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au jour la forte position que les alliés lignes s'échelonnaient en avant et eiî occupaient devant Montereau, et gagna, arrière de la ville sur les deux rives de le 18, la célèbre bataille de ce nom la Seine. Au même moment les cou- (voy. MoMTEBEÀU), où OD le vit lui- reurs de Napoléon lui rapportèreotqu*ilf même diriger le feu de rartillfii(\ Kn avaient reinanjué sur fe flanc gaucJie vain l'ennemi ess.iya-t il , en se retirant, de l'année ui\ rassemljlenient considéde détrMire les ponts de f Yonne et de la rabie de troupes à AJér y-sur -Seine, pe- Seine; il n'y parvint pas, et fut rude- tUte ville située sur les deux îrives âi inent poursuivi dans plusieurs direc- fleuve, et distante de Troyes d'environ tions. Dans la niêine journée, Oudinot, six lieues. L'empereur s'y porta en toute è la gauche, reurit jPrpvins et marçba hâte, et la trouva occupée par les troul'tir iNogent. Victor, au centre. Ait pes de Blûclier, qui, rapidement réorg^ nM^ins heureux : il ne put forcer à Bray nisées à la faveur d'événements inespé* lé passade de la Seine que gardait de rés, s'élevaient à 48,000 hommes. A la ^rede établi sur la rive gauche. Mais vue de lorces si imposantes , il crut l'enrempereur, maître du pont de Monte- neiiii décidé à recevoir la bataille. Une reau, était en mesure d'obliger de pareille pensée lui devait sourire, car sa "Wrède^ aussi bien que Wittgenstein , à position était belle, et son armée monabaodonner cette rive du fleuve; il n'a- trait un tel enthousiasme qu'il ne pouvait besoin, pour obtenir ce résultat, vait douter de la victoire. Mais les allies» ^ue d'opérer sur leurs derrières contre sentant tout lèui* désavantage , ne vou^ les corps épars jusqu'à Sens. AUi^ luretit pas hasarder en un jour le sort Schwartzenberg se décida-t-il à con- d?^ la campagne : on escarmoucha pendant trente-si.\ heures; malgré, une vive
Victor, qu'il blâma vivement de n'a- avait laissés ou envoyés à Paris, se revoir pu dépasser Salins. Le 19 , le tirèrent par les deux routes de Barj0toéral Alix, remontant le Loing, sur-Seine et de Bar-ié>l)uc. Lè 28, de chassa de Nemours le corps de Rianchi , grand matin , Tarmée française , débouqui alla cajnper à V'ilieneuve-rArchevê- chant dans la plaine de Troycs, renconque avec celui de Giulay et les reserves tra à Foutvannes la cavalerie du prince autrfchfennes. Le 21, tandis que Gé- Maurice de Lfchtenstein, la battit» et la yerd, sur la route de Sens, rétablissait replia derrière le corps de Giulay, établ^ à Pont-sur-Seine le pont détruit, le 18, en avant des faubourgs. Dès lors', toutes par les fuyards, Macdonald et Oudinot, les troupes ennemies précipitèrent leur te{]fO'ussâ, run de Bray, l'autre de No- mouvement de retraite (*) , tandis que gènt, vinrent franchir le fleuve à Montereau où Napoléon réorganisait l'armée (*) ^''^^'"^ l'empereur au due de teltre, pour livrer bataille , non plus conune il datée de Troves, a6 février ; s'y était attendu , a des adversaires dé- «Monneuf te due, si j'avais eo on équîîroutt^ par ses marches habiles, mais à P"^® P""^ pouions, la guerre serait ûb cn-nemi qui avait eu tout le temps de ' •'«'.'"fe de Schwa. i^rnl.erg nVxis. se disposer a le recevoir avec des forces ««rail plus ; ^e hu aurais pris 8 a lo.uoo yoiplus que doubles. Dès que de Wrede et î,"?*; f f7 ~" detad. Mais a Wittgénfeteinapprirentquerarroéefran- <iff«»» bateaux , je n'ai pu passerla Snno ' ^4 , "i t «.v|u«.«.iUTOiiau Q^ il auraitfallu que je la pusse passera voçaise déboucha jt sur la nve gauche, ils ^ «t ridi^le ^de me dWque Pari> seretirerent, le premier sur Mâcon, o»ûffrailpaslesbaieauxnéoessairesîourfeiw le second vers Samt^Hllaire. Quant à un pont sur la haute Seine; je nVais pas SehWartnjkd^ il concenlra autour de besoin de cinquante baieaux , mais seuiemeat fMft de jl40,00Ô Hûttilàfes. Scâi d« vingt. MirW ÏMmNt que Vtoùi avei pvi-
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Napoléon pressait la réunion de ses
forces. Le commandant de la faible garnison que les alliés Inissaient dans la ville de Troves , Tevacua dans la nuit, et les Français y entrèrent le lendemain au point du joar. Plusieurs de leurs divisions , traversant aussitôt ! i ville, s^élancèrent à la poursuite des fuyards, et leur tirent de nombreux prisonniers.
