PYRAMIDES FRANCE. PYRÉNÉES
Dugua, Menou, Don et Rampon étaient à peu de distance les unes des autres , et formaient une courbe. Mourad-Bey avait disposé ses troupes le long du MI, et s'était fortifié à Embabeh pour y avoir un lieu de retraite. Voyant les Français marcher vers lui , il *se précipita en avant. Les mameluks montrèrent, dans cette circonstance, que leur réputation n'était pas usurpée; ils déployèrent, mais inutilement, la plus grande valeur ; ils vinrent se briser devant les murailles des baïonnettes françaises, et ne purent jamais les entamer. Deux fois ils revinrent à la charge, et deux fois l'artillerie leur fit éprouver des pertes considérables. Ne pouvant réussir contre les divisions Des.iix et Reynier, ils se retirèrent sur le village de Biklit , où étaient quelques troupes françaises; mais le chef de bataillon Dorsenne-Lepaige, qui v commandait, lit faire contre eux un feu si vif, qu'ils furent obligés de revenir dans la plaine. Ils attaquèrent alors de nouveau la droite de la division Desaix. Mais le feu nourri des bataillons les lit encore renoncer a celle tentative, et les força enlin à prendre la fuite.
Pendant que cela se passait d'un côté, Napoléon faisait former trois colonnes i'aitaque des divisions Bon et Meuou, ;t marcher le général Rampon sur le ii liage d'Embabeh. Ces dispositions ivaient pour but d'empêcher les maneluks de rentrer dans leurs retranchements, et de fermer la retraite à :eux qui s'y trouvaient. Les retranchements étaient défendus par trente sept >oucnes à feu ; d^ux chebecs de la llot- : i Ile égyptienne étaient en outre em- >ossés sur le Nil , et leurs batteries iraient sur le flanc gauche des colonies et du carré. Malgré ces obstacles, a colonne du général Rampon avançait :oujours. Un corps de cavalerie s'élança ilors de derrière les retranchements ; nais il fut immédiatement repoussé, et es assaillants pénétrèrent dans Emba- >eh. Alors la déroute des ennemis devint complète; plus de quatre mille îommes furent tués, culbutés, ou se lovèrent dans le Nil; et ceux qui ivaient espéré se sauver furent arrêtés >ar le générai Marmont, qui leur lit •prouver des pertes considérables. Le
succès de la bataille, qui, depuis longtemps, n'était plus douteux, devint décisif par l'occupation d'Embabeh; enlin, Mourad-Bey, voyant qu'il ne lui restait plus d'espoir, prit la fuite avec ce qui lui restait de troupes, et se retira vers la haute Egypte.
Il avait perdu dans cette journée plus de trois mille mameluks, presque tout tués sur le champ de bataille; plus de six mille Arabes ou Fellahs; .'quarante pièces d'artillerie , quatre cents chameaux chargés de vivres. Le butin que fit l'armée fut très -considérable. Le résultat immédiat de cette bataille fut la reddition du Caire, où les Français entrèrent quelques jours après.
Pyrénées (département des Basses-).
Appuyé sur la chaîne occidentale des Pyrénées dont il emprunte son nom, ce département comprend le Béarn , la basse Navarre, le pays Basque, une partie de la Chalosse et de l'élection des Landes. Il est borné, au nord, par les départements des Landes et du Gers; à l'est, par celui des Hautes-Pyrénées; au sud, par la chaîne de ces montagnes, qui le sépare de. l'Espagne; à l'ouest, par l'Océan. Dire la situation de ce département, c'est assez le décrire. Sa superlicie est de 749,490 hectares, dont 340,732sont en landes, pâtis et bruyères; 156,223 en terres labourables; 130,173 en bois et forêts; 65,254 en prairies; 23,175 en vignes, etc. Son revenu territorial est évalué à 16,392,000 fr. La somme de ses impôts a été, en 1839, de 1,388,521 fr., dont 870,103 fr. pour la contribution foncière.
Beaucoup de petites rivières ont leur source et leur cours entier dans ce département. Les seules qui soient navigables, sont l'Adour, la Bidassoa, la Nivelle; et encore ne le sont-elles qu'à quelques lieues au-dessus de leur embouchure. Le département ne possède point de canaux. Ses grandes routes sont au nombre de vingt-trois , dont sept routes royales et seize départementales. Ses ports principaux sont Bayonne et Saint-Jean de Luz.
Il est divisé en cinq arrondissements, dont les chefs-lieux sont : Pau, chef-lieu du département; Bayonne, Mauléon, Oloron et Orthez. II renferme 40 cantons et 630 communes. Sa population est do
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445,398 habitants, parmi lesquels on compte 1,105 électeurs. Il envoie à la chambre cinq députés.
Ce département forme le diocèse d'un évéché, celui de Bayonne, suffragant de l'archevêché d'Auch. Il possède, a Pau, une cour royale et une académie. 11 fait partie de la 20*' division militaire, dont le chef lieu est Bayonne, et du 24e arrondissement forestier, dont Pau est le chef-lieu.
Le département des Basses-Pyrénées compte, parmi les célébrités qui ont vu le jour sur son territoire, Henri IV, le maréchal Bernadotte, depuis roi de Suède; le général Harispe, etc.
Pyrénées (département des Hautes-).
Ce département correspond à l'ancien Bigorre. Il est borné , au nord , par le département du Gers; à Test, par la Haute-Garonne ; à l'ouest, par les Basses- Pyrénées ; au sud, par la chaîne des Pyrénées, à laquelle il s'appuie, et qui le sépare de l'Espagne. Sa superficie est de 452,790 hectares, dont 173,579 en landes, pâtis, bruyères; 94,539 en terres labourables; 84,éll en bois et forêts; 44.376 en prairies; 15,382 en vignes; 6,937 en cultures diverses, etc. Son revenu territorial estévalué à 7,769,000 fr. La somme de ses impôts directs, en 1839, a été de 817,850 fr., dont 571 ,658 fr. de contribution foncière.
Beaucoup de fleuves et rivières ont leur source et la partie supérieure de leur cours dans ce département; mais aucune n'y est navigable. 11 ne possède point de canaux. Ses grandes routes sont au nombre de treize, dont cinq routes royales, et huit départementales.
Il est divisé en trois arrondissements, dont les chefs-lieux sont : Tarbes, cheflieu du département; Argelès et Bagnères-de-Bigorre. Il renferme 26 cantons et 497 communes. Sa population est de 244,170 habitants, parmi lesquels on compte 545 électeurs. 11 envoie à la chambre trois députés.
Ce département forme le diocèse d'un évéché, celui de Tarbes, suffragant de l'archevêché d'Auch. Il est compris dans le ressort de la cour royale de Pau et dans celui de l'académie de la même ville; il fait partie de la 20' division militaire, dont Bayonne est le