‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 65 sur 198 · Ï0 FRANCE L*UNIV · texte numérisé non relu

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mais» devant cette cité populeuse, qui pourtant ne renfermait que 3,000 hommes de troupes , ils hésitèrent.

Après trois jours de stériles manœuvres, Bubna, apprenant que des renforts arrivaient, battit en retraite , et tandis que sa colonne de gauche, qui cherchait à pénétrer dans l'Isère , se heurtait au fort Barreaux , lui - même se répandit entre le Rhône et la Saône, força Pen- ^ trée de Chàlon , et porta ses 'avantpostes à Mâcon et à Villefranche. Cependant , les troupes françaises accoururent de Nîmes , de Toulon , de Cataiof»ne : Augereau, à la mi-février, eut 22,000 hommes sous ses ordres , non compris les gardes nationales qui formèrent les garnisons, li en donna 5,000 à Dessaix et Marchand pour rentrer en Savoie, et divisa le reste en deux colonnes, qu'il lança, l'une sur M.lcon, l'autre sur Bourg". Le corps qui remonta la rive gauche du Bhône obtint les plus brillants succès. Il chassa l'ennemi de Montméliant^iï AixA\4nti€cyMTe\)\\[x jusqu'aux portes de Genève, et le contraignit, à la suite du glorieux combat de Saint- Julien, de s'y renfermer. Malheureusement, Augereau n'avait pas suivi les instructions de l'empereur, qui étaient de poursuivre Bubna avec assez de vigueur pour l'anéantir sous les murs de Genève, et, une fois maître de cette ville, de prendre à revers les lignes de Schwartzcnberg , et de marcher en une seule colonne sur le Rhin : « Frap- « pez l'ennemi au cœur , lui disait Na- « poléon; l'empereur vous somme d'ou- « Dlier vos 56 ans, et de vous souvenir a des beaux jours de Castiglione,» Augereau n'en resta pas moins à Lyon, sous prétexte que son armée n'était pas équipée : « J'ai en ce moment, lui répondit « l'empereur, une division de 4,000 « gardes nationaux en chapeaux ronds « et en vestes , sans gibernes , armés « de toutes sortes de fusils , dont je « fais le plus grand cas, et je vpu^rais a bien en avoir 30,000. «

Augereau ne se mit en marche que quand l'armée du Midi s'avança par Cliâlon et Mûco\i. Il se contenta 'de réduire le fort de l'Écluse; puis, lArhant prise, dirigea ses troupes vers Lons-le- Saulnier, dans le dessein de mettre en fuite les corps qui bloquaient les places

JIS. FRANCE

du Oonbs. Mais là il se trouvait trop rapproché de Schwartzenberg , qui , bientôt, détacha contre lui 00,000 hommes sous le prince de Hesse-Hombourg.

Replié de poste en poste, battu à Limonest, en avant de Lyon , il fut contraint d'évacuer cette ville et de se retirer sur la ligne de l'Isère. Le gros de son armée atteignait Valence le 23 mars. Il y avait encore là une trahison: Augereau était depuis trois semaines en négociation avec les étrangers. Par sa détection , ils tenaient les portes de l'Italie , où « une bataille gagnée sur les Autrichiens pouvait mener Eugène à Vienne , sauvait l'Italie et la France ! « Mais la défection était partout !

Opérations au pied des Pyrénées, — Aux frontières d'Espagne, Soult, jeté, vers le milieu de décembre 1813, hors des lignes de la Bidassoa et de la Nive, mais encore couvert par la Bidouze, le Soison et les gaves, avait d'abord, grâce au chiffre imj)osant de ses troupes , qui s'élevaient à 60,000 hommes , tenu en échec les cent et quelques mille combattants de Wellington ; mais il avait bientôt dû envoyer' 20,000 soldats d'élite au secours de la poignée de braves qui défendait ks approches de Paris.

