FRANCE. PROVINCIAUX
lièces si curieuses qu'y frappa Charles l'Anjou , lesquelles ne sont rien autre :hose que la suite de VAugustal frappé iar Frédéric. Il est probable que Jeanne it aussi frapper des cari i us ; cependant >n n'en retrouve pas à son nom. Quant iux pièces d'argent et de billon qui lui ippartiennent, les plus communes pré- >eutent, dans le champ, une couronne iccompagnée de fleurs de lis ou de (uelques autres accessoire , et , au reers, la croix soit florencée, soit poencée de Jérusalem, soit les armes de férusalem parties d'Anjou-Sicile; auour on lit soit le nom de Jeanne seul, toit ce nom et celui de son époux Louis:
OHAl*. 1HB. ET SICI. BEG. ; Rj. —
:ontisa p'vincib ET porcal; ou bien
ET. I. IHB. ET SICI. BEX; Bj. — GO- 4 ES ET C0M1TSA P'VIHCIB.
Louis d'Anjou , le successeur de leanne, n'a laissé que peu d'espèces rappées à son nom. Ce sont d'abord des lorins, aux armes de ses deux royaunes, comme ceux de Jeanne, puis des )ièces d'argent et de billon du même ;enre , enfin des écus d'or calqués sur *ux de France , dont ils ne diffèrent lue par ce lambel qui se trouve en chef le l'écu, ainsi que par les légendes, qui -arient assez. Au droit on lit ordinairenent: lvdovicvs dei gba. ihblm.z »icil. bbx ; au revers, soit: xps venit
N PAGE DEYS. HOM. PACEST;SOit î d'au-
res légendes pieuses , telles que posvt
[)EVM ADIVTORBM MEVM. Quoique le
itre du comte de Provence ne se trouve )as ici , il n'en est pas moins certain pie ces pièces ont du circuler dans ce •omté.
Le roi René réunissait sur sa téte )ien des titres de principautés; cette raison inûua beaucoup sur le type de ses nonnaies. Parmi celles qui âppartienlent plus spécialement à la Provence, il faut remarquer des demi-écus d'or, ayant îu droit un écu de Sicile couronné, et, iu revers, une croix pattée et recroisettée le Jérusalem ; des blancs en tout sem- )lables à ceux de France ; des pièces l'argent marquées de la couronne; enin, des carlins fort curieux, dont oici la description : +benatvs dei îra. ibvlm • sic. b. ; dans le champ, e type ordinaire, contre-marqué d'un ilcnon;ttJ. — honor régis, etc.; dans
le champ, une croix cantonnée de quatre fleurs de lis et terminée par quatre fleurons, singularité fort remarquable, et qui tient peut-être aussi au dessin défectueux que donne de cette pièce Du* by ; car nous ne la connaissons que par l'ouvrage de ce numismatiste. Voici un autreblancde ltené,qui peutavoircirculé en Provence : benatvs ex liliis si* cilié coronatvs ; le champ aux armes de Hongrie, de Sicile, de Jérusalem en téte, d'Anjou et de Bar en pointe, et d'Aragon brochant sur le tout; r). — o cbvx avb nostra spesq'vnica; croix à double traverse, accostée de deux b. Il n'est pas prouvé que cette pièce n'appartienne pas à la Provence , et, d'ailleurs, elle est trop curieuse pour que uous ne la rapportions pas ici.
Le dernier roi de Sicile, comte de Provence, de la famille d'Anjou, Charles , qui succéda à René , son oncle , prenait, chose assez singulière, le titre d'Anjou à la suite de son nom : karo*
LYS ANDECAVIB 1HR ET S1CILIB RBX.
Comme il ne régna que peu de temps, ses monnaies sont rares; voici les plus remarquables : 1° karlvs. andecav.
ibm. et sicilie bex ; dans le champ, la Madeleine a mi-corps; rJ. — in hoc eiono vinces ; croix a double traverse, cantonnée d'un k couronné et d'une fleur de lis surmontée d'un lambel. C'est une pièce d'or. 2° Demi-gros d'argent, ayant pour type au droit les armes pleines d'Anjou- Sicile et Aragon; et, au revers, tantôt une croix grecque, tantôt une croix à double traverse. 3° Blancs imités de ceux de France , et qui n'en diffèrent que par les légendes et par l'écu de Sicile-Anjou.
Apres la mort de Charles, arrivée en 1481 , la Provence revint à la France, et jusqu'à Henri II, les rois prirent, sur les monnaies sorties des ateliers de cette province, le titre de comte. Nous en avons de fort belles en tous métaux de Charles VIII , de Louis XII et de François Ier. 11 est à remarquer que les monnayera de cette contrée prêtaient encore serment à l'empereur, sous François Ier, qui abolit cet usage.
Provinciaux. On appelait ainsi des registres tenus p »r les rois d'armes, les hérauts et les poursuivants d'armes, chacun dans la province qui lui donnait