FORMULE FRANCE. FORMULE
sont pas tontes du même temps. Leur stvle d'ailleurs est si barbare et a été teileinent déGgure par les copistes, qu'elles sont souvent inintelligibles. La
seule qui ait quelque importance est celle qui a pour titre Libertas,
Un fait assez curieux et qui mérite à*être remarqué, c'est que quelquesunes des torinules publiées par Bal ize sont en prose riuiée, et contiennent de nombreux hémistiches.
On imprima au Louvre, en 1^7, à la suite au Codex cnnonum vetits Ecclesm romanœ f d'après un maruiscrit provenant de la bibliothèque de i raacois PithoUf un recueil de vins^t-sept formules, intitulé t^Fonnvhf aisnticpe.
Ces foruTules, qui ont été réimprimées plusieurs fois, et notamment par les soins d*Eccard , qui y a Joint des notes très-succinctes, mais géneraleuient assez bonnes, ont été très-probablement rédigées par un aïoine de Suint-ijail, et datent presque toutes du neuvième siède.
On conservait au siècle dernier, dans la célèbre abh;iye de Rhinau , en Suisse, une autre collection de formules dtt même siècle, parmi lesquelles se trouvaient quelques lettres véritables que nous devons mentionner ici , parce que le manuscrit, s'il existe encore aujourd'hui , est probablement resté inédit. L'une de ces lettres, adressée par Thiatilde ou Dieiitliilde, abbesse de Renjiremont, à l'euipeieur Louis le Débonnaire, contient loiïre feite par Pabbesse et son couvent , de faire dire pour l'empereur huit cents messes et de réciter mille fois le psautier pour sa conservation. La seconde lettre de ce recueil est aussi adressée au même prince \ la troisième Pest à Tim.pératrice Judith, sa femme; enfin, deux autres sotit adressées à un seigneur de la cour impériale que Tabbesse uppelie son cousin, et que Ton croit avoir été le conit<' Conrad , frère de Judith.
Siiiut Beiiuon , évêque de Meissen, en Saxe, composa dans le onzième siècle un livre ae formules intitulé : Liber dîcfarnmum , et dont le quatrième chapitre roule tout entier sur les suscriptions usitées de son tempi».
Enfin, on manuscrit conservé au dernier siècle dnns I.t cathédrale de Metz , et datant probablement-aussi de
la fin du onzième siècle, contient des formules et des règles pour dresser des lettres et dés privilèges; il est intitulé Sptiagmata mundi (*). La plupart de ' ces recueils ont été réimprimés avec les commeotaires et les variautes uue les premiers éditeurs y avaient joints', dans l'édition des Leges antiqum har* harorum donnée par Canciani.
Les formules que l'on trouve dans les chartes se divisent en général en Jor^ mules iniUales et m jSrmulea Jmalet.
Nous allons traiter successivement de ces de'ix espèces de formules.
r I or mules mitiales. On comprend sous XS6 nom , PinvœaHo» , la suicriptîon, à laquelle se rattache le «oluj; eor lin, \e préambule.
invocation , qui se rencontre le plus souvent en Mte des chartes, se trouve aussi (quelquefois dans le corps, et rarement a la fin des actes. C'est une formule par laquelle on réclame le témoignage ou la protection de Dieu et *des saints, dans les termes suivants : In nomine Dei^ Domiiii Christi, sancti salvatoris i Dei œkrni, salvatoris nostri Jesu ChrHsH, summse atque exU miœ Trinitatis , B. Mariœ / irginis , .S'. Michaelis archangeli ^ S. Stephani protomartyris , S. xepulchri Dommi nostri Jesu Christi , etc.
Quelquefois nnvocation est représentée dans une forme abrégée , par le monogramme du Christ , formé des caractères grecç XP suivis de l'une des lettres latines s yi,oonm, suivant le cas auquel devait se trouver le mot Christus. Les invocations abrégées cessèrent d'être en usage dès la iin du onzième siècle, bien qu*onen reooontM encore quelques ezemples. au quatorzième.