Dès lors Wellington n'avait plus été retenu que par les difficultés de la saison, et lorsque , dans les premiers jours de janvier 181 1, la gelée vint raffermir les routes, toute son armée s'ébranla. Hil|, abordant nos postes de la haute Nive, les replia jusqu'à Sauveterre ; puis , après avoir inutilement cherché pendant plusieurs jours à franchir l'Adour près de son eniboucbure, soutenu par le feu de toute la ligne, il tourna Sauveterre, et rejeta les troupes françaises au delà du gave de Pau. Restait à déterminer leur retraite sur Toulouse ou sur Bordeaux. A cet effet , pendant que Wellington investissait Rayonne , Hill se porta sur Orthez, et Beresford au confluent du gave de Pau et de l'Adour. Ces manœuvres permettaient à Soult de se jeter dans les Landes , ou d'appuyer a gauche et d'opérer au pied des Pyrénées. 11 préféra ce dernier parti , dans l'espoir de donner la main à Augereau et à Suchet, et se concentra autour d'Or- Ihez. Le 27 , s'engagea près de cette ville une longue et sanglaute bataille, à

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l'issue de laquelle Soult crut devoir se retirer an delà du Luy. Parvenu à Saint- Sever, le maréchal, au lieu de gagner Moiit-de Marsan , puis Bordeaux , ou Agen , puis Condom , aima mieux reinonter TAdour, pour aller prendre position à Aire et continuer de s'appuyer aux montagnes. Les vainqueurs, dans l'incertitude de la direction que leur adversaire avait prise, envoyèrent à sa recherche sur toutes les routes ; enfin , le 1*^"^ mars, leur droite atteignit à ^ire son arrière-garde. Il y eut là une action, mais trop indécise pour que l'armée française interrompît sa marche le long de l'Adour. Welliiigton ne cessa d'inquiéter Soult sur son flanc et ses derrières, afin de le jeter en désordre dans les gorges des Pyrénées; mais il n'y parvint pas. Les Français, après deux combats soutenus à )^ ic-IiUjorre et à TarbeSy saisirent la chaussée de Saint- Gaudens pour gagner Toulouse , où Soult était décidé a tenter encore une fois la fortune des armes, et où il arriva le 24 mars. Beresford , dès que les manœuvres de Soult eurent laisse Bordeaux à découvert, s'était porté vers cette ville, où son entrée, le 12, avait été le signal d'une manifestation royaliste. Il V laissa garnison, puis alla se reunir sur la Garonne au général en chef, qui déjà cherchait un passage^ . t • ,

Suile des opérations entre la Seine et la Marne. — L'ordre des dates nous rappelle en Champagne. Au 24 mars , avons-nous dit , Napoléon se dirigeait sur Saint-Dizier , Marmont et Mortier s'efforç^iieiit de le rejoindre à C.hàlons par Chjiteau-Tliierry , et les généraux alliés manœuvraient dans le double but d'empêcher cette jonction et d'atteindre la capitale. Forcés de se rabattre sur Montmirail , pour trouver une route non interceptée, les deux maréchaux allaient donner sans le savoir sur les armées alliées réunies, et maîtresses de Cbâlons et de Vitry. Le 2ô, à 8 heures du matin, conune Marmontse remettait en marche, il vit ses deux flancs attaués, et fut contraint à un nionvement e retraite sur Sominesous. Dans le même temps, l'arrière-garde de Mortier était vivement assaillie près de Ptstrée; toutefois , il réussit à se rapprocher de Marmont et tous deux , prenant posi-

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tion entre Chapelaine et Montepreux, soutinrent avec avantage jusqu'à midi passé les efforts de l'ennemi. Tournés alors par Montepreux, ils furent de nouveau rompus. Pareille manœuvre les déposta successivement de Fère-Champenoise (voyez ce mot) et de Liuihes.

