Lyon, et prit les ordres sacrés dans cette ville. Il s'était annoncé, jeune encore, par quelques productions frivoles ; mais bientôt il résolut de consacrer sa vie u la composition de son Dictionnaire , dont la première édition parut à Lyon en 1673, 1 vol. in-fol. Il alla ensuite s'établir à Paris, et y prépara une seconde

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