Les invocations non abr^ées se rencontrent non-seulement dans les actes
solennels , mais aussi dans les actes
ecclésiastiques et séculiers; c'est par elles que commencent ordinairement les testaments et les actes notariés des quatorzième et quinzième siècles; on les trouve même dans les manuscrits : té-
(•) Nous nous sommes servi , pour la rédaction de celle uolice » d'un savant mémoire de Zuriaubeu snr les FonmiUt ahadett, inséré dans le tome XXXTI des Ménoirea de rAcadémie dei inscripriiiiit.
FOMIULB L*UmV£RS. VOBMOLg
moin ces deux premiers Ters du poème de la Croisade contre les AlbUqtioU ^
par Guillaume de Tudela :
. El nom dtl Payra e del Filb cdel Mot £sp«rit CuBieiwa la canaot ^« naaitn W. fist
La smcripUon vient ordinairement
après rinvocation ; elle renferme le nom et les qualités de celui qui parle, le nom et les qualités de la personne à ^ui l*acte est adressé ; enfln, elle se termine souvent par des souhaits ou par le salut. Les suscriptions des rois de la |)rcinière race étaient ordinaireuient con< çues en ces termes : iV. Francanm reXy vir inluster, auxquels on ajouta, à partir de Louis le Débonnaire, les formules divina ordinante providentitty Dei misericordia, Dei gratia, etc. La dernière de ces expressions a prévalu en France sur toutes les autres.
Les rois , les nobles et les ecclésiastiques remployaient simplement par un sentiment de dévotion et d'humilité chrétienne. Pendant longtemps elle n'emporta avt r elle aucune idée de droit divin et d'indépendance ; c'est au quinzième siècle seulement qu*on commença à y attacher ces idées. On sait que Charles VII l'interdit par ce motif, en 1442, au comte d'Armagnac, et obligea, sept ans plus tard, le duc de Bourgogne à déclarer qu'elle ne portait point préjudice aux droits de la couronne de France.
Les fournies de salut étaient fort nombreuses et fort arbitraires. On peut
cependant remarquer qu'au mot saluieni y qui forme le fond de ces tbniudes, les paj^es et les ecclésiastiques en général ajoutèrent ordinal rement, j usqti'au aeuviciiic siècle, les mots in Domino, ft quelquefois des formules fort bizarres, telles que celle-ci : in roseo Christi sanguine. Lesmots In Domino furent rem plaides , à partir du neuvième siècle, par la formule in perpetitnm, qui devint rare au quatorzième siècle , époque où on lui substitua diverses expressions, telles que celles-ci : jid perpetuam ou ad futur am rei memorinm.
Le salut, quand il se trouve, ce oui n*a pas toujours lieu , dans les actes des laïques, se réduit ordinairement au mot salideiu. Du reste, cette formule est quelquefois placée en tête des chartes, an lieu de terminer la susoription.
La place des préambtUes n'a rien de fixe; on les trouve tantôt avant, tantôt
au milieu , tantôt après la suscription. Ils ne consistent, la plupart du temps, que dans des considérations fort insi- {^nifîantes, relatives aux motifs qui ont fait écrire l'acte. Quand il s'agit d'une donation, ces motifs sont ordinairement religieux , comme la crainte jie la^n du monde y le soulagement des âmes des trépassés , Y espoir du saliU éternel, etc. Quelquefois, cependant, les pieambules sont pureu)eQt historiques; tel est le début suivant d'une donation faite par Pépin d'Hérjstal au monastère de Samt- A rnoul de Metz : Pipinus dux, Anchisi regisJUius, sancti Clodulplii fratris tnclUa proies, sub majoris domus nomine, Fnmeorum administra bat principatum regalem.
