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NANTES

L'UNIVERS

bles de la garde nationale nantaise avaient puissamment contribué au succès de cette journée.

Après des triomphes suivis de défaites sanglantes, l'armée royale résolut de passer la Loire et de porter en Bretagne le théâtre de la guerre. Les villes d'Ancenis , de Laval , d'Ernée, de Fougères et de Dolt tombèrent bientôt en son pouvoir. La guerre civile était dans toute sa fureur, lorsque la Convention envoya à Nantes l'un de ses membres , en lui recommandant de prendre les mesures les plus rapides contre les royalistes. Cet homme était Carrier (voy. ce nom); et les souvenirs qu'il laissa dans cette malheureuse ville ne s'effaceront jamais de la mémoire des habitants.

Enfin, après la première pacification de la Vendée, les Nantais commencèrent à respirer. Charette traita alors avec la Convention ; mais cette paix si ardemment désirée ne fut pas de longue durée; et Charette, entraîné dans une nouvelle guerre, fut pris par les républicains, et fusillé à Nantes, en 1795.

Depuis cette époque , Nantes n'a cessé de jouir d'une grande tranquillité.

Cette ville possède un évéché suffragant de l'archevêché de Tours, un tribunal de première instance et un tribunal de commerce , une bibliothèque publique, un musée, une bourse de commerce , etc. Parmi ses édifices, on distingue la cathédrale de Saint-Pierre, non achevée, mais qui renferme le beau mausolée de François II , dernier duc de Bretagne, l'hôtel de la préfecture , la salle de spectacle , l'Hôtel-Dieu, et surtout le magnique hôpital de Saint- Jacques. La population est de 75,800 habitants. C'est la patrie d'Anne de Bretagne , du marin Cassard , du voya-

§eur Cailliaud , du naturaliste Duuisson.

Nantes ( monnaies de ). On frappa monnaie à Nantes, dès l'époque mérovingienne, et il existe à la Bibliothèque du roi deux tiers de sous d'or, où Ton voit, au droit, le nom de cette ville, namnetis, autour d'une téte de profil tournée à droite, et, au revers » les noms de monétaires, fidigivs et lOHANNEs. Du reste, ces pièces n'offrent aucune particularité bieu importante.

A l'époque carlovingienne on retrouvé des deniers d'argent marqués au nom de la ville de Nantes, et à ceux des rois Louis le Débonnaire et Charles le Chauve. Nous avons vu entre les mains de M. Thnmsen, conservateur du musée de Copenhague, une magnifique pièce de Nantes, représentant la tête de l'empereur Louis ; mais ne l'ayant pas sous les yeux, nous ne pouvonsen donner la description. Les autres deniers connus offrent des

types fort ordinaires : au droit, "JJ^t

dans le champ; au revers, hvldovyicvs imp autour d'une croix à branches égales , pour Louis le Débonnaire ; au droit , namnetis civiTAB autour d'une croix; au revers, châtia di bbx autour d'un monogramme carolln pour Charles le Chauve.

Il faut ensuite descendre jusqu'au douzième siècle pour retrouver des espèces nantaises. Ce sont des deniers de Lillon , portant pour légende d'un côté dvx BRiTANNiB , et de l'autre nanta civitas; pour type une croix à branches égales d'un coté, et une croix dont les extrémités sont ancrées de l'autre.

Ce type paraît avoir été uniformément adopté à cette époque par toutes les villes où le duc de Bretagne frappait monnaie. Lorsque saint Louis , vers le milieu du treizième siècle, restreignit le cours des monnaies des barons , et ordonna qu'elles ne seraient reçues que dans leurs domaines . il permit pendant un certain temps la circulation de quelques monnaies locales, et entre autres de celles de Nantes. Si ces nantais, ainsi que les appelle l'ordonnance de 1 257, ne sont pas les pièces dont nous venons de donner la description, ils sont inconnus.

Les ducs de Bretagne conservèrent toujours un atelier monétaire à Nantes ; ils y frappèrent des espèces de tous métaux , portant pour marque disti active un N, qui occupe, soit le centre de la croix du revers , soit un de ses cantons. Réunie au domaine royal v Nantes couserva son atelier et eut pour lettre monétaire un T. Toutefois cette lettre, qui avait autrefois appartenu à l'atelier de S.)inte-Meuehoulu , ne fut attribuée à ÎSautes qu'a partir tie 1772. L'hôtel des monnaies de Nautes lut

VANTE l* IL

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