‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 345 sur 434 · PROVENCE FRANCE." PROVENCE · texte numérisé non relu

PROVENCE FRANCE." PROVENCE

nîsère , que l'empereur dut songer à - . a retraite avant d'avoir donné un coup \ le lance. Il partit d'Aix le 1 1 septembre, ' ît reprenant la route par où il était venu, I repassa le Varie 25, sans être inquiété >ar l'armée française, qu'Anne de Montnorency ne voulut point mener au cornet.

Provewcb (monnaies de). Soumise lepuis le règne de Charles le Chauve à a domination des rois de Bourgogne, a Provence passa, avec ce royaume au commencement du onzième siècle, à la nort de Rodolphe, entre les mains Jes empereurs d'Allemagne. Ainsi la seule monnaie qui dut alors circuler ians cette contrée fut la monnaie impériale. Cet état de choses dura jusqu en 1146. A cette époque, la puissance impériale commençait à perdre de son orestige et l'empereur n'exerçait presque plus qu'un pouvoir nominal sur ses possessions dans les Gaules. Pour se former des partisans il ne trouva nen de mieux que de céder toutes ses prérogatives aux grands vassaux qui , sans doute, n'avaient point attendu sa permission pour s'en emparer. Quoi qu'il en soit, par une charte du 16 août 1 146, Conrad III donna à Raymond de Baux et à Étiennette sa femme le droit de frapper à leur coin des monnaies qui devaient avoir cours à l'exclusion de toute autre dans le royaume de Provence , où , depuis les temps les plus reculés, on n'en avait point frappé.

Arles, Aix et Trinquetaille étaient les ateliers désignés. Raymond de Baux n'était point comte de Provence ; il était tout simplement gendre de Gerbert , comte de Gévaudan et de la basse Provence. A sa mort , arrivée en 1162, sa veuve et ses enfants se soumirent à leur oncle, Raymond Béranger, et lui cédèrent sans doute leur droit; car on a un diplôme de Frédéric II par lequel cet empereur lui en confirme la possession.

On n'a encore retrouvé aucune monnaie de Provence antérieure au règne d' Alphonse a" Aragon, c'est-à direà l'an 1 166. Les pièces que l'on possède de ce prince sont des deniers et des oboles ; en voici la description : 1° + rex abagone; tête du roi de profil, couronnée et tournée à gauche; rJ.— entre grenetis,

la légende p'o vi wc ia , coupée en quatre par une grande croix; 2° aba goxe bex ; dans le champ , un assemblage de points qui semblent figurer une téte. Ces deniers et ces oboles sont, nous l'avons dit, postérieurs à 1166; ils doivent être antérieurs à 1209, époque à laquelle mourut Alphonse II. Ce prince réunit à la Provence le comté de Forcalquier , qui depuis y resta toujours uni; le dernier possesseur de ce comté , Guillaume le Jeune, qui prenait aussi le titre de comte de Provence , y faisait également frapper des deniers qui, sous le nom de Guillemins, eurent cours dans la Provence pendant le douzième , le treizième et même le quatorzième siècle. En voici la description : -|- vilelmvs entre grenetis ;

dans le champ h © (cornes) ; a-, —

pboencie ; dans le champ une croix cantonnée d'un besant. Comme on le voit , le type de ces pièces est tout français, tandis que l'autre est tout espagnol ; jamais en effet, si ce n'est en Provence, l'effigie des princes ne parut sur les monnaies de France, avant Louis XII.

Nous n'avons aucune pièce frappée au nom de Raymond Béranger, fils et successeur d'Alphonse. Cependant , il est fait mention dans quelques titres , de droits monétaires accordés par lui à la ville de Marseille. (Voyez Mabseillb.)

Charles d'Anjou imita fl'abord les deniers aragonais et ceux de Forcalquier comme le prouvent les suivants :

l°-f* k comes p'vincib; téte tournée à droite ; v). — mas sil iensis coupé en quatre par une croix ; 2° ka-

bolvs , et dans le champ « . o. rJ. —

comes p'vencie; grande croix dans le champ; 3° k. ni. gba. bex. sicl'b (Carolus Dei gratia rex Sicitiœ) ; téte couronnée et tournée à gauche ; rI — + comes pbovincib. Charles calqua encore les tournois de son frère, ce qui lui attira de sa part de sévères réprimandes; voici desdeniers etdesgrosqui viennent confirmer ce que nous apprennent les chartes à cet égard: 1°k. comes. p. fl. rb. f. (Carolus comes Provinclse

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