T Formules finales. Ces formules sont trop multipliées pour que nous tentions de les désigner ici par des noms particuliers. Elles comprennent la salu' tation, {'annonce du sceau et des signatureSf la date, et une foule de clauses, comme la dérogation à tout acte contraire , la réserve de certains droits , \[\ prière de coopérer à V exécution de l'acte, les menaces de peines pécuniaires contre ceux qui oseraient y contrevenir, la défense, même aux anges et aux saints, de s'arroiier quelque droit sur une donation, les imprécations, les malédictions, les anafhé' mes y la promesse de ne jamais revenir contre rengairement pris, le serment par te Tout-Puissant , par les quatre Évangiles, par le salut dt tempereur , du pape y par Vàme du chapitre^ par l âme de la ville, etc.
On trouve souvent, surtout sous les Mérovingiens et sous les Carlovingiens, des diplômes sans date , et qu'il est au premier abord difficile de rapporter à leur véritable auteur, surtout quand le non) du prince qui les a donnés a ete porté par plusieurs rois. Dans ce cas, les formules peuvent jeter un grand jour sur la question. Nous croyons donc utile de donner ici la liste des principales formules employées jusqu'au seizième siècle par les rois de France.
Formules employées par les rois de France dans leurs diplômes.
Carlomah, Als de Louis le Bègue.
MBUVUS FRANCE.
rOBHVLB 229
Les diplômes commencent presque toujours par ces mots : In nomine Oomi/U DH eeterni et Sahatorit nosiri Jesu Christi; et très-rarement pnr t rux-ci : In nomine sanctas et individus TVfnitatis*
CaAmuit-BfAKTR.. Effo '/» Dei nomine iUuster^ ou inlusier vir Carobu,
ou KaroluSy ou Karlus major-domn/t, ou majorim - domus , JiUus Pippini ptandam*
CHARUKAoffi. Après son couronnement comme empereur : In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Sprenissimus Jugustiis a Deo coronatus maqnm etpa^iem imperator Roma»
norum guhernans imper uitn, Q'd et per mlsericordiam Deirex Iraiicorum et Langobardorum.
Cbakiu II M CsAuvBy ovaiit cTétre empereur : In nomine sancim et in»
dividuas Trinitatis , Karolus gratta Dei rex. Et depuis son couronnement:
In nomtne.,. Karotue ijusdem Dei omnipotentis misericordia ou gratta Dei imperator augusfus.
Chaulks le Gros. Avant d'être empereur : In nomine sanctx et individuœ Trinitatis , Carolus dttft$ia /a* vente clementia rer. Devf»nu empereur : In nomine, etc. Carolus dirina or dînante, on facente cleimnlia, gratta, ou prwidewHa , ou simplement gratta Dei, ou enfin, pjusdem omnipotentis Dei misericordia imperator augustus.
CHAttiM m u Sxwur. fn nomine
sanctœ et individus Trinitatis... Ka* rolus divina propitiante clementia , ou misericordia Dei rex , ou Car glus Del grafia rex, CuARLEA IV I.C BsT.. KoTt^us Dei ' grafia Francie et Navarre rex , notum Jacimus universis. Ce prince n'a pris que rarement ie titre de rex Francortan.
CH\Rr.PS V I.K Saok, Comme lieutenant (lu roi : Charles aisjté ^ fds et lieutenant du rou de France , duc de Normandie ét dauphin de F^ennots»
('omnie régent : Charles aisné., fils du rotj , régent le royaume de France , • duc de Normandie. Lorsqu'il fut monté sur le trdne, il prit le titre de roi de France dans les actes français, et celui de rexFran€orumdAXX& les aipldmeslatins.
Charles VI. Comme ses prédécesseurs. Charles, par la grâce de Dieu , roy de France, ou Karotue Dei çra- Ha Franeorum re.r.
Chart.es y U. Charles, par la grâce de Dieu , roi de France, à tous ceux qui cesprétentes lettres verront^ salut* Carolus Dei gratta Franeorum rex, wiicersis p?'[r sentes lifteras in.specturis, salutem. Quelquefois on trouve, après Francortmrex, adperpetuam reimemoriam.
