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NUMISMATIQUE L'UNIVERS

NUHEMBERG

dée par MM. Cartier et de la Saussayc, a ouvert pour satisfaire ce godt , ses colonnes à une foule de savants qui en ont fait un recueil d'une haute importance. Cette Revue , qui n'a pas été inutile aux progrès de la numismatique antique, a surtout fait prospérer l'histoire monétaire nationale. Parmi ses collaborateurs on compte M. de Saulcy, à qui l'on doit d'estimables travauxsur toutes les parties de la numismatique du moyen âge en France, surtout sur celles de la Lorraine et de Metz, deux livres importants , l'un sur les médailles byzantines, l'autre sur les médailles antiques de l' Espagne ,et des notices sur des monnaies arabes, de C Afrique et de V Asic Mineure; M. Cartier, l'un des directeurs et des collaborateurs les plus actifs de ce recueil , qui a touché à toutes les grandes questions soulevées par notre histoire monétaire nationale; M. de la Saussaye,qui a montré dans l'explication qu il a donnée de quelques monnaies , que la numismatique du moyen âge lui est aussi familière que la numismatique gauloise ; MM. Lenormant et de Witte, M. de Longpérier, à qui la numismatique de l'Orient, celle de la Grèce, et surtout celle du moyen âge, ont fourni de savantes dissertations; M. Rigollot

d'Amiens; M. Anatole Barthélémy; M. de Lagov; M. Lecointre Dupont, et une foule d'autres qu'à notre grand regret nous sommes obligés de passer sous silence.

Nous ne terminerons pas cependant cette revue rapide des travaux des savants français sur la numismatique , sans citer lès Catalogues de MM. Fougères et Combrouse , qui , tantôt de concert, tantôt séparément, ont publié plusieurs ouvrages utiles; entre autres, un Inventaire des médailles françaises.

Les collections numismatiques franaises sont aujourd'hui nombreuses et ôrt riches. Outre le cabinet du roi, on peut citer le Musée monétaire ; puis , parmi les cabinets particuliers, ceux de MM. le duc de Luynes, Dupré, Rollin, Reville , baron de Baillet , Greppo , Soleyrol , baron d'Ailly. marquis de Lagoy, pour les médailles antiques; feu Das»sy, Rousseau , Cartier, Norblin , de Sautcy, Voillemier de Senlis, Mallet d'Amiens, etc., etc., pour les monnaies du moyen âge ; Sauvageot , Somson , le colonel Maurin, Lagrenée,Mme Sœhnée, pour les médailles modernes.

Nuremberg ( bataille de ). Voy.

GRÀ.FFEIVBOURG .

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0 (François d'), naquit vers 15S5, et embrassa là profession des armes, au'il m tante pas a quitter pour celle de Padmmistration ; présenté à Henri III, par de Yillequier, dont il avait épousé la fille, il fut bientôt en grande faveur auprès do roi, qui lui accorda, en 1578, a surintendance des finances. D'O affila dés lors un grand luxe, se livra à la fbauche la plus effrénée, et donna coursa toutes ses passions. Pour subvenir à ses dépenses , il fit établir de nouveaux impôts et augmenter les anciens ; les tailles furent portées à une taleur presque triple de ce qu'elles ««aient sous Charles IX.

U conserva sa place après la mort de Henri III, et ce tut lui qui se chargea ie déclarer à Henri IV, que rassemblée tahaoblesse catholique ne le reconnaîtrait pour roi qu'après qu'il auri.it abjuré k religion protestante. D'O surpassait en excès et en prodigalité les nxsetles princes ; il se faisait servir à *s soupers, des tourtes au musc et 3 l'ambre, qui revenaient à 25 écus, somme exorbitante pour le temps ; et «qui naraît surprenant, dit Sully dans & Mémoires , c'est que le roi , dans » plus grands besoins , ne put jouir <to privilège de partager ses propres retenus avec le surintendant. Cet homme mourut en 1594, et Ton pense bien que Henri IV ne fut pas fâché d'en être dfbarrassé. Quelques instants avant * mort, ses parents , ses domestiques tt ses créanciers le dépouillèrent à l'en- ^ et il ne resta que les murailles toute nues dans la chambre où il expira.

On vit avec étonnement que ses dettes passaient de beaucoup ses biens, et ^l'homme qui avait eu si longtemps î a disposition tous les trésors de la fonce, ne laissait pas de quoi payer « l*gs de son testament , qui se montent a 1200 écus.

Oberkampf ( Christophe-Philippe 5, un des hommes qui ont le plus fait pour "ndustrie française, naquit à Weis- *mbach ( marquisat d'Anspach ), en 1738. Son père, habile teinturier, était

venu fixer son industrie a Àrau, en Suisse, et y avait formé un établissement. Oberkampf vint à Paris à dixneuf ans ; il y apporta les connaissances qu'il avait acquises dans la maison paternelle sur l'art, alors nouveau en Europe, du manufacturier de toiles peintes ; et, malgré de nombreux obstacles, il parvint , avec un capital de 600 fr., à naturaliser en France cette belle industrie. Il avait vingt et un ans lorsqu'il s'établit dans une chaumière de la > allée de Jour; il se chargea seul du dessin , de la gravure, de l'impression et de la teinture des toiles. L'établissement grandit avec rapidité , et bientôt, une contrée insalubre et presque déserte s'assainit par ses travaux, et s'enrichit d'une population de 1,600 âmes, alimentée par son industrie. La réputation du fabricant devint européenne, et s'étendit même jusque sous les tropiques, où ses agents allèrent tenter de dérober aux Indiens le secret de leurs couleurs. La manufacture de Jouy a servi de modèle à tous les établissements de même genre, qui, encouragés par son succès, se sont formés en grand nombre. Oberkampf fut récompensé de ses services par des lettres de noblesse que lui donna Louis XVI. En 1790, le conseil général du département de Seine-et-Oise lui décerna une statue dont sa modestie empêcha l'érection. Dix ans après, une place lui fut offerte dans le sénat; il la refusa; mais il ne put refuser la décoration en or de la Légion d'honneur, que Napoléon détacha de sa boutonnière pour la lui remettre, en déclarant que personne n'était plus digne de la porter. A cette époque Oberkampf élevait à Essonne sa filature de coton, le premier et le plus bel établissement de ce genre qu'il y ait eu en France. U mourut en 1815.

Oberlin ( Jérémie- Jacques), savant antiquaire et laborieux philologue, naquit à StraslKMirg en 1735. Il étudia d'abord la théologie; mais l'application presque exclusive qu'il donnait à la partie archéologique des livres saints ne

ÔBKRLIN L'UNIVERS.

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