KnOn, à la nuit, après avoir combattu presque toute la journée , ils parvinrent à tenir ferme entre Allement et Sézanne. Mais tandis c|ue Marmont et Mortier avaient eu affaire à Schwartzenberg , deux autres corps français, ceux des généraux Pacthod et Aiîiey, le premier formant l'arrière-garde d' Augereau , le second servant drescorte au grand parc d'artillerie, avaient été aux prises avec Blùcher. Pacthod et Amey, presses de se réunir aux deux maréchaux , avaient quitté Bergères dans la nuit du 24 au 25 , et se dirigeaient sur Vatry, lorsque, arrivant à Villeseneux , ils furent attaqués par la cavalerie de Langeron. Les deux divisions françaises , qui formaient environ 6,000 bo'mn)es, résistèrent pendant une heure et demie; mais Langeron fut bientôt renforcé : elles tdchereqt alors de gagner Fère- Champenoise à travers champs.

Vaine tentative ! de nouveaux encadrons ennemis , survenant à chaque minute , et formant enfin un effectit de 20,000 sabres, barrèrent le passage aux malheureux Français , qui presnue tous furent tués ou pris. C'étaient les gardes nationaux (les départements envahis , qui avaient suivi volontairement la retraite de l'armée. Honneur à ces braves citoyens !....

La double victoiregagnée ce jour-là par les allies nous coûta 9,000 hommes , et leur ouvrit le chemin de la capitale. Le 20, à 2 heures du matin, Marmont et Mortier quittèrent Allement pour gagner Sézanne. Ils comptaient trouver dans cette ville le général Compans et un millier de soldats. Celte troupe sufliiait, ponsaient-ils, pour assurer la retraite ; mais elle avait été, dans la nuit, dépostée par la cavalerie d'York et de Kleist. Les deux maréchaux se trouvaient donc investis complètement. Il leur fallut combattre pour se frayer une issue. Le combat , livré en avant de Sézanney fut a leur avantage, et leur permit de se porter par Réveillon sur

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StS FBAHCB L*1}l!aVERS. MIAIR»

la Fer té' Gaucher. Mais là encore ils avaient été prévenus. Une nouvelle action sVngogea sous les murs de la ville, et dura jusqu'au soir. Nos troupes, après avoir fait inutilement des prodiges de valeur , se replièrent sur le plateau de Chartronges. Le général Jourdan, laissé à Moutis avec une brigade pour protéger la retraite, y l'ut bientôt attaqué par 6,000 Bavarois, mais il les repoussa. Le 27 , les deux maréchaux résolurent de s'ocheminer pnr Nangis vers la capitale , et, se portant par Courtacon et Cliampcenetz , atteignirent Provins.

Pour Comp;ins, qui se trouvait seul devant les coalisés avec une poignéed'hommes recrutés de quelques gardes nationaux, ses habiles dispositions sauvèrent Paris d'une occupation par surprise en donnant le temps aux deux maréchaux de passer la Marne à Charenton. Après avoir évacué Sézanne, il voulut (le 26) se retirer aussi sur la Ferté - Gaucher ; mais , assailli par Tavant- garde d'York, il fut replié dans la direction de Coulommiers, et n'y arriva qu'après avoir été de nouveau attaqué vers Ghailly parune brigade prussienne; il put Joutefois détruire les ponts du Grand-Morin, et aller le soir prendre position sur les hauteurs de Montanglaust. Le 27, il continua sa retraite sur Meaux, où il trouva 1,500 fantassins et 600 chevaux venus de Pnris. Avec ce renfort, il résolut de défendre la .Marne, au moins pour la journée; et, restant lui-même à Meaux, il envoya le général Vincent se poster avec la cavalerie sur le plntenir de Saint-Jean-Ies-deux-Jumeaux, au delà de la rivière. Cependant