NtmveUes opérations sur la Marne et V.irsne. — Sur ces entrefaites, les deux nruiées de Schwartzeuberg et de Bliicher se séparèrent de nouveau. Le S4, l*armée deSilésîe,dont le ebef était mécontent de la circonspection du généniliss'ime, se porta sur Baudemont:
elle devait y passer l'Auhe, couper Marmout, rallier Bulow, Woronsow etW iozingerode, et forte ainsi de 100,000 combattants, mnrclipr de nouveau sur Paris. Pendant cette piiissnnte diversion , Sc-iiwartzenberg devait, se repliant Éur Langres où il entraînerait Napoléon à sa poursuite, s'opposer, soit aux opérations de l'empereur, soit à celles d'Augereau dans le sud-est de la France, oà ce ntaréchal s*oecupait à faire une guerre de chicane à Bubna, au lien de remonter la Saône, suivant ses instructions , en soulevant les paysans belliqueux de ces contrées, et de couper, sur le Rhin et les Vosges , les convois et la retraite de l'ennemi. Dispersées en détachements, ses troupes ét.iient rentrées dans Cliambéry,Geneve,Màcou, Bourg et Nantua. Bubna se repliait sur tous les points. En ces conjonctures, les souverains alliés décidèrent la rn'-ntion d'une armée du Midi, à laquelle on affecta le corps de Blanchi , la première division de reserve, les troupes autrichiennes nlnrs cantonnées à Dijon , et le sixième corps de la conlédération germiuiique. Forte d'environ 50,000 hommes, elle fut confiée au prince de Hesse- Hombourg, qui devait se* porter sur flacon pour battre Augerenu et assurer la ligue de retraite que menaçaient dans TEst lés populations patriotiques de l'Alsaee et de la Lorraine. Le prince de Weymar eut ordre de rester d ns les
SCS , h\ (guerre sera finie quand les bateaux arriverotU, tandi qu'on devait les faire partir dëi le lendemain de la réception de ma lettre. Totit cela est de l'iiirplie. • — CéMit autre choM (|ue de l'ineptie!
Pays-Bas, et le prince royal de Suède à
Tiiége , pour tenir liaison en respect.
D'autre part, les souverains alliés pro-
{)0sèrent un armistice à jNapoléon , qui 'accepta. Les commissaires se remirent a Lusigny, entre TToyes el Yandœuvres. Cependniit on ne demeui^ inactif ni d'un côte ni de l'autre.
L'empereur venait de se décider à opérer contre Biûcher. A cet effet , tandis que Macdonald, poursuivant Sclnvnrtzenberg sur la route de Châtillon , s'établissait à Lssoye, à DandreviUe et à Loches, et qu'Oudinot , après avoir battu de Wrcde à Dolencourt et à Tîar, occu* pait cette dernière ville, Ney et Victor reçurent l'ordre d'observer l'armée de Silesie; la jeune garde, les dragons Roussel et le corps de iMarmont durent marcher sur Arcis; Napoléon lui-même garda à Troyes les divisions Priant, la Ferrière et Exceiujans, pour se porter au besoin sur TAube ou sur la Marne.
