‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 380 sur 434 · RAMPON · texte numérisé non relu

RAMPON

f«tit quatre lignes de l'aile gauche des ennemis, Qrent des prisonmen etpri* rentsix pièces de canon ; mais Marlborough ne tarda pas à leur arracher la victoire. Six bataillons placés avec quel* ques régiments de dragons dans le ration de Tavières ne pouvaient que faiblement couvrir Paile droite. Un marais impraticable, situé entre l'aile gauche et la droite des ennemis , les empêchait d'agir Tune contre l'autre. Marlborough tira 50 escadrons de son aile droite pour fortifier sa gauche, et bientôt la maison du roi vit se former devant elle des escadrons tout frais , derrière lesquels se rallièrent les quatre lignes qui avaient été battues et dispersées. Marlborough fit en même temps attaquer, par toute sa réserve , les six bataillons français postés dans le vallon de Tavières.

fis ne purent résister à la supériorité du nombre , et, par leur déroute, tout h) côté de Paile droite française se trouva découvert. La cavalerie de la seconde ligne de cette aile , derrière la maison du roi, tenta de présenter le front, en appuyant sur sa droite et en faisant un mouvement par sa gauche; mais cette évolution ne put pas être assez prompte devant un ennemi qui s'avançait avec rapidité, et qui la prenait en flanc. Les escadrons les plus proches furent culbutés; les autres prirent la fuite. La maison du roi , attaquée alors de tous les côtés à la fois, se fit jour et joignit Paile gauche de l'armée ; et cette aile, avec l'infanterie et la cavalerie de Paile droite , se retirèra en assez bon ordre; mais bientôt, un accident imprévu fit de cette retraite une effroyable déroute : l'armée marchait lentement sur un plateau assez étroit, bordé des deux crttés par des ravins profonds. La cavalerie des alliés la suivait au petit pas comme à un exercice. La journée paraissait à peu près finie, lorsqu'un escadron anglais s'approcha de deux bataillons français, et se mit à tirailler. Les deux bataillons font volte face, les autres troupes lâchent le pied : la cavalerie s'enfuit au galop et l'infanterie se précipite dans les ravina avec une confusion horrible. Marlborough , détachant une partis de ta cavalerie, tomba sur ces troupes en désordre, et en fit ou grand carnage ; bagages , artillerie ,

caissons , tout fut pris. Les Français perdirent, àRamillies, vingt mille hommes. Villeroi, au désespoir et n'osant annoncer au roi cette défaite, resta cinq jours sans envoyer de cou rie r.

Ramond db Cabbonmrbks (le baron Louis -François -Elisabeth), né à Strasbourg en 17&3, faisait partie de la maison militaire du roi , à l'époque de la révolution. £lu en 1791 député de Parts à rassemblée législative , il s'y rangea parmi les défenseurs de la monarchie constitutionnelle; se prononça contre la confiscation des biens de tout émigré qui ne serait point convaincu d'avoir porté les armes contre la France ; s'opposa également aux mesures de rigueur proposées contre les prêtres insermentés; puis, approuvant la lettre écrite par la Fayette à l'assemblée après la journée du 20 juin , il lui donna le titre de fils ainé de la liberté. Force de fuir, après le 10 août, il alla se cacher dans les Pyrénées, et ne reparut qu'après le 9 thermidor. Il fut, en 179G, nommé professeur d'histoire naturelle à l'école centrale du département des Hautes-Pyrénées. Député au corps législatif de 1800 à 1806, il obtint ensuite la préfecture du Puy-de-Dôme, et, lors de la restauration , fut nommé maître dos requêtes, puis conseiller d'fctat ( 1818). Il mourut à Paris en 1826. On a de lui, entre autres ouvrages : Observations faites dans les Pyrénées , 1 789, 2 vol. in -8*; rouage au mont Perdu , 180!, in-8*; Mémoire sur la formule barométrique de la mécanique céleste, 1812, in-4° ; Lettres adressées à M. Roger la Cassagne, contenant un coup d'œil général sur les Alpes et les Pyrénées, 1834, in-8*.

Ram po m ( le comte Antoine-Guillaume), né en 1769 à Saint- Fort un in, s'engagea comme simple soldat en 1776, fit la campagne de 1792 en Italie, celle de 1793 a l'armée des Pyrénées, et gagna, le 6 octobre 1798, le grade d'adjudant général sur le champ de bataille de Villelongue. Élevé , peu de temps après , au grade de chef de brigade, et chargé du commandement de la 32e demi-brigade , il se signala à Montenotte, en défendant avec un demi-bataillon la redoute de Montelegino , et contribua puissamment au succès de la journée, après laquelle il

Page 1