PILATRE DE ROZIER FRANCE. PILNITZ
en 1765 pour se rendre dans l'Inde. Nommé, en 1770,évéqued'Adran,coadjuteur de l'évëquedeCanathe, puis vicaire a postolique, il passa à Macao, de là au Camboge , puis enfin dans la Cochinchine.
Il s'attacha au roi du pays, INguyen-Ahn, et ce prince ayant été détrône (1782), il le suivit en exil chez les Siamois; puis, voyant Nguyen-Ahn à bout de ressources et sur le point de se jeter entre les bras des Hollandais et des Portugais , il conçut le projet de le placer sous la protection de la France. Il fit donc voile pour l'Europe, muni de pleins pouvoirs, en 1786 , et obtint la conclusion d'un traité par lequel le roi de France s'engageait à envoyer sans délai à son nouvel allié un secours d'hommes , de vaisseaux , d'argent et de munitions , moyennant des concessions de terres que promettait à la France le roi de Cochincbine.Mais le comte de Commercy, gouverneur général de nos établissements dans I Inde , à qui était remis le commandement de l'expédition, crut devoir ne rien entreprendre. L'évéque d'Adran s'adressa alors aux négociants de Pondichéry, et avec l'aide qu'il en obtint, le roi de Cochinchine, qui avait déjà recouvré ses provinces méridionales, acheva de se rétablir. Pigneau de Brehaine mourut à sa cour, en 1799, respecté et regretté.
Pignebol. Ville de Piémont, qui fut prise par le maréchal de Créqui , le 23 mars 1630. Le château, dans lequel s'était renfermé le comte Urbain de l'Escalange, se rendit le 31 du même mois.
Pilatre de Rozier ( Jean-François), naquit à Metz en 1756. Nommé intendant des cabinets de physique de Monsieur (depuis Louis XVIII), il s'occupait avec ardeur de tout ce qui pouvait seconder le progrès des sciences , lorsque la découverte des aérostats, par les frères Montgolfieç, vint offrir un nouvel aliment à son zèle scientifique.
U fit plusieurs ascensions qui furent couronnées du succès, et conçut bientôt le projet de passer en Angleterre par la voie des airs; mais, dans la construction de son aérostat, pour lequel le gouvernement avait mis a sa disposition une somme de 40,000 fr., il eut la fatale inspiration de vouloir combiner le procédé de Montgolfier avec celui
de Charles; ets'étant élevé, le 15 juin 1785, à Boulogne-sur- Mer, son ballon s'enflamma à une hauteur de 200 à 300 toises . et , au bout d'une demiheure , l'infortuné aéronaute fut précipité à terre et tué sur le coup.
Piles (Roger de), littérateur et peintre, né à Clamecy en 1635, accompagna dans plusieurs ambassades Amelot de {a Houssaie en qualité de secrétaire, et montra une grande aptitude pour les affaires. Mais sa vocation le portait vers la peinture, quTii cultivait avec succès dans ses loisirs. Grand admirateur de Rubens, ses tableaux se distinguent par l'entente du clair-obscur et le sentiment de la couleur. On remarque parmi ses portraits ceux de BoUeau et de madame Dacier; il mourut à Paris en 1709.
On a de lui plusieurs ouvrages presque tous relatifs à la peinture , et qui ont été réunis en 1767, sous le titre d'0£«vres diverses de M. de Piles, 5 vol . i n- 1 2 .
Pilnitz (traité de). Les manœuvres des émigrés avaient , vers le milieu de 1792, porté leurs fruits; ils étaient parvenus à exciter les puissances étrangères à prendre les armes contre la France:
les cours de Berlin et de Vienne convinrent, le 22juillet,d'unealliancedéfensive.
Le 27 août suivant, l'empereur Léopold et le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume, se réunirent au château de Pilnitz en Saxe, pour donner la fameuse déclaration qui allait allumer la guerre dans toute l'Europe. Le comte d Artois, Galonné et Rouillé se trouvèrent à cette conférence, et sollicitèrent vivement l'intervention des deux rois coalisés dans les affaires de France.
Voici le traité que signèrent les deux princes : » Leurs Majestés l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse , ayant entendu les désirs et les représentations de Monsieur , frère du roi de France, et de son altesse le comte d'Artois, déclarent conjointement qu'elles regardent la situation où se trouve actuellement le roi de France, comme un intérêt commun à tous les souverains de l'Europe Ils espèrent que cet intérêt ne peut man-
3uer d'être reconnu par les puissances ont les secours sont réclamés, et qu'en conséquence elles ne refuseront pas d'employer conjointement avec leurs susdites Majestés , les moyens les plus