BU'icher, avons-nous dit, s'ébranla le 24; il quitta la rive droite de la Seine, passa l'Aube, et se dirigea sur Sézanne, où était Marinont. Le maréchal français se replia le jour même sur Vindey, et le lendemain sur la Ferté-Gaucher. Le 26, il gagun la Ferté sous Jouarre, poursuivi faiblement; Bliicher, en effet, sut que Mortier s*y dirigeait aussi. Les deux marroliaux, après leur jonction à la F'erté, craignirent d'être coupés de Paris, repassèrent la Marne le 27, brillèrent le pont, et se dirigèrent en toute hâte sur Menux, dont Sacken était déjà prèsue iTiaître. Vainement voulurent-ils l'en lûigner. Eux mêmes eurent à battre en retraite. Ignorant que l'empereur s'avançait sur la Marne, et ne croyant pouvoir avec leurs 10,000 hommes lutter coulre l'armée de Silesie, ils envoyèrent demander des secours au roi Joseph, qui commandait la première division militaire, et provisoirement se portèrent sur la rive droite de TOurcq, que Kletst menaçait. Ils se battirent et firent vainqueurs deux fois le 28, aux villages h'EstrepiUy et de Gt(é-à- Trémc. l.c lendemain, l^mars, Biûcher voulut, avant l'arrivée de l'empereur, qui accourait sur ses derrières, attaquer Marmont et Mortier dans leur position de Lizy ; mais il essuya un grave échec. Dans la nuit, arrivèrent des ren*
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forts partis de lo capitale. Cette nouvelle et l'approche de l'empereur décidèrent Blûcber à rétrograder, à faire repasser la Marne à ses troupes : Paris fut sauvé de nouveau.
Cependant, comme nous Tavuns dit plus haut, Bulow. après avoir traversé la Belgique, était entré à L^on, le 24 février. Il avait pris la Fère le 26, et, le même jour, reçu l'ordre de joindre çur l'Aisne ^V inzin^erode, qui avait loint WoroQSow à Reims. Le 217 , ces trois corps réunis se portèrent sur Soissons , où Bliicher allait aussi se diriger, abandonnant la route de Cliâloos sans être assuré de celle de Soissons.
Une attaque générale menaçait les deux maréchaux. Pour l'empereur, voyant écliouer les conférences de Lusiiiuy, il laissa une partie de ses troupes a Auge* reau, le chargea de contenir Schwartzenbert;, établi derrière l'Aube, entre B.ir et la Ferté, et lui-même, le 27, se porta contre l'armée de Silésie, avec celte fougue qui STaît déjà signale la première expédition sur la Marne. Au 2 mars, Blû* cher , nous l'avons vu , embourbé dans (les chemins vicinaux entre l'Ourcqetla Marne, était en pleine retraite sur Soissons. Malheureusement les chemins détrempés par la pluie et la difficulté de réparer le pont de la Ferté-sous-Jouarre ralentirent les pas de l'empereur Le 8, Napoléon ian^it à sa poursuite les corps de Ney, de Victor, d Arrighy, deMarmont, de ^Vlortier, et battait son arrière -garde à Ne uilly-Saint' Front.
Pressée de toutes parts et ne marchant qu^avec de très-grandes difficultés par
(*) Lettres de f empereur au duc de Fcltre, datées de la Ferté-soiu- Jouarre, a mars 1814. « JVlousieur le due, je suppose que votre équipage de pont partira retie nuit de Vais et aiiivera deiiiaiu 3 à Meuux. Que de diOMS j^aunis fiiites si favais eu cet équipigel . nie voilà arrêté ici depuis bien des tieures, par la dit'licnlic de rcparer le pont de la Ferlé-sous- Joua ire. »
m Monsieur le duc , griee à Tadreaie et à l'activité di's marins de ma gnrde, le pont de la Ferlé sera tini dans une heure. Si j'avais eu un pont à Méry, Tannée de Schwarlzenberg eût tlê détruite. Si j'en avais eu im ce malin, rarniéi' de l'.!iir!ier exil été perdue l..*'.» Brochure de M. Pelet précitée, p. M.
des chemins de traverse qu'elle couvrait de traiueurs, l'armée de Silésie semblait ne pouvoir échapper à une destruction certaine, quand, par tm malheur inat^ tendu, le eommandaul de Soisso7is ouvrit ses portes aux trois corps de l'armée du Nord, malgré le bruit croissant de la canonnade, malgré le desespoir de sa troupe. Ln e:i[)itu!nlion de cette place rendit à Blùcher un refujie ines-
Ijéréet le passage de l'Aisne, et, loin dès ors de se voir obligé de combattre en fugitif, au milieu des chances les plus dé> favorables, il put, renforcé par Bulow, Winzingerode et Woronsow, reprendre avantageusement Toffensive, et tenir téte à son formidable antagoniste.
