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MONTMORENCY" L'UNIVERS. MONTMORIN-S.-HEREM

instances du peuple et de la noblesse pour obtenir sa grâce , il eut la tète tranchée , le 30 octobre 1632. « Tous les peuples et tout le royaume furent touchés sensiblement de sa mort. Ouand l'exécution eut été faite.... ils s'étouffaient presque les uns les autres pour pouvoir au moins s'approcher de l'echafaud, et recueillir le sang répandu, qu'ils mettaient dans leurs mouchoirs. Quelques-uns même se portèrent jusqu'à cet excès que d'en boire, et tous généralement fondaient en larmes. » Cet intérêt, cette sympathie de toute la France, n'avaient'pu fléchir Richelieu. Depuis trop longtemps , les grands entretenaient le royaume dans une guerre perpétuelle.

Qtinnd ils virent tomber de pareilles têtes , ils commencèrent à comprendre que le temps n'était plus où ils pouvaient impunément se jouer de l'fctat et de la loi. La veuve de Henri de Montmorency lui éleva à Moulins un magnifique tombeau que l'on admire encore dans la chapelle du collège royal. Cet édifice dépendait autrefois du couvent de la Visitation , dont , après le supplice de son mari , la duchesse était devenue supérieure.

Charlotte -Marguerite de Montmorency, soeur du précédent, venait d'épouser Henri, prince de Condé, lorsque Henri IV, vivement frappé de sa beauté, laissa éclater son penchant pour elle.

Henri de Condé s'enfuit alors avec son épouse, et courut à Bruxelles se jeter entre les bras des Espagnols. La princesse de Condé , unique héritière de son frère, mort sans postérité, fit entrer dans la maison de son mari les grands biens de la branche aînée des Montmorency , et entre autres la magnifique terre de Chantilly. Elle fut la mère du grand Condé, et mourut en 1650.

Montmorency • Laval (Mathieu- Jean-Félicité, vicomte, puis duc de), né à Paris en 1767, servit dans la guerre d'Amérique, embrassa les principes de la révolution , fut membre de l'Assemblée constituante, s'y montra partisan de la liberté politique, et ce fut lui qui, dans la nuit du 4 août, proposa l'abolition des titres de noblesse. Il émigra en 1792, revint en France après le 9 thermidor, et, jusqu'en 1814, vécut

entièrement étranger aux affaires politiques. Mais à l'arrivée des Bourbons, il chercha à faire oublier à la cour sa conduite à l'Assemblée nationale , et bientôt Ton vit pleuvoir sur lui les faveurs de la cour. Il devint successivement aide de camp du comte d'Artois, maréchal de camp (1814), chevalier d'honneur de la duchesse d'Angouléme, pair de France (1815), ministre des affaires étrangères, ambassadeur au congrès de Vérone, duc (1821), membre du conseil privé, gouverneur du duc de Bordeaux , et enfin , sans avoir aucun titre a cet honneur, membre de l'Académie française. Ministre, il fut l'homme des ultra et des prêtres ; sorti du ministère, il resta l'un des chefs de la fameuse Congrégation , et figura parmi les fondateurs de la Société des bonnes lettres et des bonnes études. Ambassadeur à Vérone, ce fut lui qui, contrairement à l'avis de son collègue, M. de Chateaubriand , détermina la sainte alliance à porter les armes en Espagne, pour y rétablir l'absurde et abrutissant gouvernement de Ferdinand. Une mort subite enleva ce personnage le vendredi snint 1826, au moment où il faisait ses dévotions à l'église de Saint-Thomas d'Aquin sa paroisse.

MoNTfttoniLLON , petite ville du Poitou, aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de la Vienne.

C'était jadis une place forte, défendue par un château , dont Philippe le Hardi fit l'acquisition en 1281. Les ligueurs la prirent dans le seizième siècle ; mais le prince de Conti s'en empara pour Henri IV, en 159! , en fit passer une partie de la garnison au fil de l'épée, et rasa le château et les fortifications. On y compte aujourd'hui 3,608 habitants.

Montmorin- Saint -Hbrem (Jean- Baptiste François , marquis de) , né en 1704 , appartenait à une famille illustre de l'Auvergne. Entré fort jeune au service, il se trouva aux batailles de Parme et de Guastalla, força le premier les lignes de Weissembourg en 1744, se distingua à la bataille de Raucoux , commanda les troupes qui montèrent les premières à l'assaut au siège de Bergop-Zoom, et contribua à la reddition de Maëstricht en 1748. 11 parvint au grade de lieutenant général „ fut fait gouver- .

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