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PONDICHÉRY FRANCE. PONIATOWSKI

Où elle était lorsqu'il l'avait quittée; il l'améliora encore, en acheva les fortifications, et y attira une grande quantité de colons. En 1702, la France y établit un conseil supérieur, dont Martin fut, jusqu'à sa mort, le président.

Ce fut en 1 742 que Dupleix fut nommé gouverneur de Pondichéryî l'extension qu'il donna à la puissance française dans l'Inde, excita bientôt la jalousie des Anglais. Ils craignirent pour leur commerce et pour leur avenir dans ce pays , et , en 1748, l'amiral Boscawen vint faire le siège de la colonie, par terre et par mer, avec une armée d'environ 10,000 hommes, tant Anglais que Hollandais et Indiens. Dupleix ne démentit pas, dans cette circonstance, la réputation de courage qu'il s'était acquise; secondé par une brave garnison , à la téte de laquelle se trouvait un officier distingué, nommé de Bussy, non-seulement il opposa aux ennemis une vigoureuse résistance, mais, par ses fréquentes sorties, il les obligea à abandonner leur entreprise et à lever le siège (17 octobre 1748).

Toutefois, le mauvais succès de cette première tentative ne découragea pas les Anglais ; et douze ans environ après ce

Sremier siège, profitant du mauvais état ans lequel se trouvait la colonie , et du peu d'accord qui existait entre le comte de Lally et les habitants , ils vinrent de nouveau l'assiéger (1761). Le général Coote et l'amiral Stevens s'en approchèrent par terre et par mer, et l'environnèrent d'une ligne de circonvallation , défendue par quatre principales batteries. Dès le 15 janvier, les assiégés, réduits à la dernière extrémité, songeaient à se rendre. Le conseil de la colonie somma le comte de Lally de capituler. Il assembla un conseil de guerre, et les officiers conclurent à se rendre prisonniers, selon les cartels établis.

On mourait de faim et de maladie ; il fallut céder et livrer la place au vainqueur. Les Anglais , maîtres de Pondichéry, en rasèrent les fortifications, en détruisirent les murailles, les magasins, tous les principaux établissements, et le comte de Lally fut transporté en Angleterre avec 2,000 prisonniers. Pondichéry Tentra, en 1763, sous la domination française, et y demeura jusqu'en 1778,

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époque où elle fut prise de nouveau par les Anglais, qui la gardèrent jusqu'en 1783. Enfin, en 1793, cette ville tomba encore, ainsi que tous nos comptoirs de l'Inde, au pouvoir de l'Angleterre, et cette puissance en resta en possession jusqu'en 1817. Elle fut alors resti- 1 tuée à la France, et depuis, elle n'a pas cessé de nous appartenir.

La ville de Pondichéry, située sur la côte de Coromandel, à 30 lieues de Madras, est aujourd'hui, comme autrefois, le chef-lieu des établissements français dans l'Inde, et la résidence du gouverneur de ces établissements. Elle est divisée, selon la couleur de ses habitants, en deux parties : la ville blanche et la ville noire, et compte environ 25,000 habitants. C'est la patrie du cardinal de Beausset et du maréchal de Lauriston.

Poniatowski (le prince Joseph-Ciolek) , neveu du dernier roi de Pologne, fils du prince André, lieutenant général d'artillerie au service d'Autriche, né à Vienne en 1766, était entré à seize ans au service de l'Autriche, et s'était distingué dans la guerre de 1787 , entre cette puissance et la Porte Ottomane.

Généralissime des armées polonaises pendant la guerre de 1792 contre la Russie, il avait encore repris les armes lors de l'insurrection de 1794, et s'était distingué sous les ordres de Koseiuzko.

Il vivait retiré dans sa terre de Jablonna, à deux milles de Varsovie , lorsque les Français pénétrèrent en Pologne après la bataille d'Iéna, en 1806. Le roi de Prusse lui écrivit alors une lettre autographe, et le pria de se charger du gouvernement de la ville de Varsovie , et de veiller, durant la crise, à la sûreté des habitants et de leurs propriétés.

Poniatowski , à la téte d'une garde nationale organisée à la hâte, sortit, le 28 novembre 1806, de Varsovie, pour recevoir le grand-duc de Berg, Joachim Murât , et l'accompagner à son entrée dans la capitale. Il avait hésité un instant à seconder les armées françaises.

« J'appréhende . disait - il aux généraux « français , que les Polonais n'aient un «jour* à me reprocher d'avoir impru- « demment excité leur ardeur, et de les « avoir précipités dans de nouvelles ca- « iamités. » Mais bientôt Napoléon ar«

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