Ainsi la forttuie ne sp kis^ait pas de favoriser la coalition et de tlejoucr les admirables combinaisonsdu génie. Furieux de ce fatal accident auquel les alliés ont attribt>é eux-mêmes tout le succès de leur campaj^ne, Kapoléou ne désespéra pourtant pas de l'avenir. Trouvant de nouvelles ressources, pourvoyant à tout avec ses 40,000 hommes, il fit, le 5, pousser à pauehe sur Soissons, au centre sur Fismes et Braines , à droite sur Bein]s. Son plan était de tourner les alliés par leur gauche, de les couper de la Belgique. L'ennemi ne put être coupé à Fisines, n»ais on le força d'avancer précipitamment sur Soissons, et Reims fut repris. Le lendemain, Napoléon résolut de prévenir Bliicher à Laon , s'il était |io>sH)le , et, dans ce dessein , marcha sur Corbeny.
Il venait de s'y établir après avoir enlevé ie passage de TAisne à Béry^ quand les alliés parurent sur le plateau de Craone. Le 7, se livra une bataille sanglante dont le succès nous codta 4,000 nommes d*élite. Les Français bivouaquèrent sur l'emplacement où l'on s'était battu ; les Russes continuèrent à se retirer sous Laon, et s'y nreparereut à recevoir une seconde ba&ille. Effectivement , on se battit encore les 8, 9 et 10 ; mais le résultat des nombreuses actions de ces trois jours contre une armée triple et bien postée fui la nécessité pour Tempereur de replier ses troupes vers Soi.ssons que les alliés avaient évacué. Elles y étaient réunies ie 11; dès le lendemain, sa présence devenait nécessaire sur un autre point*
T. Mil. 20' Livraison. (Dici. encycl. , etc.)
Le comte de Saint-Prièst, arrivé à Vitry par les Ardennes, arait marché sur Rêimnnié ses 14,000 hoiii^es qui set^ valent de lien aux armées de Silésie et de Bo!ién!e, et s'en étnit rrndti maître. L'enipereiir, à qui in possession de cette ville importait doublement, d*abord, pour couper les (Somttianications entre Hliicher et Sr.liwartzerilieri:, ensuite pour rallier les troupes disponibles de la 2^ division militaire, se mit 60 tnardie le f 3 pour tenter de la reprendre. Vers quatre heures du soîr, on rencontra le corps (|p Snint- Prient, rangé en deux lignes , sur les hauteurs de Tinqueux et le plateau de Sainte-Geneviève. On se disposa aussitôt à Fattaquer; mais, dès que le i^éïK'rnl pnneuif sut qu'il avait à combattre rpiiipci t iir en personne, il se retira en toute hàlesur Laon par i9^ry«afi-J?ae. Toutefois, on le prévint encore à ce village, et ses troupes, complètement battues , se snuvèrent à la débandade vers JNeufchàtel , Khetel et Châlons ; fl ftit lui-même mortellénient blessé. Le soir, les Français rentrèrent (I ui^ fleims; le lendeniain , ils poursuivirent les fuyards, et reprirent Châlons et Épeniay. Quand Bluclier connut la d^aite de Saint • Priest, II craignit pour la gauche, et concentra vers Laon son armée éparse entre IVoyon et Corbeny ; mais ce n'était plus contre hii, c^était maintenant snr TAobe, contre Schwartzenberg , que Tempereur allait porter ses pas.