' Tarmée de Stiésie avançait à grands pas : ravant-gardedeLangerbn et celle d'York attaquèrent bientôt Vincent , qui fut contraint de repasser la Marne a Trilport. L'ennemi jeta des ponts, et wnl fusiller jusque dans les faubourgs de Meaux. Le 28, pensant que son soin principal devait être découvrir Paris, Compans quitta Meaux , que les alliés investissaient de toutes parts, et se retira d'a-

' bord sur Claye et l ille-Parisis, puis sur Montsaiijlej où il culbuta une brigade d'infanterie prussienne. Le même jour, Marmont et Mortier arrivèrent à Nangls, où ils se séparèrent, le premier pour gagner Melun par la traverse, le second

pour tenir la grande route de Paris.

Le 39, de très-grand matin , les alliés

franchirent la ÎMarne, et s*acheminèrent sur la capitale en trois colonnes : la première par Charny , Mory et Aunay ; la seconde par Glave ; la troisième p«r Charmentré et Cnelles. Alors Compons alla s'établir sur la butte Beaurei];ard , qui touche Belleville et domine le pré Saint- Gervais ; Vincent se posta en avant de la Chapelle ; le général Otnano, sortant de Paris, se porta en tête de Pantin ; Marmont et Mortier, après avoir effectué leur jonction à Brie- Comte-Robert, vinrent occuper , l'un , Saint-^Inndé , Vincennes, Charonne et Mon treuil ; l'autre , Charenton , Conflans , Bercy et Picpus j mais , Pantin, Bagnolet et Bomainville forent laissés dégarnis : les alliés s'y portèrent , instruits de cette circonstance par les traîtres avec lesquels ils ne cessèrent pas un seul instant d'entretenir des intelligences. Ils occupèrent aussi dans la serrée Grand-Drancy, le Bourget et Villepinte. Leur quartier général fut placé a Bondy. Le '60^ au point du jour, ils avaient 140,000 hommes-anx abords de Paris; pour les repousser, Moncey, Marmont et Mortier n'en avaient que 25,000. La bataille s'engagea bientôt sur divers points ; partout les troupes françaises soutinrent honorablement le choc' mais le courage ne put suppléer au nombre, et fut impuissant contre la trahison. ( Voyez EMPiBB,p. 344; et Pabis [bataille de].) Vers midi , la plupart des positions étaient emportées, et déjà l'ennemi, maître de Charonne et de • Ménilmontaot , commençait à lancer des obus sur Paris. Dans cette extrémité, Marmont, se hâtant d'user de l'autorisation que lui avait donnée le roi Joseph , mais désobéissant à l'ordre formel donné par iSapoléon de ne jamais abandonner Pmris , et de s^eneerclir sovs ses ruines s'il le fallait (*) , demanda et obtint un armistice pour traiter d'une capitulation. Lui et Âlortier se rendirent à la Ylllette pour en discuter les clauses. Après d'assez vifs débats , on convint que l'armée française se retirerait avec son maté-

^ (*) Note dictée pàr Napoléon lé z i janvier v8i4>

nuHcs FRAHCE. ' rs'Airctt

riel, €t aurait la nuit entière pour cette éimmation; que les troupes alliées en* treraient à Paris le jour suivant dès six heures du matin , mais ne pourraient reprendre les liostilités qu'après neuf heures. Le 81 ^ tout se passa eomme il avait été convenu la veille. Tandis que les étrangers prenaient possession de la capitale, Mannont et Mortier se retirèrent par la route de Fontainebleau. Le 1*' avril , le conseil municipal de Paris émettait le vœu du rappel des Bourbons; le 3 , le sénat proooQçait la déehéance de iNapuiéon.