Chart.es VIII. Charles , par la grâce de Dieu, roy de France, savoir faisons à tous présents et à venir.
Pour les actes latins, la formule est la même que celle de Charles VIL
Childebert 1". Childeberthus rex Franeorum, vir inluster, recolendum jio6jf est, ete. ».
Çbilsibkrt II. Chikl^ferthus, rex Franeorum.
CuiLDESERT III. Childcberlhus , rex Franeorum, vir inlusfer.
CNnpBMc IIL Comme le précédent.
Son nom Pf^t écrit, tantôt Childericus , tantôt Hildericus^ tantôt Hildricus.
CaiwKRic I*'. Comme Childebert II.
Cmvtaire Chlotarius rex Fran»
corum, vir il! us fris.
Cr o i AiRK II. Chlotacharius in Christi nomine rex.
G1.0TAXRB ui. Cloiharlus^ ou Chh»
tharius, ou CMotachariuSi rex Freat' corum, vir inluster.
Ct.oTif. Les trois princes qui ont porté ce nom ont tous adopté la formule rex Franeorum, vir inluster.
Dagobert. Les trois princes de ce nom prennent tous le titre de vir inluster; seulement, dans les diplômes de D.ngobert II , on trouve l'inversion inluster vir, à laquelle les bénédictins ont attaché quelque importance.
Eudes OU Odok. In nomine Dei seterni etSaloatoris nostriJesu Christi, Odo misericordia , ou clementia, ou gratia Dei, ou divina ordinanfc clementia rex. Quelquefois ce prince em ploie les deux invocations , In nomin^ sanctœ et individuœ Trinitatis; In tUf mine Dei summi et œterni régis.
Kkarçois François , par la grâce de Dieu, roi de France^ daiffin de Fiennois , comte de Falentinois et Diois, à tous présents et à venir y salttt.
m roimui^B L'umvEa^. formule
FnmeUcuu Dei graHa , rex FraneO'
t'um,dux Mediolanie.lGenuT dnmums.
GoHTRA.:«. Divina disponente gralia ' serous servorum Domini Gontramnus rex, régnante tmioersis tancfm matris ecclesix JilUs salutem,
II mu i*"'^. In nomine sancf^ et inditnduœ Trinitalis^ ego UenricuSy ou Helnrieus, our Bainricus » gratia Dei Francorum rex. On trouve dans les diplômes de ce prince im crrnnd nombre de variuntes à cette formule; mais le nom de Henri ne peut, dans les actes , donné* lieu à aucune confusion.
Huoi'Fs Capht. In nomine sanctse et indiriduie Trinitatis , in nomine Dei œferni et Salvaforis nosiri Jesu Christi, etc.... Hugo gratia Dei rex; Hugo Francorum rex ; Hugo omnipotentis Dei disponente gratin rex.
Jbaw II. Jehan f par la grâce de Dieu, roy de France, tavoir fai^ sons , etc.. Johannes Dei gratia Francorum rex.
LoTHAiRE r»". Jusqu'à la déposition de. son père Louis te Débonnaire, en 833, les diplômes de ce prince commencent ainsi : fn nomine Domini jwstri Jesu Ckriati Dei ssterni , Hlotarius Avçustus invictissimi domini imperatorts Lufihwici filius. Depuis il adopta la formule suivnnte : In nomine, etc., HlokLrius divina oï dinante providen- <to imperator augustus. -
LoTBAiRit, fils de Louis d'Outremer : I» nomine .<icnirf:e rf indiridux Trinitatis y Lothariits (jrat 'ta Dei rex, notum sit , etc. Ou bien après la même invocation : Lotharius divina propitianfe, ou ammnte chmentUi ,
!•! ancorum rex.