Fin des opérations sur la Seine et Vyiube. — En ajiprenant, le 26 février, (|ue Napoléon menaçait tes derrières (le l'armée de Silesie', Soliwartzeiilierg suspendit aussitôt son mouvement sur Langres, et reprit l'offensive. Il «tait devant lui 82,000 Français, occiipant les positions suivantes - Oiidinot tenait Ailleville, Arsonval, Dolencourt, mais ni son artillerie ni sa cavalerie n*a valent encore passé l'Aniie; Gérard était à Bat-sur'Àube, et MacdonaM, à qtii rompereur venait de doruit r le commandement en chef, s'étendait de Mussy-rÉvéquc a Fontenelle. Le 27, le prince de Wortemberg et Giulay forent dirigés contre Macdonald; Wllïgenstein eut ordre de tourner la gauclie d^Oudinot, et de Wrèdede marcher sur Bar quand vrtttgenstein aurait exécuté
son moiîvempnt. A la vue de Tennemi oui s'avançait sur Dolencourt^ Oudinot m eu toute hftte des dispositions de d^
fense; mais, sans artillerie , elles ne ftirent qu'imparfaites. Il opposa, toutefois, une résistance si opiniâtre , ^ue Sch\vartzei>berg dut renforcer Wittgenstein de trois brigades. Dès lors, Ôiidiuot ordonna la retraite, qui s'effectua par le pont de Dolencourt. Il y avait eu de part et d'autre 2,()0U morts OU falessés , résultat gtoriewt pour les Français, qui , au nombre de 1.5,000 au plus, combattirent ^0,000 alliés. Le 28, Oudinot alla s'établir à Vandœuvre; à peine fut-il inquiété par quelques coureurs ruS^ies < Schwartzenberg n'osant avancer trop jusqu'à ce que le prince de "Wurtemberg eût repoussé Macdonald.
Ce dernier avait reçu le 27 , avec la déi^cbe (fui rinvestissait du commandement général , l'ordre de reprendre la Ferir, et de rejeter l'ennemi sur la rive droite de l'Aube. Cet olrdre fut exécuté le jour mAone. L'ennemi , vers te aotr, abandOhila la ville , repassa la rivière, et rompit le pont. Le 28 , Macdonald, après avoir expédié la division Amey et 600 chevaux vers Troyes pour y garder [es parrad^artilleriet voulut se mettre en communication aven Oudinot, Mais la défaite de ce maréchal , et l'évacuation de iiar-sur-Aube , qu'il ignorait, hii furent bientôt révélées par les troupes ennemies, qu'il rencontra dans les directions de Bar, de Vitry-le-Croisé et de Vandœuvre. Il rétrograda alors, et d'autant plus vite * que le général Mil- •hdud , qu il àvàlt Mssé à la Ferté avec trois tlivisions seulement, y était aux prises avec Giulay et Wurtemberg.
Macdonald n'eut nds le temps de porter secours à Mllhano ; il le Mttcontra ms Fontette, qui se retirait éM bon ordre âprès avoir fait une longue résistance, et tous deux gagnèrent Bar-sur-Seine dans la nuit. Le f mars, Schwartzebberg fit avancer ITittgenstein et de Wiède contre les positions d'Oudinot,
3ui crut devoir ordonner la retraite , et ont l'arrière-garde alla bivouaquer à Moutier-Amey. Gb succès détermina fldiwartsenherg à mereber le lendemain sur Troyes; mais , comme Gérard occupait le pont de la Guillotière, la ville ne fut pas attaquée. Macdonald , qui ,
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de son côté, disputait le terrain pouce à pouce, avait détruit les ponts de l'Ource et de la Seine jusqu'à Fouchères, échelonné ses batteries et ses troupes tout le long du fleuve. Le 2, nénnjnoins, Wurtemberg et Giulay francliirent l'Ource, et s'em|)arèrent de Bar., malgré les efforts du général Braver. On repassa la Barce, on en fit sauter le pont pour retarder la poursuite oo l'ennemi, et Ton alla occuper Saint Pavre- les- Vaudes, Maisons-Blanches , Vaux , Fouchères , Rumilly, la division Amey gardant toujours Troyes. Gérard était demeuré en arrière à Bourenton et Laubressel, pour étendre la position de la Barce.
Klle était forte , mais la gelée la rendait accessible par les marais d'Argentolle. Le 3, dès le matin, Schwartzenberg la fit attai^uer, et força Gérard de se replier ainsi sur Troyes. Toute l'armée de Macdonald, réunie le 4 souS cette ville, se trouvait en pi"ésence de l'ennemi , mais on ne pouvait , avec 25,000 hommes, en attaquer 100,000.
