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L'UMVERS
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fut nommé général de brigade. Il montra également le plus grand courage à Lonato , ainsi qu'aux combats de Salo , de Pescbiera , de la Corona , de Roveredo , à Tattaqjue du château de la Piétra et à la journée d'Arcole. Il ne se distingua pas moins dans la campagne de 1797 » après laquelle il partit pour l'expédition d'Egypte , où sa brillante conduite surtout à la bataille des Pyramides et pendant la conquête de Syrie lui valut legrade de général de division. Rentré en France après la capitulation d'Alexandrie, dont il avait commandé le camp retranché pendant le siège, il fut nommé plus tard commandant général des gardes nationales du Pas-de-Calais, du Nord , de la Lys et de la Somme, et les réunit sur Anvers poury former un camp de défense, en 1809, lors du débarquement des Anglais dans lïle de Walcheren. Il commandait en 1813 la ville deGorcum en Hollande; il s'y défendit vigoureusement et ne se rendit qu'à la dernière extrémité. Nommé pair de France pendant les cent jours, il fut maintenu dans cette dignité après la seconde restauration.
Hamus ( Pierre la Ramée , plus connu sous le nom latin de ) , né dans un village du Vermandois au commencement du XVe siècle, était flls d'un gentilhomme du pays de Liège qui , ruiné par les guerres, s'était réfugié dans cette
Srovince, et y vivait avec sa famille e l'exploitation d'une charbonnerie.
D'abord gardien de troupeaux, Ramus vint ensuite à Paris, et entra comme domestique au collège de Navarre , où il lit , presque sans maître , de grands progrès dans les langues et les littératures de l'antiquité. En suivant les cours de philosophie , il s'aperçut que la science que l'on décorait de ce nom n'était qu'un vain cliquetis de mots ; il s'éclaira • sur les défauts de renseignement, en lisant les écrits de Platon et de Xénophon, qui lui rév élèrent la méthode de Socrate ; bientôt il se présenta pour recevoir le degré de maître ès arts, et, prenant avec ses juges l'engagement de démontrer qu'Aristote n'était point infaillible, il obtint un triomphe complet et réduisit ses adversaires au silence. Encouragé par ce succès , il continua d'examiner à fond la doctrine, et spécialement la lo-
gique d'Aristote. Il fit paraître, en 1543, une nouvelle logique et des remarqua sur celle de l'oracle de la philosophie scolastique. Ce fut alors que tous la partisans de la routine se soulevèrent contre lui. On le dépeignit dans l'école comme un impie et un séditieux qui préludait , par ses attaques contre \t maitre, au renversement des sciences et de la religion. Le parlement inforn»; mais le roi ayant évoqué l'affaire à son conseil, Ramus repoussa victorieusement les reproches d'Antoine Govea, le plus fougueux de ses adversaires. La juges, sous le prétexte de guelqua défauts de forme, lui proposèrent de recommencer la discussion ; Ramus ne voulut point y consentir, et laissa, en quittant l'assemblée , le champ libre à ses adversaires. Alors, le roi rendit un arrêt qui le déclarait e téméraire, « arrogant et impudent, pour avoir ré- « prouvé et condamné le train et art « de logique reçu de toutes les nations; « supprimait ses ouvrages comme coq- « tenant des choses fausses et étransn.
« et lui défendait d'enseigner ou d'écrire « contre Aristote, sous peine de puni- « tion corporelle. »
Ramus se vit alors insulté publiquement parses ennemis triomphants Mais, supérieur à cette disgrâce, il profité ses loisirs pour étendreses connaissantes en mathématiques et préparer une édition des Éléments d'Euclide. En la peste ayant éloigné de Paris un srand nombre d'étudiants, on lui conseilla^ donner des leçons de rhétorique au collège de Presles ; il y consentit, etrèurçî bientôt de nombreux auditeurs. Il fa nommé principal du collège , et le parlement le maintint dans cette place, malgré la Sorbonne, qui voulait l'en expulser. L'année suivante , le roi Henri H annula l'arrêt qui lui défendait d'enseigner la philosophie, et, en 1551, H * nomma professeur de philosophie « d'éloquence au collège de France. Ramus eut beaucoup de part aux débats qu'amenèrent les réformes dans la prononciation de la langue latine. Il Pf*" senta, en 1662, à Charles IX un pw> pour la réforme de l'université.
Depuis longtemps il partageait les opinions des protestants; après redit qui leur permettait le libre exercice de w
FRANCE