Louis r ' Lt DiiBosNAiRE. Couiiue TOX d*Aquitaine : 1* In nomine Domini nos tri Jesu Christi, Ludomcus divina 01 d inu nteprovidentia rex seren issim u.s Àquiiunise ; T Ludovic us gratia Dei rex j4quifanorvm ; 8* Hioaoicus gratia Dei rex JquUanorum, in CMisH ndinine. Comme empereur : In nomine Domini Dei et Saivatoris nosiri Jesu Christi , Hludovieus divina ordinante ou propitiante providentia , ou dementia , iwjwrator angustus. Le niot repropitlante , qui se trouve dans un acte, indique qu'il est postérieur au rétablissement de ce prince.
Loues n M BiGos : In nomine Do*
mini Dei xterni et Sahatorîs nostri Jesu Christif hludovieus misericordia Dei rex,
LoviB IV v'OoTRKMSR ! M Homine
sanctx ou snmmx et tndéviduœ Trini" tatis, Ludoviais, super ni régis prœoT' dînante ou disponente clementia , etc.
rex Francorum, ou Francortm rex,
ou simplement : Dei gratia rex.
Louis V le Fainéant. Ou n'a de C6
prince que doux diplômes , dont Pun renferme Tinvocation de la sainte Trinité; l'autre commence ainsi : In nomine Domini Dei œterni et Saff^atoi'is nostri Jesu Christi, Ludovicus misericordia Deij rex.
Lovnt Ti LK Gnoi : In wmàne sonc^ tse et individus Trinifafis, Pat ris et Fitii et, Spirdus sancti. Jmen. Ego Ludovicus Dei gratia Francorum rex.
Ou bien : In nomine Patris et FUii et Sviritus Sancti Jmen. Ego igitur Ludovicus, etc. Au lien (le formule rex Francorum, on rencontre dans quelques diplômés : In regem Fru$uorum subtimaius, Francorum imperator <i«gustus.
Louis VU le Jeukb d employé la plu->
part des formules de son père Louis
VL Du vivant de ce prince, il prit pour titre : Régis Jilî us , Dei r/ratia Francorum rex drsignatus. Bien que son divorce avec Éléonore de Guienne eût été prononcé le 18 mars 1152, et que celleci , en épousant Henri Plantagenet au mois (ie mai suivant, lui eiH porté la Guienne, Louis Vil prit encore jusque vers le milieu de Tannée IIM le titre de dux y4quitanoruin .
Louis Vlfl, Avant d'être roi, il s'intitulait: Ludovic us domini régis Francorum primogeîiitus. Plus tara, ses diplômes les plus importants commencent .
ordinairenienr ainsi : In nomine sancte et individue Trinitatis. Amen- Ludovicus DH gratia Francorum rex, N<h verint Omversi, etc. Dans les actes moins solennels, Tinvocatioa estsup* primée.
Lovit ne. ha nmnine sancte et Individue TrinitaUs. Amen, Ludomcus
Dei gratia Francorum rex. Noverint itnirersi présentes pariter et futuri quod, etc. Quelquefois Tinvocation est supprimée, ainsi que le mot Francofum^
POBMULE FKAKCE.
rOKHOUB
Low X M HuTiK. Avant de monter sur )é trdne : Ludwicus ré0 eontm prlmàgenUus Dei grattà Na*
varrerex, Campanie, Brirqne cornes ; ou : Nous aimné fils douroy de France^ tùy dk Naoàrre j de Champagne et <§e Brie, comte palatin , etc. Quand il fut devenu roi : Ludovic us Dei gratia Francie ; ou Francorimi et Navarre rex. Ou bien , dans les aclcs en français : Loyê, par la grâce de Dieu, roy, roys ou rois de France et de Nai^arre.
Louis XI. Loys , par la ç/ràce de Dieu, roi de France, et Ludooicus Dei gratia Francorum rex. Sous le règne de ce prince, le titre de roi très-chrétien devint la quaiiiicatioo propre des rois de France.
lova XII se servit de ta formiitie ordinaire : Loy», par la grâce de Dieu , roy de France, etc. T'tip lettre pnti ute porte la suscription suivante : LoySjpar la grâce de tHeu, roy de Ftimce^ ^ Siciie et de Jérusalem^ due de Mê* km, etc.