On se retira lentement vers Nogent, et , le jour même, Schwartzenbcrg vint établir son quartier général à Troy«'S qui fut horriblement pillée. Le lendemain 6, Wittgenstein et dcWrède coritinuèrent l'offensive , Tun sur la nouvelle route de Paris , l'autre sur l'ancienne; le prince de Wurtemberg et Giulay sur celle de Sens. Le G, au matin, lorsque Macdonald, arrivé la veille à Nogent, vit que l'ennemi , contre lequel il avait pris une boime ligne de défense , ne paraissait pas , il détruisit le pont, fit occuper le faubourg au delà, et dirigea ses autres troupes vers Mériot, Plessis-Mériot, Bray, Montereau, Nangis et Provins. La division Alix, qui flanquait la droite de l'armée , d'abord repliée sur Sens, le fut ensuite sur Auxerre. Le 7 , les alliés poussèrent à Mâcon , à Nogent , à Grisy; puis, Schwartzenberg resta immobile jusqu'au 13 , qu'il apprit les avantages remportés les U et 10 par Blùcher, et le retour probable de ISapoléon sur l'Aube. Craignant alors d'être attaqué sur ses derrières, il résolut de se concentrer vers Arcis, et ordonna le 14 à tous ses corps d*appuyer à droite. Macdonald , de son cote, envoya Oudinot s'établir entre les routes de Bray et de
Nogent, chargea le comte de Valmy de couvrir Provins et Nangis, le général Milhaud d'observer la Seine jusqu'à Bray, et d'éclairer les routes de Sézanne elde Villenoxè. Le 15, Schwartzenberg, instruit de la victoire de Laon et de la marche ultérieure de Tempereur , prononça son mouvement de concentration sur Ârcis, avec le dessein d'accepter la bataille si on la lui offrait. Auparavant, toutefois , pour donner plus de jeu à l'extrémité de la ligne qu'il comptait prendre derrière l'Aube, il voulut forcer Macdonald à un mouvement rétrograde. Pressée sin" sa droite et sa gauche, toute l'armée française se replia le 16 sur Provins. Dans Ta nuit, les alliés ne voyant personne devant eux , occupèrent Nogent , Mont-le-Potier, Plancy, Viilenoxe, Arcis -sur- Aube et Troyes.
Macdonald , encore menacé sur ses flancs et même de front, évacua Provint le 17 , et gagna Maisons-Rouges, Donnemarie , Cucharmois. Ici s'arrêta l'offensive de Schwartzenberg contre ïîîac* donald : il ne s'occupa plus que de tenî^ tête à Napoléon , et de s'établir sur la rive droite de la Seine. Il voulut ensuite rouvrir la communication avec Bliicher, mais les troupes qu'il dirigea dans cé but vers Châlons furent repliées par la cavalerie de la garde : c'était l'empe* reur qui arrivait !
Le 17, Napoléon, qui croyait saiîiir h moment où l'armée de Silésie perdait son temps en dispositions défensives, pour se rabattre sur la Seine et attaquer Schwartzenberg, évacua Reims en laissant sur la ligne de l'Aisne Marmont ét Mortier avec 13,000 hommes d'infanterie, 5,000 chevaux et GO bouches à feu. Il venait, avec 10,000 fantassinset6,000 chevaux seulement , hrtter contre la grande armée alliée, dont, il est vrai, le trop d'extension contrebalançait la supériorité numérique. Le 18,irdivisa ses troupes en deux colonnes : celle de gauche, sous Ney, quitta Châlons , où fut appelée la garnison de Verdun , et alla occuper Sonimesons, que de Wrède évacua ; celle de droite, sous Sébastian!, s'arrêta à Fère-Champenoise , après en avoir chassé les Cosaques. Le 19, les divers mouvements rétrogrades des alliés continuèrent; l'empereur ordonna donc à Sébastiani de passer l'Aube à Plancy,
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et de les poursuivre vivement. Ce f^éné- Fal rencontra encore les Cosaques , les mena battant par delà la rivière, et ne fit balte qu'à Bessy. Cependant , Tempereur, avec la division Letart, avait
