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PILON

efficaces relativement à leurs forces pour mettre le roi de France en état d'affermir dans la plus grande liberté les bases d'un gouvernement monarchique également convenable aux droits aes souverains et au bien-être de la nation française.

« Alors et dans ce cas, leurs susdites Majestés l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse ont résolu d'agir promptement, d'un mutuel accord, avec les forces nécessaires pour obtenir le but proosé en commun; en attendant, elles onneront à leurs troupes les ordres convenables pour qu'elles soient à portée de se mettre en activité. »

On prétendit que le roi de Prusse et l'empereur d'Autriche avaient signé en outre six articles secrets, le 26 du même mois.

Pilon (Germain). C'est un fait assez remarquable, qu'une certaine obscurité entoure presque toujours la naissance et quelquefois la mort des grands , des véritables artistes. Tout entiers à leur art , il semble qu'ils se soient plu à se détacher tout à fait du monde, ou plutôt est-il vrai de dire que, ne vivant que par leurs productions , ils ne comptent dans le monde que de leur premier chefd'œuvre, et en disparaissent du jour où leur main affaiblie par l'âge ne peut plus jeter devant les yeux de la foule des preuves de leur génie. L'époque de la naissance de Germain Pilon est ignorée; la date de sa mort est incertaine. Il vécut avec Jean Goujon , Ambroise Perret, Pierre Bontems, tous sculpteurs français; il fut leur émule, partagea leur gloire et leurs travaux, et ne contribua pas peu à jeter de l'éclat sur les œuvres qu'ils produisirent en commun. Il était né près du Mans, d'un père sculpteur aussi, qui guida ses premières années,

Euis l'envoya, vers 1S50, à Paris, ou i en tôt il acquit une réputation méritée par une multitude d'ouvrages dont la plupart des églises de la capitale furent ornées. Ce fut alors qu'on lui confia le premier travail vraiment important qu'il ait exécuté, le Mausolée de Guillaume Langi du Bellay, pour la cathédrale du Mans. On n'a conservé de ce monument que les bas-reliefs ; mais, par leur pureté gui rappelle tout à fait l'antique, ils font juger du reste du monument. Germain

Pilon fut ensuite chargé par Catherine de Médicis d'élever, sur les dessins de Philibert Delorme , un monument à la mémoire de Henri II. Il se surpassa ; rien en effet de plus gracieux et cependant de plus noble que les statues de François II et de Catherine de Médicis ; rien de plus simple et de plus suave

?ue les bas-reliefs représentant la Foi, Espérance et la Charité. Ce mausolée, replacé en 1821 dans l'église de Saint Denis, ne peut être mieux comparé qu'au Mausolée du chancelier de Birague, dû aussi au ciseau de Germain Pilon , et où se marient la gravité du style de Michel- Ange et la grâce du Prtmatice.

N'a-t-on pas attribué au Primatice les bas-reliefs qui ornent la grande voûte du tombeau de François Ier? et pourtant, grâce à M. Alex. Lenoir, qui a rendu tant de services aux arts, nous pouvons hautement réclamer comme l'œuvre de l'un de nos artistes, ces délicieusessculptures. Mais le plus beau fleuron de la couronne de Germain Pilon, c'est sans contredit son groupe des Ttois Grâces, exécuté pour un monument destiné à renfermer les cœurs de Henri II et de Catherine de Médicis. Sur un piédestal en forme de trépied antique, trois figures déjeunes filles sont adossées et se donnent la main ; leurs têtes gracieuses soutiennent l'urne où devaient être déposées les précieuses reliques. Les vêtements qui dérobent les beaux corps de ces pudiques jeunes filles aux regards indiscrets, sont d'une légèreté et d'un travail admirable. Que de noblesse dans le maintien de ces figures , que de. richesse dans les ornements qui les entourent! On a comparé ces ugures aux trois Grâces antiques, et on a dit que c'étaient les Grâces décentes; si décentes eu effet, si pleines de pudeur, qu'on aurait prétendu que c'étaient les Vertus théologales, si les inscriptions tracées sur les trois faces du piédestal, n'étaient venues démentir cette opinion et indiquer que Germain Pilon avait en effet voulu représenter les Grâces. Ce précieux morceau, autrefois à la chapelle d'Orléans dans l'église des Célestins, a été transporté pendant la Révolution au musée des monuments français, et il est aujourd'hui l'un des plus beaux ornements de la salle du Lou-

PIVAIGRIER

FRANCK

vre, destinée à recevoir les sculptures modernes.

Comme nous l'avons dit, la date de la mort de Germain Pilon est inconnue; quelques auteurs la fixent à Tannée 1606. Mais M. Alex. Lenoir, dont l'autorité est grande en pareille matière, assigne l'année 1590, comme l'époque probable de la mort de cet illustre sculpteur. .

Pilori. Ce mot, qui vient, suivant du Cange, du latin pilorium, désignait un poteau armorié, que chaque seigneur avait le droit d'élever dans sa seigneurie. Au milieu de ce poteau, étaient fixés des chaînes et un collier de fer. On distinguait plusieurs sortes de piloris ; les uns étaient de simples poteaux, d'autres étaient faits eu forme d'échelles, au sommet desquelles était une planche percée, par le milieu, d'un trou où l'on Faisait passer le cou du condamné. Le malheureux était debout, le cou et les deux poignets retenus entre deux planches qui se rejoignaient. Cet appareil tournait sur un pivot, et le bourreau le faisait mouvoir pour exposer le patient aux regards du peuple. Il y avait à Paris, au quatorzième siècle, un pilori au carrefour formé par les rues de Bussy, du Four et des Boucheries. Celui des Halles,qui existaitdès avant le treizième siècle, fut reconstruit en 1471 , détruit par le feu en 1515, réparé en 1542, et maintenu jusqu'en 1789, époque ou ce genre de supplice fut aboli.

PiNAiGBiEB(Robert),néversl490,se

fit une grande réputation comme peintre sur verre; mais il ne nous reste guère que des fragments de ses ouvrages. On cite entre autres des vitraux qui ornaient l'ancienne église de Saint Hilaire de Chartres, démolie en 1804, et qui décorent aujourd'hui deux côtés de la chapelle de la Vierge, dans l'église de Saint. Père de la même ville; trois vitraux complets et des fragments de deux autres, représentant Phistoirede la Vierge, et qui ornent encore la chapelle de la Vierge à l'église Saint-Gervais a Paris ; enfin les vitraux de l'église de Satnt-Médéric, représentant l'histoire de Joseph. Ces derniers passent pour les eru-fsd'œuvre de ce maître. 11 se fixa à Tours vers la tin de sa vie. Le lieu et la date de sa mort sont inconnus.

Ses trois fils, Nicolas, Jean et Umisy cultivèrent le même art, mais avec moins de succès.

En 1618 et 1035, un autre Nicolas Pinaigbieb, petit-fils de Robert, s'occupait aussi à Paris de peindre des vitraux; mais il ne reste rien de ses ouvrages.

Pin BL ancienne seigneurie de Champagne , érigée en duché-pairie , en 1681,

Cir Henri III, en faveur de François de uxembourg. Charlotte de Luxembourg , petite -fille de ce seigneur, porta successivement ce duché à Brantes , père du connétable de Luynes , et au comte de Tonnerre , son second mari.

Elle eut de ce dernier une fille, qui le porta au maréchal de Luxembourg.

Le bourg de Pinei , où l'on compte 1,400 hab., est aujourd'hui un chef-lieu de canton du département de l'Aube.

Pinel (Philippe), naquit en 1745, à Saint-André d'Alaysac (Tarn); il commença ses études médicales a Montpellier, et vint les achever à Paris, ou il se livra bientôt à des travaux qui commencèrent sa réputation. En 1791 , il obtint le prix proposé sur les moyens les plus efficaces de traiter les malades dont resprit est devenu aliéné avant Vâge de la vieillesse. Quelque temps après, il entra comme médecin à Bicétre, puis passa à la Salpêtrière, où il introduisit des améliorations, qui changèrent d une manière notîible le sort des malheureux détenus. A la création de l'école de médecine , il fut désigné pour occuper la chaire d'hygiène, et on lui confia quelque temps après celle de pathologie interne. 11 entra, en 1803, à l'Académie des sciences, et mourut en 1826. On a de lui : Nosographie philosophique ou méthode de l'analyse appliquée à lamédecine, 1798, 2 vol. in-8°; Traité médico philosophique sur l'aliénation mentale, 1809, in-8°; Médecine clinique, 1815, in-8°; Discours inaugural sur la nécessité de rappeler renseignement de la médecine aux principes de F observation, 1806, in-4 .

Pingbb (Alexandre-Gui), savant et labor ieux astronome, né à Paris en 1 7 11 , entra dans la congrégation des ge.novéfains, et commença par y professer la théologie ; mais les conseils du célè-

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