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A AN CE

fermé en 1794, ouvert de nouveau l'année suivante, el définitivement supprimé en 1834.

Najtbdil lb Haudoutn , ancienne châtellenie de l'Ile-de-France, érigée en comté en 1643, en faveur de Henri II de Lenoncourt, dont la veuve la vendit, ea 1656, à François de Lorraine, duc de Guise. Le comté de Nanteuil passa ensuite à la maison de Condé , qui le possédait encore en 1789. Ce bourg est aujourd'hui l'un des chefs-lieux de canton du département de l'Oise; on y compte 1,460 habitants.

ÎÏa^tidil (Robert), peintre au pastel, et l'un de nos meilleurs graveurs, requit à Reims en 1630. Il avait déjà fait quelques essais de portrait au pastel, et le bonheur avec lequel il attrapait la ressemblance lui avait fait Une réputation dans sa ville natale, lorsqu'il voulut venir à Paris pour se perfectionner dans la gravure. Sans recommandation, sans argent, la nécessité lui nspirtune heureuse ruse. Il fait, au pitel, une petite téte d'abbé, et à l'heure ou les étudiants en Sorbonne se rendent ehez un traiteur, en face du col/ère, i| y entre lui-même, et demande l'original de ce portrait , qu'on l'a, dit-il, chargé de faire. L'original ne se trouve pas ; mais on admire le lotirait , qui passe de moin en main, bientôt, chacun veut avoir le sien, et le talent du peintre, qui s'est montré quelque peu flatteur, transforme les bouches de ses modèles en autant de trompettes de son mérite.

En deux années , Nanteuil fut au-des- 5Q9 da besoin, et même à son aise. Dès ion, il reprit son premier projet, et se mita étudier la gravure sous Régnasson, dont il épousa la sœur. De la facilité dans le faire, de la verve, delà couleur, tirent remarquer ses premières productieos. On parla de lui a la cour , et fl fut présenté a Louis XIV, qui lui com» manda son portrait , ceux de la reine mère, ia duc d'Orléans , et du Dauphin. Le tafcat de Nanteuil était arrivé à sa maturité; il y avait , dans ses portraits, le fini , la pureté et le moelleux qu'on retrouve dans ses estampes. Louis XIV loi assigna une pension , et le nomma Enreur et dessinateur de 6on cabinet.

Des lors sa fortune fut faite; mais il ai-

mait les plaisirs, menait un grand train de vie, et de plus de cinquante mille écus qu'il avait gagnés, il ne laissa que peu de chose à ses héritiers , quand il mourut, en 1678.

Comme graveur, Nanteuil mérite d'être placé au premier rang des artistes français ; mais il n'est pas aussi connu ni êstimé qu'il l'aurait été s'il avait abordé l'histoire ou le paysage, au lieu de se borner à des portraits. Il travaillait toujours d'après des pastels ou des dessins au crayon noir, exécutés par lui-même , perdus pour la plupart aujourd'hui, et dont la perte est très-re* grettable, à en juger par ceux que l'on possède. Son style est ferme, quoique moelleux, et son travail extrêmement pur.

Personne, mieux que lui. ne connut l'art de rendre, avec le burin, les couleurs différentes des étoffes et des chairs. Sa fécondité égalait son talent. Son recueil , qui n'est pas complet , contient plus de deux cent quarante estampes.

On regarde comme ses chefs-d'œuvre les portraits de Simon Arnaud de Pompane, de Jean- Baptiste Van Steenbergen, dit l'avocat de Hollande , du petit Mit/ard, du cardinal Mazarin, du maréchal de Turenne, et du marquis de Castelnau.

PUhtildb ou plutôt Nantichtxdb, reine de France, e|>ouse de Dagobert Ier, fut mère de Clovis II , et régente du royaume avec le maire du palais Éga pendant la minorité de ce prince; elle mourut en 643.

Nantua, Nantuacum, petite ville du Bugey, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de l'Ain.

C'est dans cette ville, dont l'origine est très-ancienne, que fut enterré, en 877, l'empereur Charles le Chauve , mort à Briords au retour d'un voyage d'Italie.

On y compte aujourd'hui 3,600 habitants.

Naplbs (relations de la Franee avec).

Nous avons raconté ailleurs les expéditions faites à diverses époques par les princes ou les monarques français contre le royaume de Naples, qui n'eut guère, à proprement parler, de relations avec la France depuis l'année 1516, où il échut à Charles-Quint et aux rois d'Espagne ses successeurs, Jusqu'au moment où, au dix-huitième sie>

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