Tfapoléon , pendant ce temps , atteignait, le 24 mars, Joinville ; Macdonald le suivait à Saint-Dizier, et son arrièregarde , sous Gérard et Saint-Germain , occupait Lon^champs et Orthes. Winsingerode, oui avait ordre de s'attadier I à ses pas, n avait pu dépasser Maisons. L'empereur, convaincu que le succès de son entreprise dépendait de la célérité de ses mouvements, se remit en marche le 25, degrand matin, niali^ré les mécontentements et le découragement qui éclataient tout haut autour de lui. (Vpy. £m- PIBB.) Ses divers corps gagnèrent Bar> ^r-Aube, Brienne, Doulevent, Vassy, Fclairon. Gérard seul avait eu, vis-à-vis de tioizicourt, un engagement assez chaud am l'avant^arde de WInzinjcerode, qui le soiroocupa Saint-Dizier. Napoléon pensait que c'était Srliwartzennerg qui le poursuivait, et que la capitale se trouvait ainsi dégagée. Le 26, dès que le jour parut, il poussa lui • même une forte reconnaissance sur ses derrières.

Parvenu sur le plateau de Valcourt, il distingua Tennemi rangé en bataille sur la rive opposée de la Marne , entre Saint-Dizier et f'îtnj. Prenant toujours le corps de Winzingerode pour Tavant-garde de Schwartzenberg, il rappela ses troupes , livra hataiUe et fut ?ainqueur. Mais cette victoire , la dernière qu'il devait remporter, n'eut d'autre résultat que de lui dessiller les ^eux , et de le convaincre que les alliés étaient en pleine marche sur la capitale. Aussitôt il résolut de s'élancer sur leurs traces, et se porta vers Trêves, Arrivé le 29 dans cette ville, il expédia un aide de camp pour annoncer aux Parisiens qu'il voloit à leur secours, et traça l'itinéraire ultérieur des corps, de maoière à

ce qu'ils parvinssent le 2 avril sous Paris. Quant à lui « il monta le SO en

chaise de poste avec Berthier et Caulaincourt, et s y dirigea par la route de Fontainebleau, iielas! au moment «à il sfttefgfiait la GourHl6*Frdnce , il fencontra Mortier et Marmont qui ramenaient leurs corps de Paris , et par eux apprit tout. Il n'en voulait pas moins gagner la capitale; mais, vaincu par leurs représentations, il rebroussa chemin sur Fontainebleau, après avoir ordonné que toutes les troupes prissent position sur Essonne. Les jours suivants, les corps qu'il avait laissés à Troyes , rejoignirent. Le 4, il avait 50,000 hommes sous ses ordres, et se disposait a manoeuvrer sur Paris, où sa prèBcnee en edt fait surgir autant. Les souverains alliés en eurent connaissance, et s'effrayèrent si fort des suites d'une bataille acceptée sous les murs de cette ville, qu'ils allaient révacuer par prudence et se replier aer Meamr , lorsque INIarmont (voy. ce mot), trahissant la patrie, conclut'avec eux un traité en vertu duquel les troupes qu'il commandait devaient quitter la position d'Essonne, et se retirer en dehors du théâtre des hostilités. Elles se mirent effeetivement, le 5, en route pour Versailles.

Dès lors , l'empereur lui-même regarda sa cause comme perdue. On sait le resta de nos malheurs. (Vovez Abdication et Empire, t. Vïl, p. '344 et 345).

fin des opérations sur le Rhône et la Garonne. Revenons maintenant aux deux autres points envahis. Augereau, après sa retraite derrière l'Isère, resta tranquille quelques jours. Ce fut seulement le 35 mars que rennemi porta des avant -gardes sur Saint Valtfer ; mais, une fois les hostilités reprises , il gâ^na vite du terrain. Sur ces entrefaites , Augereau , recevant notification de la déchéance de Tempereur, conclut un armistice , et son corps d'armée fit sa soumission à Louis XVIIL

Quant à Soult, parvenu, le 24 mars, sous les murs de Toulouse, avec 80,000 fantassins et environ 3,000 chevaux, il jugea sainement ne pouvoir , sans le secours de l'an de la foriiUcation , arrêter les 65^000 hommes de son adversaire, et travailla jusqu'au dernior moment à se retrancher. Wellington, qui

m mm» yum¥8«s.

