CE. PUYSÉGUR
pic de Saucy, s'élève à 1 ,887 mètres audessus du niveau de la mer. La superficie du département est de 797,238 hectares, dont 306,339 sont en terres labourables; 192.112 en landes, pâtis et bruyères; 90,131 en prairies; 82,389 en bois et forets; 29,152 en vignes, etc. Son revenu territorial est évalué à 22,428,000 fr. Le montant de ses impôt-, pour 1839, a été de 3,097,942 francs, dont 2.363,390 fr. pour la contribution foncière.
Les rivières navigables de ce département sont l'Allier et la Dore. Ses grandes routes sont au nombre de seize, dont sept routes royales et neuf départementales.
Il est divisé en cinq arrondissements, dont les chefs-lieux sont : Clermont- Ferrand, chef lieu du département, Ambert, Issoire, Riom et Thiers. Il renferme 47 cantons et 444 communes. Sa population est de 585,438 habitants, parmi lesquels on compte 2,106 électeurs. Il envoie à la chambre sept députés.
Le département du Puy-de-Dôme forme le diocèse d'un éveené, celui de Clermont, suffragant de l'archevêché de Bourges. Il possède à Riom une cour royale , et à Clermont une académie universitaire. II fait partie de la 19e division militaire, dont Clermont est aussi chef-lieu.
Parmi les hommes remarquables auxquels le territoire de ce département a donné le jour, on compte Sidoine- Apollinaire, Grégoire de Tours, l'Hospital, Pascal, l'amiral d'Estaing, le général Desaix, Delambre, Delille, etc.
Puységuh (maison de). La famille de Chastenet , qui a donné naissance à celle de Puységur, était une des plus anciennes de l'Armagnac, et remontait à Bernard de Chastenet, conseiller et chambellan du roi de Mavarre en 1365, dont le fils Nicolas fut fait seigneur de Puységur.
Jacgues de Chastenet, vicomte de Puységur, né en 1600, entra au service fort jeune, et dut a son parent, le duc d'É|»eruon, un avancement rapide; il parvint au grade de lieutenant général, et mourut eu 1682. On a de lui des Mémoires, qui comprennent les événements de 1617 à 1668.
780 PUYSÉGU» UUNIVERS. PYRAMIDES
Jacques - François de Chastenet, marquis de Puységur, son fils, naquit à Paris en 1655; il suivit aussi la carrière des armes , et parvint, en 1690, au grade de maréchal général des logis. Louis XIV, qui avait en lui une grande confiance, lui conféra différentes missions diplomatiques. Il précéda, en 1703, en Espagne le maréchal de Berwick , et contribua à consolider dans ce pays le trône de Philippe V. Il reçut, en i 734, le bâton de maréchal, et mourut en 1743. On a de lui un célèbre Tra ité de Variée la guerre, publié par son fils, en 1748, in toi.
Jacques- François- Maxime de Chastenet, marquis* de Puységur, fils du précédent, naquit à Paris en 1716, se signala, comme ses aïeux, dans les armes, et fut nommé lieutenant général.
Il publia, en 1767, une brochure intitulée : Discussion intéressante sur la prétention du clergé d'être te premier ordre de l'État, qui faillit l'envoyer à la Bastille, et fut supprimée par "arrêt du conseil d'Étnt. Il mourut en 1782, laissant VArt de la science militaire à la Chine, 1773, in-12; du Droit du souverain sur les biens du clergé et des moines, 1770.
A mand- Marc ien- Jacques de Chastenet, marquis de Puységur, son fils aîné, né en 1752, était, en,1792, maréchal de camp commandant V École delà Fère.
Il émigra, et ne rentra en France qu'après le 18 brumaire. Il mourut à son château de Buzancy en 1825. Il s'était beaucoup occupé de magnétisme , et avait publié sur ce sujet de nombreux ouvrages.
Antoine Hyacinthe-Anne de Puységur, plus connu sous le nom de Comte de Chastenet, frère du précédent, né en 1752, entra dans h marine , et, à l'époque de la révolution , passa au service du Portugal, où il obtint le grade de contre-amiral. Il ne rentra eu France qu'eu 1803, et mourut en 1809. Il avait obtenu , en 1772, du roi de Portugal , la permission de pénétrer dans les cavernes qui ont servi de sépultures aux Gunnches, à Ténériffe. Il en retira des momies, qui se trouvent aujourd'hui au Muséum d'histoire naturelle. Le maréchal de Castries l'ayant chargé de dresser les cartes des
débouquements de Saint-Domingue, i!
publia, en 1787, le Détail sur la navigation aux côtes de Saint- Domingvt et dans ses débouquements, in-4°.
Pierre-Louis de Chastenet, comU de Puységur, de la même famille que les précédents, naquit en 1727 ; fut lieutenant général des armées du roi, rt ministre de la guerre a*u commentement de la révolution ; il donna sa démission en 1789 , émigra, rentra w France , et mourut à Rabestens oi
Pyramides (bataille des). Bonapart* s'était emparé d'Alexandrie le î juillet 1798; les mameluks avaient lui la ville. Mourad-Bey, furieux de leur drfaile à Chebreiss (13 juillet), résolut * rassembler toutes ses forces contre k?
Français. Il réunit en effet, a Gistf tous les heys et tous les mameluks d* sa dépendance, au nombre d'environ <it mille; puis, après avoir rassemble40.0W Arabes et Fellahs, il vintcamper sur l« bords du Nil, entre le village d'Embibeh et celui de Giseh. Napoléon, icstruit de la position de l'ennemi et « son intention d'attendre l'armée française, se mit en marche le 23 juillet, pour aller le trouver : il était deui libres du matin quand l'armée s'etal Desnix commandait l'avant -garde: ;i rencontra quelques partis de mameluk qui se replièrent aussitôt sans «htbattre. Lorsque le soleil parut a Ino zon , il éclaira d'une vive lumière 1*
f>yramides de Giseh, et farinée fit u** laite spontanée pour saluer ers monuments de la grandeur égyptienne. L'admiration, l'enthousiasme furent uni^ffsels; ce fut alors que Napoléon, tw lui-même à la vue de ce grand sper'1 cle , adressa aux troupes qui \'enicmraient ces célèbres paroles : • Sokbtf. « vous allez combattre aujourd'hui i-'-' « dominateurs de l'Kgypte; songez qtf « du haut de ces monuments, q«* « rante siècles vous contemplent. >
L'armée fut comme électrisee. U* mameluks cependant n'attendirent p* l'attaque des colonnes françai es. & marchèrent sur les divisions Desart et Kevnier. Aux Pyramides comme à Obréiss , Napoléon fit former ses trou pes en carres. L'artillerie était sur 1* flancs. Les divisions Desaix , R«vn«r<