FOIX
fils du comte d« Foîx, Gastoo, mort «i
La branche des spifjneurs de Foix- Lautbëc eut pour auteur Pierre, seigneur de Lautrec et de Villemiir , second fils de Jean, comte de Foix, mort en 1437, et de Jeanne d'Albret. Ce seigneur épousa Catherine d'Aslarac, et en eut Jean de Foix-Lautree , maHé à Jeanne d*Aidie, fille aînée d*Odet de Comminge, gouverneur de Giiienne. De €e dernier mariage naquirent Cklet de FoiXy seigneur de Lautrbc; Thomas, . seigneur de Lbscon ; André, seigneur de l'Esparre , et Françoise, devenue célèbre sous le nom dé duchesse de CHATEAUBfiiANT. Ces divers personnages méritent que nous nous arrêtions à tracer leur biographie; car ils jouent tous des rôles i ni portants dans les annales du seizième siècle.
Od^ de FeiXj seigneur de LAimiBC, fut I*un des plus braves capitaines de son temps Tl accomfjagna Louis XII dans son expédition d'Italie, et y montra, selon l'exprassioa de Brantôme, « qa*il estoit excellent pour combattre « en guerre et frapper comme sourd. »
A la journée de Ravenne (1312), on le vit se jeter au plus fort de la mêlée avec son infortuné cousin Gaston de, Foix, et il y reçut tant de blessures, qu'il fut laisse poiir mort sur le champ de bataille. Il contribua puissaunnciil à la conquête du Milanais, et lorsque le connétable de Bourbon se démit de son commandement , François nomma Lautrec son lieutenant' généiili en Italie. ^
Le nouveau gonvemeur était, dit son véridique historien , que nous avons déjà cité, « un liotnme trop sévère, et mal propre pour un tel gouvernement. D*étre bardi, brave et vâilhnt , étoit-il ; mais pour gouverner un État, il n'y étoit pas non. Madame de Châteaubriant , sa sœur , une très-belle et honnête dame que le loi aimoit, en rabattoit tous les coups et le remettoit toujours en L'race. Il avoit beaucoup de vanité; et, quoiqu'il demandât conseil, il n'eu taisuit jamais qu*à sa tête, aimant mieux faillir de par soi que d*étie enseigné^ par les autres , etc. »
Cependant son activité, son intelligence et rioflexibiiité de son canetère
le soutenaient dans les épfenves les plus
difficiles. Sans se soooer de mécontenter la cour de Borne, il traitait niilitairentent toutes les affaires ecelésiasliquea. Placé entre les fsctiona des Guelfes et de» Gibelins, il prétendît rester neutre à leur égard. Quant aux peuples et aux soldats, il sut les maintemr dans une parfaite obétasafioe. SOiis ses ordres, Rrescia, Vérone furent reprises, et les Impériaux durent, en 152!, lever le siège de Parme. Mais là s'arrêtèrent les succès de Lautrec. Pour se tenir en garde confie la or^pitation et l'imprudence commanéoient reprochées aux Français, il lui arrivait souvent de se jeter ^ans le detaut contraire, de laisser échapper les ooeasions fevorablcs de combattre. Les 20,0M Suisses de son armée, (K)ur lesfjuels le roi, Louise de Savoie et Sembtançay lui promettaient par serment 400,000 écus de solde arriérée qu'ils ne lui envoyaient pas, |p forcèrent, par leurs réclamations, u lever viotemment des contribu* tiens sur lee habitants de la Lombordie, et finirent ensuite par déserter en grand nombre. Après avoir perdu un mois entier à rester en face du général de Léon X, Prosper Colonna, Lautrec refusa encore, malgré les instances de aei lieutenants, de l'attaquer au passasre du Pô. Quelques jours plus tard, il négligea de profiter d'une position désavantageuse prise par son adversaire sur les bords de l'Oglio.
Enfin, les Suisses étantdès lors réduits par ta désertion au nombrede 4,000 , et roocasion tant de fois perdue ne s'étant plus retrouvée, le général français évacua INlilan sans chercher mcme à se détendre dans les rues envahies par les aoldats de Colonna , et prit ses quartiers d'hiver dans l'État vénitien. Le l*' mars suivant , il se remit en campagne avec son armée renforcée de nouveau des bandes suisses, et en outre des Vénttisns. Mais il éprouva plusieurs échecs, et no put faire qu'une guerre de positions avec une armée mal équipée, non payée, et dont les auxiliaires étaient toujours prêts à se mutiner. Enin, te désastre de la Bicoqve (voyez ce mot) força tes français d'abandonner toute l'Italie.
Lautree,.refeiiii en Fraoe», ftft iRt