qu'avançait qu^'ém ooe (HtFta#vi|i» ' ^^^mm, Iditlm) énipsariicii

n'arriva qu9 !• S7 devant k 391. invasion de 3o,ooo SeQons dans m- Jllace. Il ftjt huit jours avant de trou- trurie septentrionale. Sié-^-e de Clusium. ver un point favorable pour faire pas- ^9^- Ambassade df s Gaulois Sénonais à

^er la Garonne a ses troupes. Enfin , il fc 4^<BMa à tenter le passage au-dessus du confluent de l'Ers, près de Grenade. L'opération dura du 4 au 8 mars ; le 10, livra la fameuse bataille de Jote h¥t(f* ^ult f vpt^ «outeiiii ju»* qu*à la nuit le combat le plus acharné, fut contraint de battre en retraite, et se dirigea vers Gastelnaudary. Wellington, pour donner qiielque repos à ses sojdata, ne poussa que le 14 son avant* garde sur Avignonet , où Tarrièregarde française la tint en échec. Dans )e même temps, Suohet, qui, pour venir ail sfbopra ue Soult, arait quitté TE^ pagne , arrivait à riarbonne. La partie n'était donc pas tout à fait perdue de ce côté ; mais , apprenant la révolution ile Paris du 31 mars , et §es suites, les ^euz isanMiaoi oonchirent un armistice coniinun avec "Wellington, et envoyèrent leuiB adhésion au nouveau gouvernement

Le 8 mat, Louia XVm fit son entrée solennelle dans la capitale. Napoléon débarquait le 4 à l'île d'Elbe. I/évaniation définitive du territoire n'eut lieu qu'à la fin de juin.

Fbance {Résumé chronologique des principaux événements de thisiù^e de Içi Gqtile et de la).

Av. J. C. , de 1600 à i5oo. Invasion d'nne partie de ll^pagne par de UQinbreuses |>i)|}4^s eeltiqu^es. Irroption des ëieanes et des Lignr^ dans le midi de la Oaule.

De 1400 à 1000. InvasiQi^ des Galls ^Ambra ou Ombres) en Italie.

ifmn taoo. Fondation def ^UifcHMenienlt llhéniciens dans la Gaule.

Vers 1000. Les Ombres sont vaincus elfetoulès par les Rhasena ou Etrusques.

gooM aoo. Les Rhodiens sVm^iarent des établissemcnU Ipnnéa |Mi FMaicécnt du»

la Gaule.

6qo à 587. tet FboF^ abardcnl nir

la côte liguricnno, ^'|'e^ Miénet «1 y fondent ^lar^eille.

$87. ]É|nig<ration de Gaulois sur la riye droite dn Danube et dam ks 'idpcs illyrii niif'=;. Invasion de Bellovèse en Italie ; il défait les Étrusques sur les bords du Tpsin, et fonde I^ilaii.

Yen S5o. Quelques tribus Uguricanet (Sa-

Rome. Bataille de V Allia (16 juillet). Pri^ de Rome. Siège du Capitple. péi|i(6 dîsspll^ lois près de Veasciumt

366 à 36i. Courses des Gaulois dfns \p I4tium et dans la Campante.

y ers 35o. Invasiop 4es ^dges âttfS h Gai^le septentrionale. '

999. Invasion des Gtolois trsaiSRlpins et cisalpins en Étrurie.

-295. Défaite des Gaulois par les Romains à Sentinum.

n83. ExIainkiatioB des Steans nar les

s8f . timifpition des Xectosages en Ger- Buoie. lnvasiQn d«| Gaulois en Thraoo , m jtpim et ea Macédoine.

379. Leur défaite aux Thermopyles. Ils assiègent Delpl^ et s'tu^ ^mparfnU Leur traite désaff^euse^

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