{»ris la route de Méry, ville occupée par e prince de Wurtemberg, qui formait J'arrière-sarde des alliés. Dès que Tennerai aperçut les troupes françaises , il te retira 6i mît le feu au pont , mais elles passèrent à gué un peu plus bas, le culbutèrent , et s'établirent aux Grez, ïN'py, qui avait eu ordre de descendre à Àrcis, s'avaQ(^'a sans obstacle, el le soir cantonna son infanterie en arrière de la ferme de Riverelle, sa cavalerie à Viaspre. Ces progrès de Napoléon, joints à l'offeasiveque Macdonald reprenait sur la rive droite de la Seine, inquiétaient fort Scbwartzenberg. Toutes ses dispositions trahissaient la plus grande incertitude. L'empereur s'en aperçut , et , pour ne lui donner auenn relAene, enjoignit , le 20, à Sébastian!, de se porter dès le point du jour à ircis-sur-Aube {soyez ce nom). Sébastiani y arriva vers $ heures , presque en même temps que Ney. On sW cupa sur-le-cnamp de construire un pont; mais à peine les Français commencèrent-ils à déboucher sur la rive
Î;aoche, que Scbwartzenberg parut, avec a majeure partie de ses forces , pour s'opposer à ce mouvement ; car l'empereur de Russie , fatigué de ces fuites continuelles devant une poignée d*hommes , avait fait décider que les armées de Silésie et de Bohême se réuniraient pour marcher en une seule masse sur Paris. Le rendez-vous était a Chàlons ou Yitry, et Schwartzenberg s'y ren* dait par Arcis. Bientôt s'engagea, nonseulement à la tête du pont, mais audessus et au-dessous de la ville incendiée , une sanglante bataille qui dura jusqu'à In nuit , et dont les Français eurent tout l'avantage et tout l'honneur, car, malgré l'acharnement d'un ennemi dix fois plus nombreux , ils demeurèrent maîtres du délilé d*Arcis, et Macdonald opéra sa jonction le lendemain.
(ie même jour (2J), l'empereur, qui, dès le matin, avait rappelé les divisions restées à Plancy et à Wéry, fit repasser l'Aube à presque toute' son
armée ; puis , au retour d'une reconnaissance qu'il envoya sur la route de Lesmart, et qui rapporta n'avoir vu que quelques escadrons ennemis , se per-, suadant que Schwartzenberg rétrogradait , il donna ordre de l'attaquer surle^hamp. Or, auand nos troupes attei* gnirent la rrete du plateau, elles aperçurent 100,000 hommes rangés en bataille , sur trois lignes , qui détendaient entre TAube et par delà la Bar* buisse, derrière une artillerie formidable et des nuées de troupes légères. La retraite fut inmiédiatement ordonnée.
Par bonheur, les alliés, qui s'attendaient à combattre et non à poursuivre , laissèrent à Napoléon le temps d'établir un deuxième pont, et de faire filer ses troupes, artillerie et bagages. Chargeant alors Oudinot de défendre les ponts, de se maintenir le plus longtemps possible dans Arcis , et de former l'arrière* garde, l'empereur s'éloigna par la route de Yitry. Excepté deWrède, qui mar* cha vers Chalette poiir passer l'Aube, puis se porter entre Bonnement et Dommartin , et la brigade de cavalerie légère du comte Oscherowseki qui alla franchir In rivière à Ramerupt, tous les corps de Schwartzenberg réunirent leurs efforts contre Arcis; mais Oudinot les tint en échec jusqu'au lendemain, et cette héroïque résistance sauva l'armée française qui se retirait. Le soir , les troupes de Macdonald occupèrent Ormes et Viaspres ; l'empereur et fa garde couchèrentaSommepuis. Le 2!2, Macdonald , se portant sur les hauteurs de Dosnon, arrêta tout le jour Oscherowseki , détaché à Metiercelin pour intercepter la route de Yitry ; mais le reste de la grande armée alliée continua de poursuivre les Français dans la direction de cette ville , pour se placer entre eux et Paris , où ils étaient appelés par les royalistes et par Talleyrand (voyes Empibe , tom. viî , p. 342 et suiv.) , assurer son Qanc droit , et rallier , vers ChâloDS-sur-Blarne , Blâober , à ^ui IVIarmont et Mortier ne pouvaient in* terdire le passage de l'Aisne.
Opérations entre la Seine et la Marne. — L'armée française avait échoué contre Schwartzenberg à Arcis , comme à Lnon contre Bliicher.
Cette combinaison, qui la portait tour
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à tour sur les deux grandes masses ennemies, était désormais épuisée; mais elle avait produit un résultat dont il était encore temps de tirer des conséquences décisives. Blùcher avait perdu sa ligne d'opération , et se trouvait séparé des Austro-Russes par un vaste intervalle dans lequel tous les corps français étaient libres de leurs mouvements. Deux partis se présentaient :
rétrograder sous Paris , pour y courir la dianœ d'une demfère bataille , ou marcher en avant, attirer Scbwartzen* berg, et soulever les braves populations de l'Est, les seules à peu près qui jusque-là eussent répondu à l'appel de l'empereur, depuis qu'il avait ordonné les levées en masse. Ce fut à eette dernière détermination que Napoléon s'arrêta. Politiquement , l'événement l'a condamnée; militairement, deux cir* constances funestes en eussent rendu le succès doutetix : l'échec qu'on éprouva devant Vitry , et les faux mouvements de l'aile gauche, commandée par Marmont.
L'empereur, après avoir franchi la Marne au gué de Frignicourt , envoya Nty sommer Fitry y mais inutilement ; alors il poussa outre, et fit bivouaquer ses troupes à Blacy , Vitry-le-BrrtIé, Faremont. Le 23 , il atteignit Saint- Dizier ; Macdonald alla s'établir à Villotte et Regnicourt , mais après avoir laissé son parc au pouvoir de l'ennemi. L'empereur, en faisant cette pointe au risque de découvrir Paris, espérait prendre position snr les derrières de la granue armée alliée , la couper de tous ses convois , la forcer à suspendre sa marche sur la capitale et à faire face au Rhin. (Voyez Empiub, p. 342.) Mais le même jour, les souverains alliés eurent à Pougy une conférenee , (l'i ils arrêtèrent que Schvvartzenberg , sans s'inquiéter de ce qui adviendrait derrière lui , gaî^nerait immédiatement Chàlons , où Bliicher , déjà ninître de ■Reims et de Château-Thierry, allait entrer , et que tous deux , après avoir opéré leur Jonction , attaqueraient en queue et de flanc l'armée française.
Blûcher avait d'abord craint que Na-
f>oléon , renforcé de 3,600 hommes de a 2* division militaire , ne reprît l'offensive sur la rive droite de TAisne, et
était resté quelques jours inactif; mais, à la nouvelle d'un mouvement sur Saint-Dizier, il se décida à franchir la rivière. Marmont, qui ne pouvait tenir tête aux 109,000 hommes de Bliieher, résolut de ne défendre le passage de Béry-aU'Bac que le temps nécessaire pour assurer sa retraite sur Fismes.
Mortier, prévenu, se dirigea aussi vers cette ville. Les deux marécTiaux y étaient réunis le 19. Le 20 , ils reçurent de Tempereur Tordre de se porter sans retard sur Épernay ou sur Chàlons.
Comme il n'y avait de Fismes à Éj)ernay aucunchemin praticable pourrartilierie, ils partirent des le soir pour Château- Thierry, d'où ils comptaient gagner Châlons par la grande route ; malheureusement, ils la trouvèrent oeeupée par les Cosaques , et furent obligés de prendre la petite. Détruisant les ponts, lisse portèrent sur Champ - Aubert,
Su'îls atteignirent le lendemain. Le 23, s vinrent a Bergères. Le jour suivant, ils se placèrent entre ' Vatrv et Soudé. Us cberchaient à rejoindre l'empereur, mais ils avaient en front la grande armée alliée, établie sur la rive droite de la Cosie, et, sur leur flanc gauche, celle de Sitésie, campée sur les bords de la Marne , entre Châions et Château- Thierry.
Telle était , au 24 mars , la situation des choses : cinq jours encore , et le dénoûment du grand drame éclatera ; mais avant que d'en raconter les dernières scènes, il nous faut donner un coupd'œil aux opérations militaires qui avaient pour théâtre une autre partie de la France.
Opérations sur le Rhône. — Après avoir franchi le Rhin, Bubna, avonsnous dit, s'était dirigé, avec 12,000 hommes , contre Genève (20 décembre 1813). Il prit cette ville sans coup férir, puis déboucha par les deux rives du Rhône. Nul obstade neTarréta. Les généraux Dessaix et Marchand , qui avaient mission de réunir les levées de la Savoie et de l'Isère , commençaient seulement à former tes cadres , et les corps de Tarmée dont Augereau venait prendre le commandement n'étaient pas encore en ligne. I,es Autrichiens envahirent la Savoie, occupèrent .fîowr^, et poussèrentpar leur droite Jusqu'à Lyon;