Pepir le Bhef. Quand ii monta stir le trône, il substitua la formule vir inhtster à celle û*inlusfer vir, quMI avait employée comme maire du pninis.
Phimite F*". T/invocntion de la sainte Divinité, qui est la plus ordinaire daDS ses dipldmes, renferme soaveiit l'énumération des noms des trois personnes.
i'uii.iPFE II Auguste. La formule Phi- Uppuê Dei graiia F^aneonm rex,
ou rex Frariciae, est souvent précédée, dans ses diplômes, de l'invocation : fn nomine S, et individuœ Triniiatis.
Pbii,ivpb III mi liARDt. DaVlS ses di*
piôn)es les plus solennels, oe prince emploie la même invocation qne Philippe-Anj^uste. Dans ses actes latins, il prend presque toujours le titre de rex Francorum» et dans les actes en langue vulgaire, celui de roi de France.
Philippe IY le Bel. MémeS formuleS
initiales que Philippe III.
Patum Apres la mort de Louis le Hutin, Il S*întitula : Pkilippus régis Francorum filimy regens régna Francie et Navarre, dilectis, etc. , saiutem et dileciimm. Devenu roi , il prit plus souvent le titre de rex Frandx que celui de rex Francorum.
PaiurpB YI. PhUippes, par la grâce
de OU'u, roy de France. PhUippus Dei
RoBKKT l*'^ duc de France, frère du
roi Eudes , élu roi de France en 922.
/» nomine sanctx et ittdividuss TrinitaHi. Mbertus gracia Dei rex,
RoisRT II., fils de Hugues Capet. In nomine mnctx et indiridnœ Trinitatis, ou Domini Dei aeterni et salvaturis noslri J. C. Âotbertus ou Hodberlus, ou ikibertus, gratia, ou ndeerteardia Dei, etc., rex Francorum.
RoDOLPHK ou Raoul, roi de France en 923. Jn nomine saiictse et individus^ JYinUatis, Rodais eu/tema régente piefate, ou misericordia Dei rex, ou divina ordinante Provident ia rex Francorum, ou simplement gratia Dei rex,, -m enfin gratia DH Francorum et Jmd* tanorum atgueBurgmdiomm rmftai, invict'i'< ne semper augustus.
THit.KHT. Les urinées qui ont porté ce nom n'ofifrent dans leurs rares dipl4mes auoune fomaule digne d'être mentionnée.
FoRNouE (bataille de). — Le pape, le roi d'Espagne et le roi des Romains, le duc de Mitan et la république de Venise , s'étant ligués pour chasser Charles VIII de l'Italie , une moitié de l'armée française re.^ta à Naples pour garder le roj^awne; fautre, commandée par le roi , reprit le chemin de la France. Cette retraite fut pleine de fatigues et de périls : l'histoire a conservé le souvenir de la patiente énergie avec la^Ue les Suisses traînèrent à bras, au travers db l'Apennin, cette pesante artillerie, naguère ia terreur des Italiens. Mais, après un si prodigieux effort, tout qu'on avait gagné, c'était de se trouver aux portes de la l.ombardie, en face d'un ennemi de beaucoup supérieur Charles den)anda le passage; on le lui refusa , et alors s'engagea une bataille à jamais glorieuse pOMr les armes françaises.
L'armée lombardo-vénitienne, forte de 40,000 bommes , était commandée par Gonzague, marquis de Mantoue, et retranchée au delà de Fornovo, sur la rive droite du Taro , à quelques lieues de ParmOé 9,000 bommes harassés de Citigiie n'hésitèrent pas à obereher un passage h travers ces masses épaisses.
L'avant-garde Crancbit la rivière.