PRIEUR
FRANCE. PRIEUk-DJYERXOIS 717
ner matière à de nombreux conflits.
Pour obvier aux inconvénients qui se renouvelaient tous les jours, un arrêt de règlement de 1762 détermina leur compétence.
Prévôts militaires. Officiers chargés de la police des troupes aux armées en campagne, dans les camps ou dans les villes de garnison. Depuis l'ordonnance du 3 mai 1832, sur le service des troupes en campagne, le titre de grand prévôt est donné au commandant de la gendarmerie d'une armée, et celui de prévôt au commandant de la gendarmerie d'une division. Leurs attributions embrassent tout ce qui est relatif aux crimes et délits; ils protègent les habitants contre le pillage ou toute autre violence , surveillent l'exécution des règlements relatifs aux prohibitions de chasse et des jeux de hasard, et écartent de l'armée les femmes de mauvaise vie.
Dès que le grand prévôt ou le prévôt ont eu connaissance d'un crime ou délit, ils commencent les informations nécessaires. Dans le cas de flagrant délit entraînant peine afflictive et infamante, ils se transportent immédiatement sur les lieux, opèrent la saisie des pièces de conviction, et dressent procès-verbal de toutes les dépositions et de tous les renseignements gu'ils peuvent recueillir. Les prévôts font également procéder à la recherche et à l'arrestation des prévenus. Ils donnent aux rapporteurs des conseils de guerre tous les documents que ceux-ci leur demandent et visitent fréquemment les lieux
gu'ils jugent avoir plus spécialement esoin de leur surveillance.
Le grand prévôt a une garde à son logement. Dans les marches et dans ses tournées il est escorté de deux brigades de gendarmerie. Le prévôt, dans le même cas , est accompagné d'une brigade.
Prieur. Il y avait différentes espèces de prieurs : le prieur claustral était celui oui gouvernait les religieux dans les 'abbayes ou prieurés qui étaient en commende; le prieur conventuel, celui ui ne reconnaissait pas de supérieur ans le couvent où il était; le prieur séculier n'était soumis à aucune règle, n'était point engagé dans la profession monacale, et possédait un bénéfice sim-
ple avec le titre de prieuré. Celui qui tenait le premier rang dans une abbaye, lorsqu'elle avait plusieurs supérieurs, était appelé grand prieurt comme à Cluny, à Fécamp et à Saint-Denis, où Ton comptait cinq prieurs
Prieur- Duvernois (C. A.), plus connu sous le nom de Prieur de la Côtb-d'Or, né à Auxoune en 1763, était officier du génie lorsque la révolution éclata. Il en adopta les principes avec enthousiasme, et fut nommé, en 1791, député de la Côte-d'Or à l'Assemblée législative. Il travailla dans les commissions et les bureaux , prit rarement la parole dans les discussions, et vota toujours avec les membres du côté gauche. Réélu à la Convention, il ne s'y Gt pas remarquer davantage comme orateur, continua ses utiles et modestes travaux dans les comités, suivit toujours la bannière du parti démocratique , se prononça pour la mort, sans appel ni sursis, lors du procès du roi , et fut envoyé , peu de temps après , en mission dans les départements de l'ouest. Il se trouvait dans le Calvados lorsque Guadet, Salies et quelques autres députés girondins vinrent établir à Caen le foyer et le centre de l'insurrection fédéraliste. Il ne voulut pas prendre part à cette insurrection , et fut jeté par eux en prison. Il ne recouvra la liberté qu'après la défaite des insurgés à Vernon.
* Revenu alors à Paris , Prieur fut pressé d'entrer dans le comité de salut public par Barrère , qui y était resté presque seul après le 31 mai, et qui en fut le réorganisateur. Il s'agissait de la direction des affaires militaires : Prieur proposa modestement de la confler à son ami Carnot , dont il reconnaissait la supériorité, et après quelques explications, l'un et l'autre consentirent à partager le fardeau qu'on leur offrait.
Prieur se chargea de surveiller et d'activer la fabrication des armes, des poudres et des salpêtres , tandis que son collègue garda pour lui le personnel de l'armée et la conception des plans de campagne. Ils furent tous les deux absorbés par leurs travaux spéciaux durant le règne du comité dont ils faisaient partie. Au 9 thermidor , ils se trouvèrent un moment dans des raugs