ROIS
Année de la réunion.
GRANDS FTEFS
RTvUlVTOlV.
OiARUBYI.
Ql\HLLS VIII.
Louis XI.
loua XII.
Hemri II- Henri IU.
Beubi IV.
Loou xm
Unhb XIY.
LoniXT.
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comté de Forez,
comté de Diinois,
comté de BUd^ois,
comté de Beaujolois,
conif é de Fézen/agiiett
comte de Pardinc,
comté de Tonnerre,
comté de Valentinois.
comté de Gommin^es,
comté de Penlhièvre,
comté de Périgord,
vicomté de Limogô,
duché de Berry.
ducliê de Normandie,
duché de Cuienne,
ductié de Bourjiogne,
comté de Bonlosiie,
comté de Pardiac,
comté de la MaraM»
duché d'Anjou,
comté du Maine,
comté de Provence,
duché d'Orléans,
duché de Valois,
comté de Foix,
comté d'Angouléme,
comté (I',\^t.^r;^c,
duché de lioui bonnai»,
duché d'Auvergne,
comté de Clermont,
comté de Forez,
comiéde Beaujolais,
comté de la Marche ,
(lue lu'' d'AIençon,
comté du Perche,
comté d'Armagnac,
comté de Aouergue,
daavhiné d*Attvergne,
duclié de Bretagne,
évéches de Metz, Toul et Verdun.
comté de Calais,
comté d'Ëvrenx,
vioomté de Béarn,
royaume de Navarre,
comté d'Armagnac,
comté de Foix,
comté d'Albret,
comté de Rigorre,
duché de Vendôme,
comté de Périgord,
vicomté de Limogé,
comté détresse,
comté d'Auverepe, principauté de seaSDi comié d'Artois, comté de Flandre, oomtédelieven, Franche-Comté, principauté d'Orangei comté de Dunols, dtiché de \ rnddme, duché de i.orraine, duché de Bar, vicomté de Tureone,
au duché de Bourlx)ODaùi> au comté de Blaisoii.
aa duché d'Orléans.
an daeM de Bourbonnaia.
I an comté d*Annagnae.
aa docbé de Boukflpgoe.
à la couronne.
au duché du BretagOi.
au comté d'Albret.
làltoooioniM^
à la couronne-
au comté d'Albret.
à la couronne, au comté de Foix*
à lacoorofuw.
à la eoaroniieé
à la couronne.
, à la couronne.
échangé conlf» le muqat* sat de Salnoes.
à la ooaxonne.
^ à la couronne.
à la oooiQOM.
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Focabulaire des différentes espèces de fiefs.
Les manières de posséder des fiefs étaient si variées , que du Cange , dans 800 Glossaire , en définit quatre-vingthuit espèces ; nous nous oornerons à mentionner ici les principales :
Fief abonné ; c'était le nom que l'on donnait à nn (iof quand les droits auxquels il était suiet, comme le relief ou rachat , les droits de quint ou de requint , etc. , et même le droit d'hoM'^ mage , avaient été changés et convertis en rentes ou redevances annuelles.
Fief abrégU. fief restraint; fief pour lequel il était dû des services qui avaient été limités et restreints. « D'après les anciennes lois du royaume, dit E. de Laurière, un vassal ne peut poiiit abréger , c*e8t-à>dire diminuer son fief on en éteindre et amortir aucune partie , non-seulement sans le consentement de son seigneur féodal immédiat , mais encore sans le consentement de tous les seigneurs féodaux supérieurs, en remontant de seigneur en seigneur jus* qu'au souverain. »
« Il sont aucuns fiefs que Ton appelle abrégiez, dit Beaumanoir; quant Ten est semons , pour service de tiex fiés , l'en doit offrir à son seigneur clie qui est deû par le reson de l'abrègement , ne autre chose li sires ne puet demander, se li abrègement est prouvez oo coimus, et il est fait souffisamment pnr l otroi dou comte. Cnr je ne puis souffrir à abréger le plaiu serviche que l'en tient de moi , sans Totroi dou comte, combien que il i ait lès seigneurs dessous le comte l'un après l'autre soit ainsint que il se soient tuit accordé a l'abriegement , et se il si soient tuit accorde , et li <|^ens (comte) le scut , il gaaigne Toumn^je de celui qui tient la chose, et revient l'oumage en la nature dou plain serviche , et si le doit amender chil qui Fabrega I son hounie , de soixante livres au comte. »
Fief d'acquit , lief acquis pendant le mariage, par opposition aux fiefs patrimoniaux.
* Fief ameié (éa latin me(a, borne), c'était la même chose que le fief aboniri§*
Fief d'amitié. V. Dbubies.
Fitf ample, fief pour lequel on devait donner au suzerain , après la mort
du vassal , le cheval et quelques armes de celui-ci, ou une somme de soixante
sous.
Fief ancien ou paternel, fief concédé à une famille, de telle sorte qu'il ne^ pouvait être possédé que par les mâles.
Ce fief était inaliénable de SB nature.
Fief annuel , jouissance d'un fonds donné en récompense ou en payement, h titre de fief, mais pour uoe année seulement.
Fi^ en argent , somme d^argent qu'un seiofneur assignait à titre de fief sur son trésor, jusqu'à ce qu'il pût l'assigner sur quelque terre. On. doit ran* ger parmi ces fiefe en argent ceux que les anciens auteurs (lé?ii:;naient par les noms de. fief de la chambre et fie f de revenu. C'étaient des fiefs sans terres et sans titre d^offices, qui ne consistaient qu'en une rente, une pension donnée à charge d'Iwmmage, et assignée sur la chambre, c'est-à-dire, sur le trésor du roi ou sur le fisc de quelque seigneur. On trouve encore ces fieCs désignés sous le nom de fiefs de bourse, terme qui , en effet , se prenait quelquefois comme synonyme de fisc. Parmi ces sortes de fiefs, en doit ranger les suivants : Fiejk de garde, rente an* nuelle pour In ^rarde d'un château ou d'une forteresse. Fipf de yuasiaidie , rente payée pour la charge d'agents ou d'intendants. Fî^de cavene ( feudum de cavena ) , rente pour la charge de in;iître d'hotel. Dans la basse latinité le mol cavena ou canava, signifie cave, celUer, FW (fadovueriey rente payée à celui qui oefendait en justice les causes du seigneur. Fief de procureur, rente payée à la charge de donner certains repas au seigneur. Fief de pléjure, rente pour la caution du seigneur et de
sa famille.
Fiefaroturé, bien féodal mis en roture. C'était ce qu'où appelait commuer fe flef en censive.
Fief -arrière ou arrière-fief, fief relevant d'un autre fief qui était lui-même mouvant d'un fief supérieur. Le vassal tenait l'arrière-lief en plein fief du seigneur féodal ou dominant dont il rele* vait inrimédiatement; il le tenait en arriere-tief du seigneur suzerain qui était le seigneur dominant de son seigneur féodal immédiat. Lorsque les vassaux
VIKF FAAIÏCE. ViBtf
immédiats de la couronne eureut été créés, ceux-ci voulurent à leur tour avoir des vassaux, et sous-inféodèrcnt une partie de leurs fiefs à ceux qui les acconipiignaient à la iiucrre, on qui leur étaient altachés de quelque autre fhanlère. Ces arriéré - vassaux firent aussi des sous-iniféodations , ce qui forma encore d'autres arrière - fiefs plus éloignes d'un degré que les premiers; enfin, d*autres inféodations successives multiplièrent presqu'à Tinfinl les nrrièro-fiefs.
Fief-aumône ou aumône fieffée donné à une église à titré d'aunioue pour quelque fondation pieuse.
Fiej banneref ou ff'f de bannière (feudum vp\illi ) ; fief de chevalier banneret, lequel devait à son seigneur dominant le service de la bannière , c'estènlire, de se rendre à son commandenient en nrines, nvrr sa baDDlère et sufdsamment nccompai^né.
fief bourgeois; expression synonyme de Ref rural , roturier ou non noble , et qui avait un sens différent suivant les localités. Dans la coutume d'Aniirns, le fief non noble était la même cliose que le fief abrégé ou restraint, ( \ oyt z ce mot. ) En Artois on nommait fief roturier le fipf qui était sans mouvance, c'est-à-dire , qui ne possédait ni justice ni seigneurie. £o Bretagne, le fief roturier était !a terre du fiel donnée à cens ou à rente , ou moyennant toute autre redevance roturière.
Fief boursal; fief partagé entre des frères dont Taîné restait seul Thomme do seigneur , et lui portait foi et hommage pour ses puînés.
Fief censuel ; héritage tenu à cens et appelé improprement du pom de fief.
Ces fieft étaient opposés aux fiefs francs, e'est-àfdire, nobles et libres de toute redevance.
Fief de chevalier ou fief de haubert (feudum loricse), fief qui ne puvait être possédé que par un chevalier. Le possesseur devait à son seigneur dominant le service de chevalier, cVst-à-dire, qu'il devait le servir à cheval avec le oaubert * Técu , i epée et le heaume. Cependant lë service personnel n* était pas toujours exigé; alors le vassal devait sieuletnent fournir un homme à cheval.
Il arrivait même quelquefois que, par
suite du partage d'un fief de cette espèce, on ne devait qu*un demi -chevalier.
Fttf cherani et leranl; c*est le nom que l'on donnait en Bretagne aux fiefs dont b; teneur devait par an quatre boisseaux d avoine, une poule et la cor- Véc.
Fîrfehevel ou firf en chef, seigneurie qui était ?in titre de fief noble avec justice , comme les comtés-baronnies , les fiefs de haubert et autres fiefs non soumis au fief haubert. Le fief chevel , suivant du Gange, ne.relevait pas toujours du roi.
Fief commis; fief tombé en commise , c'est-à-dire, en confiscation pour cause de félonie de la part du vassal.
Fief conditionnel ; fief temporaire , qui ne devait subsister que jusqu'à l'accomplissement de certains engagements mentionnés dans l'acte de concession.
Fief coiyoreJ , fief composé d'un domaine utile , c'est-a-dire, de fonds de terre , maisons ou héritages tenus en fief, dont le seigneur jouissait par luimême ou par son fermier , et d'un do* maine direct consistant en fiefs mouvants, en censivcs, etc.
Fief de corpb ; fief lige dont le pos-. sesseur était obligé, entre autres devoirs personnels , d'aller lui-même à la guerre ou de s'acquitter en personne des services militaires dus au seigneur féodal. Voici comment s'expriment à cet égard les ÉêiabHssonenis de Fratwe, au cliapitre ltx du livre I : « Li baron et II home le roy doivent le roy suivre en sou ost quand il les en semondra, et le doivent servir LX jours et LX nuits, et tant de chevaliers come chascun li
doit Kt se li roy le voloit tenir
plus de LX jours au leur , il ne reifiaindrient mie, s'il ne vololent par droit, et se H roy les voloit tenir au sien pour le royaume deffcndre, ils devroicnt bien remaindre par droit; mais se ii roy les voloit uiener hors du royaume , il nMstroient mie , se il ne • voloient, f)uisqu'iIauroient fait LX jours et LX nuits. » On trouve dans notre histoire plusieurs exemples de refus Ait par plusieurs seigneurs au delà du terme fixé. Aliisi Thibaut, comte de Champagne, ayant servi Louis VIII pendant quarante jours aii siège d'Avignon , en 1225 , quitta le camp des
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croisés , malgré les instances du roi.
Dans les commencements de la féodalité, le service de corps était toujours personnel; mais les prmcipes se modinèrent lorsque les femmes et les ecclésiastiques furent admis à tenir des liefs. Ceux-ci purent alors se faire remplacer par des nommes à gages. Quand les roturiers parent acheter et tenir des fiefs, on les dispensa du service militaire , auquel dès lors les fiefÎB de haubert restèrent seuls soumis.
Dans les pays conquis lors des expéditions d'outrê-mer du onzième au quatorzième siècle , le service militaire durait plus longtemps qu'en Europe.
Ainsi, en Syrie, dans l'île de Chypre et en Morée, le senrioe était d'un an , ou, our mieux dire, continuel. « Pendant année composée de douze mois , dit la chronique de Morée , chacun devait filtre le serrice pendant quatre mois en garnison générale , dans l'endroit qu'il plairait au prince de lui désigner. Pendant (iiiatre autres mois, chacun devait être à l'armée nour servir là où son seigneur particulier le voudrait. Et enfin, le privilégié pouvait passer les quatre autres mois restants on bon lui semblait. Mais comme le prince pouvait désigner, sur les douze mois de l'année, ceux qui lui convenaient le mieux, etqu^l devait toujours avoir la préférence, on pouvait dire qu'un chevalier était tenu de servir toute l'année. Les évêques , PÉglise , le Temple , les Hospitaliers ne devaient être obligés à aucun service de garriison; seulement, dans une attaque contre l'ennemi, dans une excursion et dans toute guerre que le prince nouvait entreprendre ou qui était exigée parles besoins du pays, ils étaient tenus défaire partie del'armée comme les autres privilégiés. »
FiefcotHer. Quelques coutumes désignaient ainsi les faântages roturiers.
Fief en la court du seigneur. On se servait de cette expression lorsque le seigneur dominant donnait à titre d'inféodation une partie de son château, de son village, de son fisc ou de son revenu, et que la portion inféodée était moiodre que celle qui restait au seigneur dominant. On l'employait aussi pour désigner le fief enclavé dans la justice du seigneur.