‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 303 sur 434 · POTIER DE BLANCMESNIL FRANCE. POTIER · texte numérisé non relu

POTIER DE BLANCMESNIL FRANCE. POTIER

parlement de Bourgogne et gouverneur de la province, fonctions qu'il conserva sous Charles VIII. Il mérita Dar sa douceur, sa sagesse et ses bienfaits, d'être nommé le Père de la patrie ; son éloquence le fit appeler la Bouche de Cicéron , et nous en avons donné un échantillon dans la relation des états généraux de 1484, où Philippe Pot, député de la noblesse de Bourgogne, joua un rôle très-important (voyez t. VII , p. 572 et suiv.).

PoTHiBR ( Robert- Joseph ) naquit le 9 janvier 1699, à Orléans, d'un conseiller au présidial de cette ville, et fut lui-même pourvu d'une charge semblable à l'âge de vingt-cinq ans. Dès ce moment il s'adonna tout entier à la science du droit, et conçut le projet de mettre en ordre les immenses compilations de Justinien. Il exécuta ce projet avec bonheur et talent, et le chancelier d'Aguesseau l'en récompensa en le nommant, sans que personne l'en eût sollicité, professeur de droit à la faculté d'Orléans.

Non content d'avoir porté la lumière dans le droit romain, Pothier voulut éclaircir les points les plus difficiles du d roit français, et il publia son Traité des contrats et obligations, le plus estimé de ses ouvrages.

Il mit ensuite au jour un grand nombre de traités, plus ou moins remarquables, mais où Ton reconnaît toujours la main du maître, et mourut dans sa ville natale, le 2 mars 1772, à l'âge de soixante-treize ans.

Poth in (Saint) , né vers la fin du

fyremier siècle, prêcha l'Évangile dans es Gaules, sous les règnes des empereurs Antonin et Marc-Aurèle. Il était presque nonagénaire et gouvernait l'église de Lyon, lorsqu'il fut martyrisé.

Èusèbe a donné la relation de sa mort, dans son Histoire de l'Église.

Potibr db Blancmesnil (Nicolas), président au parlement de Paris, né dans cette ville en 1541 , se distingua par ses vertus et surtout par son dévouement à Henri IV. Il fut persécuté pendant les troubles de la ligue, et était même sur le point de perdre la vie, lorsque Mayenne vint l'arracher au supplice.

Tout en exprimant au duc sa reconnaissance, il réclama la faculté de re-

tourner près de Henri IV; il fut, dans la suite, nommé chancelier de Marie de Médicis, et mourut en 1635.

Louis Potier de Gesvbes , son frère puîné, obtint, en 1567 , une charge de secrétaire des finances, et devint, en 1578, secrétaire du conseil. Nommé secrétaire d'Etat en 1589, il contribua beaucoup à réconcilier Henri III avec le roi de Navarre, et fut très-utile à Henri IV pendant tout le temps que durèrent les troubles de la ligue. Il mourut en 1630.

Nicolas Potieb de Novion, né en 1618, de la même famille que les précédents, conseiller, puis président au parlement, en 1645, embrassa d'abord le

!>arti parlementaire, dans les troubles de a fronde, puis s'étant réconcilié avecMazarin, rendit un arrêt sanglant contre les ennemis du ministre. Appelé, en 1678, à la première présidence, il fut forcé, en 1689, de donner sa démission pour abus d'autorité. Il mourut en 1 697. 11 était membre de l'Académie française.

André Potier de NoviON.son petitfils, remplaça, en 1723, de Mesmes dans la première présidence du parlement, donna sa démission en 1724, et mourut en 1731. On lui attribue, du moins en partie , le Mémoire pour le parlevient contre les ducs et pairs, présenté à monseigneur le duc d'Orléans, régent.

Charles Potier, célèbre acteur comique, de la même famille que les précédents, né à Paris en 1775, fit partie de la réquisition à sa sortie des écoles, et iut alors enrôlé dans un bataillon, d'où il ne sortit qu'en 1794.

De retour à Paris , et entraîné vers la scène par un penchant irrésistible, il débuta successivement sur plusieurs théâtres secondaires, et fut enfin, en 1809, admis au théâtre des Variétés, dont le public lui fit l'accueil le plus flatteur. Il passa, en 1817, à la Porte- Saint-Martin ; puis revint, en 1824, au théâtre des Variétés, où il joua pour la dernière fois le 11 avril 1827. Il reparut encore, au mois d'avril 1828, sur le théâtre des Nouveautés; mais l'âge et les infirmités l'obligèrent bientôt a une retraite définitive. Il mourut a Paris en 1838. Ou peut, sans exagération, le

Page 1