PLAIDS L'UNIVERS. PLAISANCE
1580, il combattit par ses écrits les prétentions ambitieuses de l'Espagne, et rut chargé, après l'avènement de Henri IV, de régler les limites de la France et des Pays-Bas , conformément au traité deVervins. Il mourut à Troves en 1621.
On a de lui un Traite de (a grandeur des droits , prééminences et prérogatives des rois et du royaume de France, Troyes, 1587, in-8°; un autre de r Excommunication et de C Interdit ; un Glossaire pour l'intel liçence des capitulâmes, et un autre destiné à éclaircir la loi salique.
Plaids. On appelait ainsi dans l'ancien droit féodal les assemblées de justice tenues par les seigneurs.
Sous la seconde race , il faut distinguer deux espèces de plaids : le plaid général et le plaid local. Le plaid général, appelé aussi mallum, était l'assemblée des seigneurs qui se réunissaient deux fois par an , au printemps et en automne , et à laquelle se trouvait souvent le roi ( voyez Champ dk mai ).
Cette assemblée se composait principalement de comtes , de vicaires et de dizainiers : Comités etvicarii vel etiam decani plurima ptacita constituant (*).
On ne s'occupait , dans le plaid local , que des affaires d'une certaine division territoriale; c'était le comte ou son vicaire, et quelquefois un dizainier qui le tenait ; « chacun de ces officiers tenait une cour ou assemblée [placitum, mallum ) où se rendait la justice , et où toutes les affaires qui intéressaient le district étaient mises en 'délibération.
Les convocations militaires avaient lieu également dans cette assemblée; c'était là que se faisaient les ventes, les affranchissements et la plupart des transactions civiles, qui n'avaient alors presue aucune autre garantie que leur pulicité. Dans l'origine, ces plaids locaux se réunissaient très-fréquemment, quelquefois toutes les semaines, au moins une fois par mois. Tous les hommes libres qui habitaient dans la circonscription étaient tenus de s'y rendre. L'obligation était la même pour les vassaux du roi ou du comte et pour les hommes libres absolument indépendants. A l'assemblée appartenait le pouvoir : elle jugeait les
(*) Hiucmar.
causes et décidait de toutes les affaires communes. L'office du maçistrat,coiute, vicaire du comte, centemer, dizainier ou autre, se bornait à la convoquer et à la présider. La compétence de ces divers plaids locaux n'était pa« égale. La cour du dizainier paraît avoir eu peu d'importance; peut-être même cessat-elle bientôt de se réunir. Les questions de liberté, les questions capitales et uelques autres ne pouvaient être jugées ans la cour du centenier; celle du comte, et plus tard celle des envoyés royaux ( missi dominici } , avaient seules le droit d'en décider (*). • (Voy. Assbublbes,Centbmebs, Dizainibbs,Comtbs, Mallum